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Nath Visuals
86 abonnés
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5,0
Publiée le 8 septembre 2025
Sidney Lumet signe un excellent film, un film culte et une référence en terme de film de procès. Une oeuvre en huit clos dans une pièce où 12 juristes vont décider du sort d'un criminel. Tout paraît très simple sur son sort dès le début, mais un homme s'y oppose alors qu'il faut que le sort soit choisi à l'unanimité.
Cet homme qui s'y oppose est incarné par Henry Fonda. On connaît cet acteur notamment pour ses rôles de Western dans "Il était une fois dans l'ouest" ou "Mon nom est personne" (j'aime trop ce film). Et cela fait du bien de le voir en dehors de ce genre, dans un style totalement différent, mais le réalisateur a vu juste en le choisissant. Il incarne le contre courant dans ce film et il joue très bien. Mais je ne pense pas que ce soit lui qui porte le film, car les autres acteurs sont incroyables, notamment ceux qui sont têtus. Je pense notamment à Lee J. Jacob et Ed Begley.
Je pense qu'on ne se rend pas compte à quel point la tension, les dialogues, l'enjeu, le jeu des personnages est incroyable pour nous retenir face à un film qui se déroule quasiment exclusivement dans une seule et même pièce. A la différence d'un film comme "Juré Numéro 2" de Clint Eastwood, qui reprend vraiment les codes de ce film, Eastwood nous transporte bien au delà de la "salle de négociation" et son film est moins bien même s'il est cool.
Pas grand chose de plus à dire mis à part que c'est excellent, on est transporté dans cette tension constante avec le petit détail de la chaleur qui rend les protagonistes encore plus sur les nerfs et voulant en finir alors que non, un homme est contre tous !
Très bon film de Sydney Lumet qui ne fait pas son âge. 1h30 de dialogues abordants les thèmes de société et justice . Uniquement 12 personnages qui ne portent pas de noms, tous différents mais tous doivent se mettre d’accord sur le jugement d’un jeune supposé avoir tué son père. Un pouvoir de vie ou de mort sur un homme, tout porte à croire qu’il est innocent mais le « doute » construit le débat et invite le spectateur à se forger lui même une opinion sur le sujet.
Fabuleux ! J’ai été pris dans le film directement, et ne m’a pas lâcher jusqu’au bout. Le message est bien amené et laisse à réfléchir et je conseillerai a n’importe qui de voir le film rien que pour ça. On se laisse emporter dans cette salle où l’on étouffe et l’on a presque envie d’être avec eux pour débattre et empêtre des hypothèse. Franchement ça m’a bluffé et un grand bravo à Sydney Lumet, Henry Fonda et tous les autres pour ce film excellent !
Alors là, je ne sais que dire…je suis époustouflé !!! Un film noir et blanc en huit clos, et quel chef d’œuvre. Les dialogue sont ecrits avec une finesse et exécuté par des acteurs d’une justesse rarement vu. Chaque personnage est profond et représente une facon de pensée. Ils évoluent sans pour autant foncièrement changer. Bref je recommande fortement car c’est un film qu’on ne peut pas oublier si on est un cinéphile
Sidney Lumet avait frappé très fort dès son premier long-métrage en signant un huis-clos durant lequel on assiste à la délibération d’un jury se prononçant sur la culpabilité d’un jeune homme de 18 ans accusé d’avoir poignardé son père. Entre la science de la mise en scène, de la gestion de l’espace à la direction d’acteur impeccable et un récit qui pointe les dangers d’un tel système, qu’il s’agisse de l’influence que peut avoir un juré sur un autre lors du vote effectué à l’époque à main levé ou encore par la présence de préjugés faussant l’objectivité du jugement. Une œuvre d’une intelligence remarquable.
