La Dernière tentation du Christ
Note moyenne
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144 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 16 janvier 2016
J'ai pourtant essayé de regarder ce film comme une simple fiction et avec un esprit d'ouverture.
J'avais simplement envie de regarder un film inspiré d'un livre et de la libre imagination de son auteur.
Malgré toute ma bonne volonté, nous sommes clairement devant un film à la gloire de satan qui aurait mieux fait de s'intituler "La Dernière Tentation du Malin"...
C'est tout simplement l'antithèse des évangiles avec un Jésus qui utilise des paroles savamment détournées dans des situations plus ridicules les unes que les autres...
Je ne parlerai même pas de la représentation de Jean le Baptiste tant tout cela est grotesque...
Fuyez cette PURGE afin d'économiser trois heures précieuses de votre vie...
Et s'il vous venez l'envie d'en savoir plus sur le Christ, ouvrez plutôt les Evangiles et vous aurez beaucoup plus de chance de trouver Dieu et ce qu'Il représente.
Danny Wilde
Danny Wilde

133 abonnés 502 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 octobre 2015
Il faut d'abord préciser une chose : ce film n'est pas véritablement une vision de metteur en scène sur la Passion (tel que le fera Mel Gibson dans la Passion du Christ), mais l'adaptation du roman de Nikos Katzantzakis, auteur bien connu de "Alexis Zorba". Bien-sûr, Scorsese y a mis un peu de son style, il aura ainsi abordé tous les genres. C'est une oeuvre dérangeante, mais intéressante par l'idée qu'elle développe. Certes, les catholiques intégristes pourront y trouver à redire, mais le film ne méritait pas le scandale provoqué à sa sortie, il a permis aussi à Willem Dafoe d'endosser un rôle difficile pour lequel son physique ressemblant au Christ, ajoute un certain trouble. Mais le petit défaut de ce film est peut-être son casting de stars qui ne permet pas un recul suffisant, il fallait un acteur puissant comme Dafoe pour le rôle-titre, mais le reste de la distribution aurait gagné en réalisme avec des acteurs moins connus..
Le Blog Du Cinéma
Le Blog Du Cinéma

122 abonnés 300 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 octobre 2015
Nouveau changement d’horizon pour Scorsese, qui nous propose carrément un bond en arrière de 1988 ans, et d’observer les derniers instants avant la « fameuse » crucifixion du messie.
Toujours porté par le réalisme du sujet qu’il filme, cette vision des derniers instants de Jesus ne pouvait qu’être troublante.
Plutôt que l’image publique d’un dieu parfait sous tout rapports, Scorsese choisit d’en faire … Un vulgaire humain. Assailli par les doutes, les désirs, des regrets, « des péchés »; une seconde lecture plus réaliste et triviale de la vie de Jesus – de Dieu ! – écorchant forcément le puritanisme perpétué par deux millénaire de dogmes. On comprend aisément ce qui a pu mener le film à être la cible de menaces, et l’instigateur d’attentats (un cinéma brûlé, un mort, rien qu’en France). Cela rappelle d’ailleurs lointainement, que ce fameux doute vis à vis de la religion fut la cause de nombreuses guerres, aujourd’hui encore…

Toutefois, si LA DERNIÈRE TENTATION DU CHRIST ne fonctionne pas, il m’a semblé que cela était plus lié aux auteurs Paul Schrader (scénariste) et à Martin Scorsese eux mêmes, qu’à un problème de fond;

L’écriture de Schrader fonctionne sur un principe simple: confronter un contexte à des comportements humains et réalistes. la mise en scène de Scorsese inscrit les personnages et leur intime au sein d’un environnement réaliste et immersif. Leurs enjeux sont ainsi définis – non pas par un scénario tel qu’on peut le concevoir, mais par la réalité à laquelle les personnages appartiennent, et ne peuvent s’extraire. Si cette formule fonctionnait si génialement dans Taxi Driver et Raging Bull, c’est d’un coté grâce à la maîtrise des auteurs de leur propre histoire/culture, et de l’autre par l’intime et les obsessions personnelles qu’ils transmettaient à leurs personnages (la fascination pour la rédemption, le rapport à la femme); si par exemple, le New York de Taxi Driver parait toujours si viscéral, c’est parce qu’il retranscrit au delà de son époque, quelque chose plus enfoui, un schéma définissant par l’intime et les destinées individuelles, les valeurs et la culture américaine. C’est la base de l’écriture de Paul Schrader, et par extension, des films de Scorsese.
Mais en transposant ces traits à l’histoire de Jesus, le cinéma des deux hommes perd cette composante primordiale qu’est le contexte. Le seul véritable enjeu de LA DERNIÈRE TENTATION DU CHRIST, par conséquent, est d’observer comment les auteurs parviennent à transmettre leurs propres personnalités et obsessions intimes à des personnages somme-toutes fonctionnels, puisque « définis et avérés ». Pas par n’importe quel matériau; par LA BIBLE.

