Un chimiste est hanté par un cauchemar récurrent dans lequel il tue sa femme. Traumatisé, à deux doigts de passer à l'acte, il va consulter un psychanalyste. Inspiré de faits réels, il s'agit du premier film à tenter d'illustrer les théories de Freud sur l'inconscient, toute la seconde partie du film étant consacrée à l'interprétation d'un rêve-cauchemar de dix minutes. La mise en scène de Pabst est limpide, alternant réalisme et expressionnisme.
Un bon film, mélant le croquignolesque à l'angoisse. Des longueurs mais de très beaux décors et une fin assez inattendue, ainsi qu'une très belle musique et des acteurs formidables, qui sauvent parfois les faiblesses du scénario.
Ce film restauré 100 après sa sortie est fascinant à plus d’un titre. D’abord, il nous rappelle que le cinéma s’est intéressé très vite à la psychanalyse dont il est le contemporain rêvé. Ensuite, en dépit de la surcharge de symboles freudiens et du didactisme de l’intrigue, la scène du rêve est anthologique. Mais c’est peut-être la capacité de Pabst d’ancrer son thriller psychanalytique dans le monde réel qui fait, encore aujourd’hui, la force de ce film.