C'est certainement le meilleur film de Sidney Lumet, qui fait réfléchir aussi sur le temps présent et les débats politiques tant sur la peine de mort, la Justice, les témoignages, la haine des milieux modestes, etc...En regardant ce film j'ai cru voir CNEWS, BFM, LCI ou bien France Info TV ou bien Macron, Retailleau, Le Pen et les dingues de leur espèce. Ce film me fait aussi penser au Référendum de mai 2005 où il s'agissait de voter pour ou contre le TCE, le Traité Constitutionnel Européen, soutenu par 80 d de la classe politique et 90 d des médias qui nous répétaient matin, midi et soir de voter Oui à ce référendum. Mais un débat a été lancé à la base par quelques milliers de militants dans les villes et les campagnes. Et bout de quelques semaines alors que des sondages bidons nous annonçaient une victoire du oui à 80 e et le débat avançant de vraies questions telles que la démocratie, les privatisations de tous les services publics, la montée vertigineuse des inégalités sociales, la désindustrialisation financiarisation vertigineuse de l'économie. Et le non l'emporta finalement avec plus de 55. . Comme quoi le débat démocratique fait progresser la vérité. Ce vote démocratique par le peuple français a été bafoué par le parlement qui était composé à 80 d d'élus qui ont voté oui. Depuis 20 ans les choses se sont d'avantage sur les thèmes du débat démocratique de mai 2005 : privatisations/casses de tous les services publics, explosion des inégalités sociales, désindustrialisation/ Financiarisation massive, etc....
12 Hommes en colère est un huis clos se déroulant sur un intervalle très court de quelques heures, où nous suivons un jury de 12 hommes, dont nous ne connaissons pas les noms, devant délibérer sur une affaire. Il n’y a aucun contexte ni aucune scène en amont montrée : tout se passe dans les dialogues. Nous apprenons qu’un jeune homme aurait tué son père et risque la peine de mort. L’ambiance, au début, est très détendue malgré la gravité de la situation : les jurés ne prennent pas l’affaire au sérieux, veulent envoyer directement le jeune homme à la chaise électrique sans discuter, simplement pour pouvoir se libérer l’après-midi, notamment afin de voir un match de baseball, ce qui devient un running gag du film. Le crime semble évident, avec des preuves accablantes, donc ils votent tous pour la peine de mort. Mais un homme vient tout bouleverser. La tension monte, nous rappelant que la vie d’un homme est en jeu. Le film devient étouffant, aussi bien physiquement avec une canicule annoncée et une panne de climatisation que métaphoriquement. Le juré joué par Henry Fonda va remettre en question chaque élément de preuve (l’arme du crime, le témoignage de la dame à cause de ses lunettes, ou encore celui de l’homme, en calculant son temps de trajet), et va faire douter les autres jurés un à un. Le film contient de longs plans-séquences où nous suivons les personnages déambulant dans la pièce. Il illustre parfaitement l’effet de groupe et le phénomène de “mouton”, certains jurés suivant simplement la majorité sans réfléchir par eux-mêmes. Certains persistent malgré tout, à cause de leur ego et de leurs biais. L’accusé venant d’un quartier pauvre, un juré fait un monologue haineux, donnant lieu à une scène mémorable où tout le monde lui tourne le dos. Les personnages sont confrontés à leurs contradictions, ce qui est parfois assez comique. La prise à la légère de certains face à la gravité du choix est aussi dénoncée comme indiqué plus tôt avec le fameux match de base-ball. Ce film montre parfaitement toutes les limites de cette justice, en concluant qu’on ne saura jamais la vérité sur l’affaire, que le doute est toujours valable.
«12 Hommes en colère» est un chef-d’œuvre intemporel. Le huis clos intense met en lumière le pouvoir de la parole, la justice et les préjugés. Les dialogues sont percutants, la mise en scène minimaliste mais brillante, et les performances d’acteurs, notamment Henry Fonda, sont exceptionnelles. Un film qui questionne profondément la nature humaine et le système judiciaire.
