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marc sillard
11 abonnés
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2,5
Publiée le 7 septembre 2020
Vraiment pas très bon. On voit tout de suite que c'est tiré d'une pièce de théâtre. Toute une partie du film montre le désoeuvrement de ces petits bourgeois texans. C'est la version locale de "I Vitelloni". Cocufiage, sexe, racisme et alcool. Lourdement caricatural, même si je ne connais du Texas que la ville de Brownsville et ses douaniers ramollos. Les vitelloni en question errent tout le long du film dans le désordre. Marlon Brando, qui a généralement une droite plutôt rapide, se fait méchamment casser la gueule par cette bande de gringalets vicieux. Il prend sa revanche à la fin du film, son honneur est sauf. Je ne sais pas si Penn aurait pu faire un meilleur montage que son producteur. Ce qu'il y a de mieux là-dedans ce sont les acteurs. Brando, toujours aussi narcissique, Redford, un peu falot, Robert Duvall, presque méconnaissable en petit gars complexé. Il se rattrapera plus tard avec son pote Brando dans Apocalypse Now. James Fox, élégant, égal à lui-même. Jane Fonda, qui ne connaissait pas encore Vadim, a un côté naturellement teigneux. Dommage qu'aucun metteur en scène n'ait eu l'idée de faire d'Angie Dickinson une coquette séduisante et amusante : maintenant c'est trop tard.
Arthur Penn signe ici un petit bijou . Les rapports humains dans toute sa complexité sont ici brillamment interprétés . Marlon Brando montre une fois de plus son talent et Jane Fonda est excellente, il en est de même pour tous les comédiens de ce chef-d'oeuvre superbement filmé qui méritent cinq étoiles .
Sans aller à dire que c'est un chef d'oeuvre, c'est un très bon thriller, de ceux qui nous donnent envie de nous soulever contre les injustices et les mentalités dénoncés à la façon des personnages. En outre, Marlon Brando rayonne dans ce film par un charisme énorme, du fait de son allure de "beau gosses" - et oui, il fut à une certaine époque un sex-symbol :) :) !! -, ainsi que par son personnage "anti-héros", qui tente, non sans mal, d'effectuer son travail de shérif dans une petite ville de l'Amérique des années 60, encore enfermée par endroits dans ses préjugés racistes et principes venus d'un autre temps. Il faut ajouter à cela le reste du casting, à commencer par Robert Redford, malheureusement peu présent dans ce film au final, mais qui épate dans son rôle, Jane Fonda superbe en femme amoureuse, et un Robert Duvall sous-exploité malgré son talent que l'on découvrira dans le Parrain. Cependant, malgré un casting brillant s'il en est, Lilliane Hellman nous offre un scénario au dialogues un peu simplistes, dont on auraient pu espérer une recherche plus poussée du sens implicte des conversations entre les protagonistes, afin de parfaire au mieux ce thriller. Bien sûr, l'aspect scénaristique ne saurait enlever l'intensité à ce film qui saura rester dans nos mémoires par son esthétique, sa mise en scène, et un casting de choix - " du gratin" :) ;)
Le réalisateur est arrivé à créer une atmosphère pesante qui convient tout à fait au sujet abordé par le film. J'ai été très impressionné par la qualité et le réalisme de la scène où Marlon Brando (qui fait une super prestation au passage) est passé à tabac, surtout quand on voit que le film a plus de 40ans... A voir absolument!
A l'approche du week-end, les habitants d'une petite ville du Texas apprennent l'évasion de Bubber Reeves (Robert Redford), un voyou local. Pendant son incarcération, sa femme Anna (Jane Fonda) a entamé une liaison avec Jason Rogers (James Fox), le fils d'un magnat du pétrole ayant la région sous sa coupe...Or ce n'est pas d'Anna et de Jason que Bubber doit se méfier mais d'une partie des habitants. Le shérif Calder (Marlon Brando), un des rares hommes intègres de cette ville, constate que les esprits s'échauffent et craint qu'un lynchage ne soit commis sur le fugitif. Au fil des heures, la tension monte... Sortie en 1966 et réalisée par Arthur Penn, "La Poursuite impitoyable" ("The Chase", le titre d'origine, est nettement plus approprié) est un drame d'une puissance exceptionnelle, servi par des acteurs remarquables, des dialogues en or et la musique de John Barry. Comme dans les grandes tragédies du théâtre, la mécanique se met en place d'une manière inexorable, et parmi les personnages sympathiques de l'histoire, seuls deux s'en sortiront à peu près indemnes (no spoiler)...La fin du film est un vrai crève-cœur, mais c'est aussi l'une des plus belles du cinéma hollywoodien. Très sous-côté, "The Chase" est un bouleversant chef-d'œuvre dont le romantisme et la beauté crépusculaires laissent un souvenir inoubliable.
