Le Beau Serge
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Gablivildo62
Gablivildo62

8 abonnés 260 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 mai 2026
« Le beau Serge » est le premier film réalisé par Claude Chabrol en 1958 et considéré comme le premier long métrage de la Nouvelle Vague française, et donc un fait marquant dans l'histoire du cinéma. Il a été tourné en extérieur dans un décor naturel, le village de Sardent dans le département de la Creuse, en dehors des studios de production. Pour les rôles principaux, Claude Chabrol a choisi Jean-Claude Brialy, Gérard Blain et Bernadette Lafont, acteurs peu connus à l'époque. « Le beau Serge » est un drame psychologique intense qui explore les thèmes du péché, de la fatalité et de la rédemption. La province est décrite comme un lieu de misère morale et physique, d'alcoolisme et de commérages, loin de l'image idyllique. Le réalisateur a utilisé des nouvelles techniques de tournage qui ont révolutionné le cinéma français. Excellent film.
Quentin Rt
Quentin Rt

1 abonné 27 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 novembre 2025
Le Beau Serge est en apparence un film classique sur le retour aux sources, l'éternelle histoire du citadin qui revient dans son village d'enfance, après avoir réussi à s'en être échappé, et ne reconnaît plus l'endroit dans lequel il avait grandi. spoiler: Mais bien vite, les spectateurs sont encouragés à regarder ce protagoniste, François, avec un oeil critique. Il se présente comme cultivé et moralisateur, avec son écharpe et ses lunettes, mais se laisse entraîner par une jeune de 17 ans. Il prétend vouloir "aider" son ami d'enfance, Serge, mais annule un rendez-vous d'après-midi avec lui pour aller tripoter cette mineure. Durant tout le long du film, il se positionne comme un sauveur, mais n'aide jamais concrètement son vieil ami, à part lui donner des conseils complètement hors-sol comme quitter sa femme, car après avoir analysé leur relation pendant cinq minutes, il s'était convaincu que c'était la meilleur chose à faire. Serge, non plus, n'est pas un personnage bon, ni mauvais. Il maltraite sa femme, l'insulte, mais confesse qu'il l'aime réellement et qu'elle vaut mieux que lui et François réunit. Pourtant, il la trompe encore lors du bal. Chabrol dresse un portrait complexe, ambigu, de la ruralité dans laquelle il a lui même grandi, questionnant la moralité de ses personnages, sans toutefois émettre de jugements définitifs. Ce film reste toujours aussi actuel de nos jours: il est bien facile de juger du comportement moralement répréhensible de certains membres de la classe rurale, mais quand on fait fasse à un tel désespoir, un tel sentiment d'abandon, on comprend vite le pourquoi du comment.
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 octobre 2025
Réalisé par Claude Chabrol en 1958, Le beau Serge est souvent considéré comme le premier film de la Nouvelle Vague française. Son entrée en matière est convaincante : elle nous plonge dans l’histoire de François, un jeune citadin (Jean-Claude Brialy) qui revient dans son village natal de la Creuse après plus de 10 ans d’absence. Il y retrouve une vie campagnarde sclérosée et des habitants qui y souffrent du manque criant de perspective. Symbole ultime de ce dépérissement généralisé : Serge (incarné par Gérard Blain, génial), ancien ami de François, autrefois prometteur, encroûté dans un concubinage malheureux et devenu un alcoolique notoire. Si de nombreux éléments font du Beau Serge une œuvre imposant le cinéma français de l’époque dans une forme de modernité évidente – de par ses jeunes comédiens, par le tournage en décors naturels, par les dialogues et les sujets abordés – ce film qui démarre fort ne tient pas toutes ses promesses, et certaines maladresses sautent aujourd’hui aux yeux : la condescendance du regard du citadin sur la campagne, le message un brin moralisateur qui finit par s’embrouiller un peu… Il n’empêche que ce film important lança la carrière du jeune Claude Chabrol, qui allait ensuite tourner quasiment un long-métrage par an jusqu’en 2009.
JLV
JLV

