Huit clos assez fantastique et bougre ment intéressant ! Film sur la justice, sur la puissance du discours, sur l'incertitude. Œuvre philosophique ! Œuvre qui porte sur le scepticisme, sur sur le discours socratique qui peut faire accoucher la vérité. Film qui invite à la réflexion, une claque aux a-prioris philosophiques ! " je sais que je ne sais rien ! " Cette phrase de Socrate résume le fond de ce film. Pour la forme, le huis clos est maitrisé . La réalisation est très simple et sert parfaitement le déroulement des événements ! Notons le fondu enchaîné de légende qu'il y a au début, qui est long et surtout magnifique ! Assurément l'un des plus beaux fondus enchaînés de l'histoire du cinema ! Bref, chef d'œuvre !
Même si on peut appréhender le côté "autre époque" de ce vieux film, l'accroche est pourtant immédiate ! On en ressort transformé car c'est simplement juste et véritablement actuel. Magnifique huis clos juridique.
Captivant ! Ce qui est intéressant dans ce film, c'est que l'on voit une belle palette de personnalités des jurés selon leur âge ou leur classe sociale. Le film "12 hommes en colère" montre bien que la place des jurés est délicate dans le système judiciaire américain. Leurs préjugés, leurs émotions par rapport à leur propre histoire, leurs indifférences, leurs personnalités peuvent bêtement faire basculer la vie d'un accusé. La prestation des douze acteurs est irréprochable. C'est un film pur, sans clichés durant lequel on ne s'ennui pas une seconde.
ce film n'a pas prit une ride, il est un incontournable à voir !! tous les personnages sont crédibles. pour planter le décor : spoiler: 12 hommes sont jurés et doivent juger de la culpabilité de quelqu'un et tout le film se passe sur leur échanges.
11 pensent qu'il est coupable et chacun a ses raisons et 1 seul le croit innocent.
la dynamique de groupe, les paroles, tout est très bien mené !!
Dès les premiers instants du film, je tombe sur ce magnifique plan séquence qui nous met directement dans l'ambiance du film et de la réalisation qui nous sera proposée. Subjectivement, j'ai aimé " 12 Hommes en colère" mais objectivement il faut reconnaître qu'il s'agit là d'un chef d'oeuvre. Je ne me suis pas ennuyé un seul instant dans ce huis clos de 90min en noir et blanc, premier film de Sydney Lumet. Son scénario, que certains pourraient qualifier de " léger" ne m'a pas dérangé un seul instant. Cependant, la fin qui semble un peu bâclé pourrait en rebuter certains. Au centre de ce thriller haletant, la géniallisime interprétation d'Henry Fonda nous montre une nouvelle fois qu'il est l'un des meilleurs acteur de tous les temps.
Un excellent plaidoyer contre la peine de mort . Le film est un huit clos qui se déroule tous le long dans la même pièce et pourtant on ne s ennuie pas une seule seconde grâce à des dialogues brillants et réaliste et à des acteurs au diapason . Un film qui mérite son titre de film culte .
"12 hommes en colère" est un bon film avec de très bons acteurs dont Henry Fonda, bien que certains personnages soient un peu trop caricaturaux. Il pose de nombreuses questions et montre les failles du système judiciaire américain de l'époque. Dommage que certains passages soient trop long.
J'adore les huit clos! Et quand un film est considérer comme un grand classique et que c'est un huit clos avec une histoire policière il fallait forcément que j'adore, c'est extrêmement bien écrit et plutôt bien réaliser.
Douze jurés débattant sur une affaire qui pourrait déboucher sur une peine de mort, c'est avec cette idée qu'en 1957 Sidney Lumet a créé ce drame judiciaire d'un simplicité reversante, mais possédant un message très fort.
On peut finalement faire peu et étonner ! Dans cette histoire, 11 jurés sont d'accord sur la culpabilité de l'accusé, un jeune homme présumé coupable du meurtre de son propre père. Tous, sauf un qui a des doutes sur l'affaire en question. Et c'est là qu'un décorticage approfondi de preuves commence, et comme un véritable jeu de dominos, le doute se répand à travers les autres et les mentalités tombent. Et comme un véritable puzzle, le crime change de face et reçoit de nouvelles perspectives, comme une véritable enquête.
