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inspecteur morvandieu
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3,5
Publiée le 15 août 2026
Le titre du film, VF et VO, sous-entend un film d'action et une chasse à l'homme mouvementée qui existe en effet, mais de façon secondaire ou en arrière-plan. L'évasion d'un pénitencier du personnage que joue Robert Redfod ne sert qu'à éclairer la peinture de mœurs d'une petite ville du Texas dont Arthur Penn fait le thème principal de son film. Car c'est au cœur de la ville et non pas sur les traces du fugitif que se noue l'intrigue. Le cinéaste prend le temps de présenter les personnages car chacun d'eux aura sa part dans le dénouement de cette accablante étude de comportements, pessimiste et acerbe. Figure centrale du récit, Malon Brando incarne un shérif intègre entouré de concitoyens médiocres qu'il méprise ; il n'a de cesse d'éviter au fugitif un lynchage. Le shérif Calder fait partie, avec quelques rares figures de la ville, des victimes que n'épargnent pas la bêtise et le conformisme de la province. Le fait divers raconté par Arthur Penn nous ouvre les yeux, s'il est besoin, sur une population qui cumule la lâcheté, le racisme, l'hypocrisie, l'arrogance... La petite cité tranquille, fière de ses valeurs, révèle progressivement son intolérance sous le regard désabusé de l'auteur.
C'est un classique du cinéma américain. The chase, la chasse, traduit en français la poursuite impitoyable. Bien plus vendeur. L'époque, 1966, et sa musique et ses fêtes du samedi soir. Marlon Brando, Robert Redford, Jane Fonda et Robert Duvall, c'est du lourd. Un casting imparable. Cest bien joué et bien réalisé, d'ou un classique du cinéma.
Le retour d’un évadé de prison dans sa ville natale du Texas déchaine les passions des habitants dans ce drame d’une implacable dramaturgie que réalise avec talent Arthur Penn. Le long-métrage brosse le portrait d’une Amérique décatie au travers d’un récit sombre et violent traversé par des personnages troubles. Porté par une distribution de haute-volée avec le trio composé de Robert Redford, Jane Fonda et surtout l’impressionnant Marlon Brando « La poursuite impitoyable » est une œuvre puissante et désabusée.
Parfois, mieux vaut s'abstenir de revoir un film qu'on avait apprécié quelques décennies plus tôt, au risque d'être amèrement déçu. C'est le cas de cette "Poursuite impitoyable" qui n'est d'ailleurs pas du tout une poursuite et qui a franchement très mal vieillie. A l'exception d'un bon casting (qui ne se croise en réalité que rarement et qui semble un peu perdu dans cette histoire qui ne tient pas la route), rien ne va dans ce film qui dépeint une Amérique profonde des années 60-70, entre bêtise humaine et racisme ordinaire.
Non seulement l'attitude des habitants de la ville est absurde et disproportionnée (certains personnages sont carrément insupportables et surjouent tellement qu'ils en deviennent pathétiques), mais on ne comprend même pas pourquoi tout le monde s'émeut à ce point de l'évasion de Robert Redford (dépeint comme un homme très dangereux malgré le fait qu'on ait aucune information sur les causes réelles de sa détention). Marlon Brando est quant à lui enfermé dans un rôle de shériff sous-fifre de la haute société locale dans lequel il n'est de toute évidence pas à l'aise.
En résumé, on s'ennuie ferme pendant près de deux heures, avant la scène irrationnelle dans la casse de voitures et une fin absurde. Il est certains films qu'il vaut vraiment mieux ne jamais revoir.
