Irréversible
Note moyenne
3,1
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816 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 12 septembre 2014
Ouaw! Film très spécial. Alors effectivement il vaut mieux éviter aux personnes empathiques ou trop sensibles ce genre de film.

Cependant on se détend un peu une fois que le "pire" est passé. Certaines scènes peuvent vraiment mettre mal à l'aise. Il faut avouer que le réalisateur à bien réussis sont coup là. Au début la caméra est un poil abusée à tourner, je suis du genre à aimer l'originalité dans la manière de filmer, le found footage etc mais Noé en a un tout petit peu abusé au début. On peut quand même apprécier son audace donc au final on lui en veut pas tant que ça.

Vu qu'il est dur d'en dire trop sur ce film sans spoiler, je m'arrête là.
Je conseille quand même ce film, il met une claque. Accrochez vous. ;)
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 7 septembre 2014
Irréversible, un film dont j'ai beaucoup entendu parlé étant plus jeune, on l'on me disait "film horrible", "scène de viol la plus réaliste de l'histoire". Eh bien non, tout sauf réaliste. Gaspar Noé avait pour projet avec ce film de montrer ce qu'est la vraie violence, tellement banalisée depuis le début du cinéma, notamment à travers cette scène de viol. Passer outre les représentations faussement véhiculées par le cinéma. Mais ça ne fonctionne pas. Ce film est un concentré de stéréotypes et de représentations sur la violence telle qu'on se l'imagine ainsi que sur le viol, dans leur forme les plus extrêmes. Qu'y a-t-il de plus "cliché" qu'un homme, fréquentant les boîtes gais sado-maso, abordant une jeune femme dans un tunnel sombre avec un couteau pour lui faire subir un viol ? Rien. En voulant démontrer la "vraie violence", montrer ce qu'est un "vrai viol", Noé ne fait que renforcer les stéréotypes déjà existant ainsi que nos peurs les plus enracinées. 67% des viols se passent au domicile de la victime ou de l'agresseur, qui est connu de la victime dans 80% des cas. Donc non, monsieur Noé, ce film ne brise pas les limites mais renforce de manière totalement abjecte l'image que l'on se fait du viol. Rien que pour cela, je ne recommande nullement ce film sous peine de voir ses peurs (suffisamment) véhiculées par la société être renforcées.

Pour ce qui est de l'aspect cinématographique, commencer le film par la fin pour arriver au début part d'une bonne intention, mais totalement mise à la trappe par la réalisation en elle-même qui, personnellement, m'a juste donné envie de vomir. De plus, le jeu des acteurs et juste ce qu'il faut, sans être exceptionnel, car les dialogues, eux, n'ont rien d'exceptionnels. Entre les "comment tu la fais jouir ?" de Dupontel et les "p*tain je fais le n*quer !" de Cassel, rien ne ressort. La scène du viol est ennuyeuse de par sa longueur, sa gratuité et son cliché, tout comme la scène de fin dans la boîte sado-mado, où la violence est trop longuement montrer (lorsque Dupontel massacre la tête d'un homme à coup d'extincteur, bien trop long).

Bref, plutôt que de faire un film "réaliste", Gaspar Noé a pondu un film arriviste, dont le seul but de choquer pour créer le buzz sur la croisette alimente ainsi nos représentations faussement et socialement transmises concernant la violence et le viol.
Julien J
Julien J

24 abonnés 133 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 septembre 2014
J'espère que vous avez le cœur bien accroché! Ce film est une torture psychologique et franche mnt je connais peux de personne qui sont parvenu à le regardé en entier. Le trio Bellucci-Cassel-Dupontel fonctionne vraiment superbement bien. Mais comme à chaque fois que Noé fait un film, la provocation est là.
Louis Morel
Louis Morel

61 abonnés 850 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 août 2014
Après le choc "Seul contre tous", Noe réitère avec un film plus radical, plus violent, et même plus sombre et perturbant (c'est dire !). Mais cette fois, toute la portée morale (ou plutôt immorale) est appuyée, même transcendée par une mise en scène virtuose, audacieuse mais maîtrisée jusqu'à l'absolue. Un tel talent force le respect !
CLEM 06
CLEM 06

