La Dernière tentation du Christ
Note moyenne
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144 critiques spectateurs

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Florian Malnoe
Florian Malnoe

144 abonnés 557 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2021
On peut dire que Scorsese n'est pas tombé dans le piège de l'hagiographie avec cette adaptation de la fameuse figure Christique. Mieux, il a carrément déconstruit, voire démystifier, l'icône du "Messie guidant le peuple" en lui ajoutant de la complexité, de l'ambiguïté et de la nuance et sur ça je dis chapeau !! C'est sacrément osé !! Alors, je ne sais pas à quel point le film est fidèle à la nouvelle mais cette ré-écriture est quand même assez puissante avec un Dafoe hallucinant et un Keitel comme à l'accoutumée impeccable également. On nous présente un Jésus schizophrène complètement tiraillé entre son côté divin et prophétique et sa nature humaine faite d'angoisses et de tourments. On a donc là une histoire sur la vie de Jésus beaucoup plus proche (bien qu'encore très libre) de l'ancien testament que la version fantasmée narrée dans le nouveau. Le savoir-faire de Scorsese, que ce soit dans la mise en scène comme dans la réalisation, m'éclate une énième foi à la figure comme à l'habitude avec son immense filmographie qui ne cessera jamais de me surprendre. Même pour le réfractaire à la Religion que je suis ça s'est laissé suivre d'une traite. La BO appuis le tout d'une manière magistrale. Ce n'est pas encore le genre de cinéma que j'affectionne le plus mais pas grand chose à y redire a part que c'est un bon film qui a emporté mon adhésion tant on y ressent une grande passion dans l'intention et une grande maîtrise formelle et narrative dans l'exécution. Je n'ose imaginer le recul qu'il faut avoir sur sa foi pour pondre à tel film. Pour ça Bravo !!
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 octobre 2014
Un film à la mise en scène magistrale et aux acteurs géniaux. Scorsese se fixe un défi assez ambitieux : entrer dans la tête de Jésus et réaliser une fantaisie cinématographique libre et provocante. Mais c'est vraiment dans la mise en scène que le cinéaste réussit pleinement son pari. Les grands espaces lui offrent un terrain de jeu illimité et la profondeur des personnages et leur aura lui permet un contraste très intéressant entre le désert immense et ce qui peut se passer dans la petite tête de Jésus. Cinématographiquement, le film est donc admirable et on est soufflé par tant de liberté dans le filmage et la justesse de chaque plan. Willem Dafoe est à la hauteur et incarne avec bonheur le messie. Malheureusement, si l'histoire, au début, captive et intrigue, le scénario bascule un brin dans des réflexions assez bas de gamme et verse trop dans le spectaculaire des miracles christiques. On flirte parfois avec le ridicule en faisant du Christ un super-héros prestidigitateur qui enchaîne les prouesses magiques. Plein de questions sont frôlées et pas traitées, et peut-être donc quele cinéaste aurait dû resserrer son récit. Dommage.
Cadreum
Cadreum

73 abonnés 823 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 septembre 2025
Qui est le film ?
En 1988, Martin Scorsese, déjà reconnu pour ses fresques criminelles (Taxi Driver, Raging Bull, Les Affranchis), surprend en adaptant le roman de Nikos Kazantzakis. La Dernière tentation du Christ naît d’une longue obsession d’un cinéaste catholique. Le film ne cherche pas à rivaliser avec les grandes fresques bibliques hollywoodiennes, mais à déplacer le récit évangélique vers l’intime. En surface, il raconte la vie de Jésus jusqu’à la crucifixion, mais avec une inflexion décisive : le Christ est ici un homme de chair, traversé par la peur, le désir et le doute.

Que cherche-t-il à dire ?
La Dernière tentation du Christ est l’un des gestes les plus radicaux de Scorsese, car il déplace le récit évangélique du registre dogmatique vers le champ de l’expérience intérieure. Ce n’est pas un film sur la doctrine chrétienne, mais sur la fragilité d’un homme confronté au fardeau d’incarner le divin. Scorsese y inscrit sa propre obsession : la culpabilité, la tentation, le poids de la grâce. Le Christ y devient figure du doute et du désir, pris dans l’entre-deux entre l’appel céleste et l’attachement terrestre. Le film ne cherche pas à nier le sacré, il le dramatise à travers la chair, en affirmant que la transcendance ne se vit pas dans l’abstraction mais dans l’incarnation souffrante.

