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Claude Julien57
7 abonnés
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5,0
Publiée le 19 février 2025
Aux Etats-Unis, un jury populaire composé de douze hommes doit délibérer sur le sort d'un jeune homme, accusé de parricide. Il risque la chaise électrique si l’unanimité se fait sur sa culpabilité. Lors du premier vote (à main levée), seul un homme ne vote pas la culpabilité. Après une discussion haletante et de multiples rebondissements, le verdict est finalement rendu. Dans un de ses ouvrages, René Girard rappelle que selon le Talmud, un suspect condamné à mort à l’unanimité par les juges devrait être acquitté. Par là, il rappelle que l’unanimité du tous contre un est forcément suspecte car elle est le ressort principal du mécanisme du bouc émissaire. C’est tout le sujet du film.
Brillant et puissant. D'une densité et d'une efficacité rares. C'est le premier long-métrage de cinéma de Sidney Lumet, qui avait œuvré jusque-là au théâtre et à la télévision. Le réalisateur a été choisi par Henry Fonda qui produit ce film tout en tenant le rôle principal. Quant au scénario, il est tiré d'une pièce télévisuelle, adaptée par son auteur lui-même, Reginald Rose. Son contenu résonne fort dans un contexte post-maccarthyste, en sondant les fondements de la justice états-unienne, et plus largement ceux de la démocratie états-unienne. Au centre du propos : la notion juridique de "doute raisonnable" qui interroge les concepts de vérité, de certitude, d'objectivité et de responsabilité, au-delà des apparences, des préjugés sociaux et raciaux, des réminiscences d'histoires personnelles. Ce propos prend la forme d'une joute oratoire exceptionnellement captivante, traversée de rapports de forces et d'influences, entre douze hommes (pas de femmes à l'époque dans les jurys de cours criminelles...). Douze hommes aux profils sociaux et psychologiques différents, échantillon bien choisi d'une humanité ordinaire, capable du meilleur comme du pire. Les dialogues et la progression narrative, démonstrative, sont d'une parfaite intelligence, subtile et implacable. La tension va crescendo au cours d'une journée qu'un personnage présente comme la plus chaude de l'année, avec en point d'orgue un orage extérieur... et intérieur. Sidney Lumet, après un plan fixe marquant sur le visage du jeune accusé, au début, gère son huis clos de main de maître, en termes d'espace, de timing, de direction d'acteurs... Le casting est impeccable autour d'un Henry Fonda d'une classe immense, tout en sobriété et acuité. Avec son complet blanc symbolique, il est le héraut idéal d'un humanisme auquel on aimerait encore un peu croire.
Un jury de douze hommes (milieux sociaux différents) doit décider d'un verdict unanime concernant un jeune accusé d'un meurtre. Huis clos tendu, étouffant, absorbant et magistral. Un classique du cinéma américain avec un Henry Fonda grandiose. Educatif sur le fonctionnement d'un jury, les relations humaines et le système de justice.
Un vrai plaisir de découvrir ce film, quelques années en retard certes, mais un plaisir quand même. Dès le début, nous sommes plonger dans l’intrigue. On est alors pendu aux mots des acteurs qui nous expliquent au fur et à mesure les éléments de l’enquête. Le huis-clos est très bien réalisé, l’ambiance y est étouffante. Le jeu de caméra, les gros plans, les plans/contre plan réussissent à nous dépeindre une salle chaude, écrasante avec des personnages bouillonnant. Pour ce qui est du scénario et des dialogues, c’est un sans faute. On DOIT s’accrocher aux dialogues pour comprendre et leurs fluidités rend la tâche agréable, même excitante. Le jeu d’acteur est excellent. Le film est moral et percutant. Un bijou.
Excellent film de huis clos où le jury doit se prononcer à l'unanimité sur la culpabilité ou non d'un jeune homme accusé d'avoir tué son père à coups de couteau. la sentence : mort ou libération en découlera automatiquement. Sur les 12 jurés, 11 se prononcent d'emblée pour la culpabilité au vu des éléments du procès. Un seul, architecte, a quelques doutes. Le scénario, montre comment petit à petit, il réussit à partir de détails, de contradictions dans les témoignages à faire partager ses doutes. Belles joutes oratoires, belles oppositions de personnages et de personnalité qui met en évidence la fragilité des témoignages et le poids des parcours personnels dans les convictions qui sembleenet pourtant bien ancrées
Regarder en 2025 un film datant de 1957 peut rebuter et sembler ennuyeux. Telle était ma première impression à l'approche de la diffusion du film. Bien au contraire, dès la première minute, j'ai été captivé par l'intrigue et les dialogues de ce film et l'es trouvé captivant ! Les quatre-vingt-dix minutes sont passées sacrément vite. N'hésitez pas à voir ce film.
Grâce à un scénario brillamment écrit, une mise en scène rigoureuse et intelligente, et des acteurs convaincants, "12 hommes en colère" est captivant de bout en bout. Dans ce huis-clos étouffant la tension est toujours présente et le rythme ne baisse jamais. Chaque plan, chaque dialogue à son utilité et renforce l'impression d'immersion du spectateur dans la salle de délibération.
L’histoire d’un retournement de situation et d’opinion pour un procès non gagné d’avance. Ici, il est tout de même question de la peine de mort. Forcément beaucoup de phrases et un huis clos. Beaucoup d’arguments, certains bien trouvés ! 3,3/5
Qu’est-ce que rendre justice ? Quelle est la différence entre convaincre et persuader ? Qu’est-ce que démontrer et prouver ?
Un très beau film qui montre bien toutes les difficultés qui président à une décision de justice. On pourrait imaginer que ces 12 hommes n’en sont qu’un seul : vous et moi lorsque nous devons juger en notre âme et conscience. Nous sommes partagés entre la raison et les sentiments. Bref tout l’enjeu est de penser par soi-même c’est à dire contre soi même.
Henry Fonda très très bon.
La scène finale dans la ville, sous la pluie, fraîche, comme un retour à la vie après l’étouffement, l’accouchement de la décision.
Un immense film que chacun devrait voir ne serait-ce que pour mettre de l’eau dans son vin ou du vin dans son eau.
génial, un film à huis clos avec un Henry fonda impeccable, un scénario.... comme on en fait plus... une histoire de justes, intelligente et vraiment bien interprétée, chacun des protagonistes avec sa personnalité... un classique à voir absolument.
Un huit-clos judiciaire en noir et blanc avec des acteurs qui ne me disent rien (sauf un légèrement). Je pensais que l’ennui allais me guetter mais les différents personnages, les discussions sur les faits, les retournements, fait qu’on suit l’avancée de cette histoire avec intérêt. J’ai passé un bon moment mais pour moi, il est surcoté (incroyable ce 4,6 en notation spectateur sur Allociné).
Dans ce huis clos, tout est réussi. Le rythme des dialogues, les lumières, sans parler du scénario très bien construit sur la base de quelques informations seulement. L'absence de vue du spectateur sur le procès lui-même et la focalisation sur le débat entre les jurés est excellent, nous sommes le 13ème juré !
je suis presque le 13 eme homme en colère, j'ai déjà vu ce film et je ne pense pas que e le revoir me convaincra plus de sa qualité. je le laisse aux vrais cinéphiles dont je ne fais pas partie