1283 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
134 critiques spectateurs
5
40 critiques
4
52 critiques
3
26 critiques
2
11 critiques
1
5 critiques
0
0 critique
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 février 2025
A l'approche du week-end, les habitants d'une petite ville du Texas apprennent l'évasion de Bubber Reeves (Robert Redford), un voyou local. Pendant son incarcération, sa femme Anna (Jane Fonda) a entamé une liaison avec Jason Rogers (James Fox), le fils d'un magnat du pétrole ayant la région sous sa coupe...Or ce n'est pas d'Anna et de Jason que Bubber doit se méfier mais d'une partie des habitants. Le shérif Calder (Marlon Brando), un des rares hommes intègres de cette ville, constate que les esprits s'échauffent et craint qu'un lynchage ne soit commis sur le fugitif. Au fil des heures, la tension monte... Sortie en 1966 et réalisée par Arthur Penn, "La Poursuite impitoyable" ("The Chase", le titre d'origine, est nettement plus approprié) est un drame d'une puissance exceptionnelle, servi par des acteurs remarquables, des dialogues en or et la musique de John Barry. Comme dans les grandes tragédies du théâtre, la mécanique se met en place d'une manière inexorable, et parmi les personnages sympathiques de l'histoire, seuls deux s'en sortiront à peu près indemnes (no spoiler)...La fin du film est un vrai crève-cœur, mais c'est aussi l'une des plus belles du cinéma hollywoodien. Très sous-côté, "The Chase" est un bouleversant chef-d'œuvre dont le romantisme et la beauté crépusculaires laissent un souvenir inoubliable.
Arthur Penn signe ici un petit bijou . Les rapports humains dans toute sa complexité sont ici brillamment interprétés . Marlon Brando montre une fois de plus son talent et Jane Fonda est excellente, il en est de même pour tous les comédiens de ce chef-d'oeuvre superbement filmé qui méritent cinq étoiles .
C’est une Amérique déliquescente que nous présente Arthur Penn trois ans après l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy, dans ce film éloquent qui relève autant les errements du pouvoir que l’inconstance des américains à vouloir se mêler de tout et de rien. Le réalisateur livre ainsi les écrits d’Horton Foote dont il s’inspire ( « The Chase ») aux braises incandescentes de sa mise en scène. Elle va crescendo au fil des repérages effectués sur un fuyard qui ne fait rien d’autre que revenir à la source de ses ennuis. Le shérif Calder l’attend donc de pied ferme, tout en tentant de maîtriser la fièvre qui s’empare de la ville à l’occasion de l’anniversaire de son bienfaiteur. L’alcool mêlé aux égarements libertins fournit un cocktail explosif que le réalisateur allume magistralement au fil des événements. Ils sont portés par des comédiens dignes de ce chef d’œuvre : Marlon Brando, Jane Fonda, Robert Redford, Angie Dickson … C’est pour l’époque et encore aujourd’hui une affiche dont rêve tout producteur, tout réalisateur. Arthur Penn en sait quelque chose ! Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Le générique de The Chase, magnifiquement mis en image et orchestré par John Barry, de même que la traduction française de son titre, annoncent une œuvre au rythme effréné, de laquelle nous sortirions à bout de souffle. Rien de tel pourtant : Arthur Penn prend le soin de ralentir à l’extrême son récit pour mieux représenter ses personnages urbains comme des fantômes englués dans une hypocrisie qui transparaît derrière les masques. La ville mute, le temps d’un samedi soir, en une Babylone moderne : les femmes rient de leurs infidélités et passent leur temps à boire, les maris tentent de ménager épouse et concubines tout en cherchant un moyen d’assouvir une pulsion de mort par la souffrance de l’autre. La traque du fugitif se transforme ainsi en moyeu autour duquel gravite la communauté d’une small town américaine d’abord désolidarisée et qui trouvera dans la cruauté exercée à l’égard d’un tiers exclu l’occasion de recréer du lien – jusqu’à la semaine suivante, on le suppose.
L’idée, brillante au demeurant, ne réussit pourtant jamais à s’intégrer à une histoire purement illustrative, quoique relevée par quelques moments de grâce. Le long métrage d’Arthur Penn perd de sa puissance en voulant à tout prix plaquer du théorique sur une matière sensible : la caractérisation de ses personnages n’intervient que rarement par la mise en scène, prise en charge par d’interminables dialogues qui brise le rythme d’ensemble et jette sur le récit une impression d’artificialité dommageable. Ainsi, les séquences d’hystérie collective semblent exagérées en ce qu’elles n’ont pas été assez préparées en amont. Les acteurs, tous excellents, aident néanmoins à entrer dans l’histoire, mention spéciale à Marlon Brando en shérif taiseux et laconique qui ne souhaite qu’une chose : faire ses bagages et quitter la ville.