À cela on rajoute que les deux artistes avaient trouvé en Robert De Niro le réceptacle idéal pour exprimer leur schizophrénie existentielle. Ici, Bien qu’on apprécie beaucoup Willem Dafoe, l’acteur ne semble pas toujours comprendre ou emmener son personnage, réduisant parfois Jesus à de l’hébétude soumise. Idem pour le reste du casting, évoluant entre interchangeabilité et fonctionnalisme – la faute à un manque palpable de considération de la part d’un script centré sur Jesus. On exceptera Judas et Marie Madeleine, rôles pivots mais malheureusement peu étoffés, et donc interprétés avec peu de conviction par les intenses Harvey Keitel et Barbara Hershey. De plus, le fantastique inhérent à ce récit biblique ne peut se parer des atours définissant le cinéma des deux hommes, rendant souvent ridicule sa propre représentation. Effets spéciaux non maîtrisés, excès de dialogues explicatifs, ambiance sonore datée… Constater ces éléments casse immédiatement l’immersion, pourtant si travaillée.

Difficile donc pour le spectateur, de construire de l’empathie envers quiconque ou de se sentir happé par un univers inscrit dans une reconstitution très théorique réalisée à partir d’un matériau fantastique difficile à rendre concret. Loin d’être des détails, cela diminue considérablement l’immersion, l’intérêt que l’on peut porter au film et la crédibilité de l’ensemble.

C’est dommage car dans le fond, il y a des choses passionnantes; Schrader créée par son écriture, un décalage certain en opposant modernité, intime et réalisme, avec ce conte fantastique qu’est celui des derniers jours de la vie de Jesus. Un décalage prenant des atours de discours métaphysique confrontant le concret, l’envisageable, et le mystique dans un dialogue entre Jesus… et lui même; un raisonnement sur la place du réel (l’Homme, ses désirs, ses actions, ses sentiments) par rapport à l’abstrait (la religion, la destinée, la notion de choix, les sentiments). Ui trouve dans chaque interaction, matière à interprétation et à réflexion. Ce postulat trouve son paroxysme dans le climax du film, qui SPOIL voit Jesus vivre une vie normale, construire une famille et un quotidien loin de toute destinée messianique. Hors sur son lit de mort, lui apparaît la vérité; cette vie alternative est l’oeuvre du malin, d’un Satan ayant pris corps pour accompagner la disparition d’un symbole éternel d’espoir. Telle est la dernière tentation du Christ : succomber au péché originel: l’envie.; une introspection « divine », une ultime « relecture », qui si elle manque un peu d’intérêt, de suspens et de rythme d’un point de vue cinématographique, ne manque pas de surprendre par son audace teintée de logique et de respect.
Puis il y a un autre point de vue sous cette ultime scène, celui de Scorsese, lui-même:
Et s’il s’agissait de l’illustration mégalomane et tardive d’un questionnement existentiel vieux de vingt ans, lorsque le réalisateur hésitait encore entre devenir prêtre (oui), ou embrasser une carrière artistique ?
On peut imaginer Scorsese se posant cette question:
« si je deviens religieux, ne vais-je pas regretter la vie que je ne vivrai jamais ? »

En bref, LA DERNIÈRE TENTATION DU CHRIST est un film OVNI, jamais passionnant car plombé par un rythme trop lancinant et une certaine prévisibilité (forcément, le film est adapté de la bible), de même qu’un manque flagrant d’empathie, et de crédibilité.
Pourtant, le film propose tout de même un postulat passionnant: une vision ultra-réaliste du « conte fantastique » qu’est la vie de Jesus ! Pourtant en fin de compte, LA DERNIÈRE TENTATION DU CHRIST ne remet jamais en doute la religion elle même, mais questionne l’humain et son rapport au mystique, dans la volonté de comprendre l’inconcevable en le ramenant à des considérations triviales.

