De l'influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites
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titusdu59
titusdu59

85 abonnés 696 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2011
La fin, à contre-courant du reste du film est assez décevante, et l'humour à la fois doux et acide est trop répétitif. Mais après tout, n'est-ce pas le quotidien même, que la redondance de nos faits et gestes ? Voilà ce que filme Paul Newman: l'histoire quotidienne d'une femme et de ses deux filles. Et si l'histoire est déjà réaliste, on ne peut que penser que le célèbre acteur a mis une part de sa vie dans son film, pour ne le rendre que plus crédible. Et c'est là sa force. Alors, évidemment, le cinéma, c'est de la fiction, et là, ce film au titre interminable a peut-être un aspect trop documentaire, car il laisse parfois son intrigue de côté. Mais le reste du temps, c'est plutôt bien fait, et toujours empreint de poésie. Derrière la trame tragique se cache un courant presque merveilleux. Les couleurs sont magnifiques, la musique l'est tout autant, et ces relations qui existent entre ces trois protagonistes sont plutôt bien vues, car réalistes, mais elles ont également quelque chose d'extraordinaire. Un bien beau film.
stillpop
stillpop

95 abonnés 1 444 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 février 2012
L'histoire du titre le plus long ou presque de l'histoire du cinéma, ou comment être sûr de faire un film culte et maudit, par Paul Newman.
De la part d'un homme à qui la vie a souri, le sujet extrêmement triste du film étonne beaucoup. Et il faut un peu de temps avant de comprendre que ce n'est pas un exercice de style ou une lubie. On peut même dire qu'il faut attendre la remise des prix pour comprendre l'humilité de Paul Newman face à son sujet. A force de rajouter des anecdotes ou un peu d'humour pour sauver le mélodrame des larmes, on arrive à ne pas bien saisir l'extrême de la situation.
Encore qu'il ne s'agit pas vraiment de folie, juste des ravages de la solitude atroce et déprimante des personnages un peu en marge, un peu extravagant qui étaient et sont toujours repoussés par la société puritaine et moraliste des années 60.
La misère sentimentale, monétaire et presqu'intellectuelle de cette petite famille recomposée (je parle du lapin bien sûr) fait peine à voir, mais les péripéties et les bons mots font oublier à quel point la violence de cette mère borderline peut faire des ravages. L'intérêt moral du film est de montrer que chacun peut passer son temps à se lamenter ou à se forger une personnalité et épanouir son talent malgré tous les affronts, même si l'on sait bien que ce petit génie des sciences naturelles n'en sortira pas indemne. Surtout, quand on choisit les sciences ou les chiffres, c'est toujours que les humains vous ont un peu, sinon énormément déçus.
Le roman de base semble très réaliste et logique, ce que le film ou l'image dilue un peu, mais c'est finalement plus facile à digérer. Les acteurs, Woodward en premier lieu, sont assez impressionnants, l'image est parfois contemporaine, parfois simple, mais jamais à côté de la plaque. Il faut dire que c'est peut-être plus simple de travailler avec sa femme et sa propre fille ! Le visage de Woodward est d'ailleurs fascinant, on ne peut s'empêcher de penser aux yeux et à l'ossature de la « gueule » de Paul Newman. Les côtés fatiguants des films réalistes sur la misère (je pense aux Dardennes) sont ici gommés par la beauté de Woodward et la haute tenue cinématographique de l'ensemble, c'est aussi ça, le cinématographe ... de qualité.
L'épisode de la mémé qui biberonne à la bière permet de faire un break et de relativiser les malheurs d'autrui, mais dans l'ensemble, ne pensez pas aller voir un film divertissant pour un samedi soir sympa sur la terre.
Le film est daté par le look, les voitures et une certaine mentalité américaine triomphante aujourd'hui disparue à force de crises économiques et sociétales. Cependant, l'essentiel, affronter la solitude en étant chargée de famille était en avance sur son temps, il est donc parfaitement en phase avec les années Sarko. Travailler plus pour gagner moins, voir moins sa famille, devenir une paria simplement parce qu'on est différente, tout y est.
Bref, thanks to The Filmo, deux films essentiels des années joyeuses en une semaine, bon, il est temps de voir des films d'aujourd'hui maintenant !
QuelquesFilms.fr

