La Poursuite impitoyable
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CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 novembre 2017
A l’annonce de l’évasion d’un prisonnier, une chasse à l’homme s’organise au sein même de la ville de son enfance, alors en émoi. Avec « la Poursuite Impitoyable », Arthur Penn dresse un portrait peu flatteur de ses concitoyens et de la nature humaine en générale. La dernière demi-heure est particulièrement intéressante mais pour y arriver, c’est quelque peu bancal et un brin longuet. La distribution du film a par contre une sacrée belle gueule.
Housecoat
Housecoat

139 abonnés 393 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 octobre 2017
Une page de l'histoire du cinéma se tourne. L'âge d'or d'Hollywood touche à sa fin et la période sombre que vit les Etats-Unis inspire des nouveaux réalisateurs à refléter leur société troublée à travers des films provoquant. Le premier grand pas vers cette nouvelle ère sera faite par qu'Arthur Penn, admirateur de la Nouvelle Vague Française qui va insuffler avec La Poursuite impitoyable une bouffée d'air frais dans le cinéma Américain. Un détenu s'est évadé et les habitants d'une petite bourgade redoutant son arrivée en pleine nuit de débauche vont provoquer des conséquences imprévisibles dans le déchaînement de leurs passions. Ce qui fait fonctionner toute cette machine impitoyable s'avère être les habitants de la ville qui s'avèrent infiniment plus vicieux que le pauvre prisonnier Bubber Reeves qui ne cherche qu'une échappatoire, cette société malfamée étant en réalité la véritable responsable de ses malheurs. Toutes personnes lié à l'évadé cachent des secrets qu'elles croient dissimulés mais dont tout le monde a connaissance en raison de l'absence de pudeur des individus les plus douteux contrairement aux personnes vertueuses forcés de les subir, l'évasion de Bubber n'est rien de plus que l'étincelle qui met le feu aux poudres pour présenter un chaos qui ne demande qu'à être libéré avec tout les dégâts que ça impose. Un flamboiement filmique annonciateur de la période qui verra naître parmi les plus grandes légendes du cinéma Hollywoodien. La révolution est en marche.
HamsterPsycho
HamsterPsycho

147 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 septembre 2017
Magnifique film d'Arthur Penn sur les dangers de la mauvaise communication, des mouvements de foule et des informations prises telles quelles sans critique. Pour moi le meilleur rôle de Marlon Brando dont le personnage s'impose d'autant plus qu'il est sobre. Une histoire transposable n'importe où et à n'importe quelle époque (malheureusement).
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 novembre 2016
Même si l'action en première partie n'est pas trop au rendez-vous, la suite est tout autre chose et la chute excellente. La poursuite Infernale un film prenant, sombre et poignant avec un casting à la hauteur. Un homme qui s'échappe de la prison pour retourner chez lui mais dont les habitants de la ville ne l'entendent pas de la même façon : Ici la méchanceté humaine de ce village Américain va conduire au désastre et à la tragédie, un film qui montre aussi que les rumeurs peuvent anéantir une famille mais ils montrent surtout la bêtises humaines.
Une chasse à l'homme qui se fait donc dans la deuxième partie du film essentiellement avec un rythme un peu plus important et on l'on assiste à une atmosphère étrange et de tension qui règnent de plus en plus dans cette ville ou chacun fait sa loi et le shériff est mis à mal aussi dans tout ça et complètement dépassé.

Un agréable moment, l'histoire est passionnant avec un démarrage en douceur mais un finale époustouflant et bien ficelé. Je l'ai découvert par hasard et je ne regrette pas.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 mars 2016
Puissant et noir. Du très grand cinéma. Pas un plan de trop. Un portrait de l'Amérique vitriolé, entre racisme et débauche. Bizarrement, c'est peut-être Redford qui est le moins à sa place la-dedans en repris de justice impeccablement méché. Mais Brando, waouh, Brando !
Danny Wilde
Danny Wilde

