Un des premiers films d’animation du grand Hayao Miyazaki avant que ce dernier cofonde les studios Ghibli. «Nausicaä de la Vallée du Vent » est déjà très représentatif du style Miyazaki. Les bases sont toutes là : le style graphique, l’atmosphère magique, le message écologique et pacifique, des personnages féminins forts,… L’animation a très bien vieillie, l’histoire est prenante et la bande son signée Joe Hisaishi est sublime. Du très bon à l’image de la carrière du réalisateur japonais.
« Nausicaa » est considérée comme le premier film d’animation du studio Ghibli, bien qu’il ait été réalisé avant sa création officielle. Il reste néanmoins une création du fameux Hayao Miyasaki et sa deuxième réalisation après le sympathique « Château de Cagliostro ». Prenant place dans un univers original post-apocalyptique suite à un effondrement du monde sur des causes écologiques, le film propose une aventure mêlant guerre entre humains et opposition à une nature incomprise. L’univers dépeint est assez fascinant et riche même si on sent qu’il n’est pas exploité jusqu’au bout. J’aurais aimé un approfondissement de l’arc sur la forêt empoisonnée qui n’a pas de conclusion nette. Quand on sait qu’il s’agit au niveau scénaristique d’une adaptation d’un manga, mais d’uniquement sa première partie, on le comprend. Ce message écologique était assez avant-gardiste à l’époque de sa sortie, la plupart des univers post-apocalyptiques étant plus sur des mondes post catastrophe nucléaire. Comme souvent dans les films d’animation Ghibli, le scénario évite l’écueil du manichéisme, chaque personnage étant mué par ses intentions de meneur de peuple que par de pures intentions personnelles. L’aventure est rythmée, bien animée et captivante et propose un message intelligente et subtil, destiné à tous les publics et donc toujours aussi recommandable Ce message écologiste cher à son auteur, fera son retour dans un autre de ses films les plus appréciés, le tout aussi fameux « Princesse Mononoke ». Note : 16/20
Un peu déçue par ce film dont j'avais pourtant beaucoup entendu parler en bien. Malgré sa réputation et les nombreuses analyses élogieuses, j'y ai trouvé de nombreuses incohérences et facilités scénarios, avec une fin particulièrement convenue. L'héroïne incarne un archétype trop classique du personnage sauveur. On sent qu'il s'agit du premier long-métrage du studio : l'écriture manque encore de maîtrise, même si certaines idées se révèlent innovantes et visionnaires. Cela reste un film respectable, porté par une animation au charme indéniable.
J'ai bien aimé ce voyage dans le monde des insectes et la façon dont ils ont amené le respect de la vie, c'est un message précieux qui nous est transmis durant tout le film et que l'on retrouve actuellement avec la sécheresse et les températures extrêmes en Europe, la nature reprend toujours ses droits. Pour les musiques j'ai enfin trouvé une BO qui se rapproche de la qualité proposée dans Le Château ambulant, elles sont très prenantes. Pour l'image, comme toujours au top !!
Dans le futur, la terre a été détruite par les hommes, toujours plus avides de pouvoir. Dans une vallée cachée vit un groupe d’humain survivants ignorer des autres hommes. Mais le petit paradis de cette valle va être brisé par un drame qui va prendre des proportions beaucoup plus grandes que personne ne l’imaginait. Ce film d’animation et un des meilleurs que j’ai jamais vu de la vie. C’est un peu une sorte de science-fiction qui fait rêver petits et grands. Nausicaä est un film à avoir vu au moins une fois dans sa vie.
Ce film d'animation de Hayao Miyazaki, futur créateur des studios Ghibli, se déroule dans une sorte d'univers post-apocalyptique assez alléchant. On y retrouve une bande-son avec des synthés notamment, ainsi que des graphismes typiques. Si le film est inventif, il manque peut-être de liant : parfois, ce film se disperse un peu trop, ce qui nuit parfois à la compréhension, et c'est un peu dommage. Après, est-ce du à la difficulté d'adaptation du manga d'origine (que je n'ai pas lu) ? En tout cas, cela rend le tout un peu long. Le métrage recèle cependant de qualités : la fluidité de l'animation, le caractère épique des combats aériens, ainsi que l'onirisme d'une grande partie du métrage, en font une oeuvre à voir.
Réalisé en 1984 par Hayao Miyazaki, Nausicaä of the Valley of the Wind apparaît comme la matrice de son cinéma : fascination pour le vol, défiance envers les militarismes et attention presque spirituelle aux équilibres du vivant. Mille ans après une catastrophe ayant détruit la civilisation industrielle, l’humanité survit à la lisière d’une forêt toxique peuplée d’insectes géants, que seule Nausicaä ose regarder comme un mystère plutôt que comme une menace.
Peu à peu, Miyazaki introduit un renversement : Nausicaä découvre que la forêt n’est pas un fléau mais un organisme régénérateur qui purifie les sols contaminés par l’ancienne civilisation. La mise en scène lui donne une présence vivante (spores flottantes, racines envahissantes, insectes guidés par une logique collective) jusqu’aux Ohmu, monstres apparents qui révèlent une sensibilité partagée, réagissant à la douleur des leurs comme un seul organisme.