Quel casting 5 étoiles pour ce film. Il n'a pas pris une ride, les acteurs sont géniaux. L'histoire est une satyre à la société depravee et avide de voyeurisme ! Jadore c'est vieux films. A voir
Un film vraiment très puissant. Un film inoubliable dans le monde du 7ème art et un des films les plus évocateurs !! Les enjeux du réalisateur sont impeccablement tenus de plus que Marlon Brando se surpasse... A voir pour un enrichissement certains !
Bon film avec une exposition qui est certes longue mais intéressante, le scénario est très bien écrit avec un bon cadre, le "huis clos" dans la ville permet une augmentation de la tension avec une dernière partie parfaite ou la course poursuite est maîtrisée de main de maître par le réalisateur. Que dire de la déformation de Marlon Brando exceptionnelle, accompagnée par des scènes de bagarres bien faite. Arthur Penn dépeint avec brio l'Amérique des années 60, raciste avec une cruauté humaine sans limite. Une bonne surprise malgré que le scénario soit assez banal il est efficace grâce à une mise en scène réussie et un casting cinq étoiles.
Un film qui en 2020 a encore beaucoup de sens. Au coeur d'une hystérie collective, le shériff, incarné par Marlon Brando, reste droit dans ses bottes. Au début calme, dans un décor apaisé, la tension monte et s'installe progressivement. Tension sociale, tension raciale, tension familiale... avant une fin magistrale, au fond inéluctable. Même si la question raciale n'est pas le coeur de La poursuite impitoyable, sa construction me fait penser à "Do the right thing" de Spike Lee.
Un excellent thriller dans la moiteur de la nuit texane signé Arthur Penn. Avec une distribution excellente (Jane Fonda, Robert Redford dans un de ses premiers rôles, Robert Duvall, Edward Fox, E.G. Robinson, Bruce Cabot, Clifton James et Angie Dickinson) sur une musique signée de Lalo Schifrin, ce film raconte une histoire américaine où comment la famille si "traditionnelle" soit-elle, ne peut pas grand chose face aux accidents de la vie, quand la reproduction sociale s'interrompt. Comment dans une petite ville, l'entresoi peut avoir raison des meilleurs esprits... Ce film, annonce Easy Rider, Bonnie and Clyde et toutes les critiques sociales du Nouvel Hollywood.
Film hallucinant qui démontre comment une foule (en l'occurrence une petite ville américaine au Texas) peut devenir folle... jusqu'à détruire toute justice et tout droit. Marlon Brando et Robert Redford sont exceptionnels et les "méchants" bien pitoyables.
Calder (Marlon Brando, dans un de ses plus grand rôle et plein de sex-appeal dans son uniforme) est shérif dans une bourgade du sud des Etats-Unis. On apprend que Bobby Reeves (Robert Redford), ancien citadin, s'est échappé de la prison où il croupissait depuis un an. La nouvelle se répand comme une traînée de poudre. Bobby a des raisons de revenir, en particulier sentimentales: Anna (Jane Fonda, superbe). Pour des motifs plus ou moins clairs (vengeance, trahisons...) certains entendent l'attendre de pied ferme, et le chercher s'il le faut, avec l'intention de lui faire passer un mauvais quart d'heure. La tâche du shérif est alors à la fois l'arrestation et la remise en prison de Bobby et sa protection face à une population hargneuse. Les conditions de sa mission ne l'aident pas: c'est samedi soir, et ici le samedi, c'est la beuverie. « La poursuite impitoyable » est conduit avec un très grand brio: Penn expose méthodiquement les données du problème puis fait monter la tension de minutes en minutes; l'atmosphère s'électrise à tel point que la violence contenue ne peut plus qu'exploser. On admire la manière extrêmement habile par laquelle il fait se développer l'action en plusieurs lieux à la fois (que l'on pense aux trois « soirées » simultanées), ce qui a pour effet d'accentuer la solitude et la vulnérabilité de Calder (et de Bobby). « La poursuite impitoyable » est un film sur la justice, la force et l'autorité. C'était déjà le problème du western que de savoir comment instaurer et faire régner la loi et d'interroger la difficile limite qui dépassée fait du justicier un vengeur. Comme souvent dans le cinéma américain (« Vers sa Destinée » ou « Fury » pour citer d'illustres exemples) ressurgit le spectre du lynchage. Devant une foule à la bêtise infâme, pas un instant nous n'hésitons: notre coeur est tout entier au shérif Calder, magnifique incarnation de la justice au cinéma. Un film d'action et de suspense passionnant, et intelligent à tout point de vue.
Un grand et beau rôle pour Brando,presque sur mesure,qui n'a pas du avoir de mal à jouer l'homme dégouté par l'etre humain. Seconds rôles merveilleux : Jane Fonda,Les deux Robert Redford et Duvall...et tous les autres. Un film sur l'homme. La scene ou Brando se fait tabasser est horrible et mémorable. Belle musique également. Grand film.