Première comédie qui parle de la guerre du Vietnam et qui fait mouche. Robin Williams nous offre un de ses rôles les plus intéressants car on y voit une belle palette d'émotions et c'est un réel plaisir ! Les événements du film s'enchaînent magnifiquement bien et le spectateur n'est jamais lassé ! Un excellent film
Comédie culte qui nous fais suivre un animateur de radio complètement en marge des règles en plein Vietnham, durant l'occupation américaine. Cet homme magnifiquement interprété par un Robin Williams étincelant, arrive avec son humour, ses opinions politiques et musicales, son caractère, en tentant de préserver sa liberté d'expression coûte que coûte quitte à se mettre ses supérieurs hiérarchiques à dos. Il s'intégrer à la société vietnamienne, il tombe amoureux d'une jeune femme et créé même une amitié avec un terroriste locale. Ce personnage est extrêmement drôle et sincère, le talent de Robin Williams en est pour beaucoup. J'ai adoré le traitement de tout cela par Barry Levinson. Il arrive à nous faire suivre les réalités de la guerre d'un point de vue nouveau, et au finale il ne nous montre mas d'image choc ni rien, mais il réussit par d'autres biais. On peut aussi noté la qualité de la BO et les superbes performances des seconds rôles dont le jeune Forest Whitaker. Ce film était encore meilleur que dans mes souvenirs, il sait être hilarant mais à aussi de grands sous textes profonds sur la guerre. C'est vraiment un film à voir.
Premier long métrage à regarder la guerre du Viêt Nam par le petit bout de l lorgnette, Good Morning, Vietnam redouble l’affrontement militaire par un affrontement symbolique opposant un animateur radio soucieux de préserver sa liberté d’expression à des supérieurs gradés qui doivent maintenir l’ordre. Adrian Cronauer représente tout ce que l’autorité américaine chercher à étouffer : il s’intègre à la population vietnamienne, tombe amoureux d’une jeune femme qu’il courtise sans vergogne, protège un élève qu’il considère comme son ami, enseigne l’anglais, aime. En d’autres termes, il prouve que les « ennemis » proclamés sont des êtres humains et questionne l’idéal du rêve américain. Une séquence l’incarne fort bien à l’écran, celle qui exhibe les exactions réalisées par les soldats portées par la chanson anachronique de Louis Armstrong, « What a wonderful world » (1967), dissonance qui explicite la démarche assez complexe du cinéaste : recourir au rock, à l’humour et à la démesure bouffonne pour susciter l’enthousiasme, la joie de vivre voire la révolte dans le cœur desdits soldats, alors que ce rock, cet humour et cette démesure bouffonne ont également pour effet d’occuper l’esprit d’hommes victimes d’une idéologie de masse faite de non-dits et de mensonges. C’est pourquoi Good Morning, Vietnam s’achève sur un échec, s’ouvre par l’arrivée d’Adrian et se referme par son départ alors que le carnage, lui, continue. L’animateur n’apporte pas de solutions envisageables. Le rapport de force initiale consacre donc l’institution vainqueur, et le révolutionnaire perdant, même si ce dernier aura rendu, le temps de sa présence physique et radiophonique, le sourire aux autres. En fin de compte, Barry Levinson réalise un film sur la condition d’acteur comique en temps de crise : il divertit, il ne change pas le cours des choses mais il divertit et rappelle combien la fiction aide à vivre. Malgré ses lourdeurs et ses répétitions, Good Morning, Vietnam est une œuvre réussie et audacieuse qui doit beaucoup au charisme de Robin Williams.
L'arrivée d'un animateur radio à Saigon en 1965 afin de requinquer le moral des troupes américaines. Une chronique décalée sur la guerre du Vietnam, entre comédie et tragédie, portée par l'interprétation délirante de Robin Williams et son cri de ralliement culte, ainsi qu'une énorme BO.
Même si le film a fini par gagner en profondeur, je n'ai pas passé un très bon moment. Le début est tout simplement insupportable. Adrian Cronauer, joué par l'acteur Robin Williams, anime une émission radio extrêmement populaire destinée aux G.I. engagés au Vietnam. Mais son débit de parole accéléré et l'humour exclusivement centré sur la culture populaire américaine font qu'il n'est pas aisé de suivre le cheminement de sa pensée. Impossible de saisir la plupart des références, il ne me restait que des jeux de mots indignes d'être rapportés ici... Heureusement, quelques éléments dramatiques viennent donner du fond au film : relations entre occidentaux et autochtones, infiltration du Vietcong... Mais la romance entre Adrian Cronauer et la vietnamienne n'est pas du tout crédible, et les autres personnages sont caricaturaux, peu travaillés. La seule scène à sauver est l'explication finale entre le jeune vietcong et Adrian Cronauer, qui respirait l'authenticité. Le reste est artificiel, mal écrit et/ou mal joué. Une déception pour moi.
Un bon film sur un sujet abordé des millions de fois dans le cinéma américain. Mais l'approche est originale, puisqu'on s'intéresse à un animateur radio. Certaines scènes sont très réussies, avec une réalisation de qualité mais bien qu'elles soient parfois un peu longues. Elles montrent l'incroyable talent de Robin Williams, qui fait un numéro dont lui seul est capable (Jim Carrey aussi mais différemment). Sinon les personnages secondaires sont intéressants, la Bande originale est géniale. C'est joyeux tout en portant un regard critique et pas manichéen sur cette guerre et l'administration militaire. C'est réussi !