133 abonnés 502 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 février 2016
Une véritable tragédie sociale où le réalisateur détecte avec acuité les aspirations de toutes les couches du tissu social et le malaise d'une société dans une petite ville du Texas. A travers une chasse à l'homme, le film observe la montée de la violence chez des citoyens à priori sans histoire ou désoeuvrés qui n'ont plus que ce moyen expiatoire pour s'imposer dans le rang social. Cette montée de la violence arrache les habitants à leur torpeur et à leur conformisme, déchaînant les sentiments refoulés, le fanatisme, l'exclusion et les passions. Pour tenter d'endiguer la folie de ce microcosme de l'Amérique moderne, le sheriff incarné par un Marlon Brando des grands jours, reste hélas impuissant. Le reste du casting est exceptionnel jusque dans les petits rôles. Arthur Penn signe ici un de ses grands films, en dénonçant non seulement le racisme latent et le goût pour une violence collective et aveugle, mais aussi le pouvoir corrupteur de l'argent et la fragilité de l'empire d'un potentat local. C'est donc une description au vitriol de l'Amérique de Lyndon Johnson, un film d'une grande puissance au réalisme brutal.
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 janvier 2016
Une bourgade au Sud des Etats Unis, un samedi soir festif va mal tourner. Dans l’après-midi, un jeune du coin s’est évadé de sa taule. Pas très dangereux, semble-t-il ; mais un beau prétexte pour embraser des esprits bourgeois de blancos souvent bien éméchés. Le shérif, garant de la loi, va devoir s’interposer devant cette traque à l’homme et un lynchage programmé ; quitte à y laisser de sa santé… Que c’est sympa le Sud des States !!!
Le grand Arthur Penn, un des pionniers du nouvel Hollywood, commence à poser les jalons, avec ce film, du virage pris par le cinéma outre atlantique. Suivi ensuite par Cimino, Friedkin, Coppola ou Peckinpah ; l’âpreté et la critique frontale de ce que devient l’amérique constituera cette nouvelle vague US. L’an suivant Penn réalisera un de ses chefs d’œuvre « Bonnie and Clyde » puis après « Little big man ».
L’ambiance dans ce film reste malgré tout très classique et s’apparente beaucoup au western. Un shérif, seul garant de l’intégrité, la tolérance, l’humanité et la justice tel était déjà le sujet de « Le train sifflera trois fois ». L’intérêt du film repose alors essentiellement sur le portrait au vitriol qu’il dresse de cette société blanche américaine décadente. Commençons par les individus qui la composent ; lâches et agressifs ; avinés et racistes. spoiler: La première scène du film donne le ton, une jeune femme noire et son fils passent en voiture devant un cadavre de blanc et la mère dit : « Tourne la tête. Regarde devant toi. Il faut les blancs régler les problèmes de blanc. ».
Penn dit clairement que l’on va voir ce qui déconne dans le merdier créé par les blancs. L’ « American Dream » réduit les bourgeois à une condescendance qui peut vite s’enflammer dans le désœuvrement alcoolisé d’un samedi soir. Car Penn situe son film sur un espace-temps réduit ; une soirée. Et sur la société, Penn pose de manière directe la question du port d’armes, la corruption des forces de l’ordre, l’alcoolisme mondain, la sexualité libérée, la discrimination raciale,… suivi par une distribution de premier choix.
Frontal, oui, peut-être trop ; çà manque parfois de subtilité. Bertrand Tavernier, docteur es ciné, dit de ce film : « désastreux », œuvre redondante écrite dans un style préhistorique », « effets pachydermiques », « que de stupidités ! ». Penn était aussi très déçu du résultat final.
Le sujet était intéressant, la critique bien sentie, film rude et pamphlétaire sur une société décadente… mais pour reprendre Tavernier « effets pachydermiques ».
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 janvier 2015
C'est le quatrième long-métrage d'Arthur Penn, après Le Gaucher, Miracle en Alabama et Mickey One. Et c'est l'un des films précurseurs de ce qu'on appellera le Nouvel Hollywood. Ce néo-western, tout en violence latente puis explosive, d'une lenteur étouffante, porte l'une des critiques les plus virulentes du cinéma US à l'égard de la société US, de l'Amérique profonde, représentée ici par une petite ville du Texas : racisme ordinaire et autres préjugés stupides, pouvoir de l'argent comme force corruptrice, vulgarité et bêtise d'une populace blanche qui ne pense qu'à s'amuser en se gavant d'alcool et d'adultère. Et surtout : vil instinct grégaire, terrifiante mécanique des foules qui révèle la "sauvagerie des honnêtes gens" (pour reprendre une expression d'un film de Georges Lautner, Le Septième Juré). Et là, on dépasse les frontières états-uniennes pour toucher malheureusement à quelque chose d'universel, une nature humaine pétrie de peur, d'intolérance et de violence.
Arthur Penn structure son propos autour deux personnages clés : celui de Bubber Reeves (Robert Redford), bad boy au mauvais destin, bouc-émissaire, malheureux loser qui a déjà presque tout perdu (sa liberté, sa femme...) avant de perdre le peu qui lui reste ; et celui du shérif Calder (Marlon Brando), droit dans ses bottes, qui tente de faire respecter l'ordre, mais qui demeure bien seul et faible face au rouleau compresseur d'une furie collective (en témoigne la dérouillée d'anthologie qu'il reçoit dans son bureau). Cet autre loser, par ses fonctions sociales, incarne à lui seul la déroute d'un Pays où l'on ne peut, semble-t-il, avoir foi ni dans le droit ni dans la justice. Constat noir, amer et profondément pessimiste. Comme une antithèse d'un grand film de studio hollywoodien. Étonnant. Arthur Penn n'a toutefois pas pu aller jusqu'au bout de son projet. Le montage du film lui a échappé, confisqué par le producteur Sam Spiegel. Selon des propos repris par Jean Tulard dans son Guide des films, le réalisateur aurait voulu donner à cette Poursuite impitoyable "une allure, un rythme, un style bien différents", et l'a donc partiellement désavouée. Le résultat final n'a pourtant rien d'un sabotage et demeure puissant ; il constitue même, paradoxalement, l'un des meilleurs films de son auteur. Son final chaotique, notamment dans le cimetière automobile, est mémorable. Et la qualité de l'ensemble doit également beaucoup aux dialogues (adaptés d'une pièce de Horton Foote) : épurés, précis, avec ce qu'il faut de causticité et de cynisme. Des mots parfaitement cinglants dans la bouche d'un Marlon Brando des grands jours, tout en nonchalance dégoûtée, colère noire et visage monstrueusement tuméfié.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2015
Une introduction assez longue et fastidieuse pour nous présenter les personnages. Un thriller un peu mou ou dirai-je raisonnablement assez lent pour ménager la tension. Mais qu'ont-ils à craindre de lui: "il paraît qu'il s'est évadé!" On attend aussi de savoir dans une ambiance à la Columbo. Je suis un peu décontenancé. Le titre annonçait un western mais l'époque semble révolue quand on voit le film. Puis petit à petit la violence met un terme à l'attente. Ça y est le film trouve sa justification. Il devient plus dense et froid. Le racisme, la vengeance. La fin est assez brutale (pas dans le sens physique) mais abrupte, sèche. Grands acteurs
flushroyal
flushroyal