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 août 2025
Je viens de visionner Le Beau Serge, et je le trouve, près de 80 ans après sa sortie, très proche du chef d’œuvre. Une caméra légère, des plans superbes qui ne s'attardent pas, une histoire intemporelle. La photographie est parfaite, la direction d'acteurs aussi, ceux-ci sous-jouant dans ce qui deviendra le label de la Nouvelle Vague. Un Brialy citadin revenu au village, distancié et tête à claque, parfait malgré ce que l'on peut lire ici ou là. Bernadette Lafont idem. Gérard Blain joue plus façon comédien, mais dans l'esprit du film. Chabrol reste dans une noirceur contenue, et se permet même une fin pleine d'espoir. La description clinique d'un village français des années '50 et de l'alcoolisme rural est assez phénoménale.
4 étoiles et 1/2 et "proche" seulement du chef d’œuvre à cause d'une musique lourdingue, soulignant maldroitement les évènements, à la façon d'un mauvais téléfilm US. Il faudra attendre Georges Delerue pour que la Nouvelle Vague trouve la bande son qu'elle mérite. Par contre la musique du bal villageois est, elle, remarquable.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 décembre 2023
De retour dans son village natal pour s'y soigner, François (JC.Brialy) est plongé dans les turpitudes familales de son copain d'enfance Serge((Gérard Blain), lequel, promis autrefois à un avenir brillant, n'est plus qu'une épave alcoolique à la suite d'un drame personnel.
Sur fond de réalisme rural, Chabrol construit une intrigue dramatique quelque peu artificielle. D'abord, le sujet est mince; ensuite Chabrol exploite certains lieux communs de la campagne: l'alcoolisme, les vieux secrets de famille et, d'une façon générale, le caractère fruste de ses moeurs. Lorsque François se mèle de sortir Serge et sa famille de leurs tourments, on mesure les insuffisances du scénario et de la mise en scène. Visitant un personnage après l'autre, les allées et venues de François au coeur du village semblent répétitives et parfois même sans objet. Le mal-être des personnages ne nous touche guère.
Entre étude de moeurs et drame psychologique, l'expression naturaliste proposée par Chabrol, qui s'oppose à l'insincérité du cinéma estampillé "qualité française" (par opposition à la Nouvelle vague, dont "Le beau Serge" est célèbre pour en être la première manifestation, sinon la meilleure car on peu lui préférer "A bout de souffle" et "Les 400 coups", sortis une peu plus tard) se heurte à quelques maladresses. Mais dans le contexte du cinéma de l'époque, et quoiqu'inabouti, le premier flm de Chabrol n'est pas sans intérêt.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 septembre 2023
Assez moderne dans les mouvements de caméra. Bonne interprétation de Brialy. Pour le reste c'est sordide.
Christian Smith
Christian Smith

3 abonnés 4 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 20 novembre 2022
Un petit village de la Creuse où il ne se passe pas grand chose
mis à part le beau Serge qui se bourre la gueule à longueur de journée et qui maltraite sa femme
bref un endroit où tout le monde s'emmerde, y compris le spectateur.
Andrew Person
Andrew Person

4 abonnés 107 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2022
Tragique portrait d'une campagne qui s'enlise dans l'animausité.. Admirablement interprété par JC Brialy et Gérard Blain, duo qui va se retrouver plus tard au plaisir du spectateur. Le film nous offre le point de vue d'un jeune provincial fraîchement citadin, qui revient apporter la civilisation urbaine dans une campagne désœuvrée qui se meurt dans l'alcool, la solitude, la perversion et la violence. François apporte l'homme nouveau par le biais de cette longue et douloureuse naissance.

Bien que nous ne pouvons être difficilement en désaccord avec son point de vue dans ce contexte, il est dommage que le cinéaste ne nous ait pas donné à voir les trésors cachés de cette campagne. L'espoir ne peut venir que de la ville et du citadin.. Cependant, ce film dû être important à sa sortie, aujourd'hui encore il est fortement d'actualité..
OSC4R _
OSC4R _

81 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 septembre 2022
C’est pas très intéressant et pas captivant non plus.

Heureusement la mise en scène existe, discrète la plupart du temps, et tape à l’œil quand il y en a besoin.

