Bon film basé sur un scénario abandonné de Kurosawa mélangeant les genres cinématographique, on hésite à definir le film: d'action, catastrophe, évasion où encore road movie ce qui lui donne une personnalité qui le distingue des autres. Seul deux défauts majeur l'empéche d'acceder au titre de film majeur, l'interprétation d'Eric Roberts (très mauvais comme dans tous ses films) et une énorme erreur de scénario à la fin du film.
Manny & Buck parviennent à s’évader de prison et dans leur cavale, ils réussissent à monter à bord d’un train. Malheureusement pour eux, le conducteur est victime d’une crise cardiaque et les freins ne répondent plus…
Andrey Konchalovsky (Tango & Cash - 1989) nous plonge dans l’enfer d’une prison de haute sécurité, menée d’une main de fer par un directeur autoritaire. Si la première partie se déroule intégralement au sein du centre pénitentiaire, les ¾ du film se déroulent quant à eux en extérieur, dans le froid polaire du grand nord, en Alaska, à bord d’un train fou inarrêtable.
Runaway Train (1986) c’est d’abord un scénario original que l’on doit au cinéaste japonais Akira Kurosawa. Un film d’action produit par la Cannon et qui se démarque des productions habituelles du genre, grâce à un casting de gueules (Jon Voight & Eric Roberts), des répliques qui font mouches (ça cite Shakespeare), pas mal de grossièretés et une qui ose tout, comme cette séquence avec du Vivaldi. La mise en scène est démentielle et vous maintient accrochée à votre fauteuil (les images de la locomotive en lambeaux à des allures de démon lancé à pleine vitesse et que rien ne semble pouvoir arrêter).
Avec ce film, les cousins Menahem Golan & Yoram Globus ont brillamment réussi à concilier cinéma d'auteur et cinéma d'action, à la vue de leur filmographie, c’est un joli pied-de-nez à l’industrie Hollywoodienne.
J'avais vu "Runaway train" lors de sa sortie en salle, et je me rappelle qu'il m'avait particulièrement laissé froid. Pourtant en le revoyant bien longtemps après, ce mélange de film catastrophe, d'évasion, d'action, et de réflexion sur la condition humaine, n'est pas dénué d'intérêt. S'il est loin d'être parfait côté écriture et est quelque peu daté visuellement, on ne peut encore une fois que saluer la performance d'un John Voight sans qui le film n'aurait pas le même impact.
Sur la base d'un scénario d'Akira Kurosawa , si si qui l'eu crut , pas moi en tout cas , Andrei Konchalovsky réalisait là un film vu de nos jours très typé année 80 , ce qui là ne constitue pour moi pas une critique négative , à la diabolique efficacité et où Jon Voight , totalement méconnaissable , transcendé livre une performance hallucinante !
Une très belle découverte lors du Festival Lumière: On pense à Shining pour la rôle de la nature, Brubaker pour la brutalité de l’univers carcéral, Le fugitif pour l’action, et le final dramatique est bien russe, John Voigt joue un rôle remarquable et désespéré. Ce portrait d’autres exclus de la société est illustré par un face à face poignant et en contrepoint la description ironique de la journée d’un employé modèle qui courbe le dos devant un patron; « jamais ca je ne pourrais le supporter ». Le personnage féminin est une belle idée: aurait manqué dans le face à face d’hommes en révolte avec le monde entier. octobre 2012
Deux échappés d’une prison située en Alaska parviennent à prendre un train qui malheureusement pour eux va échapper à tout contrôle. Au suspense efficace se combine des envolés presque lyriques dans « Runaway Train » qui se double d’une réflexion sur la condition humaine. Porté par la composition surprenante de Jon Voigt « Runaway Train » bien que méconnu mérite amplement le détour.
Le scénario très conventionnel de "Runaway train" n'a guère inspiré Konchalovsky. Le cinéaste signe une film d'action mouvementée, soit, mais on y cherche vainement une quelconque originalité. L'histoire des deux fugitifs Manny et Buck commence dans une prison de l'Alaska dont les deux hommes s'évadent. Leur cavale les conduit à travers un froid polaire dans un train lancé à toute vitesse. C'est le début d'une longue suite de péripéties ferroviaires, ou comment stopper un train fou. Rien d'inattendu dans un type d'action que le réalisateur étoffe par la relation conflictuelle entre les deux fugitifs. Leur personnalité est indifférente cependant; Manny, agressif et nihiliste, et Buck, impulsif et pas très futé, proposent des caractères psychologiques convenus. D'où la nécessité pour le cinéaste d'introduire un troisième personnage... Le train poursuit néanmoins sa route, dans un saisissant décor de neige et de brume. Ce paysage inspire au moins à Konchalovsky une belle scène, la dernière, où la locomotivespoiler: s'enfonce dans une allégorique tempête de neige...
