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Richard L
24 abonnés
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4,0
Publiée le 17 décembre 2014
Marlon Brando, Robert Redford, Jane Fonda et Angie Dickinson dans un fabuleux western moderne d'Arthur Penn qui n'est pas sans rappeler Le Train Sifflera Trous Fois. Le génie du grand cinéma.
Une vraie claque. La poursuite impitoyable dresse un portrait sans concession du sud américain dans les années 60, non pas comme on l'imagine mais comme on le redoute. Le racisme y est absolument effrayant tant il semble ancré dans les mentalités et presque normalisé (de ce point de vue il m a fait penser à Mississippi Burning). Le film dresse un nombre de portrait incroyable en seulement deux heures et quart de film. Des portraits à la fois très concis mais paradoxalement très complet. Pour dépeindre ce microcosme le film bénéficie d un casting incroyable de Marlon Brando (absolument dégouté par le monde qui l entoure) à Robert Redford en passant par Robert Duvall dans un second rôle très fort. C est admirable en tout point et à voir absolument.
Un casting de rêve pour un film passionnant, qui tient en haleine jusqu'à la dernière minute. Marlon Brando est au sommet de son art à travers cette oeuvre.
Un très bon film qui dénonce avec talent la mentalité et la décadence d'une petite ville des Etats Unis du milieu des années 60 ou comment un bagnard pas si mauvais que ça au fond, et qui vient de s'évader devient le bouc émissaire d'une bande de petits bourgeois de a middle class malgré le sens du droit et l'humanisme d'un sherif, l'aide de la femme de l'évadé et de l'amant de celle ci..... film au démarrage un peu lent, le temps de mettre en place les différents protagonistes et que la saoulerie et les festivités d'un samedi soir lèvent les inhibitions, puis l'intensité dramatique grandit jusqu'au dénouement funeste. Un scénario est parfaitement maîtrisé, des acteurs immenses (Marlon Brando, Robert Redford, Jane Fonda..) , tout cela n'a pas du tout vieilli
Un chef d'oeuvre. L'un des meilleurs films d'Arthur Penn après Love Story et Bonnie & Clyde. Avec trois acteurs de légende : Marlon Brando, Robert Redford et Jane Fonda. Le réalisateur réussit un bon mélange entre l'humour et l'action tout le long du long-métrage.
Un très bon film, sombre, pessimiste et qui n’a guère vieilli. D’autant que la stupidité cruelle qu’il montre reste d’une brûlante actualité, au Texas, aux USA et dans le reste du monde ! L’histoire de l’hystérie collective d’une bande d’abrutis – ici par l’alcool, mais ça peut être la religion ou tout autre drogue – qui rejette “l’autre”, le noir, le délinquant, sans surtout chercher à comprendre quoi que ce soit. Seule réponse à ce qui chagrine… la violence. Une très belle démonstration du fonctionnement de notre société telle qu’Arthur Penn sait le faire, bien que ce ne soit pas ici son meilleur film. Lui-même le dit ! Si le début souffre de longueur et de rythme, la tension monte assez vite et devient captivante. L’interprétation est à la mesure du casting, Marlon Brando toujours d’une présence impressionnante, Jane Fonda brillante, les autres à l’avenant. Un film qui n’est pas un chef-d’œuvre classique mais qui mérite largement d’être découvert ou revu.