Pas convaincu.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 25 août 2022
Je poursuis en pointillés mon chemin sur la Nouvelle Vague.
« Le Beau Serge » de Claude Chabrol serait considéré par les spécialistes comme le premier film de l’ère Nouvelle Vague.
Possible.
Claude Chabrol et sa chère province.
Claude Chabrol aime la province et les bourgeois.
Ici, avec « Le Beau Serge » il n’est pas du tout question de bourgeois au contraire, Claude Chabrol s’invite dans la France d’en-bas, de très-en-bas, chez des petites gens dans un village de la Creuse.
Ah, la Creuse !
Combien de fois ce département est raillé.
Immobilier pas cher mais... pas de travail !… Déjà !

Là, nous sommes en 1959, Chabrol nous fait visiter le village en compagnie de François (Jean-Claude Brialy) et d’un jeune boulanger. Si François a gagné la capitale, le jeune boulanger est resté, il faut bien nourrir le village.
Et c’est continuer l’oeuvre familiale. Et puis c’est comme tous les autres, attachés au village, par défaut, par manque de courage, par obligation.

Ainsi, à travers ces deux personnages, Chabrol nous présente la typographie du village, ses principaux personnages comme le soi-disant beau Serge (Gérard Blain, un des enfants terribles du cinéma français), sa femme Yvonne (Michèle Méritz), source de tous ses malheurs, son beau-père et sa très jeune belle-soeur, Marie (Bernadette Lafont).

D’aucuns s’indignent sur ce triste village avec ses rues mal entretenues, ses bâtisses délaissées, pourtant, ça n’a rien d’étonnant et rien d’insultant.
Chabrol ne fait que traduire une réalité.
Comme il ne fait que traduire une mentalité, âpre, amère.

En effet, là où il faudrait s’indigner c’est du côté langage et comportements.
Et encore ! J’invite tout cinéphile à ne pas perdre de vue le contexte, la période.
« Le Beau Serge » c’est toute une mentalité d’une France profonde de 1959 dans un petit village de la Creuse.
Sans hésitation, c’est un film cruel, aigre et un tantinet masochiste et christique !

Oui christique avec la motivation de François, motivation que je n’ai pas bien saisie ; je partage l’étonnement du curé du village qui lui dit : « Tu te prends pour Jésus Christ ».
spoiler: Chabrol en fait un jeune homme culpabilisé d’être monté à la capitale abandonnant ses amis dont le soi-disant beau Serge ; il est dépressif et veut se racheter. De quoi ? De qui ? Ainsi, François tel Jésus Christ porte sa croix et la traîne en la personne de Serge totalement ivre, sous la neige, et dans un froid glacial pour le conduire à Yvonne qui s’apprête à accoucher.


Bref, pour moi, « Le Beau Serge » est un film peu aimable et audacieux.
Oui, audacieux d’une certaine façon pour l’authenticité et la rusticité d’une époque dans un village du fond de la France, en 1959.
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 juin 2022
Premier succes de Claude Chabrol ainsi que celui de jean Claude Brialy, Bernadette Lafont et Gérard blain. Un film où ils ne se passent rien, comme la plupart des films du cinéaste, c'est bien, par contre, pour aller faire la sieste. La réalisation est réaliste et rustre. Mais j'ai eu l'impression que le film durait 3 heures. L'histoire est triste, et sordide, encore un drame effroyable dans sa filmographie franchement morne.
Sandy06
Sandy06

8 abonnés 120 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 avril 2022
Film triste et déprimant, tourné dans la Creuse, dans un village perdu, en plein hiver. Un scénario brouillon, un montage catastrophique (on saute d'une scène à l'autre sans raccord), aucune direction d'acteurs, ils jouent tous mal ! On a bien du mal à rentrer dans cette historie sordide. La France profonde est ridiculisée, mal filmée, souillée, tout nous paraît sale. Les villageois sont des caricatures de paysans bêtes et ignorants qui passent leurs journées au bistro. Minable ! Je n'ai pas compris l'objet de ce film. On est très loin du 7ème Art.
Martine R.
Martine R.