Arthur Penn est l'un des pionnier du nouvel Holywood. Il a modifié les règles de la narration en incluant de l'ambiguïté et de la complexité, retravaillé la représentation de la violence au même titre d'un William Friendklin, avant l'avénement des Coppola, Spielberg et consort. Il signe ici un drame d'une noirceur total autour d'un fugitif Bobby, revenu dans sa ville natale, et qui va entraîner des réactions en chaîne qui aura pour protagonistes, le shérif local, le magnat de la ville et son fils, ou l'ancienne femme de Bobby incarné par un juvénile Robert Redford mais qui avait déjà les bases de son jeu intériorisée et plein de recul. Une violence latente entouré tout le récit autour de cette ville hierarchisée et organisée autour de la ségrégation et du racisme, quand le souffle de l'alcool et de l'adultère viennent finir de mettre le feu aux poudres. Il y a des scènes d'une grande violence comme lorsque le shérif Marlon Brando se fait passer à tabac par les locaux sûrs de leurs droits. Meme s'il y a une certaine théâtralité dans sa partie finale, c'est un film d'une grande force et d'une noirceur total, un spectacle de de la violence humaine dans ce qu'elle peut avoir de pire. Une humanité apeurée, replié sur ses acquis et perdue dans ses excès.
Film hallucinant qui démontre comment une foule (en l'occurrence une petite ville américaine au Texas) peut devenir folle... jusqu'à détruire toute justice et tout droit. Marlon Brando et Robert Redford sont exceptionnels et les "méchants" bien pitoyables.
Un film qui n'a pas prit une ride en 55ans . Un chef d'oeuvre du cinéma Hollywoodien des années 60 et du cinéma tout court. Une tragédie grecque dont la tension dramatique ne cesse de monter au fur et à mesure de l'histoire; Un engrenage dont la chute est inexorablement tragique. La violence, la corruption, l’injustice, les tensions sociales, le racisme, la morale bourgeoise, le destin tragique.. tout ces thèmes font de ce film le meilleur de Arthur Penn , et qui se regarde comme une étude implacable de l’Amérique Profonde dont les racines expliquent encore l'Amerique d'aujourd'hui et l'existence des Trump et consorts... Les 2H15 passent très vite, et la séquence du passage à tabac de Brando criante de vérité et très moderne pour l'époque. Le casting est incroyable, et nous rappelle que Hollywood avait des stars et acteurs grandioses : de Brando à Jane Fona,en passant par le tout jeune Robert Duvall, Angie Dickinson et Robert Redford.... Pour l'anecdote on peut y apercevoir le pré ado Paul Williams que les aficionados de Phantom of The Paradise reconnaitront sans doute..
Un thriller haletant, au récit bien conduit, animé avec brio par Marlon Brando mais souffrant néanmoins de ruptures de rythme et de ton cpmme si l'oeuvre avait été remaniée au montage...
Hommes, femmes et enfants. Personne n'est sorti épargné de cette dénonciation virulente de la bêtise humaine. Mais cette "Chasse impitoyable" ne s'arrêtait pas là. D'une manière peut-être moins évidente à discerner (quoi que...), elle pointait déjà du doigt les dérives de la démocratie américaine des années 60, que les États-Unis disaient être la meilleure au monde. Or, si la démocratie est liberté, elle ne peut être laxisme. Ce que l'on voit ici est fruit du laxisme. Foule sans limites, instigatrice et inquisitrice pour une partie, spectatrice attentive pour l'autre. Avec la même violence pour les deux. D'ailleurs, à ce titre, la dernière partie du film, celle où tout dérape et tout explose, est un modèle d'orfèvrerie de mise en scène, dont un très grands nombre de cinéastes d'aujourd'hui feraient bien de s'inspirer. C'était un très grand film, d'un très grand cinéaste que l'Histoire semble avoir oublié et mené par une distribution de haute classe, avec notamment un Marlon Brando dans ce qu'il a de meilleur.
Un grand classique et un exemple de réalisation. Encore aujourd'hui on est surpris par les interprétations comme celle de Brando. Le scénario bien que justement adapté du Théâtre ne souffre pas d inaction bien au contraire la tension inonde tout le film jusqu'au final irrémédiable.