Par quels moyens ?
Contrairement aux représentations hagiographiques, Scorsese filme un Jésus hésitant, parcouru de vertiges, effrayé par sa mission. Ce renversement est fondamental : il ne s’agit pas de sacraliser un être parfait, mais de montrer la foi comme combat intérieur. La sainteté ne se déduit pas d’une nature immuable, elle se forge dans la confrontation avec la peur et le désir. Ce choix ouvre un champ théologique et cinématographique : la sainteté comme lutte et non comme essence.

La fameuse « dernière tentation », où Jésus imagine une vie ordinaire faite de mariage, enfants, vieillesse, n’est pas une simple provocation antireligieuse. Elle révèle que la tentation n’est pas l’écart moral, mais l’épreuve radicale de l’imaginaire : et si l’on échappait à la mission, et si la vie se réduisait à l’intime, et si le salut n’était pas à porter pour tous mais à vivre pour soi.

Scorsese insiste sur la matérialité : la sueur, le sang, la poussière des routes. Le spirituel ne se vit pas en dehors du corps, il s’y éprouve. Les stigmates, les tremblements, la fatigue inscrivent le divin dans la chair. La foi devient ici incarnée, traversée par la douleur physique et par les pulsions.

Judas n’est pas ici simple traître, mais compagnon et miroir. Scorsese complexifie le récit en montrant Judas comme celui qui pousse Jésus à accomplir sa mission, presque comme un directeur de conscience. Cette relation traduit une vérité profonde : toute vocation, dit le film, exige un autre qui l’oblige à se réaliser, même par la négativité.

À l’opposé des fresques bibliques flamboyantes, Scorsese filme la rugosité : paysages arides, costumes simples, visages marqués. Ce dépouillement visuel recentre l’attention sur l’expérience intérieure. Pas de monumentalité, pas d’iconographie figée : le spectateur n’est pas invité à vénérer une image, mais à partager une angoisse.

La bande originale de Peter Gabriel, mêlant instruments anciens et textures contemporaines, inscrit le récit dans une temporalité ouverte. Ce n’est plus seulement l’histoire d’un peuple antique, mais une parabole adressée à l’homme moderne. Le Christ de Scorsese n’est pas relégué dans le passé : il est une figure toujours actuelle du doute et de l’engagement.

Où me situer ?
Je dois l’avouer, La Dernière Tentation du Christ m’a toujours laissé à distance. Là où d’autres films de Scorsese parviennent à faire jaillir une tension vivante entre l’intime et le monumental, celui-ci me semble englué dans une solennité raide. Le projet est passionnant sur le papier (interroger l’humanité de Jésus, sa tentation, sa chair tremblante) mais l’exécution m’a paru pesante, presque démonstrative. Le jeu de Willem Dafoe, malgré son intensité, reste prisonnier d’un dispositif trop didactique.

Quelle lecture en tirer ?
La Dernière tentation du Christ n’est pas une provocation, mais un film de spiritualité incarnée. Scorsese refuse la distance hiératique et choisit de montrer un Christ vulnérable, divisé, tourmenté. En cela, il réinscrit le sacré dans l’expérience humaine : la sainteté n’est pas absence de désir, elle est traversée du désir. L’œuvre est aussi bien théologique qu’autobiographique : Scorsese y met en scène sa propre tension entre le cinéma (art de l’image, donc du sensible) et la foi (quête de l’invisible). C’est ce qui fait de ce film une œuvre unique.
Nicolas S
Nicolas S