15 abonnés 65 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 9 novembre 2021
J'aime le cinéma de Chabrol mais je n'avais jamais eu l'occasion de voir "Le beau Serge", censé être un film culte de la Nouvelle Vague.
Je me suis donc précipitée pour voir ENFIN ce film qui passe en ce moment sur OCS.
Las, las! Quelle déception! Une oeuvre noirâtre et poussive mettant en scène des personnages caricaturaux à l'extrême: un dandy poitrinaire à peine guéri vient prendre quelque repos dans son village d'origine, au coeur de la Creuse où règnent l'ennui et l'inceste sur fond d'accordéon.
Le jeune homme va à la rencontre de son passé, de son ami "Le beau Serge", devenu alcoolique par désespoir.
L'ambition presque christique du jeune Parisien, qui pense pouvoir "changer" les habitants du village, un ramassis d'ivrognes cafardeux dont le seul espoir de se sortir de leur campagne fangeuse est d'entrer dans l'armée, voire dans les ordres, tourne court.Exception faite pour son ami "Le beau Serge",qui redoute de voir naître un second enfant mal formé et se noie pour cela dans le pinard.
Le dandy parisien, qui ne ménage guère ses poumons en fumant cigarette sur cigarette, finit par le faire rentrer au bercail et accueillir comme il se doit son nouveau-né, prématuré mais apparemment "normal". On se voit infliger un interminable chemin de croix sous la neige, le Parisien se dévouant corps et âme pour aller chercher un médecin médiocre et le futur père au cours d'une tempête qui va lui être fatale.
La fin est vraiment calamiteuse.Tandis que Gérard Blain, enfin devenu papa, exulte en riant de toutes ses soixante-quatre dents d'une blancheur immaculée, son ami poitrinaire rend en douce son dernier soupir derrière une porte, sur fond d'une musique dramatique qui n'a cessé de parasiter le film depuis ses pénibles débuts.
Le "beau Serge" m'a très profondément ennuyée.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 408 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 août 2021
Premier long metrage de Chabrol et de la nouvelle vague, "le beau serge" est selon moi un chef d'oeuvre et un des meilleurs films de son réalisateur. Film sur l'amitié, sur l'entraide, sur l'évolution d'un être qui finit par s'éloigner de son milieu d' origine, sur l'incommunicabilité, le film distille par petites touches la description d'un univers et de ses personnages. Francois vient passer une partie de sa convalescence dans son village d'origine. Il retrouve son ami Serge qui se noie dans l'alcool. Il tente de lui venir en aide et fait connaissance avec la belle-famille de Serge. Le casting est exceptionnel au regard de ce qu'il adviendra, puisqu'on y trouve Jean-Claude Brialy, Gérard Blain et Brigitte Lafont à ses débuts. Ils sont tous formidables. Pour éclairer le scénario on retiendra notamment que Chabrol, comme Serge, perdit un enfant peu de temps après sa naissance et que le film fût tourné dans le village de la Creuse ou il passa la période d'occupation. Le film obtint le prix Jean Vigo. Les amateurs exclusifs de films d'action et de jeux vidéos passeront leur chemin.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 mai 2021
Après être parti douze années, François retourne dans son village et retrouve son meilleur ami Serge. Ce dernier s’est marié avec Yvonne, a perdu son enfant trisomique et a sombré dans l’alcool. François remarque que Serge est odieux avec sa femme alors qu’elle est de nouveau enceinte. François non plus n’est pas des plus sains. A peine arrivé qu’il couche avec Marie, une adolescente de 17 ans magnifiquement interprétée par Bernadette Lafont, dans son second rôle avec le court-métrage de François Truffaut. Payé avec les 35 millions de francs de sa femme, “Le beau Serge” est le premier long-métrage de Claude Chabrol. A 29 ans, Chabrol nous étonne par sa maîtrise de la mise en scène, du cadrage et de la direction artistique. Son film porté à merveille par Gérard Blain et Jean-Claude Brialy, est d’une extrême maturité et sa qualité est tellement reconnue que l'œuvre sera considérée comme la première de la Nouvelle Vague.
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