Un film policier sans temps mort, sur un évadé de prison, le scénario est pas épais mais le casting 5 étoiles qui le compose rattrape, à commencer par Marlon Brando, en tête, Robert Redford, Robert Duvall, Jane Fonda et James Fox. Arthur Penn fait delivrer ce film en temps réel pendant une soirée de samedi soir. Un film d'action, par moment, au parfum parfaitement dramatique. Un must du genre !
6 226 abonnés
18 103 critiques
Suivre son activité
1,0
Publiée le 8 juin 2021
J'admire Marlon Brando comme la plupart des gens comme l'un des meilleurs acteurs qui aient jamais vécu de même Arthur Penn a réalisé de très bons films dont le plus célèbre est peut-être Bonnie and Clyde (1967) un film classique. La Poursuite impitoyable cependant ne fait honneur ni à l'un ni à l'autre car Brando a été terriblement sous-utilisé et l'histoire que Penn a dû mettre en scène est juste mauvaise. Ce film est sorti en 1966 peu après la loi sur les droits civils. Il ne fait aucun doute que les tensions raciales et le sectarisme se reflètent dans de nombreuses scènes. Mais je reste sceptique jusqu'au bout. Un jeune détenu sans valeur s'est échappé de prison et toute la ville s'est réjouie et a été excitée. Je me demande pourquoi un homme riche qui a acheté tout ce qui vaut la peine n'était pas du tout au courant que la compagne de son fils bien-aimé était la femme du condamné évadé il doit être un sacré idiot. Après une tentative d'évasion infructueuse le condamné a été arrêté et ramené en prison. Les gens l'ont attendu et l'ont tué sur le champ pour faire plaisir au riche père. Ce n'est pas un scénario très crédible même pour les Etats-Unis...
Bon film avec une exposition qui est certes longue mais intéressante, le scénario est très bien écrit avec un bon cadre, le "huis clos" dans la ville permet une augmentation de la tension avec une dernière partie parfaite ou la course poursuite est maîtrisée de main de maître par le réalisateur. Que dire de la déformation de Marlon Brando exceptionnelle, accompagnée par des scènes de bagarres bien faite. Arthur Penn dépeint avec brio l'Amérique des années 60, raciste avec une cruauté humaine sans limite. Une bonne surprise malgré que le scénario soit assez banal il est efficace grâce à une mise en scène réussie et un casting cinq étoiles.
La petite ville de Tarl au Texas apprend avec stupéfaction l'évasion de Bubber Reeves (Robert Redford) du pénitencier où il purge la peine qui lui a été infligée pour divers larcins commis dans sa jeunesse. Son épouse, Anna (Jane Fonda), entretient une liaison avec Jason Rodgers dont le père, enrichi dans l'industrie du pétrole, tient la ville en coupe réglée. C'est lui qui a nommé shérif Barrett Clader (Marlon Brando), un fermier sans terre. L'évasion de Bubber Reeves dont il y a lieu de craindre que la découverte de l'adultère de sa femme n'excite sa violence, échauffe les esprits de la petite communauté où se déroulent ce jour-là deux soirées bien arrosées : la première pour l'anniversaire de Val Rodgers, la seconde moins huppée, à l'autre bout de la ville, qui réunit des employés travaillant sous ses ordres.
"La Poursuite impitoyable" fait partie de ces films iconiques qui valent au moins autant pour leurs qualités cinématographiques que pour le miroir qu'ils tendent à l'époque qu'ils filment.
Ils rassemblent une pléiade de stars autour de Marlon Brando pourtant dans le creux de la vague après les éclatants succès des années cinquante ("Un tramway nommé désir", "Viva Zapata !", "Jules César", "Sur les quais") et avant son retour en majesté dans les années soixante-dix avec "Le Parrain". Trois jeunes acteurs, de dix ans son cadet, gravitent autour de lui : Jane Fonda, Robert Redford et, dans un rôle plus modeste, Robert Duvall. L'extraordinaire beauté, la rayonnante jeunesse des deux premiers crèvent l'écran. La puissance féline de Marlon Brando n'est pas de reste dont une scène est entrée dans la légende : celle de son tabassage en règle par trois vigilantes ivres de haine qui veulent mettre la main sur le prisonnier en fuite.
"La Poursuite impitoyable" dresse un portrait effroyable de l'Amérique profonde, du racisme et des préjugés de classe qui la gangrènent. Il décrit une petite communauté qu'une nuit d'ivresse suffit pour y faire ressurgir une violence atavique.
Toute l'action du film se déroule en l'espace d'une journée jusqu'à son dénouement fatal, donnant à ce western contemporain des allures de tragédie grecque.
