On trouve dans cette adaptation d'une pièce de théâtre une verve et une malice réjouissantes. On voit aussi la façon dont Cléopâtre se transforme face à un Cesar patient et faisant montre de grande sagesse. VL est parfaite dans son rôle d'ingénue qu'il faut dompter comme un animal sauvage et l'action historique ne reste pas en plan.
Assez pathétique, très ennuyeux, puéril et peu intéressant. Il ne se passe rien à part des bavardages sans profondeur, quant aux effets on a déjà vu bien meilleur même dans des films plus anciens !!
Somptueuse adaptation de la pièce de Bernard Shaw, les origines théâtrales du récit sont totalement gommées par le travail fait sur les décors, la photographie (signé Jack Cardiff) et la coloration, le tout donnant un aspect quasi irréel aux images. Vivien Leigh campe une Cléopâtre espiègle et mutine tout à fait charmante. Gros budget pour le cinéma anglais de l’époque, le film fut un désastre financier.
Une adaptation de Bernard Shaw qui reste théâtrale mais aussi intelligente et fort bien dirigée. Les couleurs sont particulièrement soignées et donnent naissance à un passionnant livre d'images d'où émerge la composition remarquable de Claude Rains. Dans le rôle de Cléopâtre, Vivien Leigh, qui n'avait plus l'âge du personnage depuis belle lurette, s'en tire avec espièglerie et une confondante aisance.
Le film du très méconnu Gabriel Pascal évoque la relation entre César et Cléopâtre, comme le fera Mankiewicz, parfois dans des scènes semblables, dans la première partie son autrement mémorable "Cléopâtre". Ni péplum, ni leçon d'histoire, le film de Pascal est une libre fantaisie d'après George Bernard Shaw, spirituelle déclinaison des rapports de séduction et de pouvoir entre deux mythes de l'antiquité dont Mankiewicz saura faire deux superbes personnages de cinéma. Car la comparaison entre les deux films d'arrête à la similarité de leurs sujets. Curiosité kitsch, le film de Gabriel Pascal est aussi et surtout une oeuvre théâtrale pesante et figée dont la piètre mise en scène confine au grotesque. Exotiques et factices, César et Cléopâtre sont ici deux figures totalement dépourvues d'intérêt, certes transfigurées par la légèreté mais suivant un humour étonnamment sans saveur (de la part de GB Shaw). Claude Rains et Vivien Leigh produisent de surcroît une prestation médiocre. Insuffisance dans le jeu pour le premier, excès au contraire pour la seconde, sur le mode de la coquetterie et de la puérilité. Les deux comédiens manquent par ailleurs de complémentarité.
Ce film accumule tous les poncifs du genre : carton pâte, kitchomanie, mouvements de foule artificiels, etc. Les acteurs sont franchement mauvais à l'exception de celui qui joue Potinus. Le rôle titre est particulièrement affligeant : on voit que l'actrice suit pas à pas les indications du réalisateur... Quant à César, il est est à peine moins mauvais. Quel gâchis !