"Rocky IV" est sans aucun doute le film de la saga qui a été le plus décrié, et on peut comprendre pourquoi si on ne regarde que de loin. Par son synopsis et son scénario en général, le long-métrage propose une idée vraiment particulière. Toujours interprété par Sylvester Stallone, Rocky va devoir ici affronter Ivan Drago, un boxeur russe, sur le ring. L'accent est donc profondément porté sur le conflit de la Guerre Froide, avec cette opposition entre les États-Unis et la Russie, anciennement URSS. Et au vu de cette idée, on reproche donc à ce long-métrage de ne pas être assez subtil et de proposer des thématiques trop sensibles et assez clichées. Mais si on connaît correctement cette saga, cette opposition paraît finalement assez intéressante. Depuis le premier volet, Rocky représente le fameux "rêve américain" et le voir se confronter à un boxeur russe, et donc à l'URSS, est profondément lourd de sens. C'est une confrontation d'idées, de styles et d'idéologies, pas juste un message gras pour dire que la Russie n'est pas bien. Bien sûr que cela peut paraître très grossier et peu subtil, mais de toute façon, la saga n'a jamais vraiment été extrêmement subtile. Elle n'a jamais cherché à l'être, tout est montré de façon évidente. Bien que de nombreux éléments de celles-ci ne sont présentés qu'en sous-texte, les thématiques sont très facilement compréhensibles. Le long-métrage propose donc un propos plus sujet à débat, mais il reste un excellent film qui mérite sa place dans la saga et qui tout aussi agréable à regarder, car pour le reste, on retrouve ce que l'on aime de la saga. Les combats sont toujours d'aussi bonne qualité en matière de tensions et d'enjeux notamment. D'autant plus que ce film-ci vient nous offrir parmi les scènes les plus déchirantes de cette saga, rien que cela ! On peut parler de la confrontation de fin d'abord, qui est l'une des plus épiques de la saga. Rien que dans la préparation, on y transmet cette différence de point de vue, avec des méthodes différentes. Et pour cela, je tiens à tirer mon chapeau à Dolph Lundgren, qui représente parfaitement ce personnage typique de la Russie de l'époque.
Mais on peut également citer la mort de Creed, qui marque un choc assez bouleversant et que l'on ne s'attendait pas à voir dans une saga de ce genre.
Alors, toujours portée la même volonté de mise en scène, un Stallone en forme et une bande-son, je ne vois pas pourquoi ce film a été aussi décrié. Probablement que son sujet a posé des questions, mais je suis loin de penser qu'il l'utilise mal, bien au contraire. Donc même si le synopsis peut faire peur, n'hésitez pas à foncer voir ce film. Il est tout aussi réussi que ce que son titre le laisse penser. Pour conclure, une nouvelle réussite pour cette saga.