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OldMartini
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3,0
Publiée le 31 août 2010
Sergio Léone, pillier du western des années 70, laisse place à une fresque d'antologie plus que novatrice, mais assez inégale sur les bords. La musique D'ennio Morricone est comme toujours sympathique, et comble en partie quelques longueurs dans le scénario. Peut être un cran en dessous du cultissime Le bon, la Brute et le Truand.
Un splendide western spaghetti rassemblant tout le savoir du grand Sergio Leone. Encore une fois, la mise en scène est très impressionnante, audacieuse et intelligente (comme par exemple l'ultilisation d'inserts sur les yeux et les bouches des passagers de la dilligence au début du film, où les flashs backs au ralenti ...). Ennio Morricone signe, une fois de plus, une partition d'anthologie, qui vient donner tout son souffle au film, qui peut aussi bien être drôle qu'émouvant. Le scénario, bien qu'accusant une petite baisse de rythme au milieu, est très bien construit et vraiment très prenant. Le tout est interprété par des acteurs grandioses, en particulier le génial James Coburn ... alors, même si "Il était une fois la révolution" n'atteint pas la splendeur d'un "Le bon, la brute et le truand" ou d'un "Il était une fois dans l'Ouest", il n'en demeure pas moins un grand film représentatif de toute la virtuosité du style du maître Leone.
La marque d'un grand film est parfois de s'imposer par la seule force de son sujet. "Giu la testa" est de ceux-là. Au départ, Leone ne voulait pas réaliser le film, pensant en avoir fini avec le western, préférant se focaliser sur ce qui devait être son ultime chef-d'oeuvre, soit une certaine saga du gangstérisme fantasmé. C'est donc à contrecoeur que Leone accepta de tourner le film ci-présent. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ça se fait ressentir. La réalisation semble par moments complètement bâclée, le montage assure des changements de tons abrupts entre les différents actes, les effets spéciaux sont un peu approximatifs (on reconnaît en effet trop facilement les maquettes et mannequins en mousse, mais avouons qu'il s'agissait d'une nouveauté pour Leone), et les anachronismes sont légions (oué les armes de la 2nde guerre mondiale en pleine révolution mexicaine du début du siècle). Bref Leone ne s'applique pas trop cette fois. Le résultat n'en sera que plus étonnant. Car "Giu la testa" est vraiment un "beau" film. Le caractère surréaliste de la direction artistique contribue finalement à en faire une oeuvre singulière, presque abstraite dans son propos. La trame du récit est absolument brillante. La courte introduction est là pour nous plonger de façon radicale dans la boue, nous ramenant au niveau de ces bouseux analphabètes consanguins qui seront les acteurs de la révolution. Puis on assiste à la rencontre improbable entre l'un de ceux-là, sous la figure d'un bandit balourd (Rod Steiger grotesque à souhait), et un ex-membre de l'IRA obsédé par la dynamite (inoubliable figure torturée de James Coburn). Deux personnages exubérants, auxquels on s'attache de suite, car de leurs chamailleries va naître une amitié sincère. Cette amitié naissante passera néanmoins par la case manipulation, et dans un jeu ou chacun se renvoie la balle, c'est naturellement le plus naïf des deux qui finira par se faire avoir, entrant de plein pied - et de façon grossièrement involontaire - au coeur de la révolution. Puis ce sont les succès de la révolution, la libération des prisonniers politiques, l'anéantissement d'un bataillon, l'explosion du pont sur laquelle enchaîne la magnifique mélodie de Morricone. Mais la désillusion arrive bien vite, et surtout, elle coûte très cher. Rod Steiger, qui jusque-là semblait parfois cabotiner pour faire du sous-Eli-Wallach, devient l'une des figures tragiques les plus belles du cinéma, à la profonde tristesse et au désenchantement palpables. Et c'est là qu'arrive le vrai propos du film. Qui avait déjà été présenté par la citation de Mao venant en introduction : "La révolution n'est pas […], la révolution est un acte de violence". Tout est là. La révolution ne véhicule aucune vraie valeur en définitive, c’est un échec total, le gâchis de la vie de quantités de pauvres gens (le monologue de Steiger en milieu de film est le plus juste qui soit). Au milieu de ce déchainement de violence sans aucun sens, seuls comptent la famille et la religion. Le sage est celui qui sait se planquer à temps. "Duck you sucker", la phrase qui clôt le film (qui devait être le titre original aux USA) vient compléter ce plan fabuleux sur le visage de Steiger (l'un de ceux dont Leone avait le secret), pour lui expliquer une dernière fois ce qu'il aurait du faire dès le départ. Bien que plastiquement foireux, "Giu la testa" reste le plus beau film de Leone. Celui qui est allé le plus loin dans l'émotion.
