12 hommes en colère
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Pauline G.
Pauline G.

46 abonnés 561 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 octobre 2014
Dans ce huis clos, tout repose sur l'intérêt du propos et la façon dont il est mis en valeur par la qualité des dialogues et la profondeur des personnages. Les deux vont de pair et sont aussi excellents l'un que l'autre ; pas une seconde, pas une ligne de texte ni aucune attitude n'est de trop. Chaque élément tient sa juste place au service de l'intrigue. L'atmosphère y est saisissante, accentuée par l'enfermement, la chaleur et la tension des débats. Chaque personnage est un monument à lui seul et on ne doute pas une seconde de la sincérité de leurs convictions, d'autant plus qu'elles sont représentatives de la société toute entière.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 octobre 2014
Attention chef d'oeuvre en vue. 12 homme en colère, film de 1957, part d'une scénario extrêmement basique : 12 jurés doivent statuer si ils doivent oui ou non condamner un homme à mort. Si l'affaire semble aller de soi, le doute d'un homme va réussir à perturber ce qui paraissait être une affaire classée.

Nous voilà donc fasse à un huit clos d'1h30, dans une même pièce avec les 12 mêmes personnes. Autant vous le dire tout de suite, il n'y a pas une seule fausse note dans ce film, on est proche de la perfection. Tout y est méticuleusement amené. Que ce soit les dialogues, les arguments, la mise en scène, la psychologie des personnages, le jeu des différents acteurs, tout est marqué par le sceau de la justesse.
Le pire dans tout cela, c'est que c'est nous même qui en venons à être perturber par le jugement car au final tout cela n'est qu'une interprétation de faits. C'est ce qui rend l'oeuvre aussi puissance et intemporelle. Il en appelle à notre propre faiblesse, celle de simples hommes qui tentent tant bien que mal de paraître objectif, assommés qu'ils sont par leurs expériences de vie.
Le film se finit d'ailleurs avec cette étrange impression qu'on ne saura finalement jamais la vérité. spoiler: Qu'on est libéré un innocent ou acquitté un meurtrier.
Et c'est finalement tant mieux.

Du très grand cinéma. 19,5/20
Jack R.
Jack R.

16 abonnés 54 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 octobre 2014
Le réalisateur Sidney Lumet illustre dans ce film à l'aide des jurés d'un procès, les multiples facettes psychologiques de l'être humain : le simple, le superficiel, le colérique, le raciste, l'indifférent, le rationnel, le sage, le courtois, le mouton, le critique, le passif, le neutre, l'impatient, le manipulateur, le meneur, l'impassible, le penseur, l'observateur, l'impulsif, le justicier, le moqueur, le blagueur, l'intelligent, l'idiot, le lucide, le raseur, le provocateur, etc...

Ces différents traits de caractère animent plus ou moins et à différents moments, les protagonistes du film.

Certains personnages cumulent des comportements positifs (justice, écoute, compréhension, etc...) et d'autres expriment plutôt des attitudes négatives (colère, impatience, moquerie, etc...).

Ainsi cette oeuvre de cinéma est un excellent guide psychologique sur la façon d'aborder
une difficulté et l'état d'esprit à adopter face aux situations complexes et aux comportements négatifs.

Dans le cas présent, on assiste à une délibération d'un jury dans une affaire criminelle. C'est ainsi, une réflexion intéressante sur notre rôle dans la société et l'importance du comportement de chacun dans
celle-ci. On comprend ainsi qu'il ne faut pas minimiser l'importance de nos agissements parce qu'ils peuvent avoir des conséquences importantes voire graves dans certaines situations et ceci quelle que soit notre position sociale.

En effet, cette oeuvre cinématographique démontre que notre façon de penser affecte le monde qui nous entoure, que l'on soit directeur, courtier, horloger, fonctionnaire ou bien garagiste ; d'où l'importance de notre façon de réfléchir.

Ce drame fictif révèle qu'il n'est pas simple de démêler le vrai du faux dans une affaire criminelle.
De la même façon, dans la vie courante, nous sommes également confrontés à des situations complexes où il faut parfois cerner ce qui est vrai, faux, etc...

L'approche de ce genre de difficulté est très bien abordée dans ce film. Il montre le sérieux qu'il est nécessaire de cultiver pour arriver à comprendre une chose, un problème. Il permet également de voir que les difficultés sont autant d'ordre psychologique que matériel. C'est à dire, que des faits matériels qui semblent indiscutables sont parfois teintés de préjugés et/ou d'une certaine fainéantise à vouloir creuser les apparences !

