Un huit clos efficace avec une mise en scène simple mais un scénario brillamment construit. La tension est presque palpable entre ces personnages tous différents, chacun d'eux représentant symboliquement une partie de notre société. Dès le début on peut deviner comment le film va finir mais le débat et ses multiples rebondissements sont intéressants et nous tiennent en haleine. (Bien)
Un chef d'oeuvre divin, inégalable. Une argumentation mise en exalte par Henry Fonda, un acteur comme il n'y en a plus aujourd'hui. Un film à voir absolument par tous les cinéphiles.
L'archétype du huis-clos, magistralement dirigé par Sydney Lumet, avec des acteurs tous au diapason sans la moindre exception. Un réel et grand plaisir de cinéma (malgré le côté théâtral appuyé) que l'on peut revoir sans jamais se lasser. Un film qui interroge tout autant le fonctionnement de la justice que les préjugés de la bonne société américaine, et qui reste d'une stupéfiante modernité dans son propos. Indémodable.
Certes, "12 angry men" est un très bon huis-clos juridique, précurseur de nombreux films de l'un et/ou l'autre de ces genres spécifiques, mais on est loin selon moi du chef d'oeuvre vanté par la critique et les spectateurs d'Allociné. Il est clair que le 1er film de Sydney Lumet cumule de nombreuses qualités telles que sa construction narrative, ses dialogues, sa mise en scène, et détient cette capacité à détailler en profondeur le système juridique américain, à la fois pour mieux en dénoncer les failles, mais aussi souligner ses avantages. En revanche, l'interprétation des jurés est assez inégale, le scénario reste prévisible, et à titre personnel il m'est arrivé de regarder ma montre pendant le visionnage. Un bon film d'accord, un classique c'est fort possible, mais un de mes films culte certainement pas.
Pourquoi j'adore: Un huis-clos souvent imité mais au grand jamais égalé, le meilleur film incontesté de Sidney Lumet. Le scénario nous prend aux tripes pendant toute la durée du film, pas de musiques particulières et cette œuvre se passe quasiment toujours dans une seule pièce pour débattre sur le sort d'un jeune homme accusé de meurtre vis à vis de son propre père. Interprétations fiévreuses et dialogues exceptionnels, Henry Fonda y est magistral je pense qu'il n'y a rien à dire sur ce film. L'un des meilleurs films de tous les temps, c'est trop frais des films de cette envergure on aimerait franchement en voir beaucoup plus souvent dans nos salles obscures. Avec plus de 55 ans au compteur, 12 Angry Men continue d'époustoufler le spectateur par son réalisme et ses diverses qualités irréprochables. Ça mes amis cinéphiles, c'est de l'immense cinéma avec de l'intelligence pure, un mythe, l'un des 50 films à voir avant de mourir. Si quelqu'un lui trouve un minime défaut je serais le premier à être présent, un sans faute pour un film parfait, car si la ''perfection'' n'existe pas, ''ce mot'' n'existerai pas également. Je ne met pas le maximum d'étoiles (sans hésiter c'est clair qu'il le mérite et de très loin) c'est uniquement parce que je n'ai pas eu une émotion intense quelconque pour que je puisse ''personnellement'' le qualifier de chef d'oeuvre, mais en dehors de ça ce film en est un.
Un huis-clos implacable, où le jeune Sydney Lumet fait déjà montre de ce qui sera sa force tout au long de sa carrière : direction d’acteurs au cordeau, intelligence de la mise en scène et vraie rigueur dans le regard porté sur une réalité sociale (ici le racisme latent d’une société dite avancée et l’éternel poids des préjugés dans la construction d’un point de vue). Quand il dispose d’un scénario brillant comme c’est le cas ici (malgré une petite tendance à l’édifiant), le talent de Lumet peut s’illustrer avec éclat. Il réalise l’exploit de maintenir le spectateur rivé sur son fauteuil face à 12 hommes discutant autour d’une table pendant 1h30. Lumet invente le film d’action en chambre.