LA DERNIÈRE TENTATION DU CHRIST a été chroniqué dans le cadre de la rétrospective consacrée à Martin Scorsese par le Festival Lumière 2015, pour laquelle nous sommes revenus sur l’oeuvre du cinéaste
 Kurosawa

676 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 septembre 2015
Quand on sait la place de la religion dans la filmographie de Scorsese, il fallait bien que ce dernier fasse un film sur le Christ. L'entrée en matière est plutôt réussie, Jésus (Willem Dafoe saisissant) se décrit comme un homme qui vit constamment dans la peur, il se dit être le pire des salauds, un lâche qui s'empêche de tuer uniquement parce qu'il redoute les conséquences d'un tel acte. Mais très vite, les visions apparaissent et les miracles se succèdent, ceux-ci n'empêchant pas les multiples répétitions qui passent principalement pas les dialogues (guider les hommes par l'amour ou faire la guerre, éternel dilemme rabâché sans jamais parvenir à une décision). Dans ce flot d'images qui ne permettent pas de dégager de réels enjeux, il devient difficile de savoir où se situe le cinéaste par rapport à son histoire. Il semble n'avoir ni empathie ni rejet pour les personnages tout comme sa croyance vis-à-vis de leur parcours reste en suspens. Il faut attendre les vingt dernières minutes pour enfin voir une véritable originalité déployée, à partit du moment où Jésus est emmené sur la croix. Cette partie finale, la meilleure du film, prend des libertés absolument jubilatoires, n'hésitant pas à remettre en cause la légitimité de la croyance et offrant un renversement inspiré de la relation établie entre Jésus et Judas. Dommage toutefois que Scorsese fasse honteusement marche arrière lors d'une scène finale qui tend à effacer la prise de risque antérieure. Au fond, "La Dernière tentation du Christ" est un film étrange, déséquilibré à cause de la cohabitation d'un scénario pauvre qui fait du surplace et d'images malades qui viennent régulièrement dynamiser et hanter une histoire qui vire subitement dans le fantastique. Profondément inégal, handicapé par une absence de ligne directrice mais loin d'être antipathique.
Celestia T.
Celestia T.

1 abonné 48 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juin 2015
On comprend que l'Eglise ait rejeté autant le livre que le film, qui mettent en scène un Jésus profondément humain, faible et tenté par la chair. Mais ce Jésus, s'il s'éloigne du personnage biblique, se rapproche de notre condition, et ainsi son message peut aussi bien être entendu des athées que des croyants. Le film traîne un peu en longueur, ce qui n'enlève rien à son intérêt. Certaines scènes sont sublimes, notamment grâce au jeu de Willem Dafoe qui incarne son personnage à merveille. Un péplum blasphématoire certes, qui a le mérite toutefois de faire de la vie de Jésus un objet d'intérêt pour l'art, tant en littérature qu'au cinéma.
flushroyal
flushroyal

52 abonnés 910 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2015
Il est toujours difficile de rédiger une critique ou analyse de ce genre de film tant les considérations philosophiques et religieuses de chacun peuvent revenir sur le tapis et au final on ne débat plus du film lui même. Pour ma part, en tant qu'agnostique, j'ai trouvé ce film très courageux car Martin Scorsese loin de vouloir faire une adaptation académique et pédagogique de la vie « officielle » de Jésus ( comme cela a déjà été fait par plusieurs cinéastes avant lui) décide de prendre un parti pris très personnel. Avec une grande sincérité, il continue de traiter de thèmes qui obsèdent son cinéma depuis le début. Il se concentre sur l'humanité pleine et entière de Jésus et c'est ce qui fait le film si poignant. Certains passages, notamment de subtiles scènes de dialogues, sont vraiment magnifiques. Le film est souvent très intéressant et explore avec sincérité le dilemme exposé dès l'introduction de manière claire : L'impossibilité pour l'homme d'atteindre à 100% la sainteté (au sens chrétien du terme) et d'une manière plus générale, le tiraillement de chacun entre les passions les plus corporels et l'élévation spirituelle ( quelle que soit la forme qu'on lui donne, religieuse ou pas). Il y a vraiment 3 films en un dans ce film, ce qui est un peu déstabilisant et donne l'impression de voir plusieurs films à la fois. . Toute la première partie est assez surprenante. La vie de Jésus avant son départ pour le désert étant totalement inconnue et n'étant pas traitée dans les textes, il y avait une large possibilité d'interprétation. Sans en révéler la teneur, j'ai trouvé cette première partie très courageuse et poignante. La partie centrale du film est plus classique dans le sens ou elle reprend plutôt fidèlement certains passages des textes officiels. Mais Scorsese reprend surtout des passages ou Jésus fustige la cupidité, l'argent et l'or ce qui n'est pas un choix anodin. Par ailleurs, autre parti pris très courageux, Scorsese n'hésite pas à explorer ce qui peut paraître de violent et de folie dans la sainteté vu de l'humain. Par ailleurs, on retrouve bien sur à l'écran des scènes emblématiques qui sont adaptés plutôt fidèlement. Celle avec Ponce Pilate traite toutefois particulièrement du principe de responsabilité individuelle ce qui est complètement inattendue mais très intéressant. De plus, il n'y a pas d'intervention extérieur de Dieu, pas de mise en scène de celui-ci, tout est centré sur la vie intérieure de Jésus et tous ces éléments confèrent au film un côté presque laic et objectif. Si l'on peut regretter que les apôtres ne soient pas vraiment développés, c'est parce que tout le film est centré sur la relation entre Jésus et Judas ce qui donne lieu à des dialogues passionnants. Enfin, il y a cette dernière partie qui est celle qui a causé le scandale autour du film car Scorsese, ayant pris le parti d'humaniser au maximum son Jésus, pousse le curseur jusqu'au bout. Cette dernière partie fonctionne comme un miroir des premières scènes du film. Le rythme est un peu lent et certains croyants seront sans doute choqués par un ou deux passages. Reste que Scorsese n'a pas inclut ces passages uniquement pour faire scandale et c'est simplement une logique par rapport à ses thèmes de départ et une façon de les assumer jusqu'au bout. Cinématographiquement, j'ai trouvé le film extrêmement maîtrisé, audacieux et intéressant. La mise en scène de Scorsese est vraiment solide avec des plans et mouvements de caméra très sophistiqués que j'ai trouvé excellents car tout sauf gratuits et démonstratifs mais totalement au service de son sujet. La photographie est parfois très osée et cultive l'ambiguité de certains passages oniriques qui en deviennent très atmosphériques et marquants. En conclusion, j'ai trouvé le film très intéressant, très courageux et doté d'une construction originale, une grande mise en scène et quelques séquences dialogués remarquables. Scorsese expose sa vision personnelle sans arrogance de vouloir présenter une version objective et officielle , ce n'est que SA vision, simplement la sienne, et elle a le mérite de donner matière à réfléchir.
Xavi_de_Paris

