Petite comédie d'époque (en costumes) pleine de joie et de bonne humeur avec un Jacques Brel qui cabotine et boit plus de que raison, libertin et libertaire, trousseur de filles et jean-foutre diplômé ! Les filles sont belles (la lumineuse Claude Jade !), les comédiens s'en donnent à coeur joie et la mise en scène de Molinaro est enlevée.
Bizarrement pourtant, la sauce ne prend pas ou si peu... c'est trop gentillet et nunuche, trop conciliant, trop passe-partout et trop "familial" en somme. Cela m'a fait penser aux Mariés de l'An Deux de Rappeneau, l'autre comédie à peu près contemporaine et tout aussi légère... Et pourtant le Benjamin fait bien pâle figure en comparaison, manque de souffle et de panache. Brel, beaucoup trop en roue libre ici, aura besoin du cadre rigoureux d'un personnage de Veber pour donner le meilleur de lui-même... dans l'Emmerdeur !
On sourit plus ou moins devant Mon Oncle Benjamin, davantage par politesse et courtoisie, indulgence que pour son humour véritable, ce qui n'empêche pas qu'il parvient à nous "distraire" son heure et demi... mais sans plus.
Film picaresque, mélancolique et philosophique. La mise en scène est vieillotte et très simplement dirigée. Cela dit on éprouve de la sympathie pour ce film d'épicurien. La morale est généreuse, peu soucieuse des conformismes, mélancolique car toute chose à une fin ... Bref, il faut regarder ce film comme une (belle) fable sur la vie. Au delà de ses défauts, j'ai intellectuellement apprécié ce film.
Un grand classique avec un Brel en grande forme et toute une excellent panoplie d'excellents acteurs. A noter la performance de Blier. Bien filme, bon decoupage, belles images, bon scenario.
Mourir pour mourir que ce soit d’ivresse, le cœur appuyé sur les amis de toujours, mourir pour mourrir je veux mourir sous tendresse car mourir d’amour, c’est mourir qu’à moitié. Je veux mourir ma vie avant qu’elle ne soit vieille entre……… le reste de la magnifique chanson de Brel à écouter en regardant ce film exceptionnel. Bien sûr la mise en scène est datée. Mais la fulgurante des sentiments, les acteurs, Brel en épicurien poète magnifique. Il y a du Cyrano dans ce Benjamin. Brel aurait pu faire un parfait Cyrano d’ailleurs ! Et puis on cite Ronsard…