28993 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
941 critiques spectateurs
5
554 critiques
4
306 critiques
3
59 critiques
2
16 critiques
1
4 critiques
0
2 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Michael78420
70 abonnés
1 985 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 19 avril 2025
Ce qui surprend de prime abord le spectateur de 2025 de ce film sorti en 1957, est que les jurés sont tous des hommes, blancs, de cinquante ans et plus. On s'étonne qu'il n'ait pas fait l'objet d'une réécriture plus conforme au dictat d'un certain courant de pensée actuel du nom d'un ustensile de cuisson asiatique. Ici tout repose sur le jeu des douze acteurs et une mise en scène précise. Les personnages évoluent, ralliant chacun à leur tour l'avis du dissident incarné par Henry Fonda. On apprécie les doutes qui s'expriment, les certitudes qui vacillent, les preuves démontées les unes après les autres. Nul besoin d'effets spéciaux ni de couleur pour captiver le spectateur, même près de soixante-dix ans après sa sortie. Douze Hommes En Colère est assurément une réussite, qu'on pourra (re)découvrir avec plaisir à notre époque où tout va plus vite mais où l'on ne raisonne plus.
j'ai vu c film la première fois il y a 20 ans, j'étais dans ma période Henri fonda après avoir vu il était une fois dans l'ouest. ce gars a un charisme et une classe comme tous les grands acteurs américains de l'époque mais lui encore plus. les films en noir et blanc donne du mystère au cinéma et de la gueule à tous les acteurs. Dans un 8 clos, on montre clairement une dynamique de groupe, comme une expérience en laboratoire où les croyances, influences, les normes, la pression etc. c'est tellement bien joué que c'est intemporel.
Une vérité qu’on croyait évidente se fissure, non pas par un retournement spectaculaire, mais par l’érosion patiente d’un raisonnement biaisé. On assiste à une métamorphose, non pas du verdict en lui-même, mais des hommes qui en débattent. Un film qui ne vieillit pas. Peut-être parce qu’il parle d’une justice qui vacille, d’un monde qui juge trop vite. Peut-être parce qu’il nous force à nous demander : et nous, qu’aurions-nous fait dans cette pièce ?
Chef d’œuvre absolu. On l’étudie dans les meilleures écoles de commerce comme exemple de négociation. Des acteurs impeccables. Un scénario. Parfait. Une direction sobre et efficace !
Un film qui vaut surtout par son scénario. On croirait presque la captation d'une pièce de théâtre. Le défaut du film est peut-être la mise en avant trop importante du jurée N°8. Certes, Henry Fonda est l'acteur le plus connu et il faut le rentabiliser, mais s'il lance les débats, le film aurait gagné à ce qu'il s'efface au profit des nouveaux convaincus. Cela aurait paru moins artificiel.
Le véritable chef d œuvre de Sydney lumet, qui pourtant avait réalisé des films formidable, mais celui ci m a mis une claque mémorable. Sa mise en scène, l habileté de scénario, et surtout son interprétation, je peux considérer et le nommer chef d œuvre. Un huis clos, on ne sort jamais de cette pièce ou les 12 jurés doivent prendre une décision grave, la condamnation ou non d un jeune homme pour parricide. Les faits sont implacable et le jugement quasi obligatoire sauf pour un seul jurée, architecte dans la ville va essayer de démontrer et démonter les preuves face à ses 11 hommes pétri de préjugés. Un film magnifique, ou au travers de l écran on ressent la sueur, la colère, l indignation. Bref un grand film
Douze Hommes en Colère est une leçon de cinéma, une œuvre d’une intensité rare où la tension naît non pas de l’action, mais des mots. Adapté d’une pièce de théâtre, ce huis clos d’une simplicité apparente devient un champ de bataille psychologique où la justice se heurte aux préjugés, à la colère et à l’indifférence. Sidney Lumet orchestre une mise en scène d’une précision chirurgicale : l’atmosphère moite, les visages en sueur, les longs plans millimétrés qui resserrent progressivement l’étau sur ces douze hommes… Tout nous enferme avec eux, dans cette salle où l’air chaud et humide devient irrespirable à mesure que les esprits s’échauffent. J’ai beaucoup apprécié les travellings de caméra qui sont très bien montés. Face à l’aveuglement collectif, Henry Fonda incarne la voix de la raison, un homme seul contre tous, qui choisit de réfléchir avant de condamner un accusé à la chaise électrique. Sa détermination fissure lentement les certitudes des autres jurés, donnant lieu à des échanges d’une intensité dramatique remarquable. Brillant, captivant et toujours aussi percutant aujourd’hui ce film m’a grandement marqué durant ma jeunesse. Douze Hommes en Colère est une démonstration implacable de la puissance du doute et de l’intelligence face à l’injustice.