370 abonnés 2 859 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 décembre 2014
Une interprétation personnelle, et donc forcément sujette à débats, de la vie de Jésus Christ, notamment sur le sujet de la résurrection, et sur son humanité. D'un strict point-de-vue cinématographique, le film tient largement la route, ne manquant pas d'un certain souffle. Willem Dafoe est plutôt convaincant dans un rôle difficile à porter. L'on ne s'ennuie jamais grâce à un certain rythme et à une réalisation maîtrisée. Après, chacun interprétera à sa manière cette version du Nouveau Testament. A voir.
NeoLain

5 902 abonnés 4 745 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 novembre 2014
Scorsese adapte un livre sur Jésus dont l'auteur est grec. Le livre choqua lors de sa parution, le film échappe pas non plus à la loupe et fait scandale auprès des autorités chrétiennes et orthodoxes. L'histoire commence bien avant qu'il soit trahi par son disciple Judas, et bien avant la crucifixion. Ce qui frappe par dessus-tout ici, est que Jésus se voit comme un simple humain et non le Messie. Du moins c'est la base, car avec ça, Jésus est rempli de doutes, sa chair et son esprit absorbe ce qu'il entend. Tout ceci est très bien, ça donne envie de plonger dedans afin de vivre la totalité de l'oeuvre. Malheureusement, une grosse partie demeure comme inaboutie, ou pas assez passionnant même si l'on ressent un Scorsese passionné de par sa réalisation et la direction des acteurs. Willem Dafoe, et surtout Harvey Keitel juste formidable dans le rôle de Judas. Et j'ai fortement apprécié qu'ici on nous explique comme quoi Judas spoiler: trahi son maître parce que son maître lui demande de son propre gré
. Soulignons la présence de quelques instants de David Bowie dans le rôle de Pilate et la musique par le compositeur Peter Gabriel.
Black-Night
Black-Night

221 abonnés 421 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 octobre 2014
La Dernière Tentation Du Christ est un bon film. Scorsese signe ici un film qui n'est pas accès grand public sur la vie de Jésus et de ses disciples. Au final, l'évangile selon Scorsese ça vaut le détour. De par son histoire attrayante même si l’on n’est pas adepte, cela reste intéressant. Comportant quand même des longueurs l'ensemble reste correct. Les acteurs sont extras surtout Willem Dafoe né pour ce rôle qui incarne le Christ à la perfection. Une bonne réalisation hormis deux trois plans pas très réussis. Une bonne B.O qui colle parfaitement au thème et à l'ambiance, bien que pas assez présente mais qui apporte beaucoup au dépaysement total que le métrage nous procure. La fin qui est l'explication concrète du titre du film est superbe. En clair bien qu'il ne soit pas un chef d'œuvre, c'est un film qui mérite d’être vu et qu'il faut voir. Ma note : 7.5/10 !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 octobre 2014
La dernière tentation du Christ est un film particulier, auquel il me semble difficile de prononcer une critique "habituelle'. Tant son contenu peut paraître troublant, pour les religieux comme pour les athéistes.
Les décors sont sublimes et la formidable musique qu'accompagne ce film renforce encore plus la dimension orientale de l'histoire et les acteurs sont talentueux. Willem Dafoe joue d'une manière réaliste un Jesus très humain et pieux.
La dernière partie du film est la plus réussie et confirme le titre.
Un film à voir.
7eme critique

