L'Ombre rouge
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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 21 octobre 2013
Viens de revoir "L'Ombre rouge" et ne le regrette pas. Ce n'est certes pas hasard si l'essentiel du film se passe en mai 1937 et a pour toile de fond une livraison d'armes aux Républicains espagnols. Mais l'important réside dans les dialogues entre Anton (remarquable Claude Brasseur), sans illusions sur Staline et le Parti - le nom de Kirov assasiné en 1934 est d'ailleurs évoqué -, et Léo (Jacques Dutronc) qui est sommé de ramener, à tout prix, Anton en URSS. Ce n'est pas hasard non plus si le temps du film se déroule en mai 1937 à la veille du procès (en juin) du grand maréchal Toukhatchevski condamné à mort pour (soi-disant) traîtrise. A la veille de la Seconde Guerre mondiale, l'aveuglement et la fidélité des militants du PC sont fort bien évoqués (cela durera tout de même jusqu'à Budapest 1956 et pour certains jusqu'au Printemps de Prague 1968 !). Tout extrémisme porte en lui les germes de son autodestruction mais que de morts et d'atrocités pour en voir la fin. Cela devrait faire réfléchir les citoyens de base que nous sommes avant de voter : nazisme et soviétisme ont été les 2 fléaux du XXe siècle. Espérons qu'un tyran - ou des tyrans - sous le couvert des mêmes peurs, des mêmes scandales, des mêmes appétits de domination, n'est pas sur le point de se révéler (que ce soit sous les traits d'un être humain ou d'un pays). Même si cela ne peut plus être semblable - l'Histoire ne peut pas recommencer de la même façon - essayons d'analyser les situations que nous vivons pour en tirer un enseignement.
AMCHI

6 943 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 mars 2021
Voici l'exemple même du type de film partant d'un sujet audacieux et original mais au final tout tombe à plat.
Dans L'Ombre rouge on suit 2 agents soviétiques œuvrant en France pour faire passer en contrebande des armes aux Républicains Espagnols, mais bientôt ils seront victime du stalinisme. Bonne idée mais mise en scène trop paisible qui a tendance à s'attarder, l'histoire quant à elle est peu passionnante à suivre ; en 1h50 L'Ombre rouge donne l'impression de très peu avancé, la désillusion des 2 hommes (Dutronc et Brasseur) n'est pas bien rendue, de plus une sorte d'amour à trois sert mal l'intrigue.
Vu le titre, à ne pas confondre avec L'Orchestre rouge aussi avec Claude Brasseur.
chrischambers86

16 163 abonnés 13 116 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 juillet 2025
Claude Brasseur, Jacques Dutronc et Nathalie Baye! Un belle distribution à la française ne fait dècidèment pas un bon film! D'abord connu comme rèdacteur en chef des Cahiers du Cinèma, auteur d'une formidable redècouverte de l'acteur comique napolitain Toto et chargè des cours à des universitès prestigieuses telles que Paris et Barcelone, Jean-Louis Comolli a roulè sa bosse dans le mètier! Dans "L'ombre rouge" (1981), il est question d'armèe soviètique, d'Espagne et de parti! Mais aussi de complot entre l'ètat-major de l'armèe rouge et les nazis! Un tel sujet mèritait mieux car avouons que l'on s'ennuie un peu dans ce film d'espionnage / politique situè dans un monde agitè! Reste la reconstitution d'une èpoque et les tourments de ces êtres qui soulignent le trouble d'une guerre d'Espagne, conflit souvent dèlaissè par le cinèma...
Henrico
Henrico

226 abonnés 1 446 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 septembre 2020
C’est sûr que le thème abordé ici n’est pas le préféré de la majorité des critiques cinématographiques et littéraires en France. En effet, depuis des décennies, traiter des crimes des nazis reçoit l’acclamation générale, ce qui est normal, mais montrer les échecs et les crimes du communisme, cela irrite, ce qui est moins normal. Ainsi même très fidèle à l’histoire et fort bien interprété, ce film n’a guère été apprécié. Et pour cause, Jean-Louis Comolli a eu l'audace de retracer le travail d’infiltration et de sape opérées en France, ainsi qu’en Espagne, par la Russie Communiste avant et au début de la seconde guerre mondiale. Gageons que dans quelques décennies, lorsque le poids de la pensée unique se sera enfin allégé, ce film ressortira auréolé d’un succès tardif mais ô combien mérité.
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