360 abonnés 1 771 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 octobre 2013
Derrière ce titre pour le moins original, De l'influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites, il y a le portrait d'une mère qu'on aurait pu trouver dans un film de John Cassavetes, sous les traits de Gena Rowlands. Une mère borderline, qui tente vainement de contrôler une vie qui lui échappe, une mère courage et une mère indigne malgré sa bonne volonté. Tout en nerfs, sans jamais basculer dans l'hystérie facile, Joanne Woodward donne à son personnage d'écorchée vive, rugueuse et fragile, une dimension infiniment pathétique. Quant à Paul Newman, derrière la caméra, il porte sur l'histoire du film et sur les personnages un regard sensible et tendre. Sans esbroufe, il réussit un dénouement à la fois cruel et qui serre le coeur.
BlindTheseus

348 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2008
1 bon film jubilatoire en plein dans les 7O's quand les gens n'étaient pas ce qu'ils possédaient & évidemment bien loin de ces slogans qui suivirent tels que " Small is beautiful "...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 16 février 2011
Vu au 'Grand Action'.. Citation de Paul Newman : 'Beaucoup de metteurs en scène sont intéressés par de grands thèmes. Ils sont intéressés par l'homme dans ses rapports avec Dieu, l'homme dans ses rapports avec la société, l'homme dans ses rapports avec la terre. Pour ma part, je ne suis pas du tout intéressé par ce genre de films. La seul chose qui m'intéresse est l'engagement. Ce n'est pas simplement le problème des acteurs qui aiment se sentir engagés dans ce qu'ils font, mais celui du public qui puisse se sentir concerné par ce qu'il voit' .. Ainsi, tout est dit, nous est peint dans ce film, le quotidien d'une famille, d'une mère et de ses deux filles plus précisément. Le réalisme n'est pas le but premier, le sentiment si ! La mère, écorchée vive, blessée intérieurement a une influence néfaste sur ses filles. La plus âgée semble suivre plus ou moins son chemin tandis que la plus jeune veut se détacher de ce carcan abrutissant tout en faisant preuve d'une sagesse et d'un amour inexpugnable.. Alors elle essaye de changer les choses à son échelle, s'épanouissant à travers ces études et l'exposé de science qu'elle doit préparer.. Voyez par vous même, tout ceci est banale. Extrêmement banale, pourtant ce film bouleverse, chamboule, subvertit, écorche et assomme. Mais par quel miracle malsain est-il resté dans l'ombre ? Saura t-on un jour reconnaitre ce qu'est un chef d'œuvre ? Alors il n'y a pas de grandes histoires d'amours, d'épanchement nauséeux, d'effets spéciaux, de rebondissements, d'effusions ; c'est un film, une œuvre, une expérience, une tranche de vie, c'est nous aussi, ne sommes nous pas tous, un peu de cette petite fille ? Ou de cette mère ? Ou d'un quelconque autre personnage ? Tout touche au vrai, sans l'atteindre. C'est fantastique.. Paul Newman est à la hauteur de sa carrière d'acteur.. Maitrisé de bout en bout, ce long métrage est un bijou.. 'Non maman, je ne trouve pas ce monde détestable' dit une petite fille de treize ans. Et nous ? Que trouvons-nous ?
Léa H.
Léa H.