Samedi soir, dans une bourgade du Texas. La fête et l’alcool battent leur plein, jusqu’à ce qu’une nouvelle n’échauffe les esprits : Bubber, un voyou local, vient de s’échapper de prison, et retournerait peut-être en ville. Le shérif Calder, plus tempéré que la population, va tenter de calmer le jeu… « The Chase » est tout d’abord un drame intelligent, proposant des personnages nuancés et profonds, interprétés par des acteurs de premier choix. Marlon Brando est bien sûr excellent en policier déterminé à être intègre… et dépité par le fait que tous les habitants sont persuadés qu’il est corrompu par le magnat local ! Celui-ci, joué par E.G. Marshall, loin d’être un millionnaire abjecte et arrogant, est avant tout un père aimant, et un homme maladroit, qui a du mal à créer des relations autrement que par le pouvoir et l’argent. Le so british James Fox campe quant à lui de manière étonnante son fils, qui ne parvient pas à être heureux. On y retrouve également Robert Redford (alors peu connu) dans le rôle d’un voyou avant tout malchanceux et victime de son destin, ou encore Jane Fonda en femme tiraillée, et Robert Duvall dans un petit rôle appréciable. Bref, du tout bon ! Tout ce petit monde va interagir et constituer les rouages d’un véritable tragédie, filmée de manière sobre et sombre, avec plusieurs scènes marquantes (l’affrontement dans le bureau étant peut-être la plus célèbre). Mais « The Chase », c’est aussi un portrait au vitriol du Texas. Le film pointe du doigt les problèmes sociaux (ghettoïsation des immigrés mexicains, racisme anti-noir…) mais surtout le comportement de la population. Violence et sentiment d‘auto-justice exacerbés par l’alcool et le port d’arme généreux, lâcheté et commérage cynique, émancipation sexuelle engendrant de la tension plus que de la libération : l’image est loin d’être reluisante ! Plutôt qu’un polar, « The Chase » est donc surtout un drame fin et réussi, accessoirement porté par la jolie BO de John Barry.
Un film qui en 2020 a encore beaucoup de sens. Au coeur d'une hystérie collective, le shériff, incarné par Marlon Brando, reste droit dans ses bottes. Au début calme, dans un décor apaisé, la tension monte et s'installe progressivement. Tension sociale, tension raciale, tension familiale... avant une fin magistrale, au fond inéluctable. Même si la question raciale n'est pas le coeur de La poursuite impitoyable, sa construction me fait penser à "Do the right thing" de Spike Lee.
Bubber Reeves (Robert Redford) s’est échappé de prison, ce qui déchaîne les passions et n’arrange personne : sa petite amie Anna (Jane Fonda) vit une histoire d’amour cachée avec un ami d’enfance de Bubber, riche héritier de la région, marié à une femme avec qui il ne s’entend plus ; son compagnon d’évasion tue un innocent sur son passage, la population locale accusant Bubber du meurtre ; ses parents craignent des reproches de leur fils ne l’ayant pas beaucoup aidé avant qu’il n’aille en prison ; un employé de banque craint que Bubber ne se venge pour une sombre histoire d’enfance… Le shérif Calder (Marlon Brando) est sur le coup, la population locale recherchant le fugitif pour faire elle-même justice… Le film met un peu de temps à démarrer, bien sûr il faut présenter les personnages et le contexte (raciste) mais c’est assez lent. La deuxième moitié du film, lorsque la poursuite s’intensifie, est plus rythmée et intéressante. On atteint notamment le summum avec cette scène très dure de lynchage dans le bureau du shérif. Marlon Brando y est impressionnant. La scène est montrée avec beaucoup de froideur et de distance, ce qui accentue la gêne et l’impuissance du spectateur. J’ai aimé l’interprétation de Marlon Brando, très charismatique, ainsi que le rythme qui s’accélère au fil du film et la tension qui s’intensifie.
Un thriller efficace, parfaitement mis en scène par Arthur Penn. Il nous offre quelques scènes très fortes avec un grand Marlon Brando. A l'affiche , les rôles annexes sont aussi parfaitement assurés par la belle et très juste Jane Fonda et un excellent Robert Redford que l'on voit trop peu. On peut reprocher au film quelques longueurs et une histoire qui met pas mal de temps à démarrer, avec parfois des aboutissants assez prévisibles. Le scénario exerce une critique acerbe de la société Texane des années 60 ; une belle approche de la bêtise humaine, du pouvoir de l'argent dans une ville ou le puissant prétend diriger le Shérif, comme il commande et paye ses noirs exploitants ses champs de coton.
Quel casting 5 étoiles pour ce film. Il n'a pas pris une ride, les acteurs sont géniaux. L'histoire est une satyre à la société depravee et avide de voyeurisme ! Jadore c'est vieux films. A voir
Voilà un film où, à de très rares exceptions, tous les personnages sont des "mauvais" - primaires, violents, racistes, et j'en passe.. Bref le monde peint en noir et blanc, sans nuances. Alors, un "grand film" ??