A chaque film le même constat, Belmondo et Verneuil forme un duo au plus que parfait! Week-end à Zuydcoote, en est une illustration supplémentaire. Jeu d'acteur, réalisation, dialogues, musique, tous les éléments d'un grand film sont là.
Henri Verneuil débute son récit à l 'instar du roman de Robert Merle ,durant les premiers jours du mois de Juin 1940, dans une poche de la Mer du Nord où un morceau de l'Armée Française essaye de rejoindre l'Angleterre. Le week-end sera tragique pour la France et pour le soldat Julien Maillat...Ce dernier,se trouve pris au piège entre la mer et les Allemands qui approchent de manière inéluctable ..Julien Maillat vit en communauté ,Pierson ,Alexandre et Pinot "aussi sec" apportent un semblant de noyau familiale alors que les bombardements dévastent toutes vies humaines à l 'horizon ..Mais plus que la guerre c’est l’amitié de circonstance entre des personnes qui ne se seraient jamais connues qui fait l’intérêt du film,la religion notamment, les relations entre le curé (Jean-Pierre"Person" Marielle) et l’incroyant (Jean-Paul "Maillat"Belmondo). Mais aussi les multiples rencontres faites par Maillat dans la ville désertée de ses habitants, bombardée régulièrement ..La réalisation soignée du cinéaste faite de larges plans panoramiques, de mouvements de caméras abondants, et de longs travellings reste d'une maîtrise absolue .Le film est pessimiste au sujet de l’humanité dans sa diversité pitoyable ,et son mépris total de l 'Homme pour l 'Homme ..L’apparition poétique de Jeanne,(Catherine Spaak) deux valises dans les mains sur la plage de Zuydcoote après un terrible bombardement vue au loin depuis les dunes ou le sergent Maillat spoiler: brulé et agonisant suite à une hémorragie interne vit ses derniers instants ,représente combien ce qui est perdu à l 'avance ne sera jamais gagné par la suite ..La performance de Jean-Paul Belmondo est, juste ,touchante et représente finalement la fatalité ...Cette fatalité qui résonne dans les mots et la détresse que il représente devant l 'enfer dressé face à lui ..Maurice Jarre signe ici l 'une de ses plus belles bandes originales ..
Henri Verneuil signe un très bon film de guerre, à la reconstitution historique de qualité et au casting 3 étoiles. Bon moment de ciné, à voir au moins une fois !
Sans faire un chef d'œuvre, Henri Verneuil signe un très bon film de guerre, à la reconstitution historique de qualité et au casting 3 étoiles. Bon moment de ciné, à voir au moins une fois !
Henri Verneuil signe la une très beau film, qui présentes au travers du quotidien de ses personnages attachants une page de l'histoire de manière très intéressante et réaliste.
Un superbe film de guerre français cynique et triste, d'un excellent réalisme. Enormes moyens techniques pour l'époque. Belle brochette d'acteurs de premier plan. Du grand Verneuil. Pour moi, une force narrative digne du "Jour le plus long". Exceptionnel.
Un film de guerre français ? Bien sûr que l'on prend ! Le style ne court pas les rues dans notre cinéma. Et son visionnage est nécessaire. Pas parce qu'il n'use pas des artifices du genre, mais parce qu'il relate d'un événement finalement peu exploité de la seconde guerre mondiale : la bataille de Dunkerque. Une bataille qui vit quarante mille soldats français partir au casse-pipe pour permettre aux soldats anglais de retourner dans leur pays. Ici, le sentimentalisme n'existe pas. Les personnages sont montrés dans ce qu'il peuvent avoir de bon et de mauvais. Aucun parti pris. Ce qui est assez rare dans le film de guerre. L'opération Dynamo, sous l'oeil d'Henri Verneuil avec en tête Jean-Paul Belmondo, ça ne peut pas se rater. Lequel est impeccablement secondé par Georges Géret, Jean-Pierre Marielle ou encore Pierre Mondy. De son vivant, Verneuil s'est fait taillé de toute part, par la presse bien sûr. Le public lui, ne l'a jamais lâché, séduit par son professionnalisme. Aujourd'hui, son oeuvre est de plus en plus réhabilitée. Et ça n'est que justice.