38 abonnés 225 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 mai 2014
Paul Newman confirme avec ce second film qu’il est un réalisateur subtil, tourné vers l’intime et les plages d’ombre de la nature humaine, même si la réussite est moins spectaculaire que dans son magnifique « Rachel, Rachel ». De nouveau, Newman filme avec délicatesse les mouvements intérieurs de son personnage, quinquagénaire un peu paumée qui a autant de mal à entrer dans le moule d’une société encore très codifiée qu’à assumer sa liberté. Evitant le mélo et privilégiant une certaine âpreté dans ce portrait de femme, Newman se rapproche de Cassavetes, sans pour autant atteindre le même niveau d’intensité - le film peut être vu comme une version douce d’une « femme sous influence ». De la même manière, Joanne Woodwoard est souvent très juste, mais son interprétation n’a pas la puissance d’une Gena Rollands… Même s’il est un brin trop sage, « De l’influence… » demeure un beau film sur l’indécision et le trouble de l’âge adulte et sur la force tranquille de l’enfance.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 20 août 2010
Vu, en première fois, ce 20 août 2010. J'ai lu ici ou là que le jeu d'acteur était excessif ou à côté. A mon sens il est tout simplement parfait, toutes ces années après, il est d'actualité, car c'est un film au style réaliste, très quotidien. De plus Paul Newman, qui restera comme l'un des plus grands acteurs étasunien depuis toujours, maîtrisait son sujet sur le bout des doigts, et il ne s'est pas foutu de nous. Même les seconds rôles sont d'une crédibilité à l'épreuve du temps. Quant à l'histoire, proprement dite, les critiques les plus dithyrambiques ne tarissent pas d'éloges en longues phrases sentimentales proches de la niaiserie. Je rappelle qu'il s'agit de traiter de cette période adolescente notre caractère, donc une partie de notre destin, se forge. L'influence de l'environnement familial est ainsi capitale. La mère du film (pas de père, absent, mort) est tarée, blessée certes, mais siphonnée du bocal, secouée de la ruche, pourvoyeuse d'émotions négatives envers ses deux filles. J'ai lu ici ou là que ce film était l'éloge du lien familial envers et contre tout. C'est prendre ses désirs pour des réalités. Très clairement, on suit le cheminement psychique de près, de l'une des deux gamines, et le fondement de ses ressources intérieur, pour résister à cette pression morbide et délétère, pont vers l'âge adulte et l'indépendance mentale, c'est-à-dire le fait d'être libre de cette famille, non dépositaire du phénomène de reproduction de ses névroses, une fois hors de ce cocon. Cette même histoire réalisée par x ou y aurait pu évidemment devenir un pur navet, il y a des pièces de Shakespeare que des metteurs en scène ont rendues ineptes. Avec ce film, unique, Paul Newman nous lègue une perle que je n'hésite pas à appeler chef-d'oeuvre. Une gamine, comme un toréador de génie affrontant un taureau furieux et non drogué, évite un moule de vie médiocre que la vie aurait pu lui préparer, et où elle aurait peut-être mijoté pour toujours, comme sa mère, et retourne la situation a son avantage. C'est filmé comme si on y était, comme si c'était soi, un peu plus que tous les personnages que l'on investit également. Une expérience, un film. Du Cinéma.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 avril 2013
Un très bon film. La séquence finale est magnifique.
Pour voir ma critique, allez sur mon blog.
Criticman17
Criticman17

11 abonnés 290 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2022
Film de Paul Newman qui aborde le sujet d'une mère qui élève seule ses 2 filles. De là part plusieurs portraits psychologiques très différents chez ses 3 personnages mais paradoxalement liés par leur lien familial et la maison où ces personnages vivent.
La tension et les excès créées par le personnage de la mère construit un climat ambigu et instable dans ce film . Dans cette maison lugubre et dans cette misère éducative portée par la mère jaillit une fille qui s'élève de ce contexte et réussi scolairement à s'extirper de son modèle familial par son amour du savoir et du monde qui l'entoure .
Le jeu de lumière dans ce film est à souligner avec un début avec des scènes tournées en plein jour et une fin très sombre qui dénote toute la situation complexe que créée la maman qui conduit même à un sentiment de pitié pour elle et une descente aux enfers par l'absence éducative qu'elle a perpétué et le paradoxe d'être à l'image une femme au fort caractère omniprésente dans le non-essentiel .
Film très intéressant à voir.
TwinPeaks2003
TwinPeaks2003

6 abonnés 138 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2025
De l’influence des perruques et des lapins sur le comportement des humains

On connaît les talents d’acteur de Paul Newman mais c’est aussi un talentueux réalisateur méconnu.