Un très grand film, mon Arthur Penn préféré après ''Miracle en Alabama'' sur ses douze réalisations. La beauté de la mise en scène saute constamment aux yeux. A cet égard la séquence concernant le train est exemplaire. Aucun reproche ne peut être fait à l'ensemble du film même s'il apparait que le producteur n'ait pas respecté tout ce que Penn souhaitait, c'est à dire de ne rien modifier une fois le travail terminé. Il est rare qu'un film contienne autant de vedettes : En couples Marlon Brado et Angie Dickinson, Janine Rule et Robert Duval ; en solo Jane Fonda, Bruce Cabot, James Fox, Myriam Hopkins dans son dernier rôle important et Robert Redford au somment de sa beauté, on a du mal à réaliser. L'importance de ce film tient dans la portée de ses messages et dans la leçon de vie qu'il donne aux jeunes spectateurs adultes. Oui, hélas les Hommes sont comme cela et c'est la démocratie américaine des années 60 qui leur autorise toutes ces terribles libertés; les femmes ne pouvant quasiment rien faire se laissant elle-mêmes déchoir. IL est intéressant de constater que l'homme qui détient tous les pouvoirs à l'intelligence de laisser en place un shérif honnête même si cela lui en coute et de préparer l'avenir en faisant construire une université. Là est la grande force des américains et tant pis pour ceux qui se laisseront aller. Pour terminer sur le cinéma, j'espère que chaque spectateur a apprécié spoiler: un des derniers plans où l'on voir Anna brisée entendre de loin Val Rogers lui annoncer la mort de son fils. Toute la désespérance et la pudeur de Penn y sont contenues, ce militant intransigeant de la condition humaine y laisse malgré tout y entrevoir une grande tendresse. Ses colères ne sont que des accès d'amour.
Un film coup de poing, l'exposition est longue mais nécessaire et intéressante. Puis Arthur Penn fait surgir simultanément la violence et la bêtise qui conduira au passage à tabac de Brando, puis à cette fabuleuse très longue scène finale. "La foule est la bête élémentaire, dont l'instinct est partout, la pensée nulle part" disait quelqu'un, ce film en est une démonstration éclatante qu'on reçoit en pleine gueule. La direction d'acteurs est un véritable sans faute, même si on est bien obligé d'admettre que Brando domine le lot. On remarquera l'excellence du casting féminin composé outre de Fonda et de Dickinson, de Janice Rule avec ses décolletés plongeants et de Martha Hyer en pocharde. Excellente musique également (John Barry) Seul bémol le couple incarné par Brando et Dickinson est trop parfait, pas le moindre petit défaut, trop intègre, trop juste, trop gentil. L'affubler de quelques menus travers n'aurait en rien nuit à la démonstration, bien au contraire.
Marlon Brando, Robert Redford, Jane Fonda dans un film d'Arthur Penn. Sur le papier ça claque quand même, en réalité un peu moins malheureusement. Certes les thèmes abordés sont tout à fait pertinents et intéressants et malheureusement toujours d'actualité: bigotisme, puritanisme, racisme, vindicte populaire, justice,... le problème c'est que c'est traîté avec une certaine lourdeur maladroite proche de la caricature (la mamie avec sa bible, la foule en colère constituée de fétards alcoolisés plus pathétiques qu'autre chose,...). Et puis si la fin est tendue, prenante et effectivement impitoyable pour le coup, le reste du film est très lent et mou du genou comme on dit par chez nous: "poursuite" est un bien grand mot. Reste les têtes d'affiche: Redford et Fonda sont impeccables (et tellement beaux) et Brando (pas mal non plus dans son genre) irradie tout de son charisme incomparable.
Alors que Bubber Reeves s'évade de prison avec un complice qui, après avoir volé une voiture et tué son conducteur, l'abandonne, il va être accusé du crime. Peu à peu, il va devoir retourner dans sa ville natale, où l'annonce de son évasion provoque toute sorte de sentiments, et notamment l'envie de vengeance et de lynchage chez certains. Quatrième long-métrage de Arthur Penn et quelle claque ! Magistral de bout en bout, d'une puissance et d'une force presque indescriptible à l'image de cette longue fin qui prend aux tripes et se révèle d'une grande noirceur parfois mystique et souvent fascinante, à l'image du film. "La Poursuite Impitoyable" brille d'abord par sa qualité d'écriture, que ce soit dans le scénario et son déroulement, montrant d'abord l'évadé, puis la vie et la réaction des gens quand ils apprennent son évasion et Penn nous présente une passionnante galerie de personnages, entre la petite amie de l'évadé, tiraillé entre deux amours et qui va tout faire pour aider Bubber, ceux qui veulent le lyncher après une soirée déglingué et très alcoolisé ou encore ce shérif, incarné par un très grand Marlon Brando, qui semble être l'une des figures les plus bonnes parmi ce monde de brutes. Penn dénonce la société Américaine de son époque, entre racisme, haine ou vengeance et se livre à une exploration de la nature humaine. Il met à mal la morale Américaine. Sa mise en scène est brillante, il instaure une tension et nous tient en haleine durant tout le film. Certaines scènes, à l'image de toute la fin ou du passage à tabac de Brando sont puissante et mémorable. L'atmosphère est toujours envoutante, parfois mystique et fascinante et toujours sombre. Outre Brando, qui impose son charisme et sa présence à chacune de ses apparitions, les jeunes Robert Redford et Jane Fonda sont impeccable, tout comme l'ensemble des interprétations. Déjà conquis par le "Bonnie & Clyde" du même Arthur Penn, c'est à nouveau face à un chef d'oeuvre que je me trouve, puissant, fascinant, prenant aux tripes, intelligent et sombre... Magistral.
