Derniers Avis : Nausicaä de la vallée du vent - Page 27
Nausicaä de la vallée du vent
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Un visiteur
5,0
Publiée le 9 octobre 2006
Je ne connaissais Miyasaki San de nom uniquement, puis j'ai eu l'occasion de voir le Voyage de Chihiro quelques jours avant la sortie de Nausicaä et la ce fut le coup de foudre. Un univers alambiqué, fortement écolo. Un vrai régal de voir tout ça. Et Nausicaä ne déroge pas aux principes du Maître. Certes, ce n'est pas un chef d'oeuvre du point de vu technique, Nausicaä commence à accuser son âge. Il n'en reste pas moins très interessant. Du grand art, oui oui.
Décue... Decue d'avoir vu un manga insipide et sans charme, qui a si mal vieilli. En plein milieu de la seance, j'ai demandé pour rire a un ami: "mais il date de quand ce film??"... il m'a repondu 1984. J'en conviens, a cette epoque, il a pu faire un tabac, mais il est dommage de le passer maintenant dans les salles, sans raviver les couleurs ni retoucher la bande son. Un manga qui donc aurait pu plaire, mais trop fade pour aujourd'hui. Autant ressortir ses anciens episodes de pokemon ou d'hamtaro, ils contiennent sans doute plus d'energie!
Miyazaki, encore et toujours ! Que dire d'une telle oeuvre ? Premier film qui va réellement lancer la carrière du réalisateur et contribuer à la création du studio Ghibli en 1984, "Kaze no Tani no Naushika" reste l'un des contes oniriques que, personnellement, je préfère ! Je me souviens l'avoir vu il y a une dizaine d'années, lors de ma période "manga-fan" et que même sans sous-titrage, j'avais adoré ! Ecologie, Amour, Paix, Respect... tous les thèmes chers à Miyazaki sont transposés sur grand écran. 1984 ? 22 ans d'ancienneté ?... Et pas une ride, comme dirait la pub pour L'Oréal. C'est LE COUP DE COEUR cinéma de cette année et c'est à déguster sans aucune modération. Attention tout de même ! Ça beau être distribué par Disney (je ne polémiquerai pas dessus...) mais, personnellement, je le déconseille aux moins de 8 ans.
le romantisme du chateau ambulant, la fantasmagorie de Chihiro, la simplicité de Totoro nous amènent a voir ce Nausikaa.Le constat est hallucinant. Nausikaa possède déjà toute la maturité de l'oeuvre de Miyasaki,toute sa poésie, en fait toute sa vérité.
Adaptation très partielle et de commande par Miyazaki de son propre manga, "Nausicaä" est un peu comme "Akira" d'Otomo : la version très (trop?) allégée d'une histoire bien plus riche, mais recelant malgré tout des trésors d'animation. Il est regrettable que nous n'ayons pas connu ce film à son époque, quand l'animation et les bruitages n'avaient pas encore pris un coup de vieux certain. Le néophyte doit en tenir compte, sans écouter le dithyrambe de la presse officielle, toujours aussi peu mesurée dans un sens ou dans l'autre. Pour ma part, j'accorde 4 étoiles sans problème, parce que je n'ai pas honte des années 80, parce que Nausicaä préfigure déjà Mononoke, parce que malgré sa prétendue "longueur", il ne me fait pas bâiller comme Chihiro ou Kiki, surtout parce qu'il nous faut de cette veine d'humanisme héroïque et naïf pour gifler cette époque de cynisme puant.