Film mythique de Sergio Léone , un de plus parmi tant d'autres . Bande son fracassante, ambiance folle et destructrice , ce film n'a rien perdus . Il nous impressionne , nous entraine , nous fait vibrer , nous bluffe ! Un chef d'oeuvre du western , une référence des années 1970 .
L'extrême décontraction des deux acteurs principaux (Rod Steiger n'a jamais été aussi bon) est plutôt jouissive mais finit par parasiter les aspects dramatiques que le réalisateur a voulu donner à son film, notamment ses exécutions en séries, trop appuyées (quel est l'andouille qui a été raconter qu'elles se référaient à Goya ?). Mise à part cette critique de taille, le film est bon, très bien filmé et interprété, avec un sens du rythme et de l'image remarquable, et puis il y a la musique… Quant au message, il n'y en pas, ce serait plutôt de désenchantement qu'il faudrait parler, le plan où Coburn spoiler: jette au sol un ouvrage de Bakounine en est le symbole le plus fort
Sergio Leone s'attaque ici au western zapata, western sur fond du révolution mexicaine, pour le deuxieme volet de sa trilogie sur l'Amérique. Un chef d'oeuvre leonien pour la 5e fois consécutive ! Tout y est dans ce film : réalisation, jeux d'acteurs (quel duo Coburn - Steiger !), musique (Morricone encore lui !) et scénario (quels flashbacks !). Hélàs, après ce film, il faudra attendre 13 ans avant de retrouver Leone et ce, pour son dernier film, Il était une fois en Amérique, son plus grand film pour beaucoup de cinéphiles.
c'est d'assez loin le pire sergio leone que j'ai vu.. j'ai dû en voir 6 sur 8... Ca commençait pourtant pas mal, mais tout sonne faux, voir un mélange d'irlandais et de mexicains, et puis les batailles sont sans classe, pas plus que les décors...
Il était une fois la Révolution n'est pas un film foncièrement mauvais, mais c'est clairement une déception de la part de Sergio Leone et indéniablement le plus faible des films de la trilogie des Il était une fois. Le casting n'est pas mauvais. Rod Steiger et James Coburn sont bons et portent décemment le film. Après, ces acteurs sont loins d'avoir le charisme de Charles Bronson, Clint Eastwood ou encore Henry Fonda. Ils ne sont pas aidés par l'écriture assez unidimensionnelle de leur personnage. D'ailleurs le comic relief qu'est censé apportait Rod Steiger marche assez peu. La musique d'Ennio Morricone est pas mal, mais fait très fluette, un peu trop légère et on est très loin du mythique morceau à l'harmonica d'Il était une fois dans l'Ouest. Les décors sont impeccables et les scènes d'action sont toujours aussi bien réalisées. Bref, ce n'est pas mauvais, mais rien d'extraordinaire non plus.
Ce n'est pas le film le plus connu de Sergio Leone, et il en a même dérouté certains. Le style picaresque de la première partie tranche avec une deuxième partie plus dramatique où l'on saisit pleinement la psychologie des personnages qui réfléchissent aux sens de leurs actes. C'est filmé avec une grande maestria et la musique, magnifique, accentue l'attachement que l'on a pour les deux personnages principaux.Certains plans peuvent néanmoins apparaître assez longs mais le jeu des acteurs atténue cette lacune. Leone achèvera sa trilogie 15 années plus tard avec son plus grand film, Il était une fois en Amérique.
Ce second volet de la trilogie des "Il était une fois", et dernier western de Leone (avant-dernier film de Leone, aussi) est moins bon que "Il était une fois dans l'ouest", mais aucun western ne pourait être aussi bon que "Il était une fois dans l'ouest", en même temps. Avec son lot de dialogues cultes ('planque-toi, connard'), de scènes cultes et avec sa musique impeccable signée Morricone, "Il était une fois...la récolution" est un monumental film, même si, par rapport aux précédents opus du Maestro, il reste un petit peu en dessous. 4 étoiles quand même, parce que ça reste du très très bon spectacle. Et James Coburn est en passe de devenir un de mes acteurs fétiches, ce type pouvait tout faire à la perfection, et il trouve ici un de ses rôles les plus marquants. Quant à Rod Steiger, que je connais un peu moins, il est épatant en peone inculte à toute notion de révolution, et devenant héros malgré lui. La fameuse réplique 'et pour les riches, tu chantes !', qu'il adresse à un moineau venant de lui fienter le crâne, est dans toutes les mémoires, même Timsit dans son "Quasimodo" l'a reprise !
En anglais, "a fistul of dynamite" est un très bons films d'aventure, mais les anachronismes et quelques ellipses dans le scénario, le situe légèrement au-dessous de "Once upon a time in Far West". Si la BO romantique est inoubliable pour une majorité de spectateurs (je l'ai vu il y a 40 ans, je l'ai revu, mais jamais je n'ai oublié l'accompagnement musical, il me revient souvent en mémoire) que les flash back sont extraordinairement montés, rappelons que l'action se déroule en 1913. Or, les policiers Anglais en Irlande n'auraient sans doute pas eu de Enfield modèle 1932 comme fusils et James Coburn de MG modèle 1934 comme mitrailleuse Lourde. Il y a Pourtant des scènes grandioses, anthologiques, notamment, celle du Pont et le massacre du général Prussien en final, La Phrase clef du film :"Planque-toi connard", est devenue culte après la sortie de ce film.
