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BabsyDriver
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5,0
Publiée le 14 mai 2012
Premier essai, premier chef-d'oeuvre pour Pierre Etaix qui signe un bijou de comédie en faisant bel et bien surgir les gags de l'écriture cinématographique elle-même et, précis dans sa gestuelle et enfantin dans son visage, éblouit ce joli conte sur l'inéfable de l'amour.
Pierre Etaix est un des grands comiques du cinéma français. Je me suis déjà frotté à son univers à plusieurs reprises avant de voir "Le Soupirant" et je n'ai pas été déçu, enfin jusqu'à ce fameux film. Je n'y ai pas retrouvé une mécanique aussi bien huilée que de coutume. Toutes les mimiques, les expressions faciales et les mouvements d'Etaix concourent à faire le spectateur, tout comme la maladresse de ses personnages, et cela marche, ça oui. Mais d'habitude c'est plus fin, alors que là tout m'a semblé vraiment lourd et moins amusant. Certaines situations sont vraiment trop grosses pour sembler crédibles, ne serait-ce qu'une seule seconde, et feraient presque paraître d'autres incohérences scénaristiques pour des détails futiles. Sans parler des longueurs qui le jalonnent et font l'ennui du spectateur difficile comme moi. La fin rattrape un peu le reste mais cela n'est pas suffisant. Pas terrible.
La première demi-heure est plutôt marrante avec plusieurs très bonnes idées de gags (et ils sont bien effectués). Mais plus le récit avance moins on rit, dommage car il y avait de quoi faire.
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3,5
Publiée le 12 avril 2011
"Le soupirant", c'est le premier long-mètrage de Pierre Etaix! Le film a ètè rèalisè en 1963 et dès les premières images qui figurent une planète, puis une demeure bourgeoise ou un fèru d'astronomie cèlibataire aux oreilles bouchèes - s'entend juste dire "il faut que tu te maries" - , on sent le côtè fantaisiste de tout l'ensemble de ce "Soupirant" jouè par Pierre Etaix lui-même dans la tradition des grands burlesques avec Buster Keaton auquel Etaix ajoute d'emblèe sa patte très française entre le rêveur très distrait (toujours un peu perdu dans ses rêves de planète) mais rappelè par les rèalitès de la vie, l'amour entre-autres! Le constraste est èvidemment saisissant entre les gags et le physique très neutre du protagoniste! Le film impose son tempo, sa mobilitè et sa fabrication d'une attente bien à lui, et lui seul de faire entrer une femme saoule dans un ascenseur, jouer à cache-cache dans un parc, mordre dans une soucoupe de porcelaine en la prenant pour une tartine, danser avec une plante verte deviennent autant de moments poètiques malgrè eux, où l'absurde et la mèlancolie partagent le monde! Inutile de prèciser qu'avec cette comèdie très maîtrisèe qui reçut le Prix Louis-Delluc, Pierre Etaix rentrait par la grande porte dans un cinèma français d'inspiration très rare autant comique que cosmique...
Le personnage du film fait penser à B. Keaton ou au Hulot de Tati : il est à la fois décalé et intempestif. L’histoire évite de tomber dans le gentillet, le gnagnan (comme chez un Pierre Richard, qui jouait un personnage assez semblable) grâce à la causticité inattendue de beaucoup de gags (le chèque signé à la place d‘un autographe est une superbe idée). Les plus réussis sont probablement ceux fondés sur une utilisation inappropriée et loufoque des objets. Certains quiproquos sont un peu trop longuement exploités. La satire de l’idéalisation et des illusions du vedettariat chez les admirateurs transis ne manque pas de finesse. Il n’y a pas le génie du début de « Yoyo », mais le film tient mieux sur la durée. Il n’échappe pas totalement au défaut inhérent au burlesque : le systématisme.
Le premier long-métrage de Pierre Etaix n'est pas entièrement réussi, car peut-être un peu long et inégalement inspiré selon les séquences. Cependant, le jeune comédien et cinéaste qu'était alors Etaix avait de très bonnes références. Son personnage timide et néanmoins le plus souvent inébranlable malgré les nombreux gags qu'il provoque ou subit font plus penser à Keaton qu'à Tati, dont l'influence se fait néanmoins clairement sentir sur l'aspect poétique du film, ainsi que son côté "vieille France". Comme Tati (et Keaton, par la force des choses), Etaix choisit de faire rire par l'image et non par les mots, et c'est plutôt réussi pour un premier film.
Premier long-métrage réalisé Pierre Etaix et aussi premier long-métrage que je vois de lui, mon impression est un peu mitigée même si il y a surtout heureusement du positif. A ma charge, j'ai été biberonné aux Chaplin, Laurel&Hardy et surtout aux cartoons. Mélange un peu trop redoutable qui m'a pas hélàs préparé à vraiment apprécier un type d'humour plus abstrait et beaucoup moins vif. Mais en gardant le point de vue le plus neutre, je pense que Pierre Etaix dans ce film manque d'un véritable timing dans ses gags même si, et c'est là deux très grandes qualités, il a énormément d'imagination pour utiliser les objets du quotidien et qu'il fait preuve d'une fluidité impossible en défaut. La longue scène des tentatives de "drague" est dans ce dernier sens très réussie. Et puis, Etaix arrive à imposer une patte bien personnelle. Globalement, un bon début qui m'encourage à voir ses longs-métrages suivants.
J'ai bien aimé ce film avec de bon gags pleine d’ingéniosité dommage que vers le milieux du film a des longueurs mais en voyant Pierre Etaix dans ce film j'ai l'impression de voir le Stan Laurel français il pourrait le remplacer avec brio ce film et a voir