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HuGhost
10 abonnés
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4,0
Publiée le 6 mars 2024
C'est fou comment un peu faire passer 1h30 de film aussi rapidement tellement c'était bien, alors qu'avec uniquement à l'écran 12 hommes débâtant autour d'une table. C'est l'histoire d'un jeune homme accusé du meurtre de son père. Je jury, composé de 12 hommes doivent voter pour ou contre la peine de mort de l'accusé. spoiler: 11 votent pour, tandis que 1 vote contre, ce qui va engendrer un débat. Cet homme va réussit a convaincre 1 par 1 les autres membres du jury que l'accusé est innocent.
Un chef d'oeuvre. Etant uniquement basé sur les dialogues et les émotions, il ne vieillit pas. L'histoire est intelligente. Les acteurs sont parfaits. Hyper prenant
Nous avons là affaire à un monument du cinéma français avec ce huis clos étouffant et moralisateur du grand cinéaste Lumet. Je me suis vu juré du film, tant pris par le scénario que par la réalisation, qui m’a convaincu. Au départ, le réalisateur nous présente une salle d’audience tourné vers un jeune garçon suspecté d’avoir tué son père. Ces douze hommes se retrouvent avec le poids d’une vie sur les épaules, mais pour prendre une décision, il faut l’unanimité. Le suspens établi est remarquable, car tout s’enchaîne avec une grande fluidité, et le spectateur en oublie presque que c’est un film. Certains ne l’ont pas apprécié pour sa lenteur, mais je trouve au contraire que le temps passe si vite. Quel que soit notre bord au début, plutôt pour juger coupable ou non, notre esprit se fait emmêler et démêler tout au long du film. Le débat est vivant et le spectateur y trouve même l’envie d’y participer.
J’apprécie beaucoup les gros plans, davantage quand ils sont fixes, et je suis servi. J’y ai même vu les gouttes de sueur, qu’ils soient sur leurs fronts ou le mien. Le ton monte avec la chaleur et crée un halo de réflexion presque anxiogène, qui garde à merveille le suspens. Très prometteur, le premier long-métrage de Lumet s’inscrit dans la lignée des drames policiers qui en a inspiré beaucoup. Les jurés sont très réalistes et attachants, bien que le spectateur n’en connaisse que des numéros, et pas des noms. Il est presque facile de se mettre à leur place dans le débat, mais seulement pour participer, non pour trancher. Et, ce qui ne semble être pour tout le monde au début qu’une brève affaire leur prend toute une journée. Henry Fonda joue incroyablement bien, ainsi que tout le pêle-mêle d’acteurs qui se retrouvent dans de nombreux films.
Ce qui m’a par contre déçu, c’est la fin. Elle est trop rapide à mon goût pour toute l’immensité qui vient d’être créée derrière. Les arguments qui convainquent chaque membre l’un après l’autre forment une gigantesque envergure du débat, et tout s’enchaîne bien jusqu’aux 1h31 où la fin se fait sentir. La décision des jurés est prise mais il n’y a pas de retour en salle d’audience. Ce qui, au début m’a chiffonné, m’a fait réaliser que là réside toute la grandeur du film, la critique de la société et des lois qui au fond ne reposent que sur le bon vouloir de certains messieurs. La fin est telle que chacun repart chez soi, et c’en est fini de penser à cette histoire. Et attention spoiler : pourquoi, si le jeune est finalement acquitté, ne cherchent-ils pas le vrai assassin ? Certes l’enjeu du film n’est pas là, et le temps était compté – car pour un premier film ils n’ont pas dû le laisser faire ce qu’il voulait – mais il m’aurait paru plus émotionnel encore de revoir ce jeune libre, remerciant les jurés.
Enfin, la longueur du film ne m’a pas dérangé car je me suis pris au jeu. Par contre, il n’est pas compliqué de décrocher si le spectateur recherche de l’action de masse ; c’est un film d’auteur, fondamental. Pour les amateurs de juridiction à l’inverse, cela peut paraître un peu simplet, une discussion autour d’un meurtre sans preuve solide qui ne tienne plus qu’une opposition de Fonda. Quoi qu’il en soit, il est à voir absolument pour les amoureux du cinéma.
Ce film est un chef-d'œuvre cinématographique ultime, on ressens la sueur des acteurs à travers l'écran. Une vie est dans leurs mains, une mort est sur leur conscience.