Certains trouvent ce film moins bon que son predécesseur ( " Il était une fois dans l ' Ouest ") et son successeur (" Il était une fois en Amérique") , je considére " Il était une fois la révolution " comme un monstre de Cinéma malheureusement écrasé par le succès de son prédécesseur et son successeur , donc . Ce faux western et vraie fresque lyrique et desenchantee est le film le plus sombre de Leone ...La rencontre entre un terroriste irlandais obsédé par la dynamite et un péon reconverti dans le braquage de diligence ne pouvait donner naissance qu a un chef d oeuvre ! Ayant pour cadre la révolution mexicaine de 1913 , " Il était une fois la révolution " est réalisé par le grand Sergio Leone ....donc niveau mise en scène , on est aux anges . Rod Steiger , cigare au coin des lèvres , interpréte Juan Miranda , un paysan - truand mexicain ... Il surjoue ( mais tellement bien !) et donne sa panoplie de mimiques a un personnage qu'il interprété très bien . James Coburn incarne John Mallory , un dynamiteur irlandais venu au Mexique pour prêter main forte aux revolutionnaires mais surtout pour oublier un passé qui le hante et que nous découvrons par petits flash backs ( envoutants et magiques ou le thème est l amitié trahi , thème plus fouillee dans " Il était une fois en Amérique " ) , c'est certainement son plus beau rôle tant il est vraiment de fond en comble le personnage ... Le film ne se termine , non pas par un duel , mais par une grande bataille ! Ce qui prouve que Leone veut passer a autre chose , arrêter le western et passer notamment a son projet " Il etait une fois en Amerique" qu ' il a a en tête depuis 1968 ... La bande originale de maitre Morriconne est unique et inoubliable (" Sean Sean " est magnifique ) et les séquences marquantes ne manque pas ( la scene de l explosion du pont apres le massacre de tout un regiment de soldats mexicains par les 2 heros devient tout a coup un orgasme cinématographique : regards , sourires , musique merveilleuse ....) ...Tourné dans les fabuleux déserts espagnols , " Il était une fois la révolution " bénéficie d un scénario riche , de personnages hauts en couleurs , de dialogues crus mais realistes , d humour , de grands acteurs et d une magnifique réalisation . Grandiose ! Le 2 ème film d' une trilogie qui finira dans mon top 10 , comment ne pas succomber !
De nouveau un chef-d’œuvre du western spaghetti par le maître du genre Sergio Leone. A souligner une fois de plus la superbe BO du grand Ennio Morricone.
Grand oubli de ma part pardonnez moi, je me rend compte avec effroi que je n'ai encore rien dit sur ce chef d'oeuvre. Bien que ce ne soit pas mon préféré de Leone, j'ai eu la chance de voir ce film sur grand écran: QUEL BONHEUR ! Qui malheureusement n'arrivera sans doute pas une seconde fois. Fresque sublime de la révolution mexicaine à travers deux antihéros dont l'un énigmatique tentant d'échapper aux démons de sa révolution ratée en irlande, et l'autre sympathique paysan brigand qui deviendra malgré lui un héros de la révolution. Ce film est magnifique, attendrissant, critique, dur, drôle... Tout à la fois comme sait si bien le faire Sergio. La mise en scène et la musique sont toujours aussi belles pour ce film qui n'est pas vraiment un western. Un film à conserver assurément! Vous ne vous arrêterez plus de fredonner: SEAN SEAN, SEAN SEAN....
Après l'immense Il était une fois dans l'ouest, Sergio Leone réalise le deuxième volet de sa saga sur l'histoire de l'Amérique. Il était une fois la révolution est étiqueté à tort comme un western. En effet, on retrouve certains éléments du genre ( revolvers, cache-poussières, décors... ), mais c'est surtout un film de guerre et un film politique. La tyrannie mexicaine est largement critiquée à travers l'histoire de 2 amis : un braqueur de diligences et un spécialiste des explosifs ancien membre de l'IRA. Ces personnages sont plutôt attachants, mais moins que dans la plupart des Leone. Rod Steiger est excellent, mais c'est James Coburn qui brille le plus. Le thème d'Ennio Morricone est excellent ( même s'il a souvent fait mieux ) et la mise en scène est excellente ( du Leone quoi ). Le réalisateur joue sur vos émotions, en donnant au film une touche à la fois humoristique et tragique. Toutefois on peut reprocher au film sa lenteur. Bref, Il était une fois la révolution est un très bon film, même s'il est le moins bon de la saga.