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Attigus R. Rosh
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2,0
Publiée le 20 mars 2019
D'une manière générale, ce film m'a moyennement séduit. C'est un étrange choix que de faire un film de science-fiction sur une pratique sportive futuriste. Choix tout aussi étrange d'ailleurs de l'agrémenter d'une bande-originale constituée de morceau de musique classique (Bach, Tchaïkovski, Albinoni). Je ne suis pas particulièrement intéressé par les films de sport (les matchs m'ont plu mais sans plus) et la dimension futuriste de ce film m'a un peu laissé de marbre. Je dois tout de même reconnaître un effort de créativité dans la définition du jeu de Rollerball (un peu entre le hockey et le rugby). Certains points sont plutôt bien anticipés (le sport de haut niveau qui ne devient qu'un business où tout est calculé et organisé, les entreprises tellement puissantes au point de supplanter les nations, les conseils d'administration complètement anonymisés, …). Mais j'ai vu des films de science-fiction bien plus riches que celui-ci. James Caan est très bon dans le rôle principal. Au final, ça se regarde, mais je vois difficilement pourquoi ce film est érigé en culte du cinéma. Je n'y ai pas vu beaucoup d'intérêt.
Je me rappelle très bien avoir découvert « Rollerball » à sa sortie dans les années 1970. A l'époque je n'étais qu'un gamin mais j'avais été impressionné (et passionné) par son extrême violence et son côté futuriste particulièrement réussi. Aujourd'hui, je constate que les images ont un peu vieilli mais que le message politique et sociologique, que je n'avais pas décelé à l'époque, est toujours d'une étonnante justesse. Le scénario nous dévoile une vision du futur où les multinationales ont remplacé les nations et où l'argent est la seule valeur qui ait une quelconque importance. Pour assouvir les vils instincts du « petit peuple », les dirigeants froids et calculateurs ont créé un sport ultra-violent... Le rollerball, abondamment diffusé sur les écrans du monde entier. Évidemment, la théorie « du pain et des jeux » n'est pas nouvelle, c'est le moins qu'on puisse dire, mais le traitement qui lui est donné ici lui donne un réel coup de jeune. Les séances de rollerball sont particulièrement prenantes et d'une grande violence graphique et psychologique... qui n'a rien à envier aux gladiateurs de l'antiquité. Quant au fond, il reste d'une grande actualité et nous pousse à réfléchir sur l'avenir de notre pauvre société... Un très bon film, signé Norman Jewison, que j'ai pris un vrai plaisir à redécouvrir.
Classique des années 1970 préfigurant des concepts comme celui du Running Man, Rollerball dépeint une société futuriste où les cadres ont remplacé les hommes politiques dans la direction d’un nouvel ordre mondial, censé offrir un confort matériel inégalé à tous. Les guerres étant terminées, un jeu dangereux est inventé par les cartels afin de satisfaire les pulsions violentes de l’humanité. Le rollerball consiste à confronter deux équipes de joueurs se déplaçant en roller ou à moto sur une piste circulaire entourée d’un public. Munis de casques de football américain, ces derniers doivent s’emparer d'une balle de métal et la jeter dans un unique panier aimanté pour marquer des points.
Jonathan E, le capitaine de Houston interprété par James Caan (Le Parrain, Le Solitaire, L’Effaceur), brise le tabou de cette dystopie (« Le jeu est plus grand que le joueur. ») faisant en sorte que les vedettes individuelles ne durent pas en survivant à des matches disputés avec de moins en moins de règles. Sa popularité devenant gênante, le dirigeant Bartholomew fait pression en lui demandant de se retirer avant les deux derniers matches, prévus contre Tokyo et New York. Ne l’entendant pas de cette oreille, et ayant déjà perdu sa femme par le passé, Jonathan refuse que l’annonce de son retrait soit diffusée et met au défi Bartholomew en participant aux matches, plus ou moins soutenu par Maud Adams (L’Homme au pistolet d’or, Octopussy), qui semble remplacer sa femme.
Le concept du rollerball est très intéressant et montre que c’est surtout la violence des coups portés aux joueurs adverses qui extasie le public, les matches devenant de plus en plus dangereux avec des membres ensanglantés et des joueurs blessés voire neutralisés. La tentative de background autour des matches reste assez soporifique à cause du rythme relativement lent, les deux heures de film se trouvant bien trop longues. Le mystère autour du personnage reste bien mieux réussi, spoiler: rien de plus n’étant dévoilé sur la disparition de sa femme et le scénario s’arrêtant net lors de la victoire . Un film correct bien que vieillissant.