Le film danimation sur nos écrans date en fait de 1984, cest le deuxième film de Myazaki. On y retrouve certains de ces thèmes plus appuyés notamment en ce qui concerne lécologie et un message de paix lié à la pureté de NAUSICAÄ princesse de la vallée du vent (doù le titre du film) qui va essayer de faire coexister des peuples toujours en guerre en plus dêtre menacés par lavancée dune forêt toxique. Princesse mais pas de Prince charmant. Nausicaä est à lâge de ladolescence de par ses formes mais a un visage denfant. Intelligente, remplie dun cur pur qui lui permettra dapporter la paix sur Terre, elle nhésitera pas à se sacrifier dans un rôle christique qui lui permettra une résurrection. Mais limportant nest pas là. Il est plus dans la transformation de ce personnage, thématique que lon retrouvera dans les films suivants. En tout début, elle perd son père et se lance dans laventure, mieux quun Tintin. Elle aurait dailleurs un côté garçon, aventurier qui laisse ses attaches en étant sûr de revenir au point de départ, la source. On notera labsence de la mère mais la présence de la grand-mère. Du film de Myazaki, il émane une poésie issue de son auteur qui a adapté sa propre bande dessinée. Ce nest pas un hasard, si lon apprend que le réalisateur japonais est né en 1941 et a dû fuir sa ville natale, Tokyo sous les bombardements américains. Le film est empreint dans certains passages que ce soit visuelles ou sonores des années 70, lourd pour le côté synthé de Joe Hisaishi dont le style qui saffinera (notamment chez Kitano), psychédélique dans certains moments qui contraste avec le dessin plus classique et dans la robe mini de la Princesse. Un auteur qui imagine un animal appelé le renard-écureuil a par ce simple détail une imagination fertile dont la structure scénaristique ne fera pas défaut. Plus de 20 ans après sa sortie au Japon, le message est toujours et encore plus dactualité. Lémotion et la poésie resteront, elles à jamais.
J'avais lu le manga Nausicaa des années avant de le voir animé sur grand écran... il n'échappe pas à la règle, le bouquin est meilleur que le film (mais le bouquin est fabuleux).<br> Ceci dit, il arrive faire tenir 7 tomes dans un seul film, en remaniant profondément les rebondissements du scénario, et le résultat est très cohérent (contrairement à la fin d'akira, par exemple).<br> On retrouve bien sûr tous les thèmes qui sont chers à Myazaki, avec sa façon de l'aborder - et quand on connaît, on adore.<br>
Cependant, on sent que pour ce film, les musiques datent, les graphismes un peu aussi... même si parfois on est bluffé devant certains paysages, monstres ou avions si originaux. L'innocence de Nausicaa, le caractère des adversaires ou des paysans est à la limite entre le poétique et le dessin animé pour enfant. C'est ce qui l'empêche d'avoir la note maximale.<br> <br> On retiendra surtout l'univers merveilleux, "post-apocalyptique" mais plein d'espoir malgré tout, une représentation intelligente de la nature, un traitement juste de la violence des hommes face à ce qu'ils ne maitrisent pas (les insectes, hideux non pas parcequ'ils sont nuisibles, mais parce qu'ils sont trop différents) - et la voie qu'ouvre Nausicaa, pour dépasser le schéma de pensées des clans (maintien à l'écart / contrôle / destruction) : l'apaisement, le respect, l'amour. c'est si bête... mais ça touche juste.
Miyazaki a réussi haut la main le pari d'adapter sa bande-dessinée culte, en allant à l'essentiel et en insuflant de la couleur et du mouvement à l'un de ses univers les plus fascinants, qui possède en germe la thématique de son oeuvre entière : puissance d'une nature meurtrie par des hommes belliqueux et égoïstes, attirance pour le monde aérien, présence de divinités géantes, pureté immaculée de l'héros, etc etc... Seule la musique (que sait-il passé le 31 décembre 1979 bon sang?) pêche, et désamorce la gravité d'un bon nombre de scènes. Elle aurait mérité un coup de jeune, à l'instar de l'image joliment recolorée, qui donne à la forêt de décomposition des tons froids d'une beauté hypnotisante.
Le meilleur Miyasaki. Par contre, la version française étant amputé de 30 minutes (comment peut-on faire une telle infamie), regardez la version jap sous-titré. Sinon, essayez de lire le manga, lui on le trouve facilement et complet !!
Le premier "vrai" Miyazaki. Un univers onirique, une recherche créative époustouflante, une animation parfaitement maîtrisée, la première apparition de ses personnages fétiches (une jeune fille parfaite qui se détache du lot, un jeune homme avec tous les défauts masculins qui tombe amoureux, une grand-mère un peu sorcière, etc.). Son premier Chef d'Oeuvre !
L'un des premiers films de Miyazaki et déjà tous ses thèmes propres : Écologie, Divinités, Force féminine, Amour des animaux... Mention spéciale pour son open et sa musique qui donne de suite une ambiance mélancolique et épique. Quelques longueurs mais on pardonnera face à des scènes magnifiques emplies de poésie. À voir à partir de 8 ans mini.