13 abonnés 198 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mai 2020
Irréversible court malheureusement le risque d'être cantonné au rôle exclusif et anecdotique de film provoquant. Or ce rideau de fumée masque un brillant exercice de style probablement travaillé par une obsession suprême inavouée : tenter de retrouver une forme originelle de pureté est totalement impossible.
Un constat lucide, foudroyant, impitoyable, pervers et contre tous. Faudra pas venir vous plaindre si la baffe est trop forte, on vous aura prévenus. Noé partage avec l'auteur d'Orange Mécanique le goût des structures vertigineuses et des paris techniques, mais aussi des qualités de directeur d'acteurs exceptionnelles.
Rarement un film aura trouvé une telle adéquation entre les différentes phases de son récit, sa structure narrative et une mise en scène tour à tour nerveuse, captive et même contre toute attente sensuelle. Monica Bellucci, Vincent Cassel et Albert Dupontel se sont jetés à corps perdus et avec générosité dans cette aventure radicale, ils sont absolument remarquables.
Courageux et nécessaire, le film, dans son art de la torsion, se révèle être une obligation au regard.
Ce décalage dans la perception des faits donne toute sa force au film. Il rend insoutenables les deux scènes de violence physique comme il ajoute un côté déchirant aux moments de bonheur devenus impossibles.
Qu'on le prenne pour un pervers ou un manipulateur, Noé n'en est pas moins un virtuose. Il utilise l'art du mensonge non pas pour atténuer ou faire oublier le réel mais pour l'amplifier. En sortant de la salle, la réalité est un soulagement. Chez Noé, l'étincelant flirte souvent avec l'indigent. IRREVERSIBLE est de nouveau une oeuvre qui a les défauts de ses qualités.
IRREVERSIBLE renverse donc le spectateur, un peu voyeur , un peut malsain ce film est tout sauf un navet. Du grand Noé !
Raw Moon Show
Raw Moon Show

153 abonnés 853 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 24 juin 2014
Gaspar Noé a du talent c'est certain, il l'a prouvé dans Seul contre tous notamment que j'avais beaucoup aimé. Mais franchement qu'Irréversible est mauvais, raté, bâclé surtout... on sent beaucoup trop le projet né un soir de biture avec Cassel et Belluci où Noé se contentera de l'idée de départ mal dégrossie, bien trop maigre pour faire un film et surtout pour faire exister des personnages qui n'existent jamais à l'écran. Un exemple parmi d'autres : la construction à l'envers n'apporte absolument rien au film (quand elle est le coeur est l'âme d'un film comme Memento) sinon révéler une pauvre erreur d'appréciation de Cassel lors de l'expédition punitive au début. je veux dire aussi par là que cette construction vaudrait tout aussi bien pour un AVC, un avortement, un assassinat, un accident de voiture,que sais-je encore mais qui fasse que le plan de la fin provoque la même réaction savoir qu'avant le drame regardez comme ils étaient amoureux et heureux... Facile et faiblard. Autre exemple : Des scènes qui s'étirent en longueur (comme celle du métro, ou celle sur le lit ou même celle du viol) mais sans énergie, sans colonne vertébrale... Enfin et surtout au lieu de provoquer et faire réfléchir, le film ne fait qu'écoeurer par sa lourdeur, donne envie de vomir parfois et manque de finesse par-dessus tout. Le genre de fausse bonne idée sous-exploitée et gâchée par une volonté mal canalisée de tout casser, d'en mettre plein la vue, de créer un précédent qu'Irréversible n'est et ne sera jamais !
Kiwi98
Kiwi98

