Une très bonne satire sociale qui a bercé mon enfance, sans jamais être choquée de la dureté des propos tenus (le discours anthropologique tenu sur la misère humaine est vraiment éloquent et véridique) ni de la nudité de Jamie Lee Curtis (le seul film dans lequel elle dévoile sa poitrine, mais cela n'a absolument rien de vulgaire ni de tape-à-l’œil donc en rien choquant même pour l'enfant que j'étais alors...). Comme quoi il est possible de faire des scènes dénudées sans être vulgaires, il s'agit seulement d'avoir le bon goût et le talent de Un fauteuil pour deux. Les acteurs sont absolument brillants (merveilleux trio que forment Dan Aykroyd, Eddie Murphy et Jamie Lee Curtis, sans oublier le drôlatique Coleman, serviteur usé aux caprices nobliaux de son patron bien-né). Le jeu de dupes entre pauvre devenu riche et bien-né devenu sans le sou est hilarant et criant de vérité (Bourdieu n'aura pas dit mieux depuis...), on perçoit également le système de la Bourse (avant qu'elle ne soit totalement dématérialisée comme aujourd'hui, bien entendu) et son milieu complexe et surexcité. Les situations cultes s'enchaînent à un rythme effréné : un Dan Aykroyd déguisé en Père Noël alcoolique et dépravé (qui cache un pavé de saumon dans sa barbe pour le manger dans le bus !), un Eddie Murphy qui découvre les joies de la richesse (explique que les jacuzzi de sa jeunesse étaient faits de flatulences, ou s'excuse d'avoir brisé son propre vase...), et une Jamie Lee Curtis ô combien émouvante dans son statut de prostituée (on voit l'envers du décor avec un pincement au cœur). Le final est jouissif, on termine heureux et hilares de ce merveilleux moment qui nous enseigne même quelques principes de sociologie, tout en s'amusant énormément !
Un fauteuil pour deux est une comédie américaine plutôt réussie signée John Landis. Le duo des acteurs comiques Eddie Murphy et Dan Aykroyd est drôle. Les acteurs sont très convaincants avec notamment Jamie Lee Curtis particulièrement irresistible en prostituée au grand cœur. L'intrigue est plaisante (même si depuis, la thématique du changement de place a été un peu galvaudée) et les deux personnages principaux très attachants. Tous les gags ne fonctionnent pas forcément, mais le film reste sympathique.
Comme à son habitude, Eddy Murphy éclate à l'écran par sa bonne humeur et sa drôlerie. Pour le reste, l'histoire simple et le scénario bien construit, quoique prévisible, lassent une bonne impression.
Cette comédie sympathique dans une ambiance bon enfant, eut un très gros succès aux US spoiler: (le scénario est superficiel) mais aussi dans le reste du monde Satire sociale féroce, elle attaque le monde la finance newyorkaise toute puissante sous Reagan, dans les années 80 L’histoire est amusante et les blagues désopilantes, les personnages vraiment bons, variés plaisants et même attachants Au delà, le casting, innovant alors, apporte beaucoup à son succès : Le duo Aykroyd / Murphy, où Eddy Murphy , (dont c’est seulement le 2sd film) crève déjà l’écran, la jolie Jamie Lee Curtis, qui accède enfin aux films comiques spoiler: (avec ses chouettes perruques) et le duo des formidables "Duke and Duke" en Don Ameche et Ralph Bellamy,très cabochard. A voir en VO car si le début est très british, il évolue vers un style très Us avec l’interprétation d’E Murphy Evidemment, cela reste un bon film « populaire » qui manque de finesse, mais reste suffisamment loufoque, dans le bon sens du terme pour passer une bonne soirée
Un vrai conte de noël moderne, humoristique, humain, et à la moralité intelligente. Deux vieux hommes très riches font un pari... L'un prétend que c'est la nature de l'homme qui est mauvaise, et l'autre qu'on est tous victimes de notre environnement. Leur "test" se fera sur un noir SDF (Eddie Murphy) qu'ils vont faire grimper socialement au sein de leur entreprise, tandis que l'autre (jeune nouveau riche arrogant snob) se verra redescendre et confisqué de tous ses biens. Ce film est plein d'humour tout en délivrant un message intéressant. On note aussi la présence de la sulfureuse Jamie Lee Curtis (en prostituée ici).
Le style neutre et sans ostentation de John Landis est parfait pour cette histoire où le capitalisme le plus inhumain est pointé du doigt. Capitalisme incarné par le duo Ralph Bellamy et Don Ameche, deux frères ne pensant qu'en termes de dollars. Le seul personnage humain est celui de Jamie Lee Curtis. Même Denholm Elliott, le majordome chez ces gens riches, navigue en permanence dans l'ironie.
Tous les personnages sont dans le paraître, le déguisement, souvent faut, même Jamie Lee Curtis. Y compris les personnages dans la séquence du train, où ils sont déguisés, d'abord eux quatre, mais aussi les autres voyageurs. Un film sur le changement d'apparences donc. Et tous les personnages adhèrent à la nécessité de faire fructifier l'argent.