55 abonnés 670 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 7 juin 2019
Pas aidé par un matériau source bêtement littéral, Scorsese donne une relecture du Nouveau Testament décevante, notamment à cause d'une esthétique années 80 assez laide et d'une direction d'acteurs largement dénuée de subtilité. Difficile, donc, de sauver quoi que ce soit, si ce n'est quelques belles scènes dans le désert.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 21 janvier 2018
Les années 1980 sont difficiles pour Scorsese qui peine à séduire le public. « La valse des pantins », critique du show-business avec le duo De Niro/Jerry Lewis, est un échec cuisant. « After hours », Prix de la mise en scène cannoise en 1986, permet à Marty d’être reconsidéré. Une seconde rédemption (après « Raging bull ») qui lui permettra d’enchaîner avec un film plus commercial : « La couleur de l’argent ». Paul Newman glanera ainsi le seul Oscar de sa carrière. 1988 approche et Scorsese de terminer le film que je vais tenter de critiquer : « La Dernière tentation du Christ ». Assurément ma deuxième claque 2018 !
L’argument : Jésus Christ est-il un simple mortel ou prêche-t-il la ‘parole de Dieu’ ?
Réalisé avec les moyens du bord (avec un budget en-dessous des autres productions tels « Ben Hur » ou « Les dix commandements » pour comparer), Scorsese s’adapte en embaumant son histoire dans l’Histoire, le plus simplement possible avec des décors réducteurs néanmoins fulgurants, le moins de figurants possibles, un nombre minimum de costumes d’époque pourtant bien réalisés... . Ce qui en ressort ? Un effet ‘historique’ auquel on ne s’attendait pas : un effet ‘vite-fait’ qui nous surprend et nous amène à comprendre/analyser les motivations du personnage principal. De même, les effets spéciaux (lorsque Jésus est dans le Désert, les apparitions des serpents, de Satan, du feu…), kitsch à souhait, renforcent cet aspect ‘soudain’ du métrage, cette force d’envoûtement dans laquelle Scorsese nous plonge de manière totalement impromptue. Cette force d’enchantement est totalement soulignée par les paysages proposés par le regretté chef opérateur allemand Michael Ballhaus (collaborateur scorsesien : « After hours », « Les affranchis », « Gangs of New York ») qui nous offre des vues à couper le souffle, le tout en des couleurs tantôt épiques, tantôt qui se transforment en de noirs desseins (violence, cauchemars, la Croix du Christ, final totalement sombre). L’on suit ainsi Jésus Christ, ses apôtres et proches dans une histoire biblique faite de bric et de broc. Un effet finalement de style qui nous rapproche de la personnalité du Christ, chose voulue par Scorsese. Un manque de moyens certes, mais pour le plus grand bonheur du metteur en scène. Bravo, Scorsese. Le montage en est d’autant plus fluide, plus limpide. Et Thelma Schoonmaker, monteuse scorsesienne (récompensée par le Bafta du meilleur montage pour « Raging bull », Les affranchis », et de l’Oscar pour « Aviator » et « Les infiltrés » : rien que ça !), de répondre présente. Un style à la Scorsese bien défini pour une œuvre envoûtante.
Envoûtante, la musique l’est également. Mixée de la plus belle des manières, elle nous laisse sur place, sans voix. Elle permet de nous élever et de nous adresser à Jésus le plus simplement possible. Le compositeur n’est autre que Peter Gabriel. Les voix qui s’élèvent dans le ciel, les flûtes accompagnées de musique africaine, tout cela nous prend au cœur et c’est avec enchantement que l’un des membres fondateurs de Genesis nous emmène vers les cieux. Sublime !, Monsieur Gabriel.
De plus, le casting n’est pas en reste et Scorsese en reste digne. Amen. Willem Dafoe (acteur qui passe du cinéma d’auteur au blockbuster : « Platoon », « Sailor et Lula », et vu dernièrement dans « Seven sisters »), incarnant un Jésus Christ convaincant à souhait, forme avec l’exceptionnel Harvey Keitel (qu’on ne présente plus : « La mort en direct », « Reservoir dogs », « Copland »…) dans la peau de Judas un duo d’enfer et d’émotions. A leurs côtés, seuls le regretté David Bowie (la star de « Furyo » au cinéma), charismatique en Ponce Pilate et Tomas Arana (pointure des seconds rôles : « L.A. confidential », « Gladiator », « La mort dans la peau »), un inquiétant Lazare, tirent leur épingle du jeu. On peut néanmoins noter la présence de Verna Bloom, Barbara Hershey, Harry Dean Stanton et Juliette Caton (voir leur filmo respective !) dans des rôles oubliables, pour ma part. C’est dire la part de prestige que s’est offert le réalisateur. Une part de lion non négligeable. Bravo, Monsieur Scorsese.
« La dernière tentation du Christ » montre donc un Jésus-Christ tiraillé entre sa vie humaine et sa divinité. Scorsese joue ainsi sur tous les tableaux jusqu’à prendre parti, notamment pour la dernière heure du métrage. Le scénario de Paul Schrader, l’explorateur des tabous (réalisateur de « Blue collar », « La féline »), se basant sur l’œuvre de Nikos Kazantzakis, allant aussi dans ce sens. Ainsi, le duo qui avait travaillé sur « Taxi driver » et « Raging bull » se confronte ici au fondamentalisme primaire. Qui est Dieu, qui est Jésus-Christ, pourquoi vit-on et qui nous a donné vie. Toutes ces questions nous emportent au gré de l’histoire de Jésus-Christ et par-delà toutes les conventions. Marty, qui avait un temps pensé devenir prêtre, embrase ici sa cause perdue. La religion, remise au centre de son cinéma, atteint un paroxysme rarement atteint au cinéma. Divinité, subversion, humanité… tous les thèmes relatifs à la religion nous maintiennent dubitatifs une fois le film terminé. Et maître Scorsese de nous faire réfléchir à notre existence, notre place sur Terre… .
Deuxième chef d’œuvre pour un Martin Scorsese au sommet de son art, « The Last Temptation of Christ », film biblique, fait indéniablement partie d’un monument de cinéma.
Spectateurs, pendant le visionnage… ‘silence’ !
Interdit aux moins de 15 ans.
Notes : Tout d’abord, c’est Barbara Hershey qui a donné le livre de Kazantzakis à Scorsese sur le tournage de « Bertha Boxcar »
Ensuite, Universal a accepté de produire « La dernière tentation du Christ » si le réalisateur tournait un film plus commercial pour eux : « Les nerfs à vif » pouvait voir le jour.
Pour terminer, considéré comme un sacrilège absolu par les croyants, « La dernière tentation du Christ » a été classé sixième sur les vingt-cinq films les plus controversés de tous les temps.
Philippe C
Philippe C

