Avis : As Tears Go By - Ainsi vont les larmes - Page 2
As Tears Go By - Ainsi vont les larmes
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Julien Chevillard
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4,5
Publiée le 1 juillet 2022
Remake de Mean Streets (1973) de Martin Scorsese. Le film fut présenté à la Semaine de la Critique, lors du Festival de Cannes 1989 Nominations au prix du meilleur acteur (Andy Lau), meilleure actrice (Maggie Cheung), meilleure photographie (Lau Wai-keung), meilleur réalisateur, meilleur montage (Cheong Pi-tak), meilleure musique, meilleur film et meilleur second rôle masculin (Alex Man), lors des Hong Kong Film Awards 1989. Prix de la meilleure direction artistique (William Chang) et meilleur second rôle masculin (Jacky Cheung), lors des Hong Kong Film Awards 1989
Film Hong-Kongais, tiré du film Mean Streets de Scorsese à la façon HK, et dont j'ai bien aimé la fragilité, le tragique de ses deux acteurs principaux qui est Ah Wah et Fly. Ils tentent tant bien que mal à travailler pour des petits gangs et à survivre. L'arriver de Maggie Cheung va bouleverser l'amitié d'Ah Wah amoureux de cette fille, qui va vite tourner au cauchemars. Cependant, le film des années 80 n'est pas sensationnelle, mais les rôles sont admirablement bien jouer.
Ayant revu les films de Kar-Wai, et impressionné par la grande majorité d'entre eux y compris les débuts (Nos années sauvages - admirable), celui-ci est très loin derrière et frise souvent le ridicule et le style outrancier ne trouve pas l'efficacité de ses autres opus. L'exotisme ne peut totalement faire oublier les paresses et exagérations, les expressions des personnages relèvent de la pose au point d'en faire un simple film de série B. Bien sûr que le talent de Kar-Wai peut parfois permettre de transcender la série B, mais le film reste très mineur par rapport à l'excellence de sa filmographie de manière générale.
L'esthétique tant apprécié dans les films de Wong kar Wai est ici abandonnée au profit de la profondeur des personnages et de leur psychologie. Une sorte de "Stranger than Paradise" à Hong Kong.
Couple évènementiel mal connu. Qui crée la panique sensorielle tellement nous sommes enlassé et guidé dans une spirale d’amour amoureuse, pour défricher il faut comptabiliser si le sexe compte plus que les regards où se posent les baisers d’une épreuve de justice sentimentale à la William Shakespear.
Premier film de Wong Kar-Wai, ce drame urbain intense, sorte de MEAN STREETS transposé dans le Kowloon des années 80, impose d'emblée la virtuosité stylistique de son auteur, qui dépeint ici le quotidien de petites frappes sans avenir avec une grande linéarité, pour mieux souligner l'aspect sentimental de son film (une histoire d'amour et une autre d'amitié, toutes deux très fortes), tout en utilisant pléthore d'effets visuels et esthétiques techniquement remarquables. Au-delà de sa dimension romantique, tragique et fraternelle, AS TEARS GO BY regorge de séquences de combats à mains nues d'une violence bien souvent à la limite du soutenable, quoiqu'assez stylisée, dont le jusqu'au-boutisme déplut à la critique occidentale lors de la projection du métrage à Cannes. Les trois protagonistes sont interprétés par Andy Lau, Maggie Cheung et Jacky Cheung, comédiens déjà reconnus dans le cinéma chinois de l'époque; celui qui émerge en l'occurrence plus particulièrement du trio est sans contexte Jacky Cheung, dans la peau d'un jeune chien fou mais naïf à la personnalité exubérante. L'on a beau sans cesse reprocher à l'acteur son jeu outré, force est d'avouer que ce dernier crève continuellement lécran de par toute l'émotion, la nervosité et la candeur qu'il dégage. La musique se veut quant à elle magnifique: nappes synthétiques typiquement eighties envoûtantes à souhait et superbe reprise de Take my breathe away (à la base un fameux thème de TOP GUN composé par Giorgio Moroder) en cantonais, révélant l'admiration de Wong Kar-Wai pour la culture pop américaine qui faisait alors fureur un peu partout. Même si sa narration tourne un tantinet en rond, AS TEARS GO BY demeure un jalon important dans le cinéma hongkongais pré-rétrocessionnel, grâce à sa beauté plastique incontestable, sa réalisation sans failles ainsi que l'épaisseur accordée à ses personnages. Premier film, premier petit coup de maître.
Super Film de Andy Lau et Maggie Cheung, il faut aller le voir, Andy etait encore jeune, beau, un des films qui à changé la carrière du grand Andy Lau, Star Numero 1 dans toute l'Asie, surtout en Chine, Hong Kong, Macao, Singapour, Taiwan, c'est le Number One.