293 abonnés 238 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 septembre 2014
Irréversible, le fameux film qui aura chamboulé le Festival de Cannes en 2002. Pendant la projection officielle du film une vingtaine de personnes se sont effondrés, victime d'évanouissements ou de crises de nerfs. Sur 2400 places pas moins de 200 se sont vidés avant la fin du film, "du jamais vu" déclara le lieutenant général des sapeurs pompiers de Cannes qui part ailleurs qualifiera également le film comme étant insoutenable. Il faut bien l'avouer ce cher Gaspar Noé n'y va pas de main morte pour nous en mettre plein la gueule, meurtre très explicite et scènes très sexuelles et glauques et ce dès le départ.
Le film devait être au départ un trip érotique avec Cassel et Belucci comme déclare Noé en interview. Il avait besoin de rembourser ses dettes et passer à son film suivant qui lui tient vraiment à coeur : "Soudain le Vide" (connu aujourd'hui sous le nom de Enter The Void), il préférait tourner un film plutôt que de faire des pubs. Le couple Cassel/Bellucci refusant le film érotique Gaspar leur propose autre chose : un film de viol et de vengeance, le petit Gaspar à déjà l'ambition de tourner le film en plans séquences et filmer un viol comme on en a jamais vu comme il en a toujours rêvé. Le couple vedette est intéressé, les producteurs également et trouvent rapidement un budget confortable. Mais Gaspar n'aime pas le classique, une banale histoire de vengeance de l'inspire pas vraiment même si il voulait juste tourner se foutant pas mal du résultat, alors pourquoi pas créer une structure narrative plus intéressante. Une sorte de montage à l'envers inspiré des passes passes temporels de Jackie Brown (Quentin Tarantino, 1998). "Le projet venait de démarrer, il n'y avait rien d'écrit, juste Cassel, Bellucci, Dupontel au générique et ma réputation de réalisateur sulfureux! Ca suffisait" déclare Gaspar Noé qui dira aussi que le film n'aurait pas pu être fait si il avait écrit un scénario et faire un film aussi radical était une erreur du système.
L'aube approche, des policiers sont regroupés face à une boite de nuit homo : "Rectum", Pierre (Albert Dupontel) ressort, menotté et plein de sang, il est suivi pas Marcus (Vincent Cassel) qui ressort lui sur une civière également ensanglanté. Ces premières minutes sont déjà très immersives. Noé qui avant ne portait pas grand intérêt au projet à fini par le prendre à coeur et le peaufiner et cela se voit. Rarement des plans séquences auront été aussi fluide et impressionnant et le fait qu'il ni est pratiquement aucun cut fait augmenter considérablement cette tension qui donne au film son ambiance si particulière et unique en son genre avec une palette principalement rouge sang. Ce que montre Noé c'est surtout la bêtise humaine à l'état brut, explore ce qu'il y a de plus sauvage en nous et réveil nos pensés intérieures en insistant bien sur le fait que l'homme est un animal ce qui est symboliser par le viol ou les scènes d'amour entre Marcus et Alex ou rarement un couple de star aura dévoilé de manière aussi artistique son intimité toujours en plan séquence faisant penser à Eyes Wide Shut (Stanley Kubrick, 1999) ou Tom Cruise et Nicole Kidman se dévoilaient dans des scènes érotiques.
Ce qui intéresse également beaucoup c'est bien sur ce montage antéchronologique qui fait véritablement de Irréversible une expérience inoubliable de cinéma ne se perdant jamais dans les incohérences et nous faisant raisonner différemment, on ne se demande pas ce qui va se passer mais que c'est il passé, comment ces trois protagonistes ont pu tomber aussi bat en l'espace d'une journée, par amour, pulsion spontanée et désir de vengeance les auront fait basculer en enfer et à la fin du film, lorsqu'on voit leur amour mutuelle pour tout les trois, leurs fous rires… on se dit qu'ils avaient une vie bien tranquille avant qu'une femme inconnue ne conseille à Alex de prendre la passage sous la route au lieu de prendre le passage piéton. On commence dans l'horreur, la chaire, le sang pour finir dans l'amour sur fond de Beethoven et un plan final d'une beauté exaltante ce qui est bien sur incroyablement touchant vu que l'attachement au personnage ne vient vraiment qu'à partir du dernier quart du film quand la situation redevient normale. Une histoire qui montre également à quel point une vie peux partir en vrille en seulement une nuit et un mot déclencher une réaction en chaine irréparable.