127 abonnés 1 192 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 octobre 2014
On peut comprendre que ce film qui prend quelques libertés avec les évangiles ait été considéré comme blasphématoire par les chrétiens, puisqu'il remet en cause l'équilibre "fils de Dieu/homme" de Jésus qui est la base de la religion catholique. le Jésus de Scorsese est plus Homme, voire prophète que Dieu. On peut penser que n'importe quel film sur la vie de Mahomet (mais y-en-a-t'il ?) serait forcément blasphématoire pour les musulmans. Ceci étant posé, reste un regard tendre de Scorsese que cet homme tiraillé entre ses pulsions missionnaires et son "humanitude". La dernière tentation du diable déguisé en ange, à laquelle Jésus cède, est celle de descendre de sa croix et vivre comme tout le monde, au milieu de la famille qu'il a fondée. Mais, si on comprend bien la fin, a-t-il bien cédé à la tentation ? Ou a-t'il simplement laissé vagabonder son esprit pour adoucir son agonie ? Tout comme Emmanuel Carrère dans "Le Royaume", Scorsese pose bien par ailleurs, le problème du caractère révolutionnaire du message du Christ par rapport à la tradition juive dans un contexte d'occupation romaine de la Palestine, ce qui lui vaudra sa condamnation à mort. La thèse de la proximité fraternelle de Jésus et de Judas et de la trahison sur commande par ce dernier est assez isolée, mais certains écrivains et exégètes l'avaient développée bien avant le film de Scorsese/
Au total un film iconoclaste plutôt que blasphématoire, et qui atteint son but : faire réfléchir sur une histoire exceptionnelle, pa run scénario original servi par de bons acteurs et une mise en scène tendre et humaine
ElBlasio
ElBlasio

38 abonnés 324 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 février 2010
En proposant une vision toute scorsesienne de Christ (c'est à dire un personnage empli de doutes, de question), Martin nous propose une vision hallucinante des évangiles. Le paradoxe, c'est qu'on est ici très fidèle aux écritures ainsi qu'à la reconstitution de l'époque et pourtant rarement le personnage du Christ nous aura paru aussi... humain. Une baffe !
Lotorski
Lotorski

26 abonnés 588 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 mars 2014
Ce film de Scorsese n'est peut-être pas à ranger parmi ses plus grands chefs-d'oeuvre, mais il n'est pas dénué d'intérêt pour autant. Il y a évidemment une envie de provoquer, mais au final j'ai été surpris de devoir constater que le christianisme n'est pas vraiment rabaissé, c'est peut-être même le contraire. Au final, qu'on soit croyant ou pas, "La dernière tentation du Christ" invite à la réflexion. En ce qui me concerne, les 163 minutes ont passés rapidement.
cylon86

2 840 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juillet 2012
Projet que tenait à cœur Scorsese, on comprend aisément pourquoi ce film a attiré tant de controverses : le Jésus que nous présente le scénario de Paul Schrader et qu'incarne Willem Dafoe avec une grande justesse n'a rien de l'image glorieuse que l'on s'en fait. Il est ici présenté comme humain avec ses défauts et ses peurs, allant jusqu'à supplier Dieu de ne pas le crucifier. On pourra saluer l'audace de cette évocation de la vie de Jésus où le cinéaste semble s'être laissé absorber par son sujet au point d'en oublier son sens de la mise en scène si aiguisé d'habitude et qui n'apparaît ici que rarement. Et si la réflexion faite n'aboutit pas, il faut reconnaître au film un intérêt particulier qui réserve de beaux moments, reposant surtout sur Dafoe campant un Jésus plus vrai que nature mais également sur Harvey Keitel, impeccable en Judas malgré sa coupe de cheveux improbable.
Fabien S.

