12 hommes en colère
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Lazitation
Lazitation

4 abonnés 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 février 2025
Un film incontournable ! Un chef-d’œuvre de tension et de réflexion, où chaque personnage brille. J’adore cette étude de caractère, de justice et de psychologie. Un classique qui mérite d’être vu absolument.
Noise&sound
Noise&sound

157 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2025
« 12 hommes en colère » est un huit-clos créé pour un programme télé puis adapté en pièce de théâtre en 1953 par Reginald Rose, avant d’être réalisé au cinéma par Sidney Lumet
Film de procès, son originalité est de nous ouvrir une fenêtre sur ce moment essentiel  et  confidentiel d’un procès : les délibérations, à porte close, du jury populaire. 
Ici, l’enjeu est radical.  Si le jury reconnaît la culpabilité du prévenu, la peine prononcée par le juge sera la peine de mort.
Car nous sommes bien aux États Unis et il ne faut pas s’attendre à la moindre remise en cause de la peine de mort. Dans une nation fondamentalement croyante, il n’est pas incompatible de voir une justice inspirée par la loi du talion, œil pour œil, vie pour vie. 
Donc exit la critique de la peine de mort.
D’ailleurs, bien que Reginald Rose soit considéré comme un auteur traitant de sujets sociétaux, il s’assure de rester consensuel, télé oblige. 
Le scénario se concentrera, en fait, sur l’humain et la recherche d’un consensus entre ces 12 hommes. Ici, aucune femme dans le jury populaire. En effet, à l’époque, aux Etats-Unis, un juge peut récuser arbitrairement un jury féminin s’il juge que la dame serait trop « embarrassée » à l’écoute des témoignages ou lors des délibérations (Ce ne sera qu’en 1994 que la Cour suprême américaine mettra fin à cette discrimination).  Rose préfère donc mettre en scène un jury exclusivement masculin. La composition exclusivement caucasienne du jury vous à peut-être interpellé ? À l’époque c’est une question de réalisme. En 1953, les noirs ne sont pas admis dans le jury. 
Donc exit la critique de l’égalité des droits et des sexes. 
Nous voilà donc entre hommes caucasiens.
Dès le début la question suivante est posée : la culpabilité du prévenu est-elle certaine ou existe-t-il le moindre doute ? Là encore, le creuset culturel… La preuve hors de tout doute raisonnable Vs l’intime conviction française. D’un côté une justice empreinte de religion, convaincue de l’existence de vérités certaines (certitude de Dieu), vérité prouvable ici-bas. De l’autre une justice laïque qui s’exerce en l’absence de certitude, qui n’exprimera donc pas une vérité absolue mais une vérité relative, celle de la subjectivité, fonction de l’acte et de la personne à juger. Le poids des circonstances n’est donc pas le même.
En bon produit français, à la question, clef de voûte, du début du film - la culpabilité sans doute raisonnable - j’ai le sentiment par avance, que c’est impossible. Exit le suspens quant à la suite des événements…
Tendance récurrente du film américain, le film manque peut-être un peu de nuance. 
D’abord le postulat de départ : tout accuse le suspect d’un crime doublement odieux (parricide). Il ne manque que les aveux. Difficile, à priori, de faire plus coupable. 
Qu’à cela ne tienne, on démontrera que chaque élément accusateur, pris individuellement, peut donner lieu au doute et cela avec plus ou moins de doses hypothétiques et de raison. 
Mais cela importe peu car le véritable sujet repose sur l’humain. Face à  la justice, pensée théoriquement, c’est au final, l’humain, dans son entière imperfection, qui décide du sort de l’accusé et c’est à cet endroit que Rose fait mouche. Il a donc travaillé cet aspect en attribuant à chaque juré une véritable épaisseur et a soigné une représentation équilibrée de cette société caucasienne. Chaque juré possède son background culturel, un vécu et … ses ressentiments. 
Là aussi, les postures initiales des jurés sont entières et abruptes, sans pour autant devenir invraisemblables. D’ailleurs Rose a été inspiré de sa propre expérience en tant que juré. Qu’y a t’il vécu ? Nul ne le sera vraiment.
Au fur et à mesure des débats et des votes, s’éclaire le sens du titre du film et sa véritable subtilité, car ces hommes sont « en colère ». 
Bien que les débats puissent s’enflammer, la colère dont il est question ici est bien plus profonde. Il s’agit d’une colère intime, nourrie par les ressentiments de leur propre existence. Et l’on découvrira au fil du temps que c’est cette colère qui influence leur jugement. 
Le scénario a été repris de nombreuses fois, tant au théâtre, qu’au cinéma et c’est peut-être cela qui est la marque d’un grand classique. 
Une trame qui accompagne les évolutions de la société et un sujet central qui reste intemporel. 
« 12 hommes en colère » deviendra « 12 femmes en colère ». Le jury sera un peu moins caucasien et un peu plus inclusif. Il y aura un remake en 2007 du réalisateur russe Nikita Mikhalkov oú l’accusé est un jeune tchétchène et même un remake indien et un autre chinois… le dénouement n’est pas acquis mais 12 restera le bon chiffre, de même que la colère, le moteur…
J31frites
J31frites

