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Un visiteur
4,0
Publiée le 8 décembre 2012
Film très attachant par sa liberté de ton,son humour et ses fulgurances poétiques même s'il est très daté(on est juste après 68),B.Ogier crève l'écran.
Revisionné quarante ans plus tard, ce film m’a déçu. Sa modernité bien réelle en 70, après le bouillonnement de révolte de 68, s’est bien calcinée dans les flammes des décennies suivantes, à l’inverse de la salamandre ! Ce fut un excellent film certes, mais pas un chef-d’œuvre comme l’affirmait les papes de la critique de l’époque (maintenant c’est des ayatollah !) car il est loin d’être éternel. Essentiellement un film social, un film de révolte dans la grisaille suisse, un film féministe dans le sens positif du terme, il m’a donné un peu de mélancolie de ces temps anciens mais m’a ennuyé par son côté décalé, par ses messages qui n’ont plus guère de sens. Mais il reste l’ironie du ton, le merveilleux travail sur le noir et blanc, la qualité de la BO, le montage simple et nerveux. Quant aux acteurs… une fantastique Bulle Ogier qui porte tout le film, ses deux compères manquant – du moins à l’époque – de métier de façon patente, ou surjouant, ou jouant faux. Je ferai de ce film une relique à garder au fond d’une boîte à chaussures avec les seuls souvenirs d’une actrice magique et de lumières fantastiques. Et quelques moments d’amusement.
Film très sympathique, Tanner se laisse aller et ses personnages semblent lui échapper dans leurs délires. Bulle Ogier est admirable dans ce rôle où les deux hommes tentent de la saisir sans y parvenir.
Il y a une petite alchimie très agréable qui se crée grâce au trio d'acteurs et une forme de spontanéité dans la réalisation rafraîchissante alors que le sujet pouvait tirer le film vers une pente bien déprimante. Bulle Ogier est une nouvelle fois superbe ce qui prouve la nullité de certains réalisateurs.
Voila un film qui aurait très bien pu s'intituler « La belle et les désœuvrés » (j'avais utilisé un autre terme mais Allo Ciné m'a censuré ;-). L'histoire d'une jeune et fort jolie jeune femme, soupçonnée d'avoir tiré sur son oncle, et que deux scribouillards en mal de copie et d'argent vont interviewer dans le but d'en retranscrire l'histoire. Ce scénario plutôt faiblard, dénonçant en filigrane l'esclavagisme de nos sociétés postmodernes, semble surtout être le prétexte idéal pour mettre en scène la belle et rebelle Bulle Ogier, qui illumine tout le film, de sa première apparition jusqu'à la sublime scène finale.
Avec La Salamandre, Alain Tanner capte l’esprit libertaire et désenchanté du début des années 70 à travers un récit qui semble constamment refuser les cadres narratifs traditionnels. Bulle Ogier irradie le film d’une énergie insaisissable, personnage libre et contradictoire que Tanner filme moins comme une héroïne que comme une échappée permanente aux projections masculines qui tentent de la définir. La mise en scène possède une légèreté presque documentaire, traversée par une ironie douce-amère qui donne au film un charme singulier et profondément mélancolique. Pourtant, cette volonté de fragmentation et de flottement existentiel finit parfois par émousser la portée émotionnelle du récit, comme si le film préférait observer ses personnages plutôt que réellement les sonder. Une œuvre emblématique de son époque, subtilement anticonformiste, mais dont la nonchalance intellectuelle laisse une impression plus stimulante que véritablement bouleversante.
Film soporifique, peu d'actions, beaucoup de paroles, du coup, j'ai fait une petite sieste de laquelle j'ai été réveillée par les ronflements de ma mère qui s'était aussi endormie.
rooooooo zzzzzzz rooooooo zzzzzzzz rooooooo zzzzzzz...hum? c'est fini? long, trop long, ennuyeux, les acteurs eux-mêmes semblent s'ennuyer fermement. Tout le long du film on peine à accrocher, en dépit des efforts. A mon sens, un film surestimé, comme de nombreux films d'auteurs