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OMTR
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4,0
Publiée le 7 janvier 2025
Thriller d'action du milieu des années 1980 d'Andrei Konchalovsky porté par les performances exceptionnelles de Jon Voight, Eric Roberts et Rebecca De Mornay
Un film de Cannon du milieu des années 1980, produit par Menahem Golan et Yoram Globus, écrit par Djordje Milicevic, Paul Zindel et Edward Bunker d'après un récit d'Akira Kurosawa.
Efficacement réalisé par Andrei Konchalovsky, ce thriller d'action brille surtout par l’excellence du trio composé de Jon Voight, Eric Roberts et Rebecca De Mornay, spoiler: à bord du « Runaway Train », une fois celui-ci sorti de gare .
Une mise en scène classique des années 80, une tension psychologique prégnante, de très beaux décors naturels. Jon Voight excellent dans son rôle nerveux de dur-à-cuire, le reste de l'interprétation est très inégal. Quelques très bonnes séquences.
Il y a des films comme Runaway Train qui ne payent pas de mine, qui trimbalent un côté premier degré, brut de décoffrage qui l'ont effacé de beaucoup de mémoires..; Et pourtant voilà un film qui aurait déjà pu s'appeler le Transperceneige (la métaphore sur la condition humaine y est d'ailleurs beaucoup plus fine parce que tangible, inspirée de faits réels). C'est ensuite forcément un film coup de poing qui sent la filiation Robert Aldrich à plein nez parce qu'on pense inévitablement à l'Empereur du Nord; Mais allons plus loin, outre la performance extraordinaire de John Voight et des séquences à la fois d'une poésie et d'une crudité rares, Runaway Train ressemble fort à l'influence majeure d'une longue série de films qui viendront dans la décennie suivante au premier rang desquels nous mettrons Speed, mais tant d'autres !
Après "Maria's lovers", somptueux film intimiste, aussi radicalement âpre que poétique, Kontchalovsky livre ici un film d'action à grand spectacle, empreint d'un lyrisme sauvage. Rares sont les cinéastes aujourd'hui capables d'un tel exploit. "Runaway train" est d'abord un régal de spectacle, jouant sur plusieurs genres : film de prison (le début, d'un réalisme époustouflant), course-poursuite (dans les magnifiques immensités blanches d'Alaska) puis film-catastrophe (le fameux runaway train). Ne laissant pas une seconde de répit au spectateur, le récit est tendu comme une corde, mais ne néglige pas ses personnages : John Voight livre sans doute sa plus grande performance dans le rôle aux accents nietzschéens d'un détenu qui lutte pour se libérer de toutes ses chaînes (physiques et spirituelles). On est d'abord saisit par la force et le brio de la mise en scène qui transforme cette infernale course poursuite en poème métaphysique, sauvage et lyrique. Ce train fou où sont embarquées trois âmes perdues devient vite une métaphore du destin implacable et aveugle, de notre course effrénée vers la mort. Chacun doit y choisir sa position morale : Le plus jeune (Eric Roberts, à vif) cherche sa voie à travers la figure mythique du père avant d'accepter sa faillibilité, une autre (Rebecca de Mornay, méconnaissable en héroïne dostoïevskienne) essaie par la raison et la compassion d'éviter la folie où les entraîne l'homme qui a décidé de se dresser contre les dieux : John Voight, lancé dans un combat homérique contre le directeur de la prison, mais en fait contre lui-même (la figure du double est flagrante entre les deux hommes). Kontchalovsky nous livre un film d'action flamboyant, à l'intensité émotionnelle rare et à la dimension métaphysique affichée. Une ambition qui fait cruellement défaut de nos jours aux films de studios.
"Runaway train" d'Andrei Konchalovsky ressort au Grand Action. Il ressemble aux films des années 80 : Rambo, Terminator, Die Hard ... Des films sévèrement burnés, avec de la castagne et de la pyrotechnie, et une morale pas trop compliquée. A première vue, "Runaway train" n'a pas l'air au-dessus du lot. D'un pénitencier situé au cœur de l'Alaska s'évade un redoutable prisonnier (Jon Voigt au sommet de son art). L'accompagne un autre évadé, plus jeune, moins aguerri (Eric Roberts, le frère de Julia). A leurs trousses un gardien de prison sadique. On a l'impression d'avoir vu ce film de prison et d'évasion cent fois. Mais le véritable héros est le train fou que prennent les évadés. Et petit à petit le film se leste d'une dimension métaphysique. On comprend avec le dernier plan mythique que le scénario ait été signé par Kurosawa. Et l'on se prend à regretter que le maître naît pas réalisé lui même ce film, abandonnant cette tâche à un réalisateur soviétique passé à l'ouest.
