Un film assez incompréhensible. Je comprends le titre par les femmes qu’il rencontre et avec lesquels il ne fait jamais long feu. Ça ne dure pas longtemps comme de la petite monnaie. C’est un peu biscornu et on ne sait où cela mène.
Bruno et les femmes, telle est la formule qui pourrait résumer le sujet de Bonitzer. Daniel Auteuil compose le personnage central de ce film d'apparence austère mais dans lequel le comportement des protagonistes relève finalement de la comédie sentimentale. Bruno passe éperdument d'une femme à l'autre, non pas dans une attitude de prédateur mais parce qu'il est incapable d'être seul, de se passer d'une présence féminine.spoiler: Séducteur fébrile et indécis, il n'est pas davantage apte à entretenir une vraie relation et ses tergiversations, ses faux engagements se retournent forcément contre lui, lui occasionnant à chaque fois des "petites coupures", blessures ou morsures symboliques stigmatisant ses maladresses et ses déconvenues . Et Bonitzer semble vouloir opposer l'irrésolution de Bruno à ses convictions d'idéologue (communiste), fidèle au moins à ses théories politiques. C'est un film aux personnages originaux, parfois cocasses spoiler: -avec, donnant la réplique à Bruno, ces jeunes femmes destabilisées par son attitude- au terme duquel la personnalité de Bruno n'apparait pas tout à fait élucidée. Ce film, avec ses dialogues chargés de sens et ses caractères finements composés, témoigne d'un certain cinéma français: intelligent mais étriqué; un cinéma un peu figé et volontier intello, on n'ose pas dire nombriliste, porté à la rhétorique et dépourvu de passion, de sensibilité, d'invention. Cela n'enlève rien à la jolie prestation d'amant égaré de Daniel Auteuil.
Merci le casting... Grande qualité du film est d'avoir des acteurs superbes et habités. Ca veut le détour et notamment Auteuil encore grandiose dans un rôle d'homme à femmes mais perdu dans une solitude plus profonde que l'on ne le croit. Quelques moments trop en longueurs et trop écrits (même si les dialogues sont bien écrits) cassent la bonne évolution du film.
Marrant je n'avais pas reconnu tout de suite Ludivine Sagnier, efficace le relookage! Le film est à l'image de bruno, à la dérive. On s'intéresse à des personnages à des situations puis ils disparaissent. Enfin le scénario semble s'accrocher à quelque chose mais on reste totalement sur notre faim. Un fort potentiel très mal exploité, une ambiance notamment qui me rappelle plusieurs films.
Un peu trop intello mais pas inintéressant, Petites coupures vaut surtout par l'interprétation de ses acteurs. Auteuil est surprenant (même si son talent n'est plus à démontrer), et la ronde des femmes qui l'entourent tient la confrontation. Un film qui aurait gagné à se lâcher.
Ou comment en prendre plein la gueule quand on se laisse aller. Et Auteuil est très fort pour incarner ce genre de personnage, mi-lâche, mi-nul, pour ne pas dire inconsistant mais jamais idiot. Des longueurs, parfois mal filmé, parfois de la facilité, parfois de vraies surprises. Un scénario correct et quelques beaux moments. Très belle musique en tout cas.
Un film déroutant. Certes bien réalisé et fort bien interprété mais trop déroutant. Et on fini par ne plus savoir exactement ce qu'on fait là. Et le personnage exubérant de Kristin Scott Thomas passe d'une énigme insoluble à une sorte de phénomène de foire qui finalement ne mérite pas le détour une fois qu'on en a entendu parler... A ceci se rajoute une musique hideuse, si bien que l'on voit, comme souvent, un chef d'oeuvre technique complètement inintéressant, comme si on allait voir un concert pour entendre des gammes.
Ne vous fiez pas aux critiques négatives. Ce film est superbe. L'ambiance est étrange, inquiétante, forte, dangeureuse. Daniel Auteuil et sa partenaire de jeu sont saisisant. Un michel piccoli grandiose. A regarder seul ou à deux, je déconseille un visionnage à plusieurs car c'est un film avec une ambiance, une mystique... A voir et revoir....