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Macaron16
17 abonnés
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4,0
Publiée le 1 août 2016
Un scénario incroyablement bien ficelé, douze acteurs qui jouent douze personnages incroyablement réels dont l'un, Henry Fonda, crève l'écran de son regard perçant : le génie de Sydney Lumet est d'avoir fait une telle recette avec des ingrédients si basiques et en n'ajoutant rien d'autre qu'un sacré tour de main. Pas de fioritures dans Twelve angy men, c'est du cinéma dans une épure totale. La preuve que même sans effets spéciaux, sans musique lancinante, sans violence, on parvient à faire du cinéma de très grande qualité.
Du fait d’une nouvelle mise en scène de la pièce « 12 hommes en colère » de Sidney Lumet par Charles Tordjman présentée à la comédie de Picardie, le cinéma d’Arts & Essais St Leu a eu l’excellente idée de projeter le film éponyme de ce même Sidney Lumet sorti en 1957 … en sachant que la pièce avait écrite par lui-même 2 ou 3 ans auparavant, pièce respectant les 3 unités du théâtre classique (unité d’action, de lieu et de temps). Le thème est archi-connu mais –à mon avis – le titre n’est pas bien adapté : un jeune hispanique de 18 ans est accusé du meurtre de son père et risque la peine de mort à condition que le jury composé de 12 membres émette un vote unanime. Or le juré n°8 joué par Henry Fonda va émettre un simple doute sur sa culpabilité … et en huis clos, il va progressivement faire basculer l’opinion des 11 autres jurés non nullement en colère puisque intimement convaincus de la culpabilité ! Le film a un tout petit peu vieilli du fait que certains jurés sont un peu trop caricaturaux … mais il faut se replacer dans le cinéma des années 55 et la lecture fine d’un film nécessite d’en avoir déjà vu beaucoup ! La caméra est exemplaire avec au fur et à mesure de la progression du doute, des plans qui descendent avec un cadrage de plus en plus serré des personnages et ce au cours d’ « une des plus chaudes journées de l’année » (cf. le ventilateur, la chaleur, le distributeur d’eau, l’orage qui gronde …). Un petit regret : le dernier plan qui nous montre la salle de délibérations vide alors que pour ma part, je me serai arrêté à la sortie des jurés du tribunal, chacun reprenant finalement sa vie (frustré peut-être d’avoir été manipulé ?) … hormis le juré le plus âgé (et le premier à avoir douté) qui vient remercier Henry Fonda pour ce qu’il a fait. Un grand classique à projeter dans les lycées !
Figurez vous que "12 hommes en colère" est mon premier film en noir et blanc, de plus je l'ai regardé sur mon téléphone, donc pas les meilleurs moyens pour apprécier un bon film. Et ben, j'ai tout simplement adoré ce film. On ne s'ennuie pas, on se régale. Le jeu d'acteur est formidable. Chaque personnage est carismatique. De plus, il y a un vrai message derriere ce film. En bref, du pur chef d'oeuvre, que je conseille fortement.
Franchement, je tire mon chapeau ! Faire un film qui ne vieillit pas avec le temps (contrairement aux films Hitchcock de mon avis personnel) et surtout oser faire un film dans une et seule pièce avec des personnages dont nous ne connaissons rien, même pas leur prénom et bien bravo, fallait oser et c'est réussi ! Les autres critiques notées 5 étoiles ont tout dit !
(Attention Spoiler) J’avais déjà visionné une première fois ce film qui m’avait marqué pour son contenu riche et captivant, mais j’ai voulu le revoir pour l’analyser plus en profondeur. Douze jurés vont délibérer le cas d’un meurtre d’un homme et vont devoir prendre la décision concernant le fils de la victime s’il est coupable ou non. Preuves à l’appui, 11 votent n’ont coupable mais 1 n’en ai pas sûr et souhaite en débattre afin de prendre la décision la plus juste. Tout d’abord, je tiens à dire que j’ai adoré ce film : l’ambiance qu’il règne dans cette salle étouffante, les performances de chacun et surtout les nombreux messages qu’il véhicule. Le premier message étant le problème que l’on rencontre avec la juridiction. Dans un jugement, il faut être neutre or l’homme ne peut pas être neutre car des éléments vont rentrer en compte : son vécu, ses préjugés, son humeur… Et ça le film le fait très bien avec la personnalité de chacun des jurés. C’est pourquoi le film est toujours d’actualité et moderne en émettant l’hypothèse de revoir le système de juridiction. Autre point à soulever le personnage joué par Henry Fonda c’est-à-dire celui qui décide de réexaminer l’affaire. Ce personnage se bat pour ce qui est juste et va jusqu’à se mettre tout le monde à dos mais chacun un par un relit sa cause. Comment ? Tout simplement car ce personnage écoute avant de parler et arrive à déceler le profil de chacun pour mieux le cerner. Donc, il faut toujours écouter avant de parler mais pas que. En effet, pour pouvoir renverser la situation il faut avoir un discours éloquent et y mettre le fond et la forme ce qu’arrive très bien à faire Fonda qui démontre qu’avec un minimum d’intelligence et en ayant les arguments à faire valoir, tout est possible. Et c’est là où je veux en venir. Imaginons que le garçon soit coupable mais que grâce au discours de Fonda il soit libre, cela veut tout simplement dire qu’il faut toujours faire attention au long discours (ce que font très bien les politiciens) pour ne pas se faire cerner ce qui nous renvoi au premier point, la neutralité dans un jugement. Pour conclure, il est clair que je recommande à tout le monde de voir ce film et même de le revoir.
