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overlook2
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2,5
Publiée le 12 septembre 2016
Le film de Stuart Roseberg dénonce la violence et l'injustice du milieu carcéral, mais évoque aussi, de façon plus pertinente, les frustrations induites par une société qui étouffe sous le conservatisme et où la révolte gronde. Le personnage de Luke est ainsi défini par un profond refus de l'autorité, allié à une nonchalance presque nihiliste, qui fait écho à la jeunesse contestataire de l'époque. Sur le fond, "Cool hand Luke" saisit donc l'esprit du temps (et rencontra un grand succès), mais sur la forme il demeure trop académique et sage - contrairement à ses contemporains "Bonnie and Clyde" et "Easy Rider", mus par la même volonté de dénoncer un malaise social mais qui sont tournés vers une modernité cinématographique en accord avec le radicalisme de leur discours. Le problème du film de Rosenberg est qu'il a du mal à dépasser son statut de véhicule pour sa star, Paul Newman, qui phagocyte littéralement la dramaturgie et écrase tout ce qui l'entoure (ses co-détenus, réduits à des figurants voués à son culte, et le personnel pénitentiaire, silhouettes vaguement menaçantes et désincarnés - l'homme aux Ray-ban.). Tout est ainsi conçu pour être un festival Newman (voir l'absurde montage final de ses plus beaux sourires durant le film !), et le film tombe souvent dans la caricature : Luke qui pousse la chansonnette, une larme à l'oeil et le banjo à la main, quand il est triste... Luke qui fait le pitre à manger 50 oeufs en une heure... Luke qui se fait enfermer au cabanon tout en restant classe....Et tout le monde finit par l'adorer, le Luke, y compris ses gardiens ! Seule la dernière partie décolle vraiment - les évasions à répétition et leur côté tragiquement absurde transforme le personnage en Sisyphe de la révolte et lui donnent enfin une vérité. "Cool Hand Luke" est donc un film très inégal, partagé entre un scénario trop formaté pour sa star et pas toujours très fin (la séquence lourdinque de la blonde et la gestion "bon enfant" de la frustration sexuelle) et le désir louable d'évoquer un malaise profond dans la société, une remise en cause de l'institution.
Oscar du second role mérité pour Kennedy, Newman est cependant ici tout aussi parfait que son collegue en détenu de prison non sans dénué de génie. Luke la main froide est un excellent film dans le déroulement de son scenario avec beaucoup de surprises et de nombreuses scenes attachantes. La musique de Schifrin est aussi superbe a l'ambiance du film. Rosenberg signa ici en 1976 le pilier-départ du film d'évasion.
Marqué par ce film avec un Paul Newman remarquable en fuyard inconditionnel. Les autres acteurs sont tout aussi excellents, une histoire très passionante avec des passages d'escapades captivants. Une critique de la détention à la dure et du travail forcé. Un très bon classique.
Paul Newman est parfait dans son rôle de prisonnier arrogant, forcené et attachant. Une prestation qui aurait du être récompensé (comme Kennedy) enfin … Un film qui montre bien sur les injustices et la brutalité dans l’univers carcéral. Le réalisateur nous donnent aussi plusieurs scènes comiques dont celle des cinquante œufs qui est vraiment excellente. Un film culte.
eposutouflant de vérité ce film Newman Magistral , what we'e got here is a failure to comunicate on l'entend sur le début de civil wars des guns n roses superbe filmque c'est rare des films comme ça de nos jours
Magnifique film sur un pénitencier en Floride , dominé par l'interprétation de Paul Newman dans un de ses meilleurs rôles. Les seconds rôles ne sont pas en reste : G.Kennedy en caïd puis pote de Newman après un pathétique combat de boxe , Strother Martin en capitaine du camp plutôt sympa mais pouvant devenir une vrai peau de vache , Morgan Woodward lunettes de soleil et fusil à la main impressionnant ,les matons Luke Askew sadique et R.Donner et le pisteur Anthony Zerbe avec ses chiens . Les taulards Harry Dean Stanton , Dennis Hopper entre autre et on reconnait dans une séquence Joe Don Bakker non crédité . Ce film me fait penser à "Papillon" avec Steve Mc Queen , lesquels auraient pu échanger leur rôle mais aussi à "O'Brother" avec Georges Clooney . Des séquences comme le gobage d'œufs , la boite, la boxe , les chiens et bien d'autres sont parfaitement réalisées . Quelques longueurs tout de même lorsqu'ils fauchent les fossés . La photo est belle, le cadrage et la musique me renvoie vers les premiers films de " La planète des singes" . Film qui n' a pas pris une ride et récompensé logiquement par un oscar pour le charismatique Paul Newman . A voir et revoir ce classique proche du chef d'œuvre .
La mise en scène tout comme les acteurs sont impeccables, certaines scènes sont plaisantes voire drôles, d'autres moins et le film perd alors parfois son rythme, l'histoire est plutôt convenu. Au final un film intéressant à voir (ou à revoir), et assez divertissant.
Ce film nous dépeint de manière pas très réaliste l'univers carcéral état-unien, mais le talent de Paul Newman nous donne envie d'y croire, et on passe au final un bon moment.
J'adore ce type de personnage. C'est une belle métaphore de la vie. Luke place son honneur au dessus de sa propre vie et bien sur il se fait avoir par le systeme qui n'aime pas les rebelles. Dans un milieux clos, ils finissent toujours mal, à l'image de nicholson dans vol au dessus d'un nid de coucou.
Voilà un film comme on n'en fait plus beaucoup : un scénario en béton basé sur une superstar au sommet de son art accompagnée par des seconds rôles solides. Ici c'est Paul Newman qui est tout simplement éblouissant, aux côtés de George Kennedy, Dennis Hopper et autres. "Cold Hand Luke" est une très belle fable humaniste dans le monde carcéral, un appel à la liberté épris de joie, de bonheur, de rire. Un vrai petit bijou violenté.
Paul Newman... rien à ajouter, sa présence devant la caméra fait le film. Bon ça c'est l'avis d'un grand admirateur de l'artiste. Maintenant, vous souffrirez peut-être des rares lenteurs de ce film qui ne pousse pas assez loin certaines escapades du héro qui auraient pu nous en dévoiler un peu plus sur ce mystérieux personnage incompris luttant contre son naturel pour pouvoir être heureux dans un milieu qui ne lui laisse aucune chance de l'être.... Très prenant.