L'originalité vient du fait l'action du film se base entièrement sur les dialogues entre les personnages (ce sera celui qui est le plus convaincant qui gagnera !) et se passe entièrement dans une seule pièce. Pour ce qui est des personnages, tous sont impeccablement bien utilisés et réalistes, développés tout en restant sans nom. Un beau travail en tant que protagoniste de la part d'Henry Fonda, même si Lee J. Cobb excelle totalement avec son personnage tellement sadique. Mention spéciale aussi à cette atmosphère qui jongle habilement entre la froideur, la complicité, l'amertume, ...
Un scénario, qui est malgré tout quelque peu prévisible, arrive à nous surprendre et à nous arracher notre attention, que ce soit par l'avancement de l'histoire, la prise de distance et le contraste entre les différents personnages, les mots choisis ou tout simplement les retournements de situation dans le processus d'une accusation tumultueuse. Un véritable chef-d'œuvre incontesté.
Douze jurés dans une pièce pendant une heure trente qui doivent juger de la culpabilité ou de l'innocence d'un jeune homme accusé du meurtre de son père. Hormis le fait de réaliser la "prouesse" d'un huis-clos passionnant de bout en bout, ce film est évidemment une formidable critique de la justice. Il en montre les faiblesses en démontrant qu'elle peut reposer sur une part de subjectivité qui peut avoir des conséquences dramatiques, surtout quand la mort peut être la sentence. Même si parfois les situations et les retournements d'avis sont un peu artificiels (c'est du cinéma), la démonstration est magistrale.
Inspiré de la pièce éponyme (1954) par l'écrivain américain Reginald Rose, s'étant inspiré de sa propre expérience après avoir été juré dans une affaire similaire à celle évoquée, "12 hommes en colère", sorti en 1957, est une première pour la chandelle américaine Sidney Lumet, avec Henri Fonda dans le rôle principal. Ce huis clos narre le débat entre douze jurés pour décider du destin d'un jeune immigrant accusé du meurtre de son père. Bien que onze d'entre eux soient favorables à la potence, le douzième, Mr Davis, ne cautionne pas leur choix et justifie son opposition par le manque de preuves. L'unanimité étant nécessaire dans chaque cas, il doit convaincre les onze autres hommes de l'innocence de l'accusé afin de l'épargner... La puissance du scénario du film se concentre sur les différents préjugés de l'homme sur l'apparence de l'étranger. Surtout, nous remarquons la tendance des hommes à ne pas prendre compte de la valeur d'une vie afin de satisfaire ses désirs. spoiler: En l'occurrence, certains jurés se lassent du débat afin de rejoindre un match de baseball, d'autres souhaitent rendre le verdict plus simple en sacrifiant la vie de l'adolescent. À travers des dialogues sobres et souvent fascinants, chaque preuve accusant le jeune homme sont examinées, afin de démontrer qu'elles sont infondées et que l'usage de la peine de mort serait alors une grave erreur judiciaire. Le personnage principal (l'attachant et sincère Henry Fonda) accuse la justice et l'idée d'une société idéale, ayant tendance à utiliser la peine de mort de façon scandaleuse et sans preuves suffisantes. Chaque personnage finit par révéler sa vérité et son appartenance sociale pour justifier ses préjugés contre l'accusé. spoiler: Le cas le plus discutable est celui du dernier juré à déclarer "non coupable", dont les dernières images révèlent la cause de cette haine envers l'accusé. La photo du père et du fils qu'il déchire avant de fondre en larmes démontre qu'il a lui-même des relations compliquées avec son fils. Au final, chacun ressort transformé de cette heure et demie de débat, nous poussant à remettre en question notre vision du monde et des gens qu'on ne connaît pas. Le cadrage, l'atmosphère humide et tendue du lieu de débat et la rigueur incomparable du jeu de Henry Fonda font que je ne peux que m'incliner devant la grandeur d'une telle réflexion sur l'humanité. À Lumet la potence, puisqu'il est "innocent tant qu'on n'a pas prouvé qu'il est coupable" !
On a du mal à croire qu'il s'agit la du tout premier film réalisé par le maître Sidney Lumet et qu'il n'avait que 33 ans à l'époque tant son film est puissant, maîtrisé et captivant. On ressent déjà la haine profonde que l'auteur éprouve pour l'injustice, thème qui sera présent dans la plupart de ces films suivants. La sensation d'une claustrophobie grandissante permet de maintenir une tension constante jusqu'au dénouement et il est difficile de respirer avant la fin. Les réfractaires au noir et blanc peuvent se laisser aller, elle ne représente ici aucun problème.