"12 Hommes en Colère" est un film qui transcende le temps. Réalisé par Sidney Lumet, ce huis clos judiciaire est une étude magistrale de la psychologie humaine et de la dynamique de groupe.
Un film que j'ai eu la chance d'étudier en cours d'anglais au lycée, qui peut sembler "difficile" à regarder au début, mais dans lequel on se plonge facilement grâce à son script exceptionnel.
Le film se déroule entièrement dans une salle de délibération, où 12 jurés doivent décider du sort d'un jeune accusé. Ce qui commence comme un verdict apparemment simple se transforme en un débat intense et complexe, révélant les préjugés et les personnalités des jurés.
Henry Fonda, en tant que juré n°8, est exceptionnel. Son personnage, calme et réfléchi, est le catalyseur du changement dans la salle. Sa performance est un modèle de retenue et d'intégrité.
La réalisation de Lumet est brillante. Il utilise l'espace confiné pour créer une tension palpable, rendant chaque échange entre les jurés captivant. La caméra se fait presque oublier, nous plongeant au cœur du débat.
Le scénario est un bijou d'écriture. Chaque réplique est chargée de sens, chaque personnage est finement dessiné. Le film explore des thèmes de justice, de morale et de responsabilité civique avec une intelligence rare.
"12 Hommes en Colère" est un film qui fait réfléchir. Il nous pousse à examiner nos propres préjugés et à reconnaître l'importance du doute raisonnable. Plus qu'un film, c'est une leçon de vie.
Pas mal. Le film traîne en longueur, mais c'est peut être seulement moi qui ai du mal avec les films ne montrant qu'une seule scène tout le long. Ceci étant, le fond soulève des questions morales et judiciaires intéressantes.
Alors qu'il est sorti il y a plus de 65 ans, le visionnage du film reste très agréable. On comprend facilement pourquoi ce film est considéré comme un grand classique du cinema.
Un film simple, efficace. Une seule scène durant tout le film, un seul lieu, et uniquement 12 personnages. 12 hommes possédant des caractéristiques et une morale différente. C'est exactement ce qui donne cette originalité à ce film : pas besoin de grand chose pour réaliser un bon film : des acteurs, une histoire et une caméra et hop c'est parti ! Et c'est ce que fait si bien Sidney Lumet dans ce film. En réalisant une seule scène, le spectateur est plongé au premier plan, et on participe alors à l'enquête de ce meurtre avec les 12 hommes du jury : comme si on était dans la scène, et on peut ainsi exprimer nos hypothèses, nos suppositions et déployer l'enquête afin de la résoudre avec eux ! C'est tout simplement grandiose !
Dès son premier long-métrage, sorti en 1957, Sidney Lumet s’affirme comme un brillant réalisateur. En effet, sa capacité à rendre fascinant un huis clos juridique constitue un véritable tour de force. Au-delà de ce procès, où douze membres d’un jury populaire doivent se prononcer sur la culpabilité d’un accusé, l’histoire décortique le comportement psychologique de ces hommes aux origines sociales hétérogènes. Véritable étude de mœurs d’une société américaine très égoïste, il s’agit également d’une réflexion plus intime invitant chaque spectateur à s’interroger sur la manière dont il aurait lui-même réagi en une telle occasion. Dans son rôle d’agitateur de conscience, Henry Fonda pose clairement la question de savoir si on peut envoyer quelqu’un sur la chaise électrique selon ses propres convictions et opinions politiques. Bref, un grand classique du film judiciaire.
Un film très appréciable, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. Je trouve que le sujet est bien abordé et merveilleusement décortiqué au fil des minutes. En effet, il y a peu de moyens et d'espace utilisé au cours des scènes et pourtant c'est captivant, nous sommes plongé dans la pièce avec ces hommes. Nous avons ici, 12 hommes détenant la vie d'un jeune garçon entre leurs mains, c'est intéressant car nous les voyons s'affirmer et faire ressortir leur personnalité différente. Il faut noter également une belle morale : une personne peut changer le cours de l'histoire et influencer de manière intelligente un groupe de personnes dont à première vue, les convaincre à visiblement l'air d'être une mission impossible. Ce film nous montre bien l'importance de la réflexion et du temps.
Tout simplement un chef d'oeuvre cinématographique, philosophique et réthorique. Tout est bon, les acteurs sont tout aussi bon que les autres, le scénario est prenant et assez ludique (on en apprend un peu plus sur la justice américaine) et le dernier point fort c'est sa durée. Il dure - qu'une heure et c'est assez pour ce film. Vraiment rien à dire.