50 abonnés 910 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 janvier 2015
Ce film d'Arthur Penn ne vaut pas seulement pour sa peinture lucide de l'Amérique. C'est un film incroyablement noir sur la nature humaine et qui prend son temps pour en exposer les nombreux fléaux que la vie en société a engendré : Les phénomènes de foule, la rumeur, la violence, la lâcheté etc. Sous son air académique, c'est une peinture très sombre et sans concession des Hommes et de la vie en Société. Il faut toutefois reconnaître que l'exposition est assez longue et le film n'est pas sans susciter quelque ennui dans sa première partie. On peut toutefois louer la volonté de développer un grand nombre de personnages comme dans les films dits « choral » d'aujourd'hui à une époque ou cela était peu répandu. Le dernier acte rattrape aisément le rythme quelque peu latent du début avec un enchaînement des phénomènes listés plus haut et une noirceur et férocité étonnantes. Brando est étonnant en héros désabusé et désenchanté, on est très loin du standard hollywoodien. Son refus du renoncement est intéressant à essayer de décrypter. Le personnage de Robert Redford sur lequel toute la ville va projeter sa haine et ses rancoeurs bénéficie également d'un traitement très intéressant. Le discours sur la Liberté via ce personnage est magnifique et constitue une vraie lumière dans un film très noir. La réalisation d'Arthur Penn est originale et maîtrisé de bout en bout. Elle joue de l'académisme traditionnel du grand cinéma américain pour nous amener vers quelque chose de très personnel. Malgré quelques longueurs, voilà donc un film extrêmement audacieux qui n'hésite pas à déstabiliser le spectateur en le mettant face aux fléaux qui rongent la nature humaine. L'inverse d'un feel good movie. Film marquant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 8 janvier 2015
"La poursuite impitoyable" est un film dur, malaisant, qui pue le racisme, la lâcheté des hommes de cette Amérique profonde des années soixante. Près de deux heures de film dont une dernière qui monte crescendo dans la violence, violence physique, violence orale. A voir en VO avec la voix toute particulière du grand Marlon Brando. Certes Robert Redford est bien coiffé pour un fugitif, peu importe, un grand film d’Arthur Penn.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 janvier 2015
Un film tendu, haletant et passionnant. Arthur Penn réalise encore un film époustouflant aux enjeux dramatiques extrêmement puissants. Il s'amuse ici avec les codes du genre et joue avec ses personnages : Redford est le fugitif, Brando est le shérif et les braves gens sont les barbares. Penn déstabilise le spectateur et on a parfois qu'il le met en scène à travers ces habitants assoiffés de sang, qui en demandent toujours plus. Au-delà du message acide et désillusionné sur la société américaine, le scénario est passionnant et inattendu, toujours sur un fil et entretenu par un rythme incroyablement efficace et une mise en scène diablement juste.
Sid Nitrik
Sid Nitrik

