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Nyns
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2,0
Publiée le 22 juillet 2016
Grand succès populaire et reconnu des années 80,L'ours est le reflet d'un travail acharné (toujours quand on travaille avec les animaux sauvages) du prometteur Jean-Jacques Annaud. Alors depuis il y a réalisé Deux Frères et Le dernier Loup dans le même genre, et franchement je préfère largement. Alors j'ai découvert ce film qu'hier mais je m'attendais à tellement mieux comme je n'ai fait qu'en entendre parler en bien, en fait c'est la version kitsh d'un beau film sur la nature, qui ne comprend pas la nature justement et ne fait qu'essayer de l'humaniser jusqu'au bout. Cet exécrable doublage de l'ourson m'a dérangé jusqu'au bout, au point de ne pas adhérer à l'ensemble. Le contemplatif ne me dérange pas au contraire, mais ne m'avait on pas promis aucun dialogues? Or il y en a. Le mal est représenté par l'homme de façon logique, oui pourquoi pas en même temps c'est vrai, sauf que ces braconniers sont tellement peu intéressants que ça finit par trainer en longueur. Bref, je comprends le bouleversement à l’époque, ça reste du bon boulot, et pour ça encore chapeau l'artiste, cela dit aujourd'hui je ne vois pas comment on pourrait se complaire là-dedans. je suis pourtant la première à adorer les belles images sur la nature tout en simplicité.
Beau film, très touchant. Tourné dans de magnifiques paysages naturels autrichiens et italiens. La photo est belle et le travail réalisé avec les animaux est remarquable. S'il est touchant, le film n'est pas crédible mais c'est pas grave. On a quand même l'impression d'être à notre époque et les acteurs sont mal choisis.La musique par contre sert bien le film et on passe un moment agréable.
Un beau film animalier, parfois touchant parfois cruel parfois très violent et aussi parfois naïf. Jean-Jacque Annaud qui est définitivement un de nos plus brillant metteur en scène livre une fable qui se rapproche par certains aspects de sa "Guerre du feu". Je regrette quand même quelques faux pas dans la réalisation, peut être des scènes qui ont mal vieilli, comme les rêves de l'ourson où il voit la vie en patte à modelé ou bien les visions psychédéliques de l'ourson lorsqu'il mange un champignon à priori toxique, sur le papier ces scènes sont intéressantes et marquent des passages obligatoires de tout voyage initiatique qui se veut une parabole sur le passage à l'âge adulte mais la réalisation chie dans la colle. Il y a aussi les réactions des animaux qui peuvent paraitre exagérément "humanisés" à la disney, alors certes la personnification des animaux étaient obligatoires pour que les mécanismes internes du récit fonctionnent mais c'est un peu too-much lors de quelques scènes puis le doublage de l'ourson n'aide pas. Mis à part ces réserves ça reste un excellent film, à la photographie magnifique, bien monté et avec des prises de vue inventives. Un film qui peut aussi faire réfléchir sur bien des sujets et sur notre morale.
Un nouveau défi pour Jean-Jacques Annaud après "La guerre du feu", (qui déja n'avait pas de dialogues) se lance dans un film quasi animalier. La préparation fut si longue en raison du dressage des ours, que le réalisateur eut le temps de réaliser "Le nom de la rose" entre temps. Le résultat est malheureusement assez mitigé et donne plus l'impression d'un documentaire à super budget qu'à un film de fiction. On peut aussi être déçu par les séquences animées des rêves, qui bien qu'étant fait en Tchécoslovaquie par des maîtres en la matière, semblent datées de 40 ou 50 ans. De plus l'idée de doubler les bruits de l'ourson par des voix humaines, ne donne pas du tout l'effet voulu.
Jean-Jacques Annaud est un véritable cinéaste indépendant, quelque part une de ces emblèmes du cinéma français comme le sont Godart ou Jeunet. Il fait parti de cette troupe de réalisateur qui revendique un cinéma à contre-courant de l'industrie hollywoodienne ou de ses sous-modèles que sont les grosses boîtes de prod' françaises comme Europa Corp. Avant ses Deux frères et après sa Guerre du feu, Annaud réalise un nouveau film mettant de nouveau en avant son goût pour l'Histoire et la nature. Un ourson se retrouve orphelin suite à un accident qui le prive de sa mère. Il va se lier à un ours mâle traqué sans relache par des trappeurs. L'ours est un film atypique qui se vit comme une expérience unique, les personnages principaux ne sont pas les hommes mais les ours dont Annaud épouse constamment le point de vue. La première scène se révèle extrêmement poignante et nous lie d'emblée au destin réservé à l'ourson. Le travail de dressage est impressionnant, chaque scène éblouit, on est loin d'un malheureux numéro de cirque. La caméra de Annaud sert merveilleusement cette performance enchainant des scènes improvisées à d'autres répétées avec le dresseur et les acteurs. Les scènes mettent en avant la force et la beauté de la nature avec une justesse rare, Annaud ne tombe jamais dans l'écueil du" beau plan" contemplatif. Chaque image sert le récit, toutefois on pourra lui reprocher l'intégration de rêves et d'hallucinations psychédéliques réalisés en stop motion qui n'ont aucun intérêt dans le récit et nuise au ton général employé dans le film. Dans sa dramaturgie, l'Ours, peut se rapprocher d'un Disney où petits et grands y trouvent leur bonheur. Le film pose les bases d'une réflexion constante entre l'homme et l'animal, la proie et le chasseur. Annaud, brille dans son éclaircissement du propos par un climax entre l'ours et Tchky Karyo impressionnant. Annaud démontre tout son savoir-faire et sa passion pour les animaux et la nature le poussera à retenter l'expérience une dizaine d'année plus tard avec Les deux frères.