En version française, c'est moyen car on perd énormément dans la traduction des répliques humoristiques. Le débit est trop rapide et souvent incompréhensible ou pas très amusant. Or c'est quand même cela le ressort comique du film. Quant à l'amourette du disc jokey envers la jeune vietnamienne, elle est plus dérangeante qu'autre chose. Il reste la prestation de Robin Williams qui joue parfaitement son rôle décapant et irrévérencieux.
Le film repose exclusivement sur les épaules de Robin Williams qui est complètement déjanté en animateur radio. L'acteur est comme un poisson dans l'eau dans ce rôle mais hormis si vous avez toutes les références, difficile de rigoler à toutes ses pitreries. Les seconds rôles sont très caricaturaux et le scenario n'est pas très prenant. Si le film n'est pas mauvais, il m'a laissé de marbre. Décevant tout de même pour ce qui est censé être un film culte des années 80.
Super film comme on ne sais pas les faire en France, a sa sortie ce fût un '" carton " et tant pis pour les aficionados de la " tarte à la creme" , car Venise n est pas en Italie " . Pour ça il faut sûrement avoir été trepane pour suivre cette histoire mièvre ! Bonne appétit !
Découverte tardive pour moi d’un des rôles les plus emblématiques de Robin Williams et d’un film qui était pourtant multi diffusé à la télé. C’est une comédie antimilitariste (un peu simpliste ceci dit) qui repose quasi exclusivement sur les épaules de son interprète principal qui fait un Show exceptionnel. Dommage que les seconds rôles soient caricaturaux et que le fond du sujet à savoir cet animateur d’une radio militaire qui se met à dire la vérité crûment aux troupes, ne soit traité que trop superficiellement. Ça n’est pas le grand film auquel je m’attendais, mais le numéro de son acteur principal vaut le détour ainsi qu’une superbe playlist des années 60.
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4,0
Publiée le 6 mars 2021
Il n'y a jamais eu et il n'y aura probablement jamais un autre film qui montre les deux côtés de Robin Williams à un tel degré. En tant que disc-jockey Williams montre son talent incontesté de comique sauvage mais la scène de la bombe et les scènes de la vie rurale au Vietnam lui permettent vraiment d'avoir un tel talent d'acteur dramatique. Ils regardent le conflit sans s'enfoncer trop profondément. Une superbe distribution comprenant également Bruno Kirby et le regretté J.T. Walsh donne une solide toile de fond et sont de beaux fleurets pour Williams. Dans l'ensemble c'est un film merveilleux ajoutez-le à votre collection DVD...
« Good Morning, Vietnam » s’inspire très (très) vaguement de l’expérience d’Adrian Cronauer, qui fut animateur radio pour l’armée durant la guerre du Vietnam. Mais c’est surtout un prétexte pour embaucher Robin Williams, et lui faire débiter des pitreries devant des supérieurs consternés et des soldats enjoués ! Car l’acteur porte pratiquement tout le film sur ses épaules. A côté, il faut bien dire que le scénario n’a pas grand intérêt. S’il on excepte quelques scènes un peu subversives et critiques de l’armée (mais pas très subtiles pour autant), les personnages n’ont aucun développement (à part peut-être celui de Tuan). Qu’il s’agisse des supérieurs caricaturaux rigides et peu enclins à l’humour, des assistants écroulés de rire, ou de la jeune femme courtisée par notre héros, tous ne semblent vivre à l’écran que par rapport à leur appréciation du protagoniste, et n’auront aucune profondeur. Heureusement, Robin Williams se déchaîne à coups d’improvisations et d’imitations, dans un rôle décapant qui parait écrit pour lui. A tel point que l’on est plus proche du one man show que du spectacle cinématographique. Même la mise en scène de Barry Levinson semble timide face à l’aura du comédien ! Aussi, « Good Morning, Vietnam » sera apprécié à la hauteur de votre goût pour Robin Williams. A noter d’ailleurs que le succès du film permettra à l’acteur, peu présent alors sur le grand écran, de percer au cinéma.
Démarrant tel un one-man show peu subtil de Robin Williams dont les références et imitations nous sont souvent inconnues, divergence contextuelle oblige, le film gagne en intérêt et en profondeur lorsqu'il s'immisce dans les relations quotidiennes entre Vietnamiens et Américains tout en critiquant avec sarcasme les dissimulations à tendance propagandistes de l'armée où sévit notamment un Bruno Kirby survolté! De même la lassitude s'étiole face à l'humanité de ces soldats pour lesquels la légèreté radiophonique de ce clown triste consiste en une suspension essentielle d'une vie confrontée à la nervosité, au qui-vive funeste, à un mal banal magnifiés dans la séquence montée autour de l'anachronique It's a Wonderful World. D'ailleurs la bande-son rythme avec plaisir l'intrigue, de même que certains dialogues servis avec talent, contrebalançant un humour parfois pesant. Maladroit et inégal, Good Morning Vietnam touche cependant par une désarmante sincérité.
C'est LE film à voir sur la guerre du Vietnam, et dans lequel il n'y a pas de vrais combats. C'est en fait une bien belle dénonciation de ce que fut cette guerre et de ses conséquences sur les populations. C'est très bien construit, et Williams joue très bien. A voir par tous sans exception