627 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 octobre 2014
Les films purement religieux m'ennuient beaucoup, mais le nom de Martin Scorsese est très motivant pour tenter l'expérience de "La dernière tentation du Christ". Malheureusement, dès que l'on s'aperçoit de cette réalisation soft et pas vraiment digne de ce grand cinéaste, on se déçoit petit à petit, et ce, même avec la profondeur qui peut en découler du scénario. Difficile de traiter ce genre de thème sans en soulever la moindre polémique (les fanatiques religieux ne laissant aucune place à la liberté artistique concernant leur raison de vivre), quoi qu'il en soit, le film aura le mérite de nous apprendre certaines choses en nous mettant dans la tête de Jésus-Christ, sans pour autant offrir un film incontournable, sous cette mise en scène mineure, ne reflétant pas l'immense talent de Martin Scorsese.
Critik D
Critik D

177 abonnés 1 103 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 octobre 2014
Un très beau film, merveilleusement réalisé par Martin Scorsese, un casting brillant. Et un sujet compliqué très bien démontré et analysé. Un film à voir absolument pour le message et la représentation qu'il a de cette part d'histoire.
pierrre s.

565 abonnés 3 444 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 octobre 2014
Apres un début intéressant, le péplum de Scorsese prend une tournure bien différente, et part un peu dans tous les sens. Chose qui nuit au film.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 12 janvier 2015
Quelle claque ! Quelle interprétation de Willem Defoe !
L'histoire, on la connait...mais jamais formulée ainsi ! Quelle fin ! C'est de la tuerie ! C'est génial. Tellement bien réalisé, quel génie ce Scorsese !
Quel rythme ! On ne s'ennui pas une seconde ! Moi ça me passionne !
Les 2 heures de début son super, fidèle à la bible, puis un changement apparaît, l'ange gardien vient le chercher...
On comprend pas trop ce qui passe, alors on se dit : Mince! Qu'est ce qui passe ?! Ça doit pas se passer comme ça normalement... Mais justement, ça change tout! Au début on est un peu déçu mais la fin, quelle fin !
Les quelques défauts, c'est que Jésus n'a pas ses stigmates aux poignets, mais dans la pomme de ses mains...
Les hommes crucifiés à des arbres dont les branches partent en live WTF !? Et Jésus, crucifié les jambes courbées sur le côté ? Non mais allô!
Et un peu deg aussi qu'Il ne dise pas la réplique culte : I am the Way, the Truth and the Life, the Alpha and the Omega, the First and the Last, the Begining and the End.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

144 abonnés 2 088 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2014
Une époustouflante réécriture de la vie de Jésus d'après le roman éponyme de Nikos Kazantzakis (1954), (déjà) menacé d'excommunication en son temps. Si la plupart des grands principes de l'évangile sont respectés, certaines "libertés" valurent en effet au film de violentes attaques de la part de chrétiens fondamentalistes à sa sortie en 1988, faisant plusieurs blessés et même un mort. Ainsi, chez Martin Scorsese, Jésus confectionne des croix destinées à la crucifixion de ses pairs Juifs avant d'être appelé par Dieu ; Marie-Madeleine est dépeinte sous les traits d'une prostituée inconsolable de ne pas être aimée (physiquement) par Jésus ; Judas trahit le Christ à la demande de ce dernier, afin de réaliser la prophétie ; enfin - et surtout - Jésus est tenté sur la croix par une vie "normale" de père de famille, bien éloignée de sa mission divine. Ce film hors-norme - pourtant tourné avec un budget modeste - exigeant, mystique, à l'ambition démesurée, est parcouru de nombreux questionnements sur la lutte entre le corps et l'esprit. Portée par une envoûtante musique signée Peter Gabriel, la mise en scène révèle de purs moments de cinéma : les scènes de la retraite dans le désert ou de la crucifixion sont à ce titre magistrales.
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