La poche de Dunkerque malgré son paroxysme permet à certains de se recadrer dans des perceptions de bases corrigées en fonction d’un vécu hors norme.
Maillat désabusé s’en prend à un Dieu absent donc consentant de tous ses massacres de bord de mer minimisé par Pierson rivé désespérément à ses doctrines théologiques de plus en plus contestées sur un terrain aveugle de générosité et de bonté que seul Alexandre parvient à maintenir à flots dans le pire des contextes.
Sous les bombes l’absurdité à pignon sur rue. Aucun mérite n’est récompensé. La mort frappe ou elle veut éradiquant les bons comme les méchants.
La guerre est le meilleur des endroits pour remettre à jour des concepts appris en temps de paix. Ici on crie sa douleur, son arrogance et son mépris devant une punition incessante venue du ciel.
Week-End à zuydcoote permet d’admirer une remarquable reconstitution logistique guerrière juxtaposée à des conversations permettant à des morts en sursis d’élaborer quelques constats philosophiques personnels sur le sens de la vie.
Un site pathétique de bout de courses réunit une faune de tous bords maintenue opérationnelle par des parcelles de moralité sévèrement traquée par une boucherie inutile.
L’un s’accroche par ses convictions religieuses pendant que l’autre ne croit plus en rien en maintenant malgré tout une mécanique serviable, l’ensemble est couvé par une mère poule éliminée impitoyablement malgré sa bonté.
Ces plages initiatiques offrent la soudaineté d’un départ à certains et des morceaux de bravoures finaux à d’autres. Chacun est pulvérisé en fonction des circonstances sans préférence ni modèle.
Le seul message que l’on laisse est un destin tragique dont l’échéance atténuée par quelques rapports intimes ne fait que sommeiller.
Un grand film spectaculaire sur un état des lieux terrestre et cérébral complètement abandonné.
Sur la plage abandonnée, non il y à bien du monde et pour cause, c'est la guerre de '40. Henri Verneuil réalisateur du merveilleux Un singe en hiver ne m'emballe pas énormément pour ce long-métrage qui ne manque pas certes de dialogues légèrement savoureux à la surface du sable de Dunkerque, je continue ma balade et petit à petit je n'y trouve pas plus de grains brillants. Reconstitution soigner, bombardements, mais pour y voir tout le long des troupes de soldats en ligne ou éparpillés avec une histoire d'amourette entre une jeune femme et Belmondo dont j'en ai pas strictement mais tristement rien à grenader. Week-end à tourner en rond pour ma part.
Week-end à Zuydcoote est un bon film de guerre d’Henri Verneuil. La mise en scène du réalisateur est travaillée, il nous plonge tout de suite dans l’ambiance et nous tient jusqu’au bout. Le scénario est recherché et les scènes d’actions sont réussies pour l’époque. De plus, les acteurs comme Jean-Paul Belmondo, Catherine Spaak et François Périer sont convaincants dans leurs rôles.
Un très beau drame militaire , le genre de film sur la guerre qui arrive a apporter un regard réaliste et très humain tout en gardant un côté fiction cohérent . Presque comme un road-movie fixe , le scénario raconte les vagabondages d'un jeune soldat désabusé et qui au fil des rencontres , va découvrir la guerre , la mort et l'amour , et ces multiples rencontres ressemblent a d'intéressantes chroniques de la guerre , ça sonne toujours vrai et ça garde une cohérence vraiment bien pensé . Acteur que je n'ai pas toujours apprécié , Belmondo est vraiment épatant de justesse dans ce rôle très intéressant et qu'il porte très bien a l'écran du début a la fin , et on peut noter les nombreux seconds rôles comme Catherine Spaak , Jean-Pierre Marielle ou encore Pierre Mondy . Plus posé et plus attentif , Henri Verneuil sort du registre de l'action pur pour donner une mise en scène plus dramatique , les morts résonnent et chaque bombardements parait plus fort que le précèdent , dans une ambiance très morne et désespéré . Un drame de la guerre réussi , juste et porté par un grand Belmondo .
Un chef d'œuvre tout simplement. Que dire de plus .... Henri Verneuil filme avec maestria la défaite et ses conséquences. Très émouvant et enthousiasment.