A la question : Les excellents réalisateurs étrangers devraient-ils systématiquement s’engager sur un projet américain pour être reconnu ? La réponse est bien évidement non et "Runaway Train", qui aurait pu voir Akira Kurosawa faire son entrée sur la scène hollywoodienne, en est le parfait exemple. Détenu extrêmement violent d’un pénitencier de haute sécurité perdu en Alaska, Manny souhaite plus que tout échapper à l’enfer que lui fait vivre le directeur de la prison. Lors d’une énième tentative d’évasion il est rejoint par Buck, tous deux montent à bord d’un train, sans conducteur, qui avale les rails sans aucun contrôle… Cette histoire, tenant plus du fait divers, n’est pas d’un grand intérêt mais elle repose sur la dynamique crée par les deux personnages principaux interprétés avec brio par Jon Voight et Eric Roberts. Le premier est un criminel multirécidiviste que les années d’enfermement ont modelées son comportement en être instinctif, quasi bestial, le second n’est qu’un petit caïd rêvant de devenir un vrai dur. Et malgré un penchant très prononcé pour la violence chez ces deux anti-héros il est difficile pour le spectateur de ne pas souhaiter qu’ils réussissent à trouver la liberté. On regrettera néanmoins une intrigue bas-de-plafond, des personnages caricaturaux au possible, une psychologie qui n’est travaillée que lors des 5 dernières minutes. Pour les fans de films d’action aux personnages bad-ass, le divertissement offert par ce "Runaway Train" vous enchantera, pour les autre ça ne restera rien de plus qu’une série B.
Au milieu d'un océan de nanars, "Runaway Train" constitue une des rares réussites de la Cannon au coeur des années 80. Sur un scénario de Kurosawa et une réalisation efficace de Konchalovski, "Runaway Train" se déploie sur 1h40 de façon rude et haletante, avec çà et là quelques solides moments de bravoures jusqu'à un final lyrique et désespéré. Mais le film est littéralement porté par la puissance d'incarnation de Jon Voight. L'acteur joue un évadé de prison ultra "badass" qui n'a peur de rien. A ses côtés, Eric Roberts en prend plein la gueule mais convainc sans peine...Dommage que l'esthétique soit un peu négligé. A mon avis le film aurait gagné à être tourné en scope plutôt que dans un banal format 1.85. Et puis je trouve que certains personnages secondaires sont un peu légers et plombent un peu l'intensité du métrage en cours de route... Mais Runaway Train reste tout de même un grand moment de cinéma d'action doublé d'une vraie dimension humaine. A voir.
Runaway Train est le dernier vestige de l’éphémère passage d'Akira Kurosawa à Hollywood. Son script passé de mains en mains aura finit vingt ans plus tard entre les mains de l'auteur Andrei Kontchalovski qui récupérera assez surprenamment bien l'esprit du maître Japonais dans la personnalité de ses deux personnages principaux. Le film se dirige vers du suspense avec un train impossible à stopper risquant de causer des dégâts humains et matériels importants mais il conserve le drame humain comme ligne directrice avec deux évadés rêvant d'une vie meilleure. Les moments d'acting (et de pétage de plombs) de Jon Voight et d'Eric Roberts rappellent fortement les surjeux des moments les plus graves des films de Kurosawa tout en faisant ressortir l'animalité de l'homme et leurs obsessions (l'un vouant une admiration sans faille à l'idole de son milieu et l'autre préférant mourir dans le train plutôt que de faire le plaisir d'être capturé à son ennemi juré). L'intrigue parallèle avec le personnel de la compagnie ferroviaire exprime quant à elle toute l'arrogance de la société moderne, croyant avoir tout contrôle sur ce qu'elle possède mais incapable d'arrêter une vieille machinerie alors que dans le train, les hommes révèlent leur véritable nature dans la tension du moment. Les reliques du passé s'opposent à pleine vitesse jusqu'à une fin très détachée des codes du suspense qui marque Runaway Train comme un drame humain fidèle au travail de son auteur d'origine.
Thriller d'action du milieu des années 1980 d'Andrei Konchalovsky porté par les performances exceptionnelles de Jon Voight, Eric Roberts et Rebecca De Mornay
Un film de Cannon du milieu des années 1980, produit par Menahem Golan et Yoram Globus, écrit par Djordje Milicevic, Paul Zindel et Edward Bunker d'après un récit d'Akira Kurosawa.
Efficacement réalisé par Andrei Konchalovsky, ce thriller d'action brille surtout par l’excellence du trio composé de Jon Voight, Eric Roberts et Rebecca De Mornay, spoiler: à bord du « Runaway Train », une fois celui-ci sorti de gare .