Ce film est bien joli, une très belle histoire, des animaux attachants, des scènes amusantes, d'autre tristes, une superbe musique... Mais, on s'ennuie pendant trop de scènes, il y a trop de longueurs. C'est mon avis.
En tant que documentaire animalier, je suis a priori tenté de le noter favorablement, un beau documentaire en cinémascope... avec une musique lénifiante, certes, mais quand même. Néanmoins il manque le commentaire et des longueurs sont à déplorer : il est très difficile de maintenir l'intérêt sur une heure et demi en filmant simplement des bestiaux, c'est pour cette raison que les docus ne dépassent pas l'heure en général.
En tant que film, je ne puis que lui filer un coup de patte brutal et lui arracher la tête. Malgré la présence des chasseurs (dont l'excellent Tchéky Karyo), le sujet est décidément trop bête pour en faire un film et regarder aussi longtemps un ours m'a rendu chèvre.
Alors évidemment il y a Winnie l'ourson, il est trop mignon, on dirait un ours en peluche. On a envie de le ramener à la maison et de le regarder boulotter des boîtes de lait concentré. Plus tard, il se peut qu'il mette le souk dans le salon et qu'il se fasse les griffes sur la télé. Mais il est si mignon !
Finalement je réfléchis encore au verdict tandis que papa ours éclate les arbres pour épater la galerie. Au niveau purement technique, ce film -ce documentaire pardon- est un tour de force et pourtant ce n'est pas intéressant. Il pourra toujours remplacer une visite au zoo avec les mioches, cela dit.
Film atypique qui ressemble à une époque où le cinéma trichait, certes, mais avec une classe qu'on ne rencontre plus guère aujourd'hui. Beau et impressionnant, magnifiquement éclairé par la photo de Philippe Rousselot, il est empreint d'une sincérité et d'une franchise admirable avec le spectateur pour mieux le mystifier et l'entrainer vers l'émerveillement total. Dans ces années 80 bénies pour Jean Jacques Annaud, son cinéma de divertissement particulièrement soigné atteint des sommets dont il va peu à peu perdre la recette et le charme puissant.
Il a fallu beaucoup d'imagination et de patience à J.J. Annaud pour capter les scènes émouvantes, drôles ou parfois cruelles de cette fabuleuse aventure animalière. Certes, le scénario est très sommaire, on se contente de suivre un ours Kodiak adulte et un ourson dans une pérégrination afin d'échapper à des chasseurs, il n'y a pratiquement pas de dialogues, et les seuls humains sont assez discrets, les stars, c'est les ours. Une fois qu'on a accepté ce concept, on se laisse emporter par la beauté des images et d'un décor naturel à couper le souffle, c'est un hymne à la nature (avec une vision parfois un peu contemplative), une ode à l'amour dont on sort le regard lavé et l'âme purifiée, en même temps un beau challenge technique pour Annaud..
Je redécouvre avec déception un film dont le seul mérite est d'avoir tenté de créer une histoire en filmant des ours dans un cadre naturel. L'horreur principale est d'avoir volontairement ou non, humanisé ces ours dans leurs comportements et même leurs "paroles". Le doublage avec des sons douteux et/ou décalés (souffle et grognements, bruit de pas etc) en est un exemple insupportable tout au long du film. Par ailleurs, mettre un ourson dans des situations dangereuses à la limite de la maltraitance, tout ça pour obtenir un faible suspens, finit par me dégouter (et je ne suis pas Brigitte B., loin de là) de cette nullité molle sans finalité, qui pourtant semble émouvoir le peuple.
Un très beau film dans de superbes paysages et dans lequel les acteurs (les animaux aussi), malgré leur peu de dialogues, sont excellents. Un film réaliste et émouvant qui m'a toujours un peu effrayé étant petit (la poursuite avec les chiens, les chevaux attaqués et les rêves ou hallucinations étranges). Aujourd'hui ces rêves en pâte à modeler me paraissent un peu ridicules, mais le reste du film est toujours aussi beau.