Dans la catégorie des coups de foudre improbables, Décalage horaire se pose là. Le genre de relation qui démarre au cœur de rien, avec très peu d'éléments contextuels, juste par un concours de circonstances. Tenez, un aéroport par exemple. Les gens y sont en général speed et repliés dans une bulle. Pourtant nos deux tourtereaux campés par Jean Reno et Juliette Binoche ont bel et bien réussit à s'y faire de l’œil avec autant de divergences que de points communs. Deux entités pour le moins ténébreuses et infiniment seules. Plutôt tristes même dans le fond. C'est ce qui rapproche finalement, la solitude. Néanmoins, ce coup de foudre inopiné manque cruellement de consistance et d'engagement pour que l'on y croit totalement. Les deux acteurs n'y croient pas eux-même, et ça se voit, dans leurs regards, leur gestuelle, leur dynamisme. On ressent davantage le surjeu que l’intensité amoureuse. Marque d'une direction sans doute trop laxiste et ininspirée, en dépit des bonnes intensions dévoilées. En grande partie en huis clos, le scenario manque lui aussi de consistance, trainant parfois en longueur là où il n'y avait pas lieu de s’attarder. Le manque évident de rebondissements, de peps à cette histoire, n'est pas un atout. Tout cela pour une fin si désuète, pour ne pas dire sans queue ni tête!! C'est plutôt dommage de ne pas avoir misé plus grand, étant donné le potentiel des deux têtes d'affiche. Un charme bien présent mais enrobé d'une certaine fadeur. 3/5
Quel dommage que Juliette Binoche et Jean Reno ne tournent pas plus souvent des comédies tant ils sont excellents dans Décalage horaire de Danièle Thompson ! Une comédie romantique à l'américaine que n'auraient pas renié les maîtres du genre que sont Richard Curtis et Nora Ephron. D'excellents rôles à contre-emploi entre deux personnages que tout oppose. Juliette Binoche, fraîche et naturelle, face à Jean Reno taciturne comme à son habitude. Je trouve que ce rôle plus émouvant et ses cheveux longs lui vont plutôt bien que de jouer les éternels gros durs. Quant à Juliette Binoche, c'est sans son maquillage qu'elle est la plus belle. C'est un cinéma humain comme pouvait le faire le père de Danièle Thompson. Un certain Gérard Oury. Par contre wow ! Plus de douze millions d'euros à l'époque en 2001 pour un film qui se passe essentiellement dans un aéroport (en plein pendant les attentats du 11 septembre) ou la chambre d'un hôtel, c'est cher. Je suis mauvaise langue mais Reno et Binoche auraient pu faire ce film un peu plus par amour...de l'art. Ils m'ont amusé, ému, le film est bien écrit, bien dialogué et a eu son joli succès. Tout le monde est content.
Un scénario d'une platitude indigeste heureusement en partie rattrapé du naufrage total par un duo d'acteurs éblouissants. Passez votre chemin ; Danièle Thompson nous a habitué à beaucoup, beaucoup mieux.
Un peu long à démarrer et un peu long à finir. D. Thomson a fait largement mieux avec "fauteuils d'orchestre" qui est vraiment pour moi un film splendide. Ici il n'y a pas grand chose. On s'ennuie pas mal. Ça n'a pas beaucoup de rythme et le titre semble se diriger vers le comique alors que l'on reste sur du romantique assez fade. Dommage
Bien sûr, l'histoire repose essentiellement sur le tandem Binoche Reno car le reste du casting est inexistant faute de bons textes qui auraient pu donner de la matière à d'excellents seconds rôles. A moins que la réalisatrice n'ait voulu se concentrer uniquement sur les deux acteurs principaux. Je me suis bien amusé en regardant ce film, sans me rouler par terre de rire toutefois, mais avec Danièle Thompson à la réalisation et au scénario (co-écrit avec son fils Christopher) c'est presque une certitude de bonne humeur de par ses gènes. Elle est en effet la fille unique de Gérard Oury avec lequel elle a écrit de nombreux textes dont, jugez du peu, "la grande vadrouille". Ne soyons pas trop sévères : ce film n'était que sa seconde réalisation sur un total de cinq (en 2014) et a quand même réussi à rejoindre le club des millionnaires d'entrées en salles ! Mais que la réalisatrice ait voulu garder un Jean Reno non rasé, soit, ça fait tendance, mais pourquoi une si drôle de chevelure ? willycopresto
Une comédie romantique qui tient ses promesses pendant 1 heure 10, avec un duo Reno-Binoche qui fonctionne assez bien. Danièle Thompson joue sur un aspect théâtral intéressant, que ce soit dans sa direction d'acteurs ou dans la division de l'action en seulement deux lieux (l'aéroport et l'hôtel). "Décalage horaire" est jusque-là léger, charmant et offre à Binoche presque deux rôles dans le même film (avant et après le maquillage), avec une évolution de son personnage inattendue et plutôt fine. Mais le dernier quart d'heure est à oublier, car composé d'une musique incessante et primaire, un découpage catastrophique et une justification de happy end dont on se serait bien passée. Le film surprend donc pendant un bon moment avant de franchement décevoir.
Comédie romantique gentillette menée par une toujours aussi craquante Binoche en esthéticienne peinturlurée (é)perdue d’amour où un Réno plein de tocs (acteur sympathique et charismatique mais assez limité), a du mal à suivre son rythme.
Une petite romance qui malheureusement ne m'a pas vraiment conquis. Porté pourtant par deux grands acteurs, le film n'est pas assez "profond". Avec un début deja un peu longuet à se mettre en place et un scénario peut être un peu trop linéaire... On suit donc timidement l'histoire de ses deux personnes. Le final est sans surprise, même si la dernière demi heure est un peu plus interessante, prenante... Cela manque de "pétillant", d'une certaine forme de magie qui est pourtant là à la base mais ne reste guère dans les esprits. Sa ce laisse regarder, mais l'on sent qu'il manque un petit quelques choses pour que la magie opère ou que l'on soit passionné pour cette histoire... Une fois pour ma part.
Même si l'histoire n'emballe pas franchement et que Juliette Binoche fait très "pretty woman", Jean Reno est extra, énorme. Bien sur il faut garder les autres performances de Jean Reno en tête pour se rendre compte de la force de celle ci. Ravi de l'avoir vue ainsi. Le reste n'est que fioriture.
que c'est mauvais , jeu d'acteur merdique ,dialogues de merde , mise en scene bateau , Binoche est vraiment pétable mais c'est sa personnalité de préjugé de conne sur certains acteur comiques qui eux quand ils font du comique ils excellent
Ça se veut originale? Bah pour mon impression c'est plutôt raté, je n'ai même pas osé finir la dernière quinzaine de minutes. Pourtant Jean Reno, Sergi Lopez sont habituellement de bon acteurs, quant à Juliette Binoche c'est pile ou face (et là c'est tombé du mauvais côté): Une perte de temps!