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ElAurens
93 abonnés
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3,0
Publiée le 24 septembre 2011
Le scénario n'est pas révolutionnaire, le film n'est pas passionnant, excepté la partie finale très accrocheuse, mais cette poursuite impitoyable vaut le coup d’œil pour la critique sociale de l'Amérique et aussi pour sa très belle distribution. Tous les personnages (ou presque) sont simplement bêtes et méchants, racistes, violents, seul Brando en homme intègre est respectable, ce n'est pas un de ses plus grands rôles, mais la scène où il sort de son bureau devant la foule reste un des moments forts de sa carrière. En bref dommage que la première partie du film ne soit pas plus intéressante, car la partie finale a vraiment de quoi séduire.
Arthur Penn est l'un des pionnier du nouvel Holywood. Il a modifié les règles de la narration en incluant de l'ambiguïté et de la complexité, retravaillé la représentation de la violence au même titre d'un William Friendklin, avant l'avénement des Coppola, Spielberg et consort. Il signe ici un drame d'une noirceur total autour d'un fugitif Bobby, revenu dans sa ville natale, et qui va entraîner des réactions en chaîne qui aura pour protagonistes, le shérif local, le magnat de la ville et son fils, ou l'ancienne femme de Bobby incarné par un juvénile Robert Redford mais qui avait déjà les bases de son jeu intériorisée et plein de recul. Une violence latente entouré tout le récit autour de cette ville hierarchisée et organisée autour de la ségrégation et du racisme, quand le souffle de l'alcool et de l'adultère viennent finir de mettre le feu aux poudres. Il y a des scènes d'une grande violence comme lorsque le shérif Marlon Brando se fait passer à tabac par les locaux sûrs de leurs droits. Meme s'il y a une certaine théâtralité dans sa partie finale, c'est un film d'une grande force et d'une noirceur total, un spectacle de de la violence humaine dans ce qu'elle peut avoir de pire. Une humanité apeurée, replié sur ses acquis et perdue dans ses excès.
Le retour d’un évadé de prison dans sa ville natale du Texas déchaine les passions des habitants dans ce drame d’une implacable dramaturgie que réalise avec talent Arthur Penn. Le long-métrage brosse le portrait d’une Amérique décatie au travers d’un récit sombre et violent traversé par des personnages troubles. Porté par une distribution de haute-volée avec le trio composé de Robert Redford, Jane Fonda et surtout l’impressionnant Marlon Brando « La poursuite impitoyable » est une œuvre puissante et désabusée.
La violence ici est sourde, latente, tous ceux qui ne pensent pas comme cette communauté d'habitants extrêmes sont bannis, humiliés et violentés. C'est aussi un film sur l'injustice profonde où seuls règnent les préjugés afin de rester comme avant, dans l'ancien monde. Même la loi est considérée pour eux comme régressive. En fait on est en plein western à l'ancienne dans un village de hors la loi où le Marshall a été refoulé. On n'est pas loin de "La cible humaine" de Henry King et par certains aspects de "Shane". Mais la force de Penn est de situer le film dans un monde contemporain vulgaire, obscène, où l'on assiste à une folie collective effrayante et qui n'est hélas pas éloignée de ce que nous vivons aujourd'hui. Le film montre que tout peut déraper d'un moment à l'autre, devenir crime, lynchage, comme un phénomène expiatoire censé exorciser tous les maux d'une humanité restée encore barbare. Penn est allé plus loin encore dans "Little Big man" où les indiens ne sont plus de simples silhouettes comme dans les films d'avant mais des personnages à part entière qui sont au premier plan et dont le massacre nous fait encore plus prendre conscience de l'horreur, du génocide subi par la nation indienne.
Un film policier sans temps mort, sur un évadé de prison, le scénario est pas épais mais le casting 5 étoiles qui le compose rattrape, à commencer par Marlon Brando, en tête, Robert Redford, Robert Duvall, Jane Fonda et James Fox. Arthur Penn fait delivrer ce film en temps réel pendant une soirée de samedi soir. Un film d'action, par moment, au parfum parfaitement dramatique. Un must du genre !
Arthur Penn dézingue au vitriol la société américaine. Il faut reconnaître que ce film comporte quelques scènes mémorables, comme l'agression du sherif, ou la scène finale absolument bouleversante. On ne sait plus trop si c'est la société qu'il faut décrier, ou tout simplement la nature humaine. La poursuite impitoyable est jouée par de grands acteurs, Marlon Brando, Angie Dickinson, James Fox, Jane Fonda, et un petit nouveau, Robert Redford. Excusez du peu. Mais John Barry, l'auteur du thème de James Bond, n'est pas en reste, et compose ici, l'une de ses meilleures musiques.
Marlon Brando, Robert Redford, Jane Fonda et Angie Dickinson dans un fabuleux western moderne d'Arthur Penn qui n'est pas sans rappeler Le Train Sifflera Trous Fois. Le génie du grand cinéma.
Magnifique film d'Arthur Penn sur les dangers de la mauvaise communication, des mouvements de foule et des informations prises telles quelles sans critique. Pour moi le meilleur rôle de Marlon Brando dont le personnage s'impose d'autant plus qu'il est sobre. Une histoire transposable n'importe où et à n'importe quelle époque (malheureusement).
