Le Beau Serge
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39 critiques spectateurs

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Martine R.
Martine R.

15 abonnés 65 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 novembre 2021
J'aime le cinéma de Chabrol mais je n'avais jamais eu l'occasion de voir "Le beau Serge", censé être un film culte de la Nouvelle Vague.
Je me suis donc précipitée pour voir ENFIN ce film qui passe en ce moment sur OCS.
Las, las! Quelle déception! Une oeuvre noirâtre et poussive mettant en scène des personnages caricaturaux à l'extrême: un dandy poitrinaire à peine guéri vient prendre quelque repos dans son village d'origine, au coeur de la Creuse où règnent l'ennui et l'inceste sur fond d'accordéon.
Le jeune homme va à la rencontre de son passé, de son ami "Le beau Serge", devenu alcoolique par désespoir.
L'ambition presque christique du jeune Parisien, qui pense pouvoir "changer" les habitants du village, un ramassis d'ivrognes cafardeux dont le seul espoir de se sortir de leur campagne fangeuse est d'entrer dans l'armée, voire dans les ordres, tourne court.Exception faite pour son ami "Le beau Serge",qui redoute de voir naître un second enfant mal formé et se noie pour cela dans le pinard.
Le dandy parisien, qui ne ménage guère ses poumons en fumant cigarette sur cigarette, finit par le faire rentrer au bercail et accueillir comme il se doit son nouveau-né, prématuré mais apparemment "normal". On se voit infliger un interminable chemin de croix sous la neige, le Parisien se dévouant corps et âme pour aller chercher un médecin médiocre et le futur père au cours d'une tempête qui va lui être fatale.
La fin est vraiment calamiteuse.Tandis que Gérard Blain, enfin devenu papa, exulte en riant de toutes ses soixante-quatre dents d'une blancheur immaculée, son ami poitrinaire rend en douce son dernier soupir derrière une porte, sur fond d'une musique dramatique qui n'a cessé de parasiter le film depuis ses pénibles débuts.
Le "beau Serge" m'a très profondément ennuyée.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 décembre 2009
sensationnel!!!
Shékiinä .
Shékiinä .

66 abonnés 678 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2014
Il m'a bien plu ce Chabrol, mon préféré avec Le Boucher, La Cérémonie et Que la bête meure. Sa première réalisation, pas son meilleur film, mais pour ce qui est de la photographie et du cadrage il n'a jamais aussi bien fait. La force du Beau Serge réside aussi dans la direction d'acteurs : Jean Claude Brialy et Gérard Blain forment un beau duo devant la caméra noir et blanc de Chabrol ; on dirait deux amis de longues dates, comme leurs personnages dans le film.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 mai 2019
Un des films fondateurs de la nouvelle vague, Claude Chabrol y est producteur metteur en scène et scénariste. Tout n’y est pas formidable pour autant et il fera bien mieux par la suite. Si on sent déjà une qualité d’écriture de ses personnages, le film est à l’image de ce qu’il décrit, tristounet, un peu vieillot (dans le jeu de certains acteurs), lent, bref la Creuse.
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 juin 2022
Premier succes de Claude Chabrol ainsi que celui de jean Claude Brialy, Bernadette Lafont et Gérard blain. Un film où ils ne se passent rien, comme la plupart des films du cinéaste, c'est bien, par contre, pour aller faire la sieste. La réalisation est réaliste et rustre. Mais j'ai eu l'impression que le film durait 3 heures. L'histoire est triste, et sordide, encore un drame effroyable dans sa filmographie franchement morne.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 avril 2010
L'esthétique est parfaite, le jeu des acteurs excellents du coup même si le scénario n'est pas totalement chabrolien on rentre avec bonheur dans le film.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 août 2021
Premier long metrage de Chabrol et de la nouvelle vague, "le beau serge" est selon moi un chef d'oeuvre et un des meilleurs films de son réalisateur. Film sur l'amitié, sur l'entraide, sur l'évolution d'un être qui finit par s'éloigner de son milieu d' origine, sur l'incommunicabilité, le film distille par petites touches la description d'un univers et de ses personnages. Francois vient passer une partie de sa convalescence dans son village d'origine. Il retrouve son ami Serge qui se noie dans l'alcool. Il tente de lui venir en aide et fait connaissance avec la belle-famille de Serge. Le casting est exceptionnel au regard de ce qu'il adviendra, puisqu'on y trouve Jean-Claude Brialy, Gérard Blain et Brigitte Lafont à ses débuts. Ils sont tous formidables. Pour éclairer le scénario on retiendra notamment que Chabrol, comme Serge, perdit un enfant peu de temps après sa naissance et que le film fût tourné dans le village de la Creuse ou il passa la période d'occupation. Le film obtint le prix Jean Vigo. Les amateurs exclusifs de films d'action et de jeux vidéos passeront leur chemin.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 décembre 2023
De retour dans son village natal pour s'y soigner, François (JC.Brialy) est plongé dans les turpitudes familales de son copain d'enfance Serge((Gérard Blain), lequel, promis autrefois à un avenir brillant, n'est plus qu'une épave alcoolique à la suite d'un drame personnel.
Sur fond de réalisme rural, Chabrol construit une intrigue dramatique quelque peu artificielle. D'abord, le sujet est mince; ensuite Chabrol exploite certains lieux communs de la campagne: l'alcoolisme, les vieux secrets de famille et, d'une façon générale, le caractère fruste de ses moeurs. Lorsque François se mèle de sortir Serge et sa famille de leurs tourments, on mesure les insuffisances du scénario et de la mise en scène. Visitant un personnage après l'autre, les allées et venues de François au coeur du village semblent répétitives et parfois même sans objet. Le mal-être des personnages ne nous touche guère.
Entre étude de moeurs et drame psychologique, l'expression naturaliste proposée par Chabrol, qui s'oppose à l'insincérité du cinéma estampillé "qualité française" (par opposition à la Nouvelle vague, dont "Le beau Serge" est célèbre pour en être la première manifestation, sinon la meilleure car on peu lui préférer "A bout de souffle" et "Les 400 coups", sortis une peu plus tard) se heurte à quelques maladresses. Mais dans le contexte du cinéma de l'époque, et quoiqu'inabouti, le premier flm de Chabrol n'est pas sans intérêt.
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 septembre 2022
C’est pas très intéressant et pas captivant non plus.