18 abonnés 287 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 janvier 2025
Une heure trente passée dans la même pièce avec les douze mêmes hommes. Douze hommes qui composent un jury chargé de juger la culpabilité d’un gosse accusé de meurtre et qui risque la chaise électrique. Un seul s’oppose parce qu’il a des doutes.
Première adaptation d’une pièce de théâtre, cette oeuvre magistralement interprétée, Henry Fonda en tête, s’avère extrêmement intéressante, à la fois parce qu’elle nous incruste au coeur de ce genre de débats judiciaires, on peut y voir les différents types d’hommes, entre ceux qui s’imposent et ceux qui ont peur de montrer leur opinion, ceux qui sont conscient de l’horrible responsabilité qui pèse sur eux et ceux qui ne montrent aucun scrupules, ceux qui affirment sur des préjugés et ceux qui reprennent l’affaire dans les détails, ceux qui débattent calmement et ceux qui s’énervent, ceux qui restent objectif et ceux qui agissent selon leur propre intérêt. Le type d’argument utilisé, les informations dont ils disposent, le fait que dans le doute certains votent coupables et d’autres préfèrent pas prendre de risque de condamner un innocent si horriblement, le fait que certains affirment sur des arguments qui ne valent rien, la plupart étant pressés de retourner à leur petite vie tranquille, voilà tant de choses à apprendre sur nous êtres humains, dans notre psychologie et notre justice !
En prime une excellente VF et une photographie de qualité ! Un très beau final !
Seulement voilà il s’agit d’un film d’une heure trente qui comporte tout de même ses longueurs, qui reste assez simple et humble, pas de quoi le classer dans les films les mieux notés sur Allociné.
Mélanie M.
Mélanie M.

14 abonnés 121 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 janvier 2025
Je suis impressionnée comment ce film des années 50 est toujours autant d'actualité. La guerre d'égo et de pouvoir, le racisme et ses préjugés, le manque de réflexion et de prise de recul,... toutes ces caractéristiques qui existent dans notre société sont visibles en un simple huit clos d'1h30 et ses 12 personnages. A voir et même à revoir pour plus une compréhension plus totale !
Léo DESS
Léo DESS

38 abonnés 281 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 janvier 2025
Ce film est tout simplement CULTE, et bien écrit de A-Z, les acteurs sont tous excellents, la réalisation est impeccable, ce film mérite ça place de s'en rappeler pendant toute notre vie.
Matthalal
Matthalal

4 abonnés 9 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 janvier 2025
Un chef d’œuvre. Film découvert lors d’un cours d’histoire au collège. J’en garde un souvenir indéfectible. Une époque où les films tenaient le spectateur éveillé.
Très certainement dans mon top 5.
Chloé GICQUEAU
Chloé GICQUEAU

6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 décembre 2024
Magistral ! Le jeu, la mise en scène, la photographie, le scénario. j'ai mis du temps à le voir mais c'est une belle leçon de cinéma et d'écriture !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 décembre 2024
Plaidoyer à la fois sublime et subtil contre la peine de mort en mettant en exergue la faillibilité d'une justice faite par des hommes.
Alasky

465 abonnés 4 757 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 décembre 2024
Pari réussi pour son premier film Sidney Lumet réalise en 1957 ce huis-clos magistralement mis en scène et qui arrive à captiver son spectateur de bout en bout, au milieu de débats animés des jurés qui s'appuient sur les témoignages du procès. Plans remarquables et récit fluide et bien ficelé.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 8 décembre 2024
Pour son époque, c’est sans aucun doute un film marquant. Il aborde un sujet profond et les dynamiques sociales et judiciaires.

Le huit clos permet de se plonger dans les dilemmes moraux et les préjugés mais rend le film monotone.

L’absence de variété dans les plans et les décors accentue le manque de dynamisme visuel.
Tanguy Adisson
Tanguy Adisson

3 abonnés 199 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 décembre 2024
Un des huit clos les plus pertinents que j'ai pu voir ; outre l'ultra qualité du scénario et des dialogues, la caméra trouve parfaitement sa place dans cette pièce.
Michael R
Michael R

141 abonnés 1 546 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 décembre 2024
12 Hommes en colère est un chef d'œuvre, c'est une évidence. 12 jurés se retrouvent dans une pièce du Tribunal pour statuer sur le sort d'un prévenu de 18ans accusé du meurtre de son père. 11 jurés l'estiment coupable, le 12e est partagé par un doute raisonnable. Il va bouleverser la pensée et les certitudes de chacun en argumentant. Le pitch est aussi simple que l'étude psychologique est fine, décortiquant la pression groupale et les hypothèses les plus sensées. Henry Fonda y est magnifique. Un chef d'œuvre je vous dis.
Beachben
Beachben

5 abonnés 236 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 novembre 2024
Très grand film cultes ! 12 hommes en colère ou comment faire tenir un huis clos avec un propos courageux. Un doute substiste et doit-on pour autant se ranger à l’unanimité ? Quelle grande mise en scène. De très bons acteurs. Henri Fonda captivé son auditoire et ses remarques ne laissent personne indifférent. Je le conseille, ce classique est intemporel.
Lisa B
Lisa B

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 novembre 2024
Un film d'une formidable humanité, un modèle de huis clos où l'on reste en haleine du début à la fin. Du grand cinéma américain. Alors oui, on est d'accord, la société des années 50 ne faisait pas la part belle aux femmes. L'absence totale de personnage féminin rend le film légèrement dépassé (et c'est tant mieux !)
Inigo Arista
Inigo Arista

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 24 novembre 2024
Une ambiance absolument incroyable, les personnages sont justes et les dialogues sont d'une précision folle. Un film où on ne voit pas le temps passer.
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