74 abonnés 416 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 décembre 2014
Signé Arthur Penn et parfaitement emmené par le duo Marlon Brando/Robert Redford, « La poursuite impitoyable » est un drame teinté de polar d'excellente facture doublé d'une virulente charge contre les mœurs américaines des années 60. Dans une bourgade du sud des Etats-Unis qui fleure bon le vice et la dégénérescence congénitale, une poignée de notables véreux traque un jeune repris de justice en cavale, parfait bouc-émissaire à tous les maux qui frappent la communauté. Entre racisme, décadence, cynisme, justice privée et alcoolisme latent, le portrait dressé par Penn de cette Gomorrhe sudiste est glaçant en tout point. Le contexte est un petit peu long à se mettre en place mais une fois ce cadre effrayant posé, on ne décroche plus de cet espèce de western moderne à la violence particulièrement rude pour l'époque (le passage à tabac de Marlon Brando est vraiment marquant). Très bien construit, très bien mis en scène, un film coup de poing qui s'efforce de conserver toujours une certaine justesse et met bien en exergue la folie cathartique et la bêtise de l'Etre Humain quand il forme une foule enragée. Très bon film.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 décembre 2014
Un film – au titre français assez trompeur – qui prend pour prétexte l'évasion et la cavale d'un petit malfrat pour nous dépeindre le visage peu reluisant d'une ville du sud des Etats-Unis : ses habitants sont racistes, alcooliques, hypocrites, violents, égoïstes, jaloux, infidèles, dépravés... Isolés, les personnages ne répondant pas à ces logiques – le shérif, droit dans ses bottes (Marlon Brando), le couple d'amoureux (Jane Fonda et James Fox) et le fugitif (Robert Redford) – ne pourront résister au déferlement de haine de toute une ville. Les séquences finales sont à la fois terribles et tragiques. La musique de John Barry est superbe.
Richard L
Richard L

24 abonnés 72 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 décembre 2014
Marlon Brando, Robert Redford, Jane Fonda et Angie Dickinson dans un fabuleux western moderne d'Arthur Penn qui n'est pas sans rappeler Le Train Sifflera Trous Fois. Le génie du grand cinéma.
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