Ben dis donc, si on faisait un classement des films qui ont le moins bien vieilli, celui-ci pourrait ambitionner une bonne position dans cette liste. Le film est absolument inregardable, il en est presque beau tellement les effets spéciaux sont ignobles. Jeff Bridges est bon, les autres acteurs sont assez transparents. Le film a peut-être le seul mérite d'avoir voulu créer un univers, même si cet univers a pris un sérieux coup de vieux. Parce que côté scénario, c'est tout de même assez peu accrocheur (l'intrigue principale tourne autour de droit d'auteur). Le film est franchement ennuyeux. Le visuel, à défaut d'être perenne, est marquant. C'est assez marrant de s'imaginer que ce film soit devenu culte.
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1,5
Publiée le 15 mars 2021
L'idée d'un hacker transporté dans un ordinateur et devant détruire un programme maléfique était brillante. Mais il manquait quelque chose à Tron. Une histoire plus développée, des dialogues substantiels et un réalisateur capable de faire son travail d'une meilleure manière que Steven Lisberger maître et commandant de ce film. Les effets visuels datés ont des choses charmantes qui nous rappellent les années 1980 avec un pétillement dans les yeux. J'ai adoré le concept visuel du film ainsi que les costumes brillants et thématiques (nominés aux Oscars). L'intrigue est créative et les images sont bonne et tiennent toujours la route aujourd'hui mais tout le reste tombe à plat. Les personnages n'ont pas le droit d'être appelés des personnages, le jeu des acteurs donne l'impression qu'ils ont été menacés pour jouer il y a des scènes qui ne vont nulle part et surtout le film souffre d'une mauvaise écriture. Avec son histoire au rythme ralenti et l'absence d'un meilleur point culminant ont tout simplement ruiné le film pour moi...
En 1982, "Tron" débarque dans les salles comme un véritable OVNI. À une époque où l’informatique personnelle en est encore à ses balbutiements, le film de Steven Lisberger ose imaginer un monde à l’intérieur même des ordinateurs. Autant dire que le contexte de sortie joue énormément : personne n’avait jamais vu ça, ni sur le fond, ni sur la forme. L’histoire est finalement assez simple : un programmeur est aspiré dans un univers numérique avec ses décors géométriques, ses costumes luminescents et ses effets numériques fascinants pour l'époque. On peut reprocher au film un jeu d’acteurs assez mauvais mais il est difficile de ne pas saluer l’inventivité de "Tron".
1982 ou quand Disney osait. Tron est un incroyable film de SF complètement avant-gardiste et que peu de cinéphiles ont dû comprendre à l'époque. J'ai quasiment son âge et et il m'aura fallu 40 ans pour m'y intéresser, quatre décennies qui se sentent beaucoup dans la réalisation, c'est aujourd'hui extrêmement kitsch mais les idées de mise en scène étaient là et le rendu reste sidérant, surtout pour l'époque. Côté casting, hormis Jeff Bridges, ce n'est pas la folie mais ça fait le job et de toutes façons l'intérêt est ailleurs. C'est une première percée assez incroyable dans l'univers des jeux vidéos et ordinateurs au cinéma et l'on comprend aisément que Tron soit devenu culte, maintenant pour un non initié ça reste compliqué à voir aujourd'hui tant ça a vieilli. Une péloche fun et amusante au final.
Sorti l'année de ma naissance, je ne le découvre que 45 ans après après avoir vu à sa sortie Tron : Legacy qui est une parfaite demo vidéo-son, notamment pour ses effets spéciaux exemplaires et la bande son des Daft Punk. Puis j'ai espéré tellement de sa suite Tron : Arès, mais bon, après la façon dont Disney massacre les licences qu'elle acquiet, je n'ai été que moyennement déçu par ce 3ème volet, en partie moulé par le malaisant Jared Leto. Plus ou moins à cause de ces "incidents" nous n'auront plus le droit à des suites directs. Mais voilà que je me tente l'original et... pfiouuuuuuuuu. C'est, dur, culte pour toute une génération, mais je suppose que les effets spéciaux de l'époque étaient novateurs, et masquaient probablement le jeu d'acteur ultra médiocre, et les costumes ultra kitchs de l'ensemble. Mais ravi de le découvrir en version remasterisée et de voir l'origine des personnages des films suivants. À refaire quand je me referais la trilogie.
