Un remarquable pamphlet contre les phénomènes de masse, en particulier la violence collective. Marlon Brando y livre une partition incroyable, déballant ici tout son charisme. Des scènes sont particulièrement violentes, notamment pour un film de l'époque, accentuant la force du récit. La réussite du film réside également dans la réalisation fantastique de la part d'Arthur Penn, qui livre un film d'une densité et d'une intensité folles, qui vont crescendo, jusqu'à un final époustoufflant de violence. Superbe.
L'évasion de Bubber (Redford) déchaîne les passions dans une petite ville texane. Le shérif (Brando) tente de protéger le fuyard de la fureur collective. Peinture au vitriol de la violence de l'Amérique post Kennedy. Avec la sublime Jane Fonda.
La poursuite impitoyable n'a de poursuite que le titre. J'ai été extrêmement déçu par ce film qui promettait énormément avec en tête d'affiche Marlon Brando et Robert Redford. Ce dernier justement doit apparaître à peu près 20 - 25 minutes sur les 2H que comporte le film. Quant à Marlon Brando, c'est guère mieux. Cependant, Marlon Brando peut davantage montrer son charisme et son jeu d'acteur par rapport à un Redford enfermé dans un rôle assez faible. Le film dure 2 heures: les 5 premières minutes ça démarre plutôt bien avec l'"évasion" de la prison de Redford; l'heure suivante est une véritable purge: Arthur Penn souhaite nous montrer la mentalité des petits patelins d'Amérique dans les années 60 à travers des personnages plus caricaturaux les uns que les autres et une multitude de petites histoires sans queue ni tête. Il n'y a aucune tension. Le demi-heure suivante commence à être plus intérressante avec un semblant d'histoire prenant forme. Enfin, la dernière demi-heure est par contre excellente, très accrocheuse, particulièrement sombre et avec beaucoup de tension. Ce passage sauve vraiment le film. Au final, c'est pour moi un film qui ne m'aura vraiment pas marqué, la faute à une heure de film ne servant quasiment à rien.
Quand un homme devient la bête de foire de toute une ville, voilà ce que ça donne : La poursuite impitoyable. Robert Redford est très beau, et je ne parle pas de son jeu qui est juste. Pour moi c'est le meilleur rôle de Marlon Brando après Le Parrain ; il a un charisme à couper le souffle, et que dire des musiques de John Barry (un grand compositeur). Arthur Penn, le fameux Arthur, il n'a pas beaucoup de films dans sa filmographie à ce jour (Bonnie and Clyde, Little Big Man), et pourtant le peu qu'il ait réalisé m'a marqué.
Le scénario n'est pas révolutionnaire, le film n'est pas passionnant, excepté la partie finale très accrocheuse, mais cette poursuite impitoyable vaut le coup d’œil pour la critique sociale de l'Amérique et aussi pour sa très belle distribution. Tous les personnages (ou presque) sont simplement bêtes et méchants, racistes, violents, seul Brando en homme intègre est respectable, ce n'est pas un de ses plus grands rôles, mais la scène où il sort de son bureau devant la foule reste un des moments forts de sa carrière. En bref dommage que la première partie du film ne soit pas plus intéressante, car la partie finale a vraiment de quoi séduire.
La réalisation est bien faite et l'ambiance dans cette petite ville bien construite pour accrocher le spectateur. L'histoire met du temps à s'installer permettant de découvrir quelques habitants et certaines de leur relation, véritable cœur du film car l'histoire en elle-même n'a rien d'extraordinaire. A noter l'interprétation parfaite de Brando dans son rôle de shérif désabusé.
Arthur Penn signe ici un grand film et nous offre une critique acerbe de la société de son époque qui fait froid dans le dos, personne n'est épargné dans ce drame brillamment écrit. L'unité de temps et d'action rythme bien le film, chaque personnage est bien cerné et chaque acteur est impeccable dans son rôle, en particulier Marlon Brando en shérif dont le passage à tabac est terrifiant. Teinté de cynisme et de mélancolie, cette poursuite impitoyable est un chef-d'oeuvre.