Titre improbable qui cache une thèse diaboliquement drôle. On s’attache très vite à cette mère perdue qui élève seule ses deux filles. Le récit risque même de vous émouvoir. Les relations mère/fille m’ont fait penser à la relation père/fils dans Gosses de Tokyo d’Ozu.

Le trio d’actrices est excellent surtout Joanne Woodward qui est ultra-impressionnante, il y avait un petit air de Gena Rowlands dans Une femme sous influence.

Bref, un film qui mériterait une plus grande reconnaissance !
El G.
El G.

3 abonnés 57 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 mai 2015
Une perle méconnue du cinéma américain des 70's au titre énigmatique tirée d'une pièce de théatre de Paul Zindel et réalisée par Paul Newman himself qui s'efface derrière sa caméra pour nous brosser une subtile chronique familiale dans la périphérie d'une ville du Connecticut.Le film est premièrement dominé par la performance de Joanne Woodward,l'épouse de Newman et la mère de Nell Potts qui joue le role de Mathilda,jeune fille introvertie et férue d'expérimentations scientifiques.J.Woodward campe ici une mère au foyer à la répartie facile élevant seule ses deux filles ;l'une ,Ruth,adolescente exubérante vivant difficilement les remarques parentales;l'autre,Mathilda,pré-ado réservée au comportement hiératique.On peut voir le film comme une charge de la domination d'une mère au bord de la névrose sur ses deux filles,bref,un film à voir ou revoir.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 14 décembre 2008
Un titre difficile à retenir et un sujet qui ne prête pas à sourire: une mère de famille fauchée élève seule ses deux filles adolescentes. Mais justement, on est amusé (parfois irrité) par l'hystérie de cette mère rebelle (magnifique Joanne Woodward) et l'improbable entourage familial (une grand-mère abandonnée). Le film est brut, avec certes des moments plus doux (la passion pour l'atome de la jeune Matilda), mais totalement desespéré. Surprenant et émouvant.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 mars 2010
Sublime. Je ne m'attendais à rien (il passait au ciné du quartier, un mercredi après midi) et je débute dans les films "d'auteurs". Bonnes critiques, c'est tout. Et c'est probablement un des plus beaux que j'ai vus. J'ai même versé une larme d'émotion, ce qui ne m'arrive jamais (très rarement) au cinéma. Sous le choc !!
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 août 2010
C'est un des films qu'on m'a toujours recommandé à voir! impossible de le trouver en DVD... et là j'ai eu la chance de le voir en salle (paradoxe...) à Paris! et je ne regrettes pas d'avoir attendue tout ce temps. Mes conseillers ont été de bons conseils, le film est superbe! ces portraits de (jeunes) femmes... Je m'y suis retrouvée sous certain angle par rapport aux relations soeur/soeur, mère/fille. c'est un film vraiment très émouvant. A voir et à revoir je pense (mais difficile sans dvd...gggggrrrr)
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 31 décembre 2008
attirée par son titre et sa réputation, ce film m'a complètement déçue.
Je m'attendais à un beau caractère de femme - mais je n'ai rien vu d'autre qu'une mauvaise actrice tentant de nous faire croire que sa vie est dure et qu'elle n'y peut rien vu qu'elle est entourée de pédés qui ne veulent pas la sauter (texto) et donc madame passe ses journées en chemise de nuit et sa mauvaise humeur sur ses gosses...
je suis sortie avant la fin!
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