Peut-être peut-on parler d'exemple de huit clos. Si on regarde linéairement, ce premier long-métrage de Sidney Lumet, datant de 1957, impressionne par sa maturité. Linéairement, car une cinquantaine d'années plus tard, on entrevoit son digne successeur, J.C Chandor. Et entre temps, malgré les apports de la couleur, de l'image animée, des effets spéciaux et de la troisième dimension, rien ne sera à la hauteur d'un huit clos. Peut-être aussi que la dimension théâtrale que prend ce genre de film révèle être un avantage, mais c'est avant tout là que se dégage des autres, de grand réalisateur, de grand metteur en scène. Et c'est avant tout là, que le jeu d'acteur prend tout son sens.
En lisant toutes les critiques j'avoue être un peu confus, 12 hommes en colère est un excellent scénario prenant et captivant? ou un véritable chef-d'oeuvre à part entière? Personnellement, et comme beaucoup de monde je suppose, j'ai été pris dans l'engrenage immersif des dialogues, et j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre ce revirement de situation. Mais une fois le film terminé, je n'ai pas crié au génie en sautant sur mon lit les bras ouverts vers le ciel!!! On ne peut quand même pas parler de prouesse artistique digne d'un immense metteur en scène quand même!!! Alors le film est un classique, oui, regardez le, oui, prenez du plaisir, oui, mais ne me faites pas croire que vous avez vécu une expérience suffisamment formidable et intense et que vous avez ressenti une foultitude de sensations, au point de présenter le film comme un pur chef-d'oeuvre... bon a moins que j'y connaisse rien... j'y connais rien?
Tout en remettant en cause le système judiciaire américain, Sydney Lumet atteint la prouesse de rendre passionnante la délibération entre les douze membres d'un jury à propos de la culpabilité ou non d'un jeune homme condamné à mort. Sans aucun flashbacks, les virulents échanges restituent le crime, les témoignages et l'alibi avec quasi exactitude, l'enquête se reproduisant ainsi sous nos yeux. Et pour mieux signaler la tension qui émane des désaccords du groupe, la scène se déroule en huis clos sous une chaleur étouffante. La distribution est parfaite, avec un Henry Fonda d'une justesse incroyable dans le rôle d'un citoyen qui aime réfléchir et se questionner. Un immense acteur pour un immense film.
Le scénario est génial , mais ça ça tient avant tout du génie de la pièce originale de Reginald Rose qu'il a lui même aide a retranscrire. Connaissant la pièce avant j'ai trouve que la mise en scène - bien que correcte , avait quand même vieillie. Pourtant j'adore Lumet surtout son "Serpico" mais je vois plus ce film comme les bases prometteuses d'un grand cinéaste que comme un chef d'oeuvre instantané. Surtout au vu du jeu d'acteur qui a sacrement vieilli. Je me rends d'autant plus compte qu'il y a un avant et un après Marlon Brando , et encore plus un avant et un après Pacino / De Niro. Aujourd'hui l'actors studio a bouleverse la manière de jouer des acteur et la réception qu'en a le public. A l'exception de Fonda - qui reste etonammment actuel , et qui saura se réinventé plus tard d'aillurs , notamment chez Sergio Leone. La marque d'un grand.
Encore une leçon de cinéma. Comment, avec pour seul décor une petite salle, une table et 12 chaises, réaliser un chef d'oeuvre percutant, brillant, intelligent, passionnant, etc... tout a déjà été dit. Car en plus de réaliser des prouesses techniques pour mettre en place un modèle de huis-clos (jeu des plans, utilisation des espaces, direction des acteurs...), Sidney Lumet propose une réflexion intelligente sur la notion de culpabilité et la fonction de jurés. Car la vie d'une personne est en jeu. Il va donc falloir prendre le temps nécessaire à la réflexion, prendre du recul sur les faits, analyser, réfléchir, débattre, convaincre, abandonner ses préjugés, oublier les animosités. Un véritable pamphlet contre la justice arbitraire et expéditive à deux vitesses qui demeure malheureusement toujours d'actualité aujourd'hui, particulièrement aux States. Le triomphe de l'intelligence et de la réflexion sur la force et la précipitation. Le pouvoir du débat serein et construit. Plus qu'un film, une leçon de cinéma et de vie.