Un chef-d’œuvre absolu. Un huis clos incandescent où les mots claquent plus fort que les balles. Il y a des films qui traversent les décennies sans jamais prendre une ride. Douze hommes en colère est de ceux-là. Sorti en 1957, tourné quasiment dans une seule pièce, avec une poignée d’acteurs et aucun artifice, il réussit à captiver, à oppresser, et à faire réfléchir comme peu d’œuvres savent encore le faire aujourd’hui.
Le pitch ? Douze jurés doivent décider du sort d’un adolescent accusé de meurtre. Verdict unanime requis : coupable ou non coupable. Mais un seul homme ose dire “non coupable”. Et c’est là que le film commence vraiment. Car dans cette pièce étouffante, on ne juge pas seulement un homme, on ausculte l’âme humaine.
Henry Fonda est d’une justesse incroyable. Calme, intelligent, ferme sans jamais être agressif. Il incarne la raison, le doute raisonnable, la force tranquille de la justice face aux jugements hâtifs et aux préjugés. Autour de lui, chaque juré devient un miroir d’une Amérique divisée, avec ses peurs, ses colères, son racisme, ses frustrations.
La mise en scène est d’une précision chirurgicale. Le décor ne change pas, mais le cadre se resserre au fur et à mesure que la tension monte. On étouffe avec eux. On doute avec eux. On change d’avis. On comprend. On réfléchit.
C’est un film qui nous rappelle le pouvoir du dialogue, de l’écoute, du doute. Et surtout : qu’une seule voix peut faire toute la différence.
Un film que j’ai visionné en 2024, donc bien après sa sortie, mais je le recommande. Il s’agit d’un huis clos entre douze hommes qui sont jurés dans un procès. Les film est constitué uniquement de dialogues, il n’y a aucune scène d’action. Il n’y a pas de femmes non plus dans l’assemblée. Pourtant malgré ces deux critères presque primordiaux pour dire d’un film qu’il est moderne, le propos a quelques chose d’intemporel. En effet on y voit la capacité d’inconnus qui n’ont rien en commun, à discuter pour faire avancer une enquête. Et en cela, la lenteur des propos, les réflexions qui vont assez loin, les réactions des uns et des autres pour éviter le conflit, dans une époque où les films sont souvent en accéléré, j’ai trouvé cela presque philosophique. Un film que je range dans les classiques. C’est une façon de faire un film qui témoigne d’un style cinématographique passé.
Un grand classique excellent montrant le débat d'un jury d'assises américaines dans une pièce fermée pour décider du sort d'un jeune potentiellement condamné à mort qui aurait tué son père. L'évolution des débats est très intéressante avec un jeu d'acteur époustouflant pour maintenir la tension sur cette version des années 1950. Une vraie leçon sur la justice mais aussi sur des travers et biais humains comme les préjugés ou la paresse intellectuelle qui tombent un à un grâce au personnage de l'intellectuel architecte, magistralement interprété par Henry Fonda
Un classique... on ne se lasse pas de tels films, des films avec une âme qui transcende le temps. Je ne ferai pas une liste de ces films, mais il n'y en a pas beaucoup de contemporains
Ce film est un chef-d'œuvre. Pourquoi ? Parce qu'il ne dit que des vérités selon moi. Je retiens que les petits détails font de grandes choses et qu'il ne faut pas les oublier. Il parle aussi des problèmes des stéréotypes. Ce film ne bouge pas mais il nous fait voyager en nous faisant utiliser l'imagination. Ce film c'est l'évidence caché. Il nous le fait ressentir grâce à tout ses acteurs incroyables. Il nous montre aussi les différents types de personnes qui existe dans le monde, leurs préjugés, leur milieu social ce qu'ils ont pu vivre. Et grâce à ça on suit des gens débattre, même si je peux comprendre que ça ennuie des spectateurs, j'ai trouvé que ça faisait lui faisait du charme d'écouter des gens débattre, ce qui lui en fait un chef-d'œuvre pour moi. À chaque fois que ce film dit une vérité je le disais qu'il avait raison et que c'était évident. Au fond le résultat de fin n'importe peut, on veut juste comprendre les choses et se dire que ce film est évident et a raison.