Arthur Penn n'a pas réalisé beaucoup de films mais chacun d'entre eux est grand, celui ci ne déroge pas à la règle loin de là. L'histoire ne se déroule que sur 24H, 24H ou une ville texane pète les plombs suite à l'évasion de Robert Redford (qu'on voit finalement assez peu dans ce film), une ville peuplée d'abrutis tous armés, symbole d'une Amérique violente et stupide, ou passifs devant la violence (Qui s'illustre après le lynchage dont est victime le Sherif interprété par Marlon Brando. Un film bien pessimiste, qui saigne pas mal, avec un scénario très riche où chaque second rôle à l'occasion de s'exprimer (parfois plus que les premiers!). A ne pas rater.
Grand, puissant, profond, pessimiste, critique de la société américaine des années 1960, le long-métrage d'Arthur Penn convainc dans tous les compartiments. Marlon Brando trouve ici l'un de ses plus grands rôles, celui d'un shérif, d'un homme qui a réussi à se démarquer de la décadence et de la débauche des citoyens de sa ville. Ceux-ci ne songent en effet qu'à boire et à se faire justice eux-mêmes ce qui dans un certain sens reflète la réalité d'un Etat qui permet la vente et la circulation d'armes à feu entre les habitants. En face de Brando, un jeune acteur alors inconnu, Robert Redford dans la peau d'un bagnard qui s'évade et qui se trouve accusé à tort de meurtre après son évasion avec un autre détenu. Le film montre la méchanceté, la bassesse, le mépris, l'ignorance, la vengeance, la bêtise des hommes, des femmes et des enfants car aucune catégorie de personnes n'est épargnée dans ce long-métrage, seul Marlon Brando semble sortir du lot de ce peuple devenu complètement cinglé. L'intrigue est complexe, le scénario est riche et dense, le réalisateur s'attarde pendant la première heure sur les paroles et les actes des personnes, affichant le racisme et l'absence de compassion et de compréhension. Arthur Penn ose aller encore plus loin, il va jusqu'à des situations extrêmements graves et illégales et montre comment la jalousie et la haine sont des valeurs malsaines qui peuvent conduire au désastre. Film s'appuyant sur les défauts humains, le film du réalisateur signifie une chose. Que des hommes ou des femmes ou même des enfants qui sont considérés comme des gens de bonne société camouflent leurs véritables natures et l'on se rend compte que cette société contemporaine très libre dans les moeurs ne se limite qu'à la vulgarité et au lynchage autrement dit toutes ces personnes sont des lâches. Le spectacle affligeant et spectaculaire que propose Arthur Penn démontre que le réalisateur se sent révolté face à ces mentalités. Au final, Arthur Penn signe un film puissant, subversif et dénué d'espoir comme si le terme d'humanisme ne signifiait plus rien. Un grand film sombre!
Un superbe scénario palpitant aux personnages fouillés interprétés par un casting en or et une mise en scène d'une efficacité redoutable. Ce film est un pur bijou à découvrir d'urgence si vous ne l'avez pas vu. Un chef d'oeuvre qui n'a pas pris une ride.
Un chef d'œuvre magnifique, on est littéralement scotché devant son écran durant les 2h15 du film. Les acteurs sont tous brillants et Arthur Penn maitrise totalement son sujet.
Un film vraiment très puissant. Un film inoubliable dans le monde du 7ème art et un des films les plus évocateurs !! Les enjeux du réalisateur sont impeccablement tenus de plus que Marlon Brando se surpasse... A voir pour un enrichissement certains !
Un chef d'oeuvre! Je ne me lasse pas de revoir ce film. Les acteurs sont sensationnels, Marlon Brando crève l'écran. Un film à multiples facettes à voir absolument.
J'ai bien aimé les deux premiers tiers du film, même si on manque un peu à voir l'intérêt de l'intrigue. Mais la dernière demi-heure part trop dans la folie. Mais un film assez bon dans l'ensemble.