Superbe film, qui rend parfaitement l'esprit des films de Noël. Malgré l'austérité du noir et blanc, le scénario, les dialogues et les jeux d'acteurs rendent le tout très chaleureux et émouvant.
Qui est le film ? Miracle on 34th Street apparaît d’abord comme une fable de Noël, un récit qui pourrait sembler n’être qu’une douceur saisonnière où un vieil homme se prétend Père Noël et finit au tribunal pour défendre sa propre existence. Pourtant, le récit ne se contente pas de raconter une querelle joyeuse autour d’une identité légendaire. Il cherche aussi à examiner la façon dont une société organise ses vérités, comment l’enfance survit aux appareils marchands et comment la foi devient un geste politique.
Par quels moyens ? Kris Kringle habite cette place où le mythe rencontre la citoyenneté. Le film le présente comme un homme à la fois parfaitement réel et entièrement légendaire, un corps vif qui traverse les institutions pour leur rappeler leur vocation première. Ce choix oblige le spectateur à juger le personnage non par les preuves matérielles mais par les effets qu’il provoque. Quant à Doris, mère pragmatique, elle représente le refus contemporain de s’abandonner aux illusions. Le film s’intéresse moins à son scepticisme qu’à ce que ce scepticisme protège, une peur de la déception autant qu’un attachement aux formes modernes de l’autorité. La mise en scène montre comment la foi, chez elle, n’est pas un renoncement à la raison mais une compétence relationnelle qui s’apprend. La scène où Susan accepte d’écrire sa lettre replace la croyance comme un acte qui engage, un geste qui transforme les liens familiaux.
Le tribunal fonctionne comme une scène où la société américaine décide de la valeur d’un imaginaire. La mise en espace est claire. Le juge écoute, hésite, pèse. Les archives s’accumulent. Les dialogues s’étirent dans une tension qui n’oppose jamais la loi à la magie, mais tente au contraire de trouver un langage commun où l’intime devient recevable. Et voilà qu'enfin, le film refuse toute leçon définitive. Il ne dicte jamais s’il faut croire ou non. En somme, la vérité du Père Noël n’est jamais assurée, mais la vérité que produit la confiance, elle, ne cesse de se vérifier.
Quelle lecture en tirer ? Miracle on 34th Street est un film sur lequel je ne dirais aucun mal car il abrite les plus belles magies de Noël. Il ne s’intéresse pas au merveilleux pour lui-même mais à ce qu’il fabrique dans la société. Il montre que la foi organise des comportements, produit des obligations, engage la responsabilité des adultes et transforme les institutions qui l’accueillent. Le procès final devient le miroir d’une communauté qui choisit de reconnaître la force de ses propres mythes pour continuer à faire société. Il rappelle que certaines vérités ne se prouvent pas, elles se pratiquent. Et qu’un imaginaire partagé peut parfois mieux relier une collectivité que la froide brutalité des faits.
Miracle sur la 34e rue est un classique de noël rediffusé chaque année aux US, ce qui n'est pas le cas en France. Pourtant il mérite le succès hors des États unis car il y a un bon scénario, des seconds rôles hilarants. Le père noël (qui est le vrai justement) s'attaque à sa façon au consumérisme exacerbé et au fait de ne plus croire à des légendes. Ce film qui n'a jamais vieilli est à déguster en décembre aux côtés de Maman j'ai raté l'avion, La vie est belle et tant d'autres. Anecdote: les scènes de la parade ont réellement été tournés pendant la parade de Macy's en 1947.
Quelle beau film ! Il date portant mais il est frais, joyeux et plein de beaux sentiments. Il n'a pas vieilli tant que cela si on le regarde en vost. Passez un beau moment ;)
L'un de mes films préféré de Noel, aujourd'hui on s'attaque au Miracle de la 34eme Rue sortie en 1947 (même que je pense que c'est la première fois qu'on parle d'un film sortit avant 1950) et c'est la première fois que je parle d'un film dont je n'ai pas noté 10/10. Et quand j'écrit cette critique on est le 25 décembre 2021 à 20:20 (si vous voulez savoir pourquoi je dit cela je vous conseil d'aller lire ma critique de La La Land), c'est bizarre car ce film me donne envie de croire au père noël mais je sais bien qu'il n'existe. Parlons un peu des acteurs, Edmund Gwen est incroyable en père noël, même que j'hésite à dire que c'est le meilleur père noël que le cinéma ai put avoir, il décédera 12 ans plus tard en 1959. Maureen O'hara joue aussi très bien, elle par contre décédera en 2015, John Payne est tout aussi bon spoiler: même que c'est bizarre car lui qui adore tout ce qui conte de fée, mythes… Il fini comme même avec le personnage de O'hara, lui mourra en 1989. Et pour finir, Natalie Wood, d'après moi elle est excellente dans son rôle, elle jouera plus tard dans West Side Story, et elle décédera en 1981 noyé durant Thanksgiving, je ne le savais pas avant de faire cette critique. En conclusion si vous ne l'avez pas vu je vous le conseille (surtout durant les fêtes de noël), par exemple pour le réveillon j'aurai dut voir Le Père Noël Est une Ord**e, mais je ne l'ai pas trouvé du coup j'ai regardé Le Miracle de la 34eme Rue, je l'avais déjà vu et je me souviens d'avoir apprécié sans plus, mais en le revoyant j'ai vu à qu'elle point ce film est incroyables, bref d'après moi un chef-d'œuvre de noël.