Si j'avais noté le film à sa sortie il aurait eu une meilleure noté pour son avant gardisme, notamment sur l'intelligence artificielle. 40 ans plus tard, la restauration en 4k est une réussite mais l'histoire reste assez absconde, et le jeu des acteurs n'est pas totalement convainquant. Néanmoins c'est à voir pour son avance sur l'époque. A noter, bizarrement aucun oscar pour les effets spéciaux
Aujourd'hui, Tron est à réserver aux adeptes de vieux jeux vidéos. Car les effets spéciaux ont pris un bon coup de vieux. Les petits jeux auxquels Flynn est confronté sont encore sympathiques mais aujourd'hui dépassés de longue date. Sa suite lui a redonné un semblant de vie, l'univers est reste pas mal et a du inspiré nombre de scénaristes et réalisateurs.
Film culte de toute une génération de geek, "Tron" fait pourtant partie des rares productions Disney que j’ai toujours refusé de voir. Déjà tout gamin, j’étais profondément dérangé par le parti-pris des producteurs de s’adonner aux joies des images de synthèse permettant de proposer aux spectateurs un spectacle certes inédit mais peu facile d’accès, surtout si on n’est pas branché informatique. Mais la mise en chantier d’une suite s’annonçant spectaculaire m’a incité à donner sa chance à ce fameux "Tron". Et j’admets que j’ai plutôt été agréablement surpris. Tout d’abord, le pitch du film lui a permis de résister aux ravages du temps. En effet, comment reprocher à "Tron" son univers visuel dépassé et ses SFX obsolètes alors que l’intrigue se déroule dans un jeu vidéo créé dans les années 80 ? Tout heureux détenteur d’un Amstrad reconnaîtra les graphismes si reconnaissables des jeux vidéo de l’époque qui commençaient à peine à se démocratiser. Alors certes le film a beaucoup vieilli mais l’évolution des jeux vidéo en 30 ans et la nostalgie permettent de relativiser ce défaut qui me paraissait pourtant majeur. Côté casting, j’ai été épaté par l’interprétation de Jeff Bridges qui apporte tout son humour et sa cool-attitude à son personnage de concepteur se retrouvant coincé dans son propre jeu (permettant ainsi au film de ne pas trop se prendre au sérieux). J’ai également été agréablement surpris de retrouver Bruce Boxleitner (de la série "Les 2 font la paire") et le méchant David Warner. Dommage qu’après avoir solidement installé l’intrigue (en usant parfois de termes un peu trop techniques pour les profanes) et exploité pas mal de ressorts scénaristiques originaux (la rencontre entre concepteur et programmes, la mort des programmes par désintégration, l’utilisation du disque lumineux par Tron...), "Tron" s’essouffle pour se limiter à la seule quête du héros et s’achève de façon un peu trop classique (sans parler de la conclusion dans le monde réel rapidement expédié). Et puis, il faut reconnaître qu’en multipliant les plans en image de synthèse (de façon parfois un peu artificielle), le film s’adresse en priorité aux informaticiens des années 80 dont on imagine aisément l’événement qu’a du représenter la sortie du film. Reste une bonne petite surprise (à condition de ne rien attendre du film bien sûr) qui a su entrer dans la légende grâce à son avant-gardisme et à la légendaire scène de l’affrontement en motos.