Un film tendu, haletant et passionnant. Arthur Penn réalise encore un film époustouflant aux enjeux dramatiques extrêmement puissants. Il s'amuse ici avec les codes du genre et joue avec ses personnages : Redford est le fugitif, Brando est le shérif et les braves gens sont les barbares. Penn déstabilise le spectateur et on a parfois qu'il le met en scène à travers ces habitants assoiffés de sang, qui en demandent toujours plus. Au-delà du message acide et désillusionné sur la société américaine, le scénario est passionnant et inattendu, toujours sur un fil et entretenu par un rythme incroyablement efficace et une mise en scène diablement juste.
Si l'on fait abstraction de certaines situations et du dénouement spoiler: tragique , c'est du grand cinéma avec des Monstres du 7e art ! L'on peut ainsi apprécier la grandeur des comédiens tels que M. Brando, R. Redford et la sublime J. Fonda digne du talent immense de son papa Henri.
Tout est dans les jeux de regards avec de nombreux plans séquences etc. Il faut naturellement pouvoir se mettre dans le contexte de l'époque pour mieux apprécier le scénario mais il n'en demeure pas moins captivant.
Une réalisation très juste, une interprétation parfaite (mais est-ce surprenant avec un tel casting ?), des thématiques passionnantes (la vendetta, le racisme dans les années 60, le pouvoir de l'argent...) ; dommage que le film semble patiner dans la première heure. En effet, on s'ennuie un peu au début pour petit à petit s'intéresser à l'intrigue dans la seconde heure et terminer avec un final à fort suspense.
Un chef d'oeuvre. L'un des meilleurs films d'Arthur Penn après Love Story et Bonnie & Clyde. Avec trois acteurs de légende : Marlon Brando, Robert Redford et Jane Fonda. Le réalisateur réussit un bon mélange entre l'humour et l'action tout le long du long-métrage.
Ce film là, je l'ai découvert étant tout gamin mais je me souvenais vaguement de l'histoire. En rangeant mon grenier, je retrouves une vieille cassette vidéo enregistrée avec le film intitulé "La poursuite impitoyable", réalisé au milieu des années 60 par Arthur Penn. L'histoire de deux prisonniers qui s'évadent des murs carcérals dont Billy, auquel il lui restait que quelques mois a faire, qui se trompe de direction lors de sa cavale dans un train qui avait normalement comme trajet le Mexique et se retrouve coincée dans sa région d'enfance ou vivent sa famille, son ex, mais aussi une population paumée et révoltée qui veulent le voir arreter ou mort. Le shérif du coin essaie de retrouver le prisonnier sain et sauve au milieu de l'hysterie... Voila un trés grand film bouleversant qui, à mon avis, est à mettre dans les classiques de ce bon vieux cinéma Américain, malgré son échec lors de sa sortie en salles. Un film qui vieillit bien, mis en scène par Arthur Penn qui filme une Amérique paranoiaque des années 60 et qui fera par la suite un autre chef d'oeuvre que sera "Bonnie and Clyde". Une histoire poignante servis par un casting royal comprenant le géant Marlon Brando, le jeune loup Robert Redford, la belle et magnifique Jane Fonda et d'excellents seconds roles comme E.G Marshall, Edward Fox ou Robert Duvall. Un chef d'oeuvre que je vous conseilles de voir.
Une page de l'histoire du cinéma se tourne. L'âge d'or d'Hollywood touche à sa fin et la période sombre que vit les Etats-Unis inspire des nouveaux réalisateurs à refléter leur société troublée à travers des films provoquant. Le premier grand pas vers cette nouvelle ère sera faite par qu'Arthur Penn, admirateur de la Nouvelle Vague Française qui va insuffler avec La Poursuite impitoyable une bouffée d'air frais dans le cinéma Américain. Un détenu s'est évadé et les habitants d'une petite bourgade redoutant son arrivée en pleine nuit de débauche vont provoquer des conséquences imprévisibles dans le déchaînement de leurs passions. Ce qui fait fonctionner toute cette machine impitoyable s'avère être les habitants de la ville qui s'avèrent infiniment plus vicieux que le pauvre prisonnier Bubber Reeves qui ne cherche qu'une échappatoire, cette société malfamée étant en réalité la véritable responsable de ses malheurs. Toutes personnes lié à l'évadé cachent des secrets qu'elles croient dissimulés mais dont tout le monde a connaissance en raison de l'absence de pudeur des individus les plus douteux contrairement aux personnes vertueuses forcés de les subir, l'évasion de Bubber n'est rien de plus que l'étincelle qui met le feu aux poudres pour présenter un chaos qui ne demande qu'à être libéré avec tout les dégâts que ça impose. Un flamboiement filmique annonciateur de la période qui verra naître parmi les plus grandes légendes du cinéma Hollywoodien. La révolution est en marche.
Un remarquable pamphlet contre les phénomènes de masse, en particulier la violence collective. Marlon Brando y livre une partition incroyable, déballant ici tout son charisme. Des scènes sont particulièrement violentes, notamment pour un film de l'époque, accentuant la force du récit. La réussite du film réside également dans la réalisation fantastique de la part d'Arthur Penn, qui livre un film d'une densité et d'une intensité folles, qui vont crescendo, jusqu'à un final époustoufflant de violence. Superbe.