Heureusement la mise en scène existe, discrète la plupart du temps, et tape à l’œil quand il y en a besoin.

Pas convaincu.
Yoloyouraz
Yoloyouraz

35 abonnés 566 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 août 2007
Ce retour aux sources du juste J-C.Brialy se fait sans encombre ni effusion; il s'agit ici d'un récit d'une simplicité tout à la fois sincère et quelque peu faible.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 23 août 2012
Malheureusement seul Brialy joue juste. Le film a pris un sacré coup de vieux, la réalisation également. Les plans ne sont pas toujours judicieux et l'histoire est monotone. Chabrol n'y est pas pour grand chose si le format d'époque est carré, mais cela gâche esthétiquement parlant tout le film.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 avril 2019
Chabrol ferait-il ici un film sur l’homosexualité?
Cette amitié est totalement déraisonnable tant les personnages ont grandi et évolué différemment.
Une étude intéressante sur les gens qui changent et l’homme qui dans son inconscient est amoureux de son vieil ami.
Bucolique et léger en vérité.
Santu2b

309 abonnés 1 808 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 mai 2018
On oublie trop souvent le rôle pionnier de Claude Chabrol dans l'éclosion de la Nouvelle Vague. Sorti en 1958, "Le beau Serge", son premier long, est en effet aussi considéré comme le premier long-métrage du mouvement. Le cinéaste choisit de situer l'histoire au sein de son village d'origine creusois, dans une teinte sans doute autobiographique. On y décèle l'opposition province-Paris à travers ce citadin qui après douze ans d'absence revient pour constater la présence d'un rural inchangé, voire encore plus enlisé. L'ensemble est réellement passionnant avant de s'essouffler un peu à mi-parcours. Jean-Claude Brialy est brillant et s'impose déjà comme l'un des acteurs phare de la Nouvelle Vague. On peut également souligner le professionnalisme des habitants de la commune de Sardent, qui tous jouent excellemment. Un beau film qui porte en lui les germes du cinéma chabrolien, et notamment son thème fétiche qu'est la province.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 4 mars 2011
Un bon Chabrol qui malheureusement s'écroule un peu à la fin.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 18 mars 2020
La nouvelle vague en 1959, avec ce beau Serge qui n’est pas Jean-Claude Brialy, le ténébreux interprète des films de Jean-Luc Godard mieux en mieux bien chef-d’œuvre et de pire en pire très mauvais, pas terrible chez Claude Chabrol.
L’avant-gardiste orgueilleux de bobo parisien bar bistrot baguette croissant pain au chocolat transformé circulation pollution stress densité populaire, venu descendre dans les milieux ruraux se décompresser, faire ses courses au marché d’épicerie étalage populiste.

Fumer et boire, joué les romantiques avec la femme de l’autre perdu dans ses méandres alcooliques maritaux, François dans son bled, qui est un village d’enfance comme vague souvenir, une icône de gaieté logeant dans ce cinéma comédie.
Ce n’est pas un drame social, ça se laisse imaginer l’obscurité de la campagne sombre, c’est le noir et le blanc dans la mise en scène, bœuf, vache, du lait et fromage, coq, poule, poulet, poulette, canard, canarde, cochon, truie, lapin, lapine, cheval, jument.
Récolte agraire taxe sel poivre moutarde à l’ancienne forte ou douce, crapaud, grenouille, des souris et des hommes et ....... des rats..... de ville et de la campagne ! Gérard Blain est le beau travailleur agriculteur cultivateur éleveur conservateur en boîte.

Dans son élément de jeu, le fou du roi, liberté Serge chérie !......Se saouler par ce film, y’en a marre allez, avec le jus de raisin vin rouge rosé blanc champagne millésime labellisé tonneau produit local abondamment submergé d’immersion mélancolique sentiment pas facile à saisir.
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