12 hommes en colère fait partie de cette liste de films restreinte qui même après des années, est toujours considérée comme l'un des plus grands films jamais réalisés. Ce n'est que maintenant que je le découvre et force est de constater que je ne peux pas donner tort à ce constat. Les dialogues sont merveilleusement écrits et viennent immiscer le doute quant à la culpabilité de l'accusé, en défendant une vision philosophique intéressante de la justice. Car le personnage d'Henry Fonda, qui lance tout le débat, a une vision qui est la suivante : je ne suis pas sûr qu'il soit non-coupable, mais je suis encore moins sûr qu'il soit coupable. Simplement, il n'a pas assez d'éléments pour être sûr et pour une décision aussi grave que d'ôter la vie ou non à un jeune de 18 ans, il préfère ne pas avoir cette responsabilité. On dirait vraiment un film de procès qui aurait pû être écrit par Descartes, et dont la force réside dans la nuance. Évidemment que justice doit être faite, mais à condition d'être sûr à 100% des faits. Grâce à ça, 12 hommes en colère restent passionant meme des années après et malgré l'abolition dans de nombreux pays de la peine de mort, d'autant plus dans un contexte actuel où nous sommes souvent confrontés à des problèmes de sécurité comme le terrorisme, et face auxquels on pourrait être tenté d'exercer une justice ultra punitive et rapide. Bref, un très grand film à voir absolument !
C'est incroyable comment, avec du talent, on peut rendre 95 minutes passionnantes alors qu'il n'y a à l'écran que douze hommes discutant autour d'une table. Douze hommes, douze jurés devant décider du sort d'un jeune homme accusé du meurtre de son père. Alors que la sentence semble acquise d'avance un de ces homme n'est pas d'accord, l'unanimité étant nécessaire il va falloir convaincre les onze autres que son point de vue est valable.
Douze hommes, douze acteurs. S'ils sont tous assez bon c'est évidemment Henry Fonda qui attire toute l'attention à lui puisqu'il est le petit rouage grippé dans la mécanique du verdict. Un homme seul face aux autres qui va démontrer que la seule chose sûre à propos de chaque preuve, chaque témoignage est qu'il y a un doute. Le doute, c'est le noeud autour duquel toute l'histoire va se nouer.
Douze hommes, un accusé. L'enjeu du film n'est pas de savoir si le prévenu est coupable ou innocent mais de savoir si sa culpabilité ne fait aucun doute. La vie d'un homme se joue à un doute près. Une subtile nuance qui fait tout l'intérêt et la force du film puisque ce n'est pas un individu qui est jugé au travers de ce film mais bien la société américaine en entier. En effet ce sont les attitudes et préjugés de jurés qui sont en procès ici.
Douze hommes, douze personnalités différentes et à travers elles ont passe en revu toutes les couches sociales. Que ce soit par conviction, par dépit, par faiblesse, par paresse, par rancoeur ou par racisme ils ont tous une raison différente et plus ou moins viable de juger le jeune homme coupable. Certains sont de bonne foi, d'autres campent sur leurs positions alors que plus aucun élément ne vient les étayer.
Douze hommes, un chef d'orchestre. A l'exception du premier et du dernier plan l'intégralité du film se déroule dans une pièce unique. Le syndrome "pièce de théâtre filmée" guette donc et pourtant Sydney Lumet prouve qu'il est bien un réalisateur hors norme. Sa caméra découpe et scrute l'escape avec soin et sans faiblir, se mettant sans cesse au service de la scène qu'elle filme. Il suffit de voir le fabuleux plan à la grue nous dévoilant les 12 jurés juste avant les délibérations pour se convaincre qu'il maitrise son sujet. Chaque débat est passionnant, chaque rebondissement est bien amené.
Comment ne pas aimer, le film est complet, 12 hommes dans la même pièce pendant des heures et une décision importante à prendre sinon un homme meurt, tous les détails sont analysés
Vu sur recommandation de quelqu'un qui avait adoré, malheureusement je ne partage pas le même sentiment. Evidemment, celui qui s'oppose en premier est un beau gosse qui n'explique pas clairement ses raisons au début, puis il y a le pauvre pépé à compassionner, et les "pour" les plus véhéments sont portrayés comme des beaufs fermés d'esprit... Caricatural.