Conseil de visionnage : Regardez Douze Hommes en Colère dans le calme absolu et un soir orageux. Soyez seul, avec un ami étudiant en droit ou avec quelqu’un prêt à débattre après le film, pour ressentir toute la tension et la puissance de ce huis clos.
Personne -ou presque- ne conteste la valeur de cet immense classique du film judiciaire, un huis clos étouffant pour les personnages et passionnant pour les spectateurs. Mise à l’écran d’une pièce de théâtre, et privilégiant de ce fait la parole, il fonctionne d’abord sur un scénario original qui fait parfaitement évoluer la situation de départ vers le dénouement final. Au service de ce scénario et de ces dialogues, la direction d’acteurs et la mise en scène sont remarquables ; après un long plan séquence d’ouverture où les protagonistes apparaissent comme dans un ballet, le rythme et le montage se font incisifs, sachant donner de l’importance à chaque élément successif de la narration. Au-delà de sa forme et du « suspense » qu’il constitue, le film met au grand jour plusieurs aspects de la nature humaine, et la relativité de nos jugements, souvent influencés, et même faussés, par nos histoires personnelles ou par nos partis-pris sociaux.
Chef-d'œuvre de tension psychologique et de réflexion sur le système judiciaire, la justice et les préjugés humains. Sidney Lumet réussit à créer un film captivant et profond, porté par des performances exceptionnelles et un scénario brillant. Malgré quelques aspects didactiques et une certaine lenteur pour les spectateurs contemporains, le film reste un incontournable du cinéma, toujours pertinent dans son exploration des failles du système judiciaire et des travers humains. C'est un plaidoyer poignant pour le doute raisonnable et la nécessité de la réflexion avant de juger autrui.
Un film fort, qui aborde le sujet de la culpabilité, du jugement de l’individu par la société. Une belle image en noir et blanc, de très jolis plans séquence, le plan d’ouverture est une prouesse et un régal. Bien sur la confrontation des différents jurés et le basculement de certains d’entre eux, est bien montré. Mais le film a un peu vieilli, beaucoup de verbiage, des longueurs, film de procès à huis clos, plein de sueur, par un été de canicule. Henry Fonda est exceptionnel.
Douze hommes en colère" est un classique du cinéma en noir et blanc, doté d'une mise en scène soignée et d'une élégance intemporelle. La réalisation sobre et maîtrisée met en valeur un huis clos captivant, porté par des acteurs excellents qui livrent des performances d'une grande justesse. Le film propose une adaptation réaliste et percutante du scénario, explorant avec finesse la complexité du doute et de la justice. L'intrigue, bien construite et psychologiquement intense, maintient un suspense constant, même si le rythme peut parfois sembler légèrement étiré. Une œuvre marquante qui mérite d’être vue.
Alors là... je vais être très clair. Je sais que tout le monde ne sera pas d'accord et heureusement, mais j'ai un avis très catégorique : pour moi, "12 hommes en colère" fait partie des plus grands films de l'histoire du cinéma. Voilà, c'est dit. Mon opinion n'a jamais varié d'un pouce et n'en variera jamais. Qu'est-ce que j'ai toujours autant aimé là-dedans ? Le huis-clos ? Oui, mais pas que ? Le fait qu'il fut le premier film de procès à se passer non pas dans le prétoire mais dans la salle des jurés ? Oui, mais pas que. Sa mise en scène ? Oui, mais pas que. Ce que j'ai toujours aimé, c'est ce scénario d'une précision diabolique. Ce scénario qui fait valser les convictions acquises de façon parfois moutonnières. Ce scénario qui fait voler en éclats les préjugés. Ce scénario qui fait tomber les masques en distillant les doutes et en allant débusquer les détails auxquels personne n'a jamais pensé. Ce scénario qui te dit "ouais, tu fais le malin parce que jamais tu ne t'es retrouvé dans pareille position, mais le jour où ça va t'arriver, tu verras que le coq chantera nettement moins fort". Un immense film, porté par d'immenses acteurs, avec Fonda et Lee J. Cobb se démarquant le plus. Toutes les chaînes de télévision devraient avoir le devoir de le rediffuser une fois chacune dans l'année.