La bascule du film vers ces séquences finales est d'ailleurs la grande réussite du film: le film bascule dans une autre forme de farce, plus graphique, plus énorme, qui sort le film de la mécanique bien huilée et un peu mièvre, pour donner du piquant au film. Qui commence avec Dan Aykroyd en noir rasta, Eddie Murphy en Africain ou Jamie Lee Curtis en Tyrolienne qu'elle pense suédoise. Très bonnes scènes finales pour terminer le film qui devenait un peu mièvre et surtout long, qui bascule dans le presque grotesque (le vrai gorille et le faut gorille). Cette catharsis finale en fait bien un film de John Landis (il n'a pas écrit le scénario) où le loufoque croise la surenchère ou l'absurde. À ce titre d'ailleurs, la séquence des vendeurs et acheteurs du jus d'orange est bien dans la lignée de la séquence du train qui a précédé: délirante, folle et loufoque.
Avec Un Fauteuil Pour Deux, John Landis réalise une comédie somme toute correcte. L'histoire nous fait suivre le destin croisé de deux hommes, Louis Winthorpe III, un directeur général d'une florissante société de courtage en matières premières agricoles basée à Philadelphie, et de Billy Ray Valentine, un roublard, astucieux mais sans le sou. À leur insu, tous deux vont faire l'objet d'un pari insensé de la part des patrons de Louis, les frères Mortimer et Randolph Duke, deux hommes aussi riches, qu'arrogants. Ces derniers décident d'échanger la situation de leurs deux poulains dans le but de démontrer ou non que certaines personnes sont capables de réussir dans toutes les situations qui s'offrent à elles alors que d'autres échoueront systématiquement. Ce scénario s'avère globalement plaisant à visionner pendant toute sa durée de près de deux heures, même s'il comporte quelques longueurs. En effet, le métrage aurait gagné à être un peu plus court. L'intrigue nous embarque dans deux milieux totalement antinomiques, l'un favorisé, l'autre défavorisé, et va s'amuser à inverser ces deux conditions sociales pour que chacun puisse se mettre à la place de l'autre. Sauf que tout cela leur est imposé et que donc l'un des deux va se retrouver gagnant tandis que l'autre va tout perdre. Cette accession fulgurante et cette chute fracassante donnent lieu à quelques scènes sympathiques et bien trouvées décrochant quelques rires. Hélas, le rythme est un peu mou et quelques passages moins drôles sont également de la partie. Le principal problème provient du ton. En effet, le film n'est pas une comédie pure du au fait qu'il se déroule dans le milieu des affaires et des marchés financiers, un cadre plutôt sérieux. De plus, il traite des classes sociales et du racisme, des sujets sensibles. Résultat, l'humour parvient à décrocher quelques rires mais on est loin de s'esclaffer tout du long. Le principal ressort comique provient des personnages appréciables qui sont interprétés par une distribution comportant de beaux noms comme Dan Aykroyd, Eddie Murphy, Jamie Lee Curtis, Ralph Bellamy, Don Ameche et Denholm Elliott pour les rôles principaux. Tous ces individus entretiennent des rapports insincères afin de se servir les uns des autres. Des échanges soutenus par des dialogues de bonne facture et quelques répliques amusantes bien senties. Sur la forme, la réalisation du cinéaste américain s'avère très classique. Sa mise en scène manque cruellement de personnalité et de folie. Il faut dire qu'elle évolue dans un environnement assez austère et n'exploite même pas sa saison des fêtes. Ce visuel malheureusement fade est accompagné par une b.o. signée Elmer Bernstein, dont les compositions sont insipides et sans aucun impact au point de ne même pas y prêter attention. Reste une fin satisfaisante venant mettre un terme à Un Fauteuil Pour Deux, qui, en conclusion, est un film plutôt divertissant mais loin d'être indispensable pour autant.
Les 80’s, époque des vidéo clubs et du bling bling, ce film est le témoin réussi de cette décennie. C’est une satire sociale à la Capra ; deux vieux requins de la finance vont décider, par jeu, de faire chuter leur poulain et de mettre à sa place un paumé arnaqueur. C’est une expérience pour voir si le looser peut réussir et si le jeune premier va s’enfoncer aussi bas que celui qui prend sa place. Dan Aykroyd dans le rôle du bourgeois et Eddie Murphy dont ce sera la décennie s’en donnent à cœur joie, cabotinant à outrance ; sans en faire des caisses. Le scénario tient la route et offre de belles scènes comiques mais jamais burlesques ; excepté peut-être celle du Père Noël mais qui fonctionne bien. Et puis cerise sur le gâteau, il y a Jamie Lee Curtis à l’apogée de sa beauté qui nous fait profiter à plusieurs reprises de son physique d’exception. Ce film tire bien son épingle du jeu au milieu de films de vidéo club pas toujours très fins. Un beau moment en famille qui donne envie de revoir « Un poisson nommé Wanda ». TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Je considère cette comédie qui se déroule pendant la période de Noël et du Jour de l’An comme un conte de… Noël. Un conte de Noël pour adultes et éventuellement pour les boursicoteurs. Une fable incisive sur l’opposition des classes. Le générique du début souligne bien cette opposition avec des riches très millionnaires et des pauvres très sans domicile fixe. Fable ? Plutôt cette farce, comme on l’entendait au Moyen Âge, s’emploie à grossir tous les clichés avec délice. On ne s’embarrassait pas de précaution de langage ou de principes de précaution en ce temps là ma bonne dame ! Eh oui, on pouvait singer un Noir, un Noir pouvait parler « petit Noir », et singer un gorille en rut ! Tout fonctionne bien dans cette farce délicieusement féroce. Et puis la poitrine de Jamie Lee Curtis… A voir en V.O pour supporter le débit d’Eddie Murphy…