Avec beaucoup de simplicité, ce film qui se passe dans une seule pièce et pourrait ainsi presque être une pièce de théâtre marque pourtant plein de points, en fait il est parfait. Ca passe très vite et les dialogues, le scénario, tout est magnifiquement orchestré.
Huis clos intéressant mais loin d'être le chef d’œuvre que beaucoup considèrent. Les émotions des protagonistes sont 100 fois trop amplifiés, et les dialogues pas toujours très crédibles, le tout restant nimbé de bien pensance moralisatrice. Pour moi ça ne vaut pas la moyenne.
A la fois formidable par toutes les vérités qui s’en dégagent et agaçant par la manipulation que nous subissons en le regardant. Vérités car l’ensemble des humains se retrouve dans les 12 jurés. D’un coté, Fonda qui fait partie des 10% des personnes préoccupées par le sort d’autrui quelques soient les circonstances, de l’autre Cobb et Warden qui font partie des 10% capables de toutes les ignominies dans certaines circonstances et les 9 autres qui vont dans le sens du vent. Agaçant car nous sommes trompés sur le sujet, il s’agit en fait d’un nouveau procès, les avocats de la défense n’ayant pas fait leur travail. L’intérêt du film pourtant ne faiblit jamais,justement grâce à ce débat entre les jurés, bien que faussé au départ puisque les preuves ne sont à remettre en cause. Tout ce que l’on entend aurait du avoir lieu avant la délibération et seules les circonstances et le contexte humain auraient dus être débattus selon le ressenti de chacun. Coté réalisation, c’est un huis clos respectant les durées de lieu, de temps et d’action, la caméra semblant se rapprocher des jurés plus le film avance. Pour ma part, j’ai été gêné par La différence entre l’intelligence de l’architecte et la bêtise du patron capitaliste et de l’amateur de base-ball, si grande qu’elle en déséquilibre les discussions. Premier film de Lumet, il est à part dans son œuvre. Lumet gardera l’ originalité de s’intéresser aux groupes et réussira des chefs d’œuvre plus cinématographiques que ‘’Douze hommes en colère’’. Chaque spectateur trouvera avec lui un film qu’il aimera beaucoup.
On pourrait se dire: "Mouais... un vieux film... Huit clos... Pas d'action... Pas de décor... Pas de FX...". 12 hommes en colère est la quintessence du cinéma. Vous raconter une histoire, un moment de la vie, où VOUS êtes spectateur (voir même acteur par vos réflexions). Grâce à cette promiscuité, vous êtes totalement plongé dans cette ambiance. Littéralement bluffant. Un film que j'ai découvert sur le tard et qui m'a ouvert les portes sur autre cinéma dont je me délecte aujourd'hui.
Huit clos interessant mais loin d'être le chef d'oeuvre que beaucoup considèrent. Les émotions des protagonistes sont 100 fois trop amplifiés, et les dialogues pas toujours très crédibles, le tout restant nimbé de bien pensance moralisatrice. Pour moi ça ne vaut pas la moyenne.
Film exceptionnel. Du force sociologique et psychologique rarement vu au cinéma. Indispensable dans sa cinématographie. Un des dix meilleurs films de tous les temps.
Un contre douze, des acteurs géniaux, un film tourné dans une seule salle et pourtant aucune impression de longueur. Des dialogues à couper le souffle, une repartie fantastique et surtout une autre manière de réfléchir. Ce film m'a laissé sans voix !
Le huit clos, genre de base intéressant car nécessitant un vrai scénario, est ici au sommet de son art dans ce film de 1957 qui malgré son âge est incroyablement beau avec un noir et blanc somptueux rarement égalé au cinéma, dans une ambiance impeccable et rythmé. Mais la force de 12 hommes en colère est son scénario, ses dialogues et ses personnages dépeignant ainsi une multitude de caractères et comportements humain, reflétant des degrés d’intelligence variés. C’est habillement et sobrement mis en scène, parfaitement interprété et très intelligent avec notamment une palette de techniques d’argumentations parfaitement exploités et très bien mises en application. Le film arrive ainsi à faire réfléchir et porte une vraie critique de l’homme, de la réflexion et l’intelligence, du penser pour soi, du vivre en groupe et même du système judiciaire avec la peine de mort ou les avocats. Le plus dingue, c’est que cette critique est d’autant plus vraie aujourd’hui qu’à l’époque. Un film qui vaut le détour et qui n’a rien perdu.
Un bijou Un huis clos dans la salle de délibération des jurés dans un procès américain. Ces 12 jurés sont en colère mais tous pour des raisons différentes Mention spéciale à Henri Fonda,spoiler: jeune à l'époque qui tient tout le film sur ce que contient sa poche.
Un régal, l'intensité monte à chaque minute, en même que que la canicule qui envahit cette salle bien étroite pour toute cette colère.