Cet incontournable film de Noël, réalisé par George Seaton et sorti en 1947, n'est effectivement pas mal du tout mais de là à le porter aux nues, je ne suis pas sûr ! C'est l'histoire de Kris Kringle qui est embauché pour jouer le Père Noël dans un magasin de grande distribution. Mais lorsque ce dernier prétend être le vrai Père Noël, les gens commencent à s'inquiéter de sa santé mentale. Bon, aujourd'hui, ce n'est clairement plus original, nous avons vu bon nombre de films traitant du même ou proche sujet. Malgré tout, ce n'est bien évidemment pas pour cette raison que je ne trouve pas le film excellent. En réalité, je trouve les propos vraiment très hollywoodien et c'est finalement en regardant ce film qu'on se rend compte qu'ils nous servent la même soupe depuis plusieurs décennies, en changeant juste la sauce de temps en temps, ce que je trouve très dommage ! Bien évidemment, nous sommes à Noël et aux États-Unis, le tout est donc très mielleux et sans trop de saveur, même si on accepte de poser notre cerveau durant une heure et demie. Nous avons en effet la critique classique du capitalisme qui a causé la perte de l'esprit de Noël. La première partie est donc très classique, le film prône des valeurs très sucrées et surtout un peu hypocrites venant d'une industrie aussi lucrative. Mais c'est dans la seconde partie que le film va finalement être plus intéressant ! Les films de tribunaux sont très populaires aux États-Unis, il n'est donc pas étonnant que nous en ayons également dans des films dédiés aux fêtes de fin d'années. Bref, ici Kringle devra donc prouver au juge qu'il est vraiment le Père Noël, aidé de son avocat. Je la trouve intéressante puisque nous avons un discours intéressant autour de ce que l'on est vraiment et de que l'on représente en tant qu'individu. Ainsi, le film va au-delà de la mièvrerie de Noël en nous présentant des propos un peu plus réfléchis. Bon la mise en scène n'est quant à elle pas extraordinaire, c'est très normé "âge d'or d'Hollywood" quoi. Du côté des acteurs, nous avons principalement Edmund Gwenn, Maureen O'Hara et la toute jeune Natalie Wood, qui jouent très bien. "Miracle sur la 34ème rue" n'est donc pas extraordinaire mais il nous fera passer un agréable moment.
Si l'on s'arrête à l'intrigue natale du film, légère et invraisemblable, on passe à côté des critiques diverses, adressées tant au système judiciaire qu'aux expertises psychiatriques et à la société consommatrice obnubilée par des questions financières. Le sympathique Santa Claus se distingue ainsi par son sarcasme et son humoristique vivacité, nous offrant de sourire tout en grinçant des dents. Plus intéressant qu'on ne le laisse croire!
Parmi les traditions de Noël passées à la moulinette au fil des années il y avait pourtant un classique d'Hollywood réussit qui formait la base de toute les adaptations de cette fête à l'écran, c'est Miracle sur la 34e rue qui présente le récit le plus intelligemment mené sur la fête au-delà de ses contours commerciaux (bien qu'il évite de la diaboliser car ce n'est pas nécessaire). L'histoire est pourtant très simple, un homme aux multiples surprises prétendant être le Père Noël (le film joue habilement sur le fait de ne jamais le confirmer explicitement) qui influence toute une croisade de différents personnages aux crédulités différentes sur la magie et la féerie. Elle prendra un tournant complètement inattendu quand elle met sur la table de façon complètement concrète la responsabilité juridique d'une éventualité aussi folle que l'existence du Père Noël. Posant définitivement et de la façon la plus ingénieuse une morale des plus naïves mais basiques, est-ce si important de prouver quelque chose d'absurde alors que tout ce que cette dernière demande est de croire en elle ? Un message hautement symbolique sur la signification de partage à Noël et qui ramène un élément fondamental de cette fête, Noël n'a pas besoin d'une figure avérée dont l'aura est conférée par l'opinion pour transmettre ses valeurs et il n'y a aucun besoin de les renier. Une base.