Considéré comme un projet culte, j'ai enfin pris le temps de rattraper le tout premier volet de la saga. Sortie en 1982, "Tron" est ce que l'on pourrait considérer comme une œuvre précurseur du cinéma. Et que l'on soit clair, que l'on aime ou pas le film, il faut lui reconnaître. Pour le coup, je ne vais pas être très enjoué par le long-métrage, n'ayant pas passé un moment très agréable devant celui-ci. Mais malgré tout, il m'est bien obligé de reconnaître la révolution technique qu'il a été à son époque. Certes, si on le regarde avec un œil actuel, il est compliqué de ne pas se dire qu'il a vieilli. Certaines incrustations sont très visibles, et on sent bien que les technologies utilisées étaient à leur balbutiement. Mais justement, c'est pour ça que ce film est culte ! À une époque où le cinéma numérique n'était qu'un fantasme, ce projet a été en mesure de proposer une histoire au sein d'un environnement totalement en 3D. Les acteurs sont plongés au sein d'un univers futuriste, proche du jeu vidéo et qui prend vie grâce aux progrès informatiques majeurs qui ont été amenés dans les années 80. Réussir à faire ce qui a été fait sur ce film relève de l'exploit, et ils l'ont fait ! Par conséquent, je pense qu'il est au moins important de mettre en avant le travail de titan opéré à ce niveau. Malheureusement, il est vrai que l'on peut donc comprendre que les avis divergent sur ce projet. Forcément, pour quelqu'un l'ayant découvert à l'époque, l'expérience était révolutionnaire, elle a laissé une empreinte forte. Mais aujourd'hui, même si la remise en perspective reste forte, on remarque beaucoup plus les contraintes qui sont amenées par une technologie aussi nouvelle. Clairement, en matière de rythme, de scénario ou de développement de personnages, le long-métrage n'est pas celui qui m'a le plus emballé. Si regarder ces scènes d'actions était une expérience forte en 1982, cela se veut beaucoup plus banal aujourd'hui. Le montage n'est pas très dynamique, et on remarque rapidement les limites de la technologie dans les mouvements demandés aux différentes formes générées. Par ailleurs, même si la direction artistique reste très marquée, elle semble prendre le pas sur nos héros ou sur l'histoire. Personnellement, si j'ai apprécié les séquences dans le réel, une fois dans la grille, j'ai complètement perdu l'attachement à nos protagonistes. Ils sont généralement filmés de très loin et on voit peu leurs visages, ce qui limite la compréhension des émotions. Cela m'a clairement gêné dans le fait de totalement rentrer dans l'histoire, et a rendu mon visionnage un peu plus compliqué que pour certains. En soi, je le répète quand même au cas où, le film reste culte, et pour les bonnes raisons ! Pourtant, il est tout à fait compréhensible de ne pas l'apprécier autant qu'à sa sortie. Il est le produit de son temps, et c'est ce qui fait sa force, mais aussi sa faiblesse. Pour conclure, un projet très intéressant malgré tout.
Ultra coloré et ultra kitsch, ce film a beaucoup vieilli mais il a gardé son charme. Il vaut surtout le coup d’œil pour les débuts des images 3D et l'histoire originale de Tron. Il faut dire que le scénariste a eu de l'imagination. Ce film ne passionnera pas tout le monde, il vise un public spécial, mais les fans du genre sauront l'apprécier à sa juste valeur. (Pas mal)
Ceci est une révolution. Voici un film qui est massivement présent dans l’imaginaire collectif et une référence culturelle incontournable. Et pourtant, je n’avais jamais pris le temps de le voir. C’est chose faite et je me demande maintenant ce qui me retenait jusqu’à présent. Le récit raconte comment un programme informatique devient monopolistique et comment des pirates vont lutter pour s’y introduire pour le casser et libérer la création. L’histoire se passe à la fois dans le monde réel et dans un monde virtuel dans lequel les codes sont personnifiés. Ainsi, nous avons deux espaces temps différents puisque la durée du virtuel qui occupe la majeure partie du film prend dans la vraies vie quelques secondes. La première des réussites est là : parvenir à inventer le monde virtuel et à le représenter visuellement. A l’image justement, c’est le choc. Tout est nouveau même quand on croit avoir tout vu en 2021. C’est à la fois fin et grossier. L’intégration des visages dans les images numériques est bluffante et le design graphique prend merveilleusement bien en compte les contraintes techniques d’un tel projet à un tel moment. La partition musicale, très inspirée du travail de John Williams est très efficace même si perso, j’aurais bien vu une OST par Tangerine Dream ou Goblin. L’intrigue est menée tambour battant et on n’a pas le temps de regarder la montre. Pour ce qui est du fond, il est fascinant de voir à quel point les questions que posent le film sont pertinentes et elles le sont probablement plus encore aujourd’hui. Cette réflexion sur un OS omnipotent (qu’on appellera Windows ou OSX) et fermé pose toute la base de la démarche du logiciel libre. Ce monde virtuel autoritaire, dictatorial, concentrationnaire, esclavagiste est une traduction des enjeux de la propriété des programmes informatiques et la volonté parfois hégémonique des grandes firmes qui les possèdent. Au dessus de tout ça, il doit y avoir l’utilisateur, une entité niée dans ce monde virtuel car trop humaine. En bref, une réussite sur toute la ligne et un film à la fois légèrement vintage et diablement actuel.