Film cultissime s'il en est, "12 hommes en colère" continue à bénéficier d'une popularité sans faille près de 70 ans après sa sortie initiale. Mais comment expliquer les avis publics et critiques si dithyrambiques et la capacité de ce film à traverser les âges en conservant la même force ?
Le premier élément de réponse est sans hésiter la simplicité du contexte: 12 personnages anonymes enfermés dans une unique salle de 30m² et condamnés à disserter sur la culpabilité d'un jeune homme à l'issue de son procès; Rien de plus, rien de moins, pas de Deus Ex Machina ou d'artifices de scénario pour habiller la réalité qui se suffit largement à elle-même. A partir de ce point de départ, c'est l'écriture sublime du film qui prend son envol et tisse minutieusement sa toile, suspendant purement et simplement le spectateur aux lèvres d'un Henri Fonda hypnotique. Le débat constant qui rythme le film entre ces 2 camps dont les effectifs s'inversent progressivement est diaboliquement efficace.
Mais le plus grand tour de force de Lumet c'est, qu'au-delà de cette simple affaire criminelle dont la véracité vacille aux grés des reconstitutions et contradictions factuelles, il réalise en fait un film social profondément humain dans le meilleur comme le pire dont il est capable. Les 12 jurés, issus de milieux différents et incarnés par des acteurs au sommet de leur art, sont très subtilement caractérisés pour incarner des archétypes qui parlent à chacun et qui s'entrechoquent ici violemment dans un huis clos étouffant qui voit éclater au grand jour l'apathie vers laquelle nous pousse notre système. Pour des raisons qui leur sont propres (discrimination, paresse, projection personnelle, ou surtout effet de groupe) 11 des 12 jurés ne remettent initialement absolument pas en cause la version qui leur a été servis durant le procès précédant le film; Ils sont prêt à envoyer sans discuter ni même sourciller l'un des leurs à l'échafaud. Il faut un juré n°8 tout de blanc vêtu et pas plus persuadé de l'innocence de l'accusé que les autres, pour réanimer progressivement, à l'aide d'une rhétorique sans faille mais toujours naturelle, l'empathie et la curiosité dans l'esprit de ses compères. En ce sens, Lumet est résolument optimiste dans sa vision de l'Homme qu'il délivre ici, affirmant dans la droite lignée de Jean-Jacques Rousseau, que l'homme est naturellement bon envers ses semblables et qu'il ne tient qu'à nous de renouer avec cet état de nature en cherchant simplement à voir et comprendre l'autre par delà les apparences.
Ce message capital, en toile de fond mais intelligible par tous, explique également en grande partie l'aspect mémorable du métrage d'autant qu'il est mis en valeur par une mise en scène inoubliable. Malgré l'unité de lieu et de temps parfaitement respecté, on voit des univers entiers de douceur et d'amour défiler dans les regards pénétrants d'un Fonda qui propage peu à peu cette lueur et cette fougue à ses voisins. spoiler: Et comment ne pas glisser un mot sur ce plan inoubliable dans lequel l'ensemble des personnages tournent le dos à un juré n°10 qui s'enferme dans une tirade ouvertement discriminatoire, manifestant ainsi leur désapprobation tacite par un silence assourdissant qui résonne d'autant plus fort aujourd'hui...
En bref, du très grand cinéma, un des rares films ayant la capacité de parler à tout un chacun et surtout une oeuvre à conseiller sans limite pour réconcilier noir et blanc et modernisme dans l'opinion populaire !
Etant donné qu'il fasse parti du top 10 des films les mieux notés sur AlloCiné, je me devais le voir puisque je suis un cinéphile. Scénaristiquement, il n'y a rien de vraiment original si ce n'est que ça dure pendant tout le long-métrage (1h30) mais c'est efficace, en ne s'ennuie pas. Pour voir qu'il date de 1957 et que ça soit en noir et blanc ( car il y avait pas encore la couleur) c'est visuellement très propre et pas l'impression que ça ait prit une seule ride. Personnellement, et comme beaucoup de monde je suppose, j'ai été pris dans l'engrenage immersif des dialogues, et j'ai pris beaucoup de plaisir à suivre ce revirement de situation. Cependant, je trouve qu'on est ici vraiment loin d'être un chef-d'œuvre et comme beaucoup de film le trouver sur-cotés même si le considéré comme un classique, je peux l'accorder.