Ainsi, Miyazaki dépasse la fable écologique pour proposer une méditation sur la coexistence entre l’humanité et l’écosystème qui la dépasse. Dans le geste final de Nausicaä, prête à se sacrifier pour apaiser les Ohmu, le film affirme une idée essentielle : la véritable force ne consiste pas à vaincre, mais à apprendre à écouter le vivant.
Nausicaä, princesse combative, protectrice innée d'une nature toxique que ses congénères humains ont pourtant presque tous appris à craindre et combattre, voit soudainement sa vallée pacifique prise entre plusieurs feux au milieu d'un conflit qui n'aurait pas dû l'atteindre. Fable qui emportera petits et grands, le film laisse voir une bonne partie de tout ce que deviendra l'univers d'Hayao Miyazaki. Dans un rythme effréné, on s'attache à Nausicaä, à sa grandeur morale et à son intégrité, on s'immerge dans l'ampleur du monde fantastique élaboré par les images et les personnages, on attend le dénouement final. L'histoire engageante est un peu complaisante et le discours vital, un peu grossier. Je conseille le film à tous ceux qui veulent prolonger leur expérience Ghibli ou continuer de creuser l’œuvre du cinéaste Miyazaki. Pas le meilleur point d'entrée cependant, car le film a un peu vieilli, et car d'autres films de Miyzaki sont bien meilleurs. L'identité graphique du film, encore assez stéréotypée "manga japonais des années 80" ne correspond pas au trait plus affirmé qui sera celui des studios Ghibli. Idem pour les bruitages. A souligner tout de même une attention déjà apportée à quelques détails et mouvements qui place tout de même la qualité de l'animation sans doute un peu au dessus des films d'animations japonais lambda de l'époque. L'histoire véhicule le même message que Princesse Mononoké que Miyazaki fera 10 ou 15 ans plus tard, avec des redondances : une princesse et un prince combattants, une nature furieuse qui attaque les humains, des animaux monstres à amadouer ... Mononoké, dans la complexité de son scénario; parviendra a plus de subtilité et de vérité. Ici, dans Nausicaa, Miyazaki laisse entrevoir sans insister dessus son amour pour tout ce qui vole, qu'il exploitera plus directement dans Porco Rosso et Le Vent se Lève. Ici, les machines volantes restent des éléments de décor et on voit surtout l'heroïne virevolter avec son planeur. A noter quelques petites incohérences et facilités invraisemblables qui pourront faire sortir du film les spectateurs adultes attentifsspoiler: (l'explosion à retard de l'avion tolméque portant les protagonises principaux ; les sables mouvants au-dessus de cavernes gigantesques ; le planeur de la princesse qui refait surface, intact, à plusieurs reprises ; la princesse qui fait des expériences seule à 500m sous terre puis comprend plus tard instantanément le fonctionnement de la purification des sols pour la fukaï ; des retrouvailles fortuites en plein vol au dessus d'une mer de nuages ; un certain manichéisme ; une Nausicaä quasi omnipotente ; la résurrection soudainement très avancée du vieux guerrier géant).
C’est véritablement avec ce second long-métrage qu’Hayao Miyazaki imprime ce qui sera sa marque de fabrique et ses thèmes récurrents, ce qui est à savoir le rapport de l’homme face à la nature, la question du bellicisme inhérent à l’être humain ainsi que son goût pour les héroïnes et l’aviation.
Un chef-d’œuvre d’animation signé Miyazaki : Nausicaä mêle poésie, écologie et aventure avec une force visuelle et émotionnelle rare. Puissant, visionnaire, profondément touchant.
Un Miyazaki redondant. Malgré une belle bande son et des personnages réussis spécialement Nausicaa l'œuvre s'avère générique. Comme toujours une critique de l'être humain sur l'écologie avec des passages aériens et un personnage féminin mis en avant.
Loin d'être le plus grand admirateur de Miyazaki, j'ai été agréablement surpris par "Nausicaa" ! Si on met de côté "le vent se lève" qui est assez différent de ces autres films, cela fait depuis Princesse Mononoké que je n'ai pas autant été fasciné par "l'univers" Miyazaki. Trop souvent, le monde construit me semblait abstrait et "vide", malgré les sous entendus de ces histoire. Cette fois-ci, j'ai été conquis ! L'univers de Nausicaa est passionnant car les personnages de cet univers sont tous antagonistes ; Dans aucun camp, on retrouve une vision simple (gentil ; méchant etc) Ici c'est tout le monde, rendant le personnage de Nausicaa unique dans un monde rempli d'incertitude. Comme dans tous ses films, c'est un film qui laisse sa place à la poésie, ajoutant des sous intrigues écologiques évident. Malgré que cela soit légèrement poussif, le message est bien mis en scène par ses dessins magnifiques et sa musique somptueuse.