Une réalisation très juste, une interprétation parfaite (mais est-ce surprenant avec un tel casting ?), des thématiques passionnantes (la vendetta, le racisme dans les années 60, le pouvoir de l'argent...) ; dommage que le film semble patiner dans la première heure. En effet, on s'ennuie un peu au début pour petit à petit s'intéresser à l'intrigue dans la seconde heure et terminer avec un final à fort suspense.
Arthur Penn, quelques années avant le chef d'oeuvre Little Big Man, réalise La Poursuite Impitoyable. Le scénario est brillamment écrit et peut s'avérer déroutant car il ne s'agit en rien d'une traque monumentale qui s'étend sur tout le film mais plutôt d'une traque quasiment située en arrière plan qui sert de judicieux prétexte pour pointer sévèrement du doigt une classe bourgeoise condescendante, oisive et euphorique qui entretient l'idée qu'elle a les mains propres du début à la fin de l'histoire. L'appréhension de voir revenir dans le village texan le fugitif qu'interprète Robert Redford représente l'angoisse pour les habitants d'être confronté à leur propres démons et à leurs erreurs passées. Au milieu de tout ça, Marlon Brando mène sa barque en tant que policier à la justice indolente et somnambule dont l'apparente fainéantise s'apparente plus à de la complaisance puisqu'il est en charge de surveiller des riches capables de le manipuler à leur guise. La progression est impeccable puisque l'embrasement finale laisse jaillir toute l'absurdité d'un événement où les vainqueurs ont déjà leur nom sur l'ardoise depuis le départ. La réalisation est très honorable, les acteurs s'en sortent remarquablement bien (en particulier Jane Fonda et James Fox qui se démarquent) et la peinture s'avère convaincante puisqu'elle dévoile les aspects les plus sombres d'une mentalité américaine souvent gangrenée et obstinée. Une belle oeuvre.
Arthur Penn aux manettes quand même, Marlon Brando et Robert Redford sur une même affiche... Disons que sur le papier ça en jette un peu. Le résultat est un peu plus décevant avec un classique plutôt conventionnel et quelques sujets de fond importants concernant le racisme mais traités de manière trop caricaturale à mon goût. Brando est impérial en homme de loi et vole la vedette à Redford un peu en retrait malgré un personnage central. On atteint pas l'élégance et l'efficacité du superbe "Bonnie and Clyde" du même réalisateur.
C’est pas mal, mais pour ma part, ça n’a rien d’exceptionnelle car le film a sans doute un peu vieilli. Je me suis un peu ennuyé durant la première heure car il y a quelques longueurs et ça met du temps à démarrer. La suite est meilleure plus particulièrement la scène finale. Parmi les acteurs, je retiendrais juste la performance de Marlon Brando qui est fascinante. Celui-ci est posé, convaincant et il donne de la profondeur au shérif Calder. Il y a aussi des thèmes étonnamment modernes et percutants pour l’époque comme l'adultère, l'échangisme, l’ivresse collective, le racisme et le fait de vouloir faire justice soi-même. Bref, la bêtise humaine dans toute sa splendeur et qui n’a malheureusement que peu changée. A voir une fois mais sans plus.