690 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2019
Un excellent film de Martin Scorsese sur les dernières heures de Jésus Christ selon la Bible avec William Dafoe brillant dans le rôle du fils de Dieu .
Xavi_de_Paris

370 abonnés 2 859 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2014
Une interprétation personnelle, et donc forcément sujette à débats, de la vie de Jésus Christ, notamment sur le sujet de la résurrection, et sur son humanité. D'un strict point-de-vue cinématographique, le film tient largement la route, ne manquant pas d'un certain souffle. Willem Dafoe est plutôt convaincant dans un rôle difficile à porter. L'on ne s'ennuie jamais grâce à un certain rythme et à une réalisation maîtrisée. Après, chacun interprétera à sa manière cette version du Nouveau Testament. A voir.
NomdeZeus
NomdeZeus

134 abonnés 1 044 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 février 2014
J'ai du mal à comprendre l'intense controverse que provoqua ce film dans les milieux chrétiens à l'époque. En effet, si Scorsese s'intéresse avant tout à la dimension humaine de Jésus (d'où la présence du doute et de l'erreur), il ne remet jamais en cause sa nature divine. Les rares coups de canifs dans l'évangiles (Jésus fournisseur officiel de croix pour l'autorité romaine, Juda martyr consentant, la fameuse dernière tentation...) sont autant de ressorts scénaristiques qui permettent au réalisateur d'explorer le cheminement spirituel et les facettes politiques de ce grand personnage. Au delà de toute polémique, La Dernière Tentation Du Christ est une œuvre audacieuse qui souffre seulement d'un certain manque de caractère et d'une ambiance sonore plutôt quelconque.
Flotibo
Flotibo

75 abonnés 1 441 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2012
Scorsese porte à l'écran une évocation de la vie du Christ tirée d'un roman des années 50. Willem Dafoe interprète donc Jésus avec beaucoup de force et donne au personnage un aspect très humain. La réalisation est de qualité, comme toujours on pourrait dire avec Scorsese. L'intrigue et le scénario sont de bonne facture ce qui permet de compenser largement certaines longueurs. Un film qui ne laisse pas insensible, c'est le moindre que l'on puisse dire.
MadAngelus
MadAngelus

56 abonnés 536 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 février 2012
The Last Temptation of Christ est un pur chef d'œuvre de Martin Scorsese. Les mots me manquent pour décrire l'avalanche d'émotions que peut susciter ce film à la beauté formelle irréprochable et dont l'histoire traduit une vision du personnage d'une épaisseur rarement égalée. Ce n'est pas l'immonde daube de Mel Gibson qui pourra dire le contraire. La Dernière tentation du Christ c'est un film difficile aussi, mais pas à causes de scènes choquantes, n'étant pas religieusement actif, cette violence et ces transgressions me fascine plutôt que me dégouter, mais à cause du message profondément humain et métaphysique qu'il véhicule. Enfin, je souhaiterai saluer la performance viscérale de Willem Dafoe, époustouflant comme souvent. Chef-d'œuvre.
JeffPage
JeffPage

43 abonnés 534 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 septembre 2012
Avec ce film, Martin Scorsese nous offre une vision différente de la vie de Jésus, le présentant comme un homme lunatique et très humain. Celui-ci est interprété par Willem Dafoe, impressionnant dans ce rôle notamment lors de la scène de la crucifixion. Il est secondé par Harvey Keitel en Judas qui, ici, n'est pas un traître mais un disciple fidèle. Côté réalisation, Scorsese est très visuel dans sa façon de faire et multiplie les plans magnifiques. La musique de Peter Gabriel, mélangeant rythme ancestraux et musique électronique est superbe. Malheureusement, le film est trop long et de nombreuses scènes sont inintéressante. Ce film reste malgré tout intéressant, ne serait ce que pour sa vision de Jésus.
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