Pourquoi ce film est-il un classique de Noël chez nos amis américains, c'est la question qu'on peut se poser après avoir regardé un film qui manque cruellement de magie, entre les scènes de manigances commerciales, celles trop nombreuses où les adultes posent le problème de croire ou ne pas croire (même la petite Natalie Wood s'y met) et celles d'un énième procès dans un tribunal américain, oui, procès surréaliste mais quand même... quelle tristesse.
Grand classique de Noël aux Etats-Unis, "Miracle on 34th Street" est pourtant méconnu dans nos contrées. A tort, car il s'agit d'un film familial fort réussi ! On y suit un vieil homme adorable, qui se retrouve engagé pour jouer le Père Noël dans une galerie commerciale. Sauf que le bougre s'avère étonnamment convaincant, et va jusqu'à se prendre pour le Père Noël lui-même. Cette affirmation va déclencher une cascade d'événements pour le moins singulier... Le film bénéficie en premier lieu d'un excellent scénario : les péripéties sont originales, les répliques délicieuses et l'humour fin, tandis que l'ensemble évite toute niaiserie, tacle la commercialisation de Noël, et se veut un hymne chaleureux à l'espoir. Tout ceci est appuyé par Edmund Gwenn, particulièrement touchant en vieil homme gâteux qui va tout tenter pour convaincre une petite fille trop terre-à-terre (incarnée par une très jeune Natalie Wood) de se livrer à l'imagination, tout en maintenant en permanence l'ambiguïté sur son rôle exact. A côté, plusieurs seconds rôles sont très amusants, et la réalisation sobre mais efficace. Un chaleureux film de Noël.
" Miracle sur la 34ème rue " ou toute la magie du Vieux Hollywood : les acteurs sont charismatiques à souhait, l'histoire est plaisante, conviviale mais toujours empreinte d'intelligence. L'émotion affleure par moment ; dans la veine du chef d'oeuvre de Capra " La Vie est Belle ", venez goûter aux joies que peuvent procurer l'esprit familial de Noël, vous ne le regretterez pas !
C'est sans doute la meilleure version puisque cette comédie est tirée de la pièce de George Seaton.La réalisation n'est pas le fort de Seaton,mais le storyline est génial.Il y a dans cette comédie d'étude sociale,des scènes inoubliables comme celle de la rencontre du psychiatre et de Kriss Kringle(santa Claus) où le père Noël est plus psychologue que le psychiatre lui même. La scène séquentiel du tribunal est drôle.Les acteurs sont excellents, la merveilleuse Maureen O'Hara dans un naturel est une mère incrédule et gérante assistante d'un grand magasin de jouet inculte à sa petite fille que les miracles n'existent pas;Pas plus de Père Noël ,interprétée par une future star,Nataly Wood dans cette comédie elle est innocente,mais la Palm d'or revient à cet immense acteur de talent récompensé pour son rôle ,Edmund Gwenn le meilleur interprète du Santa Claus, Kriss Kringle, ¨Père Noël.Un film joyeux qui chaque année fait la joie des petits américains diffusé avec It's Wonderful Life(la vie est belle) de Capra tous les ans à Noël aux USA.Un bon conte de Noël,un petit bijou.
Le chouchou des diffusions télévisuelles américaines à la période de Noël avec bien sûr "La Vie est belle" ; sans atteindre le rang très élevé du chef d’œuvre de Frank Capra, "Miracle sur la 34ème rue" est une belle fable qui part d'un argument vraisemblable qui est celui d'un type qui se dit être le Père Noël pour enchaîner ensuite sur celui totalement invraisemblable celui qu'il serait peut-être en effet le véritable Père Noël. Mais ce n'est pas ça qui est le plus fort ; le plus fort en fait c'est que même le spectateur très censé en vient sérieusement au final à se poser la question. Donc ce film réussit à rendre absolument crédible une chose qui l'est absolument pas. Ça doit être la magie de Noël, ou alors tout simplement une belle combinaison de talents qui donne une réalisation classique mais solide et très bien rythmée, des dialogues enlevés ainsi qu'une interprétation superbe parmi laquelle se distinguent surtout la belle Maureen O'Hara, une petite fille qui deviendra aussi très canon du nom de Natalie Wood et évidemment Edmund Gwenn absolument prodigieux dans le rôle (?) du Père Noël. Une petite merveille, un très beau film pour les enfants tous les enfants même et surtout ceux qui sont des adultes, à consommer sans modération.