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Noahdu77
6 abonnés
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3,5
Publiée le 28 août 2013
C'est une bonne comédie, bien joué, bien réalisé, mais c'est tout. Il manque quelque que chose à ce film ' qui est bon ), pour qu'il devienne vraiment excellant. Au contraire de ces précédentes comédies avec une certaine Marilyn Monroe. Cela dit c'est une bonne comédie, mais pas sensationnelle. Par contre la scène du pamplemousse est excellente, mais il n'y en a pas assez de gages comme ça.
Conspuée par la critique, cette comédie satirique a choqué Hollywood, et fut un échec. Pourtant, Billy Wilder était un véritable esthète dans l’art de blâmer avec raffinement les us et coutumes de cette Amérique si puritaine, mais cette fois il semble être allé trop loin dans le cynisme aux yeux des américains bien pensants. Cependant, le charme opère une nouvelle fois et ce ‘kiss me, stupid’ reste à mes yeux une excellente comédie pleine d’entrain et d’énergie. Passé un début de film un peu poussif avec quelques scènes de jalousie un tantinet longuettes et répétitives, B.Wilder nous régale avec ses quiproquos et son comique de situation, avec, comme à son habitude, des dialogues qui font mouche. Cet ’Embrasse-moi, idiot ‘ est également l’occasion rêvée de voir un Dean Martin étaler ses 3 facettes : celles de comique, de comédien et de chanteur de charme. Jouant son propre rôle, il n‘hésite pas à s’auto parodier pour notre plus grand bonheur et à nous délecter de son sens de l’humour auto dérisoire en plagiant ses penchants pour l’alcool et les femmes. A ses côtés, Kim Novak, bien loin de son sublime rôle fantomatique de ‘Vertigo’, complète ce ‘couple-scandale’ en incarnant une fille facile qui offre ses charmes contre quelques dollars, dans un rôle finalement pas si vulgaire qu’on peut le prétendre. Je trouve personnellement que son personnage devient de plus en plus attachant tout au long du film. Pour parachever le tableau, notons la prestation dynamique de Ray Walston qui remplaçât au pied levé un Peter Sellers souffrant. Même si ce Millésime 64 est un cran en dessous de ses glorieux aînés que sont ‘Certains l’aiment chaud’ (1958) et ‘La garçonnière’ (1960), Billy Wilder réussit une nouvelle fois à nous distraire avec cette comédie enlevée et revigorante, avec, en bonus, de magnifiques chansons et musiques signées Gershwin qui finissent par nous trotter inlassablement dans la tête. Un film à découvrir pour passer un agréable et plaisant moment de cinéma.
Certes, ce n'est pas la Garçonnière diront certains. En effet, mais c'est néanmoins un petit bijou comme on n'en fait plus, à littéralement mourir de rire, écrit, filmé et interprété avec un talent dingue. Et à ceux qui crachent avec force et sans raison sur ce film charmant et amère, je ne ferais que paraphraser la divine Felicia Farr et je leur réponds tel que si j'étais le film : " Kiss Me, Stupid".
Si dans une première partie le film peine à démarrer, tout en étant plus que honorable, la superbe entrée en scène du personnage interprété par Kim Novak change et dynamise la donne, car on rentre clairement dans une dimension dans laquelle la conception bourgeoise du couple est sérieusement, même si avec humour, remise en question. Au final, heureusement le rêve américain reste d'actualité, même si soumis au regard détaché de ce vieux renard empreint de culture judéo mittel européenne qu'est Billy Wilder. Dans cette deuxième partie du film, on retrouve la patte européenne de ce grand metteur en scène, comme d'ailleurs dans tous ses grands films, il ne s'agit plus tout à fait d'un film américain. A voir, sans attendre le chef d'œuvre, mais tout de même un délicieux régal..
Cette comedie légère est débridée de Billy Wilder est à la fois dynamique et tres distrayante. On est transporté au cœur des années 60, période heureuse, où les gens savaient vivre de façon insouciante sans s'encombrer d'une morale dite bien pensante qui les bridait souvent. Kim Novak et Felicia Farr sont craquantes dans leur personnage de femme coquines. Dean Martin joue bien son rôle de cavaleur invétéré au mains baladeuses qui par moment se fait remettre à sa place lorsqu'il veut brûler des etapes. Quant à Ray Walston il en fait parfois un peu trop mais c'est normal puisqu'en fin de compte c'est l'idiot de la farce. En conclusion ce film de Wilder mal connu, permet de passer un agréable moment et révèle une fois de plus le talent de ce réalisateur génial dont l'œuvre est une véritable caverne d'ali Baba.
Ce qui est épatant dans cette comédie de billy Wilder c'est sa modernité. Nous somme mine de rien en 1964 dans une industrie du cinéma cadenassée et sous couvert d'une parodie du jaloux classique Wilder nous fait exploser les codes sans en avoir l'air. Ceux du vaudeville sont en place , mais si on y regarde de près, le mâle blanc classique en prend pour son grade, entre le benêt jaloux et le playboy veule joué de manière impeccable par Waltson et Martin. Le mariage devient cet endroit ou l'hypocrisie règne en maitre et la pudibonderie de l'époque s'impose alors même que personne n'y croit , on notera que la femme bien sous tout rapport jouera les prostituées tandis que son opposée se glissera dans sa peau, ce qui peut être analyser de diverses manières. Ce plan à 4 qui ne s'affiche pas uniquement ici pour cause de bonne morale se déroule sous nos yeux dans une parfaite fluidité , avec une kim novak parfaite en tout point. Wilder évite toute grivoiserie gratuite, et nous prend de cours sur la fin en faisant imploser les attendus de ce genre de comédie. Il peut encore aujourd'hui se savourer sans modération.