Les thématiques constitutives de Rollerball détonnent efficacement dans le paysage cinématographique des années 70 : elles relient habilement une culture sportive imprégnée par son omniprésente violence – disciplinaire autant que supporter – avec un régime totalitariste qui se nourrit de cette violence pour asseoir son pouvoir. L’influence de Stanley Kubrick semble imbiber l’œuvre, mêlant fascination pour les motifs géométriques et rectilignes (digne expression d’une rigueur institutionnelle), musique classique et lutte incessante de l’individu face à l’oppressante société-machine. Il n’empêche que Norman Jewison avance sur des patins comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Un style brutal, certes, mais bien balourd. Disons que le film ne cultive en aucune façon la subtilité, ce qui le pousse à s’appesantir sur le propos politique, à le surexploiter verbalement. Car en dépit des scènes de course, filmées avec rythme et efficacité, tout va très lentement, tout parle trop. Les dialogues sont terriblement explicatifs et alourdissent la fluidité du récit ; les échanges séparant les matchs sportifs souffrent d’un manque de spontanéité et d’une mise en scène plan-plan qui ne rendent pas justice à la révolte naissante, à la montée en puissance du personnage principal. Le réalisateur ne croit pas en la force allusive, semble ne pas faire confiance à un spectateur sans cesse pris par la main. On aurait aimé plus de risques dans la narration, plus d’ambiguïtés dans le propos ; reste une fable futuriste au propos fort et aux scènes marquantes qui constitue, malgré ses incroyables lourdeurs, une référence dans l’histoire du cinéma.
Ce qui restera dans la mémoire ce sont les matches spectaculaires dont la mise en scène tient du tour de force même si elles manquent de réalisme parce que des gars qui prennent de tels gadins et qui se relèvent pour courir comme des lapins… bon). Mais sinon, tout est mauvais, déjà le choix du héros, James Caan, aussi charismatique d'un bœuf charolais, aussi brute que les autres sur le terrain et qui veut continuer à faire du sport malgré l'avis des organisateurs (tu parles d'un thème à la noix !). Vous me direz il y a le fond politique (tu parles d'une nouveauté, le poète romain Juvénal abordait déjà le problème au 1er siècle (Panen et circenses). Et puis ça va convaincre qui ? Les scènes intimistes sont soit soporifiques, soit ridicules (le tir aux sapins). Et puis ce scénario ne tient pas debout, quand on veut se débarrasser de quelqu'un dans une équipe de sport, il y a bien plus simple que de l'attendre annoncer son retrait… Le reste de la distribution est lamentable : la palme à John Beck, vraie tête à claques, les femmes sont jolies mais réduite aux potiches. Le film contient une scène d'anthologie affligeante où l'informaticien en chef, sorte de professeur Nimbus s'énerve contre son ordinateur à eau en lui foutant des coups de lattes dans les parois. Un film bourrin.
Rollerball est pour moi classer comme l'un des films OVNI que j'ai vu à présent. Une histoire peu banale celle de la création d'un sport violent mélangeant le hockey, Football Américain et le Boxe mi en place par les hauts dirigeants de ce monde dans le but de purger et de vivre en paix. Un vision choquante de ce monde futuriste. Le suspens y apporte beaucoup avec ce côté malsain, manipulateur dont le spectateur se doute fort bien dès les premières minutes qu'il règne une atmosphère étrange dans ce nouveau monde. Les décors sont assez bien représentés ainsi que les costumes soignés. La musique elle aussi apporte un charme au film. Même si le film vieilli il reste très prenant et fait réfléchir le spectateur dans un monde futuriste ultra violent dont le but et d'emmener ces hommes vers la mort
Un bon film d'anticipation. James Caan incarne un champion d'un sport dangereux pour divertir la population américaine. Une réflexion pertinente de l'utopie de l'action et du divertissement. Le réalisateur dénonce la banalisation de la violence.
