D'entrée on nous montre une Bécassine enjouée à la répartie facile mais décalée voir saugrenue. C'est une Bécassine gouailleuse pas spécialement naïve, surtout peu cultivée mais plus intelligente qu'il n'y parait (nuance !). Certe la caricature est parfois facile mais le charme suranné de l'ensemble reste très plaisant. Mais le film gagne surtout grâce à un bon rythme et Pierre Caron signe une mise en scène inspirée et même ambitieuse (on est en 1939 !). On notera des dialogues amusants aux joutes verbales plutôt loufoques au non sens savoureux. Moins poétique que la version Podalydès mais bien plus enjoué et beaucoup mieux écrit. Site : Selenie
Des châtelains désargentés partagent leur demeure avec une famille de locataires qui sont surtout des escrocs. Le scénario est de Jean Nohain et il très mauvais, tout en poncifs de vaudeville et en conventions. Les personnages sont convenus et sans envergure malgré les efforts pour leur donner du pittoresque, tel le propriétaire des lieux, savant farfelu et lunaire (Max Dearly). A travers ces protagonistes et le sujet, on sent constamment l'écriture laborieuse et inaboutie Et Bécassine dans tout ça ? Elle est l'attraction du film mais finalement à peine prépondérante. Piètre cuisinière de la maison, l'héroïne est tout à tour ingénue, impertinente...et stupide. Paulette Dubost cabotine dans un rôle médiocre et insignifiant. Cette Bécassine-là donne dans une puérilité assez pénible, même quand les auteurs s'essaient au non-sens. Le film est court mais on y verra moins des qualités de concision qu'une mise en scène lacunaire et rudimentaire. La réalisation reproduit l'insuffisance du scénario.