Flynn, un concepteur de jeux vidéo qui se fait spolier, infiltre un ordinateur dopé à l’intelligence artificielle, mais ce dernier se retrouve téléporté dans un jeu vidéo…
La firme aux grandes oreilles réitère l’expérience de la Sci-Fi pour adulte, après le space-opera laborieux qu’était Le Trou noir (1980). Ils enchaînent avec Tron (1982), une oeuvre expérimentale, visionnaire et révolutionnaire pour l’époque (alliant prises de vues réelles, images de synthèse, matte painting et costumes rétro-éclairés). Rappelons tout de même qu'il s'agit ici du premier film de l’Histoire à intégrer des images de synthèse.
Malgré cela, l'immersion au sein du film s'avère complexe, d’autant plus si vous n'êtes pas un féru d'informatique ou de jeux vidéo et si vous n'avez pas en vous la "culture geek", vous risquez fort d'être perdu pendant un bon bout de temps. Le scénario étant loin d'être des plus accessible (et compréhensible), un certain temps d'adaptation nous est demandé afin de pouvoir pleinement adhérer à l’intrigue.
Si l’on se remet dans le contexte de l’époque ou qu’on le découvre dans les 80’s, d’un point de vue visuel, le film est bluffant. Mais force est de constater que plus de 40 ans après, le film supporte difficilement le poids des années. C’est bien ça le principal problème du film, des effets visuels surannés et qui vieillissent très mal (c’est franchement une horreur de le regarder aujourd’hui, on frôle la conjonctivite).
On peut néanmoins saluer la prise de risque prise par Disney, compte tenu que le film fera un bide au box office (trop avant-gardiste pour son époque) et en même temps, rappelons que face à lui se trouvait . l'extra-terrestre (1982), sorti quelques semaines plus tôt. Difficile de rivaliser face à un film bien plus accessible auprès du grand public.
Aussi culte que kitsch, cette fable informatique fut à sa sortie une véritable révolution puisqu’il proposa la grosse innovation en matière d’effets spéciaux depuis un demi-siècle. Cette production Disney a en effet été le premier long-métrage à utiliser des images entièrement crées par ordinateurs, une technique numérique qui permit au réalisateur-informaticien Steven Lisberger de créer un vaste univers virtuel au charme littéralement électrisant. La bonne idée d’avoir donné aux logiciels le visage de leurs créateurs est un prétexte ingénieux pour faire de ce monde virtuel totalitaire dirigé par une intelligence artificielle une mise en abime du monde réel. Malgré le jeu toujours attachant de Jeff Bridges, cette aventure fantastique souffre, du fait du caractère purement artificiel et déshumanisé de ses décors et de son scénario enfantin, du peu d’émotions qu’il dégage. Une œuvre culte qui mérite le coup d’œil des cinéphiles les plus curieux et des férus d’informatique mais qui, avec le temps et les évolutions technologiques, a perdu tout son charme.
Film ambitieux, "Tron" souffre toutefois des années passées et les effets spéciaux, novateurs et originaux pour l'époque, paraissent maintenant vieillot et, il faut le dire, complètement laids. L'histoire, elle, demeure attrayante en se situant dans le monde des jeux vidéos et de leur conception et fourmille de bonnes idées ici et là. Que l'on aime ou pas, l'apport et l'influence au cinéma de ce long métrage est incontestable.