Film avec de gros sous entendus politique, assez kitch aujourd'hui (il a 40 ans quand même) Certes, le rythme général est lent et encore heureusement qu'il y a les matchs. Rollerball ne s'apprécie quasiment qu'avec la violence dans les matchs et le sens politique que l'on peut tirer du film.
Rollerball réalisé par Norman Jewison en 1975. *Les points que j'ai appréciés → • Le fait de voir un film sur le sport (assez rare il faut l'avouer) • Le message passé (le sport spectacle toujours plus violent
*Les points que je n'ai pas appréciés → • L'ennui des dialogues • La violence exagérée
*Conclusion → J'ai aimé, c'est un peu ennuyeux mais les scènes dans l'arène sont crédibles. 6/10.
En vrai héros des temps modernes, James Caan, idole violente et incontestée du seul sport restant, se dresse (plus ou moins seul) face au pouvoir en place. Les scènes d'action sont réalisées avec une grande maitrise technique, et le "message" reste intéressant.
Dans un avenir qui ne dit pas son âge, la société est aux mains de corporations financières dont le pouvoir est tel que l’idée même de nation n’a plus cours ni sens. Administrée par les « cadres », gestionnaires taiseux et rivés à leurs privilèges d’aisance et de femmes faciles, l’humanité laisse faire et se gave de l’apport légal en pain et en jeux – tous les chemins mènent à Rome. Le plus emblématique de tous est bien-sûr et sans conteste le rollerball. Mix de hockey, de hand, de football américain et de courses à motos, le sport du futur est un cocktail archi-violent affranchi de toute règle et dont personne ne doit sortir vainqueur. Dans les gradins le public se masse, hystérique, applaudit les morts et houspille l’adversaire ; ainsi, il ne s’inquiète pas de qui dicte sa vie. Assisté de l’auteur de l’œuvre originale, le sous-estimé Norman Jewison délivre une dystopie écrasante, vision glaçante par le parallèle qu’elle offre avec notre ère, et plus particulièrement ces années 70 fondées sur la surveillance et les divertissements meurtriers, marquées par le Watergate et où les fans de F1 avaient coutume de pleurer leurs stars. James Caan rayonne en meneur adulé qui fait peur aux puissants, légende en devenir qui fait obstacle à la paix moutonnière. C’est un film dur, brutal et rugueux, et qui reste toujours malgré les années un plaisir coupable féroce et dérangeant.
Un film de science-fiction avant-gardiste et visionnaire tant pour ses critiques envers la médiatisation et l’ultra-violence du sport portée par les sportifs et spectateurs mais aussi les manigances politiques. Si les scènes de Rollerball dans les arènes sont prenantes et rythmés, le reste du film est peu consistant, voir certains passages trop superficiels.
Très bon film. Il est très Intéressant de le redécouvrir 35 ans après sa sortie car on ne peut qu'apprécier son caractère visionnaire. Quelle pertinence sur ce qui ressemblera à notre présent politique (délitement des politiques et des nations, pouvoir aux riches multinationales) et sportif (importance majeure du sport comme défouloir populaire). Le déroulement assez lent du film contraste avec les scène de violence et donne une ambiance particulière, marquante. Ce film a la couleur très agréable des années soixante dix avec ses questions politiques et son psychédélisme. Je suis également pleinement d'accord avec les autres commentaires selon laquelle cette version est sans commune mesure avec le remake récent qui est sans aucun intérêt.
Pas revu depuis belle lurette. Il a dû vieillir forcément. Son final "Peplumesque" n'en reste pas moins gravé à tout jamais dans ma mémoire... Le héros qui fait son tour d'honneur devant un public assoiffé de sang qui scande son nom JO-NA-THAN ! Je me rappelle d'ailleurs qu'un épisode de Cobra avait repris un peu cette idée astucieuse du film d'anticipation (un futur pas très réjouissant où se rejouent encore et encore les jeux du Cirque) réflexif et du film de baston viril. C'était un mélange détonnant, assez terrifiant, avec un très bon James Caan.
Sous influence kubrickienne, voici un film d'anticipation qui par le biais d'un sport futuriste et violent fait le portrait sous forme de pamphlet d'une société ultra corporatiste. Si l'histoire à la base était plutôt intéressant, il l'est beaucoup moins à l’écran. Faute à un scenario et une mise en scène insipide, ainsi qu'une narration qui ne suscite guère l’intérêt.