L'un des personnage principaux joué par Henri Fonda va s'efforcer de faire preuve d'une lucidité et d'une détermination sans faille. Il ne se limite pas à la surface des évènements mais au contraire il les questionne en permanence et n'accepte pas les évidences afin de tenter de faire sortir la vérité sur la culpabilité de l'accusé.

Cette production de Sidney Lumet fait ainsi voler en éclats les comportements établis et invite le spectateur à se poser des questions, à remettre en cause les faits, les certitudes, les vérités, bref à aller beaucoup plus loin que le bout de son nez.

C'est donc une réussite magistrale et une leçon de vie que cette adaptation au cinéma d'une pièce de théâtre écrite en 1953 par Réginald Rose.
WardStradlater
WardStradlater

70 abonnés 469 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 octobre 2014
Sans temps mort de l'ouverture à la fermeture, "12 hommes en colère" est un huis-clos juridique passionnant. Se servant d'un prétexte d'un meurtre, le film est une réflexion sur la société. On touche à l'égoïsme, l'irresponsabilité, la passion, la paresse, le doute, les préjugés, etc. Le scénario est mené avec un dynamisme rare, et l'aspect symbolique prend des ampleurs jusqu'au s’externaliser. Des éléments de la scène du crime entrent alors dans le décors, et on va même jusqu'à transformer la pièce en étage d'immeuble. Cet aspect de théâtralité participe beaucoup à l'immersion: tout comme les jurés qui se recréent l'espace, nous faisons de même. Immersion d'autant plus ressentie que la psychologie des personnages est magnifiquement maitrisée. Des hommes en colère contre quoi? Le système? Ou bien tout simplement le fait de ne pas avoir raison?
Loskof