Rien d’une poursuite dans ce film et peu de rythme, pendant une heure trente il ne se passe pas grand-chose, juste des cocktails et des échanges mondains. L’ambiance et les personnages se mettent lentement en place dans cette ville où les tensions raciales, la stupidité, la haine, le pouvoir et l’argent règnent en maîtres. On ne comprend pas vraiment le personnage de Robert Redford et le déchaînement de passions qu’il entraîne si ce n’est de satisfaire l’orgueil du magnat local, père riche qui tente de sauver l’honneur de son fils. Marlon Brando s’en sort bien et Arthur Penn était courageux de s’impliquer en 1966 sur ce sujet, mais pas vraiment convaincu par cet espèce de western qui n’a rien d’impitoyable et où la tension est peu présente. Le titre anglais « The chase » (la chasse) n’est d’ailleurs pas plus représentatif.
Quel film ! Je le revois avec plaisir, c'est un tableau de la bêtise humaine et ses ravages, surtout lorsqu'elle est armée. Avec ce casting de prestige tout y passe, même les adolescents. Film noir et pessimiste, c'est un constat peu reluisant de la nature humaine qui n'a pas de frontière (même si le Texas est assez caricatural sur certains traits). Racisme, lynchage, adultère, machisme, idées préconçues, Arthur Penn n'y va pas avec le dos de la cuillère ...
Arthur Penn débute là où Frank Darabont, avec Les Evadés (1994), termine : deux hommes s’évadent de prison et remuent ciel et terre pour s’en sortir indemnes. Raté ! L’un des deux prisonniers, Bubber, interprété par un Robert Redford encore à ses débuts, est trahi par son compagnon de cellule, et erre seul dans les plaines du pays de l’Oncle Sam. 6 ans avant Le Parrain, Marlon Brando, érigé en symbole de la justice, va tout faire pour le poursuivre, d’une façon galvanisée et, a fortiori, impitoyable. Mais ce qui est impitoyable dans le chef d’oeuvre d’Arthur Penn, c’est bel et bien la réaction apodictique des citoyens face la fuite de « Bubby ». Vice exacerbé, justice ébranlée. Voilà donc le message inhérent à l’oeuvre de Penn : même à l’heure de sociétés modernisées et éveillées, algarades et injustices demeurent primus inter pares. Comment faire régner une justice collective dans un pays torpillé, transcendé et tourmenté par les rancoeurs individuelles ? Le shérif texan Marlon Brando veut faire primer la loi, là où les habitants privilégient une justice par eux-mêmes, par bassesse ou par vengeance. Nous tenons ici la plus grande force résidant dans ce film, qui résonne encore davantage aujourd’hui : Arthur Penn se permet d’esquiver les interminables soubresauts des intrigues du genre pour ne peindre ce qu’il entoure, ce qu’il perçoit, ce qu’il vit et ce qu’il voit. Au spectateur de se créer un avis. Toute la société se cristallise et se fragmente de façon éclatante autour de cette poursuite impitoyable, violente, mesquine et presque méphistophélique. Ainsi, le film témoigne de l’atmosphère intrinsèque des Etats-Unis à la croisée des années 60 : raciste, sexiste et violente. Elle ne va pas sans rappeler des films tels que Detroit ou Mississippi Burning. La traque infernale manque, certes, subrepticement de suspense. Toutefois, assez savamment, le film enivrant de Arthur Penn réussit à mettre les mots sur les maux.
Aïe ! Il y a des films qui vieillissent mal. Celui là était déjà ringard à sa sortie. Ne restez pas sur une chaise pour voir The chase, c'est long, lent et ennuyeux. Munissez vous de votre télécommande et accélérer les scènes de verbiage (Abondance de paroles inutiles ou vides de sens.) Les acteurs semblent débutants, luisants et maladroits. L'image est moche. Le scénario est ,comme les personnages, caricatural. On s'ennuie ferme durant la première heure, comme dans de nombreux films américains des années 50 et 60. Je préfère Robert Redford dans son seul bon film Les 3 jours du Condor ou Jeremiah Johnson si on coupe le son durant le générique. A regarder comme un document avec une télécommande en main pour voir le savoir faire des américains aussi en matière de films ringards. Ils ne sont hélas pas les seuls.