Mannie, un prisonnier multirécidiviste, et Buck, une jeune tête brûlée, s'évadent d'une prison de haute sécurité perdue en Alaska. Après une marche éprouvante, ils parviennent à une gare ferroviaire et montent à bord d'un train dont le conducteur décède, foudroyé par une crise cardiaque, peu de temps après avoir mis en route les machines. Les freins lâchent, la vitesse du convoi augmente alors progressivement et irrémédiablement ; le poste central d'aiguillage est désemparé et tente par tous les moyens de parer à la course folle du train. Les deux fuyards sont condamnés à une mort affreuse mais ils ne le savent pas encore... " Runaway train " devait à l'origine être le premier film américain réalisé par Akira Kurosawa. Le cinéaste japonais en avait en effet signé le scénario. De prime abord, ce film d'aventure à suspense constitue en soi un excellent moment de cinéma, notamment grâce aux acteurs et au rythme qui, jamais ne permet à l'ennui de s'installer ; le spectateur ne cessera d'être captiver par cette formidable et mouvementée épopée sur les chemin ( de fer ) de la liberté. Outre l'aspect palpitant et aventureux, " Runaway Train " présente une percutante parabole sur la nature humaine, mettre l'homme face à sa mort, c'est transformer son humanité en bestialité dans le cadre de la lutte pour sa propre et égoïste survie, car au détriment de celle des autres. Pour sa puissante et très physique composition, Jon Voight fut le lauréat du Golden Globes du meilleur acteur dans un film dramatique.
J’ai eu beaucoup de mal à terminer ce film dans lequel je ne suis jamais vraiment rentré. Je ne sais pas vraiment pour quelle raison. Le manque de rythme (on suit deux évadés cloîtrés dans un train pendant plus d’une heure), les prestations assez faibles et parfois ridicules des acteurs ou l’ancienneté du film sachant que je n’aime pas beaucoup les vieux films.
Avis personnel. Un dernier quart d'heure qui, pour moi, fait dégringoler la qualité du film de +/- 2 points. On assiste à une dramatisation tirée en longueur dans une interminable confrontation entre Manny (Voight) et le directeur de la prison (Ranken/Ryan). Les deux ou trois bonnes dernières minutes ne suffisent pas, à mes yeux, à sauver ces 15 minutes de hurlements et de vociférations. Pour le reste, c'est une bonne histoire dans le genre "prison-évasion-action". Bof, quoi...
Fraîchement évadés d’une prison de haute sécurité perdue au milieu de l’Alaska, deux prisonniers se retrouvent pris au piège d’un convoi ferroviaire sans conducteur. Le russe Andrei Konchalovsky réalise avec «Runaway Train» tout bonnement le meilleur film du genre «train fou». Un bon suspense, de belles images de paysages naturels enneigés et une solide histoire scénarisée par Akira Kurosawa. Mention spéciale pour la performance plutôt physique et d'une époustouflante intensité de Jon Voight.
Sur un scénario de Akira Kurosawa, très bon suspense solidement maintenu par un comédien remarquable, Voight, le taulard endurci, qui développe, in fine, une morale exemplaire. Deux évadés dun pénitencier voué aux lourdes peines, en Alaska, sévadent et embarquent à bord dun train fou. On échappe de justesse à un film catastrophe, au profit dune aventure humaine prenante.
Scénario globalement simple, film catastrophe classique mais efficace. De l'adrénaline et une tension s'installe tout au long de l'histoire et tiens le spectateur en haleine jusqu’au bout, une musique parfaitement adaptée au contexte et des acteurs performants. De très belles scènes de ce train fou dans un paysage presque apocalyptique avec ce manteau blanc immense et intense. Quand au dénouement final je reste un peu mitigé il aurait été bien d'en découvrir un peu plus sur le sort des ces hommes déterminés. Un film qui mérite d'être plus distingué
Un curieux film, mélange de film d'action/évasion qui progresse vers le symbolisme, puisque le train peut être vu comme une métaphore du destin, implacable et inarrêtable, menant irrémédiablement vers la mort. La machine n'est plus un objet inerte mais un être vivant, un esprit.
La violence et la hargne des personnages est omniprésente tout au long du film, l'univers carcéral à fait des prisonniers des êtres pires que des bêtes, à l'image des vers de Shakespeare mis en exergue, les humains n'ont plus une once de pitié.
Super. Habituellement les films d' action des années 80 vieillissent plutôt mal. Mais runaway train garde le rythme et le suspens jusqu'à la fin. Servi par des acteurs au top.