422 abonnés 688 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 septembre 2014
Je n'ai pas forcément été transporté comme sur les autres films auxquels j'ai mis 5 étoiles, mais je n'arrive quand même pas à prendre en défaut ce film. Ce n'est pas facile d'écrire une critique sur un film qui a autant d'éloges et lui mettre 5 alors qu'au fond on en mettrait peut-être moins. Ce qui en fait une œuvre particulière c'est qu'en soit on est face à un film assez classique (même si un des premiers huit-clos de procès, genre de films absolument formidable), on en devine la fin dès le départ et son déroulement ne réserve que peu de surprise, et pourtant il est tellement riche.
Là où il marque c'est qu'en y réfléchissant , il brasse à peu près toutes les questions que peuvent se posé un jury, tout ce que la décision de peine de mort comporte de doutes, d'implications sur la vie d'un homme et sur la vie du jury, tout ce qui fait qu'une telle décision tient finalement à peu de chose. Le film fourmille de détails rendant l'atmosphère étouffante et où l'en sent que la vie de l'accusé ne tient qu'à un fil, fil pouvant être rompu à tout moment par la capacité de persuasion d'un homme, par la lassitude des jurés, par l'environnement où la décision est prise (jour qui se termine, chaleur, etc).
Plus le film se déroule plus l'on est avec les personnages, on voit la sueur sur leur front, et l'on comprend pourquoi ils suent, tout est justifié, tout se tient.
En plus la réalisation parfois à sublimer le tout, il y a du plan-séquence, des mouvements de caméra magnifiques et hyper fluides, du champ contre-champ classique mais très bien utilisé.
Après je lui reproche quand même son déroulement très classique et son brassage de personnages un peu clichés (mais très représentatifs donc finalement ça passe).
Mais 12 hommes en colère se révèle tellement riche en terme de contenu, avec une réalisation qui arrive à se faire remarquer alors que l'on est dans un huit-clos, qu'il mérite bien son terme de chef d’œuvre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 11 septembre 2014
Il n'y a pas de mots pour décrire la qualité de ce film. C'est la perfection. Tout y est excellent, du rythme, lent accentuant le sentiment de d'énervement des personnage, au déroulement, qui se fait sans ellipse. Les acteurs, les costumes, les dialogues... On est au paradis du cinéma. Culte et le restera !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 août 2014
Un film d'une grande beauté ou chaque personnage trouve son rôle dans un chef-d'œuvre magnifique
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 9 septembre 2014
Tout a déjà été dit sur 12 Angry Men. L'un des meilleurs huis clos cinématographique, si ce n'est le meilleur de tous. Un film qui fait aimé le noir et blanc, le film judiciaire, le huis clos, et j'en passe.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 septembre 2014
Ce gracieux plaidoyer signe le coup de maître ultime de Sidney Lumet. Cette double dénonciation spectaculairement mise en scène, nous tient à notre fauteuil par une succession de plans-séquence regroupant douze hommes au tour d'une table cherchant à expédier au plus vite une affaire prise par dessus la jambe. Douze personnages au caractère différent, en rien caricaturaux, qui feront valoir leurs arguments pour chercher à conclure cette situation. Accusateur, ou plutôt révélateur de la stupidité humaine, « 12 hommes en colère » s'attarde sur l'état d'esprit de ses protagonistes en appuyant sur leurs dire et leurs expressions. Cette assemblée se divise en deux groupes distincts, d'un côté la défense et de l'autre l'opposition - Dans le premier on retrouve l'unique membre qui voudrait débattre sur le sujet, jugeant dur d'envoyer un homme à la mort sans y avoir préalablement discuté, et dans le deuxième ceux voulant terminer précipitamment pour retrouver leur confort quotidiens suivi par d'autres personnes influençables optant pour la majorité car leur nature les pousse à agir ainsi. Le manichéisme est ici absent, au fur et à mesure que la discussion avance, elle prend une dimension plus complexe et objective, où chaque personnage expose son opinion, rattachant une part de son vécu à son ressenti, abordant des préjugés, des arguments infondés ou faisant preuve d'une obstination sans borne pour certaine de leurs convictions. La thématique de ce film est de montrer la compétence de personnes venant de divers milieux sociaux, à régler un conflit purement oral de manière raisonné, qui ici, servira à force de persévérance et de suppositions contraires ou de preuves tangibles à éclaircir des zones d'ombres qui forceront les membres de l'opposition à se rétracter un par un. Les personnages aux réactions singulières et spontanées, se verront déstabilisés par de simples spéculations, qui en voyant qu'en prenant du recul leurs arguments ne sont que le produit d'une réaction intérieure. « 12 hommes en colère » dispose de dialogues soigneusement travaillé, rendant ce simple conflit d'intérêt emportant, où chaque protagoniste reflète au mieux une part d'humanité à la quelle chacun peut s'y identifier. Ce tour de table choque pour mieux raisonner, entaille puis continue à creuser une plaie grande ouverte afin de critiquer des comportements insensés. Si je ne m'étalerai pas d'avantage, voilà tout de même un échantillon de ce qu'il est possible de faire avec du talent à travers un scénario pouvant paraître si basique. Sidney Lumet à exploiter tout le potentiel d'une justice se voulant impitoyable si elle n'est examiner comme il le faudrait, créant à travers elle une chaîne de personnages complets accentuant la richesse de l'histoire pour mieux promouvoir ce qui semblerait être, un des meilleurs films de l'histoire du cinéma.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 août 2014
Ok ce film est vieux... Mais quand on prend le jeu des acteurs il fait vraiment... amateur.
Je sais ce film a plus d'un demi siècle mais quand même.
C'est une bonne pièce de théâtre. Mais sa place au cinéma me laisse perplexe. Et qu'on ne me sorte pas que c'est faute de moyens techniques ! King Kong de 1933 ça c'est du cinéma ! A la limite Le voyage dans la lune de 1902 fait presque plus "cinéma" que 12 hommes en colère.
Et puis la fin est un peu trop prévisible, dès la deuxième minutes ont est fixé.
Bon je laisse quand même un 3 car j'imagine je j'ai encore trop peu d'expérience pour le juger et avec un film qui prône des valeurs telles que spoiler: la clémence et le bénéfice du doute..

Oui le point positif du film c'est son message !

Bref, très bonne pièce de théâtre. A réserver aux cinéphiles avertis.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 5 août 2014
Un film excellent où l'on ne s'ennuie pas un instant même si la quasi-totalité de l'histoire se déroule dans une seule sale. L'humanisme est au rendez-vous avec l’exceptionnel Henry Fonda qui comme à son habitude s'impose en tant que personnage juste et combattif.
NiERONiMO
NiERONiMO

59 abonnés 353 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 août 2014
12 Hommes en colère, voilà donc le Sidney Lumet par excellence, son premier film d’ailleurs, alors adapté d’un scénario original de Reginald Rose ; une œuvre caractérisée de monument cinématographique, un classique intemporel et unique en son genre… vraiment ? Eh bien oui, tout bonnement oui : quelle expérience brillante à tout point de vue, tant dans son propos que dans sa mise en scène foutrement efficiente ; le simple fait d’avoir aussi bien résisté aux affres du temps en dit déjà long sur sa qualité intrinsèque, mais il convient de lui rendre hommage plus en détails. Il y a d’abord ce respect de la règle des trois unités, pas forcément important au premier abord, mais ce huis clos long d’une heure trente passionnant de bout en bout nous en fait prendre pleinement conscience : 12 Hommes en colère fait beaucoup avec peu, pour un résultat tenant du chef d’œuvre. La direction du jeune Lumet d’alors est ainsi d’une illustre efficacité, entre le sentiment croissant d’oppression, et la trame avançant avec une logique implacable au fil des délibérations, elles-mêmes captivantes et remarquablement bien écrites, on en oublie même le visuel en noir et blanc tant celui-ci n’a que peu d’importance ; la simple salle de débat nous happe donc en son sein avec une facilité déconcertante, aucune once d’ennui au programme, l’excellente intrigue s’opère avec une logique faite d’éloquence et autres joutes verbales remarquables. Mais il n’y a pas que l’intelligence des dialogues, bien au contraire, 12 Hommes en colère arborant un propos moral fort comme pas deux, de quoi faire réfléchir chacun sur la notion de justice, son appréhension ; le fait d’user de personnages tous différents, tel un échantillon parfaitement représentatif de la population américaine d’époque, est également d’une pertinence folle, d’autant que ces derniers sont tous interprétés à la perfection. La performance de Henry Fonda et des autres jurés concourt donc à cette réussite tant méritée du long-métrage, qui à l’aide seule de son scénario si bien construit, cohérent même, aura fait date dans l’histoire du cinéma contemporain, à bien des égards… 12 Hommes en colère est donc un plaidoyer vibrant, fort d’un discours astucieux, à l’image d’un vote à l’unanimité réfléchis et éloquent en la matière. Une référence indémodable.
Game-Of-Television
Game-Of-Television

32 abonnés 164 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 juillet 2014
Un huis-clos souvent imité mais au grand jamais égalé, le meilleur film incontesté de Sidney Lumet. Le scénario nous prend aux tripes pendant toute la durée du film, pas de musiques particulières et cette œuvre se passe quasiment toujours dans une seule pièce pour débattre sur le sort d'un jeune homme accusé de meurtre vis à vis de son propre père. Interprétations fiévreuses et dialogues exceptionnels, Henry Fonda y est magistral je pense qu'il n'y a rien à dire sur ce film. L'un des meilleurs films de tous les temps, c'est trop frais des films de cette envergure on aimerait franchement en voir beaucoup plus souvent dans nos salles obscures. Avec plus de 55 ans au compteur, 12 Angry Men continue d'époustoufler le spectateur par son réalisme et ses diverses qualités irréprochables. Ça mes amis cinéphiles, c'est de l'immense cinéma avec de l'intelligence pure, un mythe, l'un des 50 films à voir avant de mourir. Si quelqu'un lui trouve un minime défaut je serais le premier à être présent, un sans faute pour un film parfait, car si la ''perfection'' n'existe pas, ''ce mot'' n'existerai pas également.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 juillet 2014
Une leçon de cinéma, je n'ai pas vu le temps passé.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 27 juillet 2014
Un grand classique, dont on parle encore plus de cinquante ans après, et à raison. Pour sa première réalisation, Sidney Lumet donne une véritable leçon de mise en scène, prouvant que le cinéma peut bien se passer de décors faramineux, effets spéciaux et autres artifices. Avec une simple table et douze chaises, on peut tenir en haleine son public pendant une heure et demie, pour peu qu’on dispose d’un scénario en béton et de dialogues percutants. Le film ne se réduit d'ailleurs pas à une simple critique du système judiciaire américain, mais analyse l’ensemble de la société au travers de douze personnages. Chacun des onze jurés a une raison différente de considérer l’accusé coupable, et certains n’en démordront que poussés au bout d’eux-même. Racisme, traumatisme personnel, manque d’intelligence, ou encore versatilité, Lumet nous offre une vision implacable des raisons conduisant à la condamnation d’un homme à mort. Seul le douzième juré, incarné par le grand Henry Fonda, conserve l’objectivité nécessaire, et il va convaincre un par un ses condisciples que la culpabilité de l’accusé n’est pas certaine. Le film a de surcroît l’intelligence de proposer un côté enquête très subtil, avec des petits détails que n’aurait pas renié Hercule Poirot lors des différentes reconstitutions. On est véritablement happé par l’affaire, et on suit sans peine les différents cheminements qui conduisent les protagonistes à modifier leur vote. L’analyse psychologique est implacable, et on est bien en peine de trouver le moindre détail incohérent. Le casting impeccable et la mise en scène parfaite parachèvent cet authentique chef d’oeuvre. A voir et revoir encore, le modèle du genre.
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