Bilan :
Un film noir, violent, sauvage et dérangeant mais aussi et surtout une oeuvre de cinéaste, d'un artiste unique en son genre qui dresse un portrait brillant et bouleversant et arrive à nous retourner avec avec son audace et une créativité qui font de ce film un chef d'oeuvre absolu.
MC4815162342

449 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 juin 2014
Une grosse, grosse réussite, bravo Gaspar Noé !

Pour finir:
une réalisation complètement psychédélique, ça clignote de partout, ça tourne, la bande son envoie du pâté, le casting est irréprochable, le scénario est splendidement choquant et foutrement réussi et l'ambiance est prenante à souhait, le film ne nous lâche jamais.

Celui ci en plus d'avoir une histoire dure et très bien écrite, est esthétiquement IMPECCABLE, notamment grâce à une mise en scène phénoménale et une réalisation lave linge, pourquoi lave linge me direz vous, et bien car ceux qui ont le mal de mer passez votre chemin, la caméra est libre dans ce film, libre de faire ce qu'elle veut, elle virevolte partout, passe à travers les fenêtres, les plans séquences sont aussi très nombreux et tellement bluffants, j'ai rarement vu des plans séquences aussi WOAW, chez Paul Thomas Anderson ou encore Alfonso Cuaron ils sont magiques, et bien chez Noé ils le sont tout autant, comme quoi y'a pas que les étrangers qui savent réaliser.

Noé... pas le gars avec son arche, (blague de merde... OK !) est juste l'un des réalisateurs français, voire même dans le monde à oser montrer la dure réalité de la vie, à l'instar de Lars Von Trier qui lui tire plus dans le poétique et mélancolique il fonce dans le tas, il ne laisse rien passer, le glauque, le sang, le sexe, la drogue, tout y passe et même l'amour, car oui Noé filme aussi l'amour, il ne filme pas que la violence ou l'aspect destructeur du monde, il montre le monde dans son ensemble, donc les bons cotés comme les très très mauvais, mais dans l'ensemble il nous balance la gerbe et la merde du monde en pleine poire, il ne laisse rien passer.
Certains le trouvent fou ou taré voire même pitoyable mais au contraire, ce mec ose, les spectateurs n'aiment pas qu'on leur balance l'horreur du monde, ils veulent des bisous, des belles choses, quitte à voir des films cul cul où tout le monde il est beau il est gentil, NON la vie ce n'est pas ça, je peux comprendre qu'on aime voir au ciné autre chose que ce qu'on voit aux infos, mais il ne faut pas pour autant l'oublier, oublier que la vie n'est pas rose, Noé nous le rappelle donc grâce à ses films originaux, dérangeant et foutrement bons, il faut le dire, ses films... pour ma part en tout cas sont superbes.

L'histoire est réaliste et au final très simple, une femme "Alex" magnifiquement interprété par la sublime Monica Bellucci va un soir en sortant de boite se faire violer et violemment, même très violemment agresser dans un tunnel, pendant une douzaine de minutes en plan séquence nous allons la voir se faire violer, quelques minutes plus tard quand la police est sur place et qu'elle est en train d’être mise dans l'ambulance son mec "Marcus" magistralement incarné par Vincent Cassel et son ex "Pierre" superbement joué par Albert Dupontel la voit sur le brancard, de là Marcus va péter un câble et sombrer dans une vengeance très violente accompagné de Pierre.

Dès le début j'ai été déboussolé par ce montage inverse, on commence par la fin pour finir par le début, quand c'est bien fait ça donne un film curieux et génialissime et bien là c'est plus que bien fait car ce montage nous offre quelque chose que nous n'aurions pas eu avec un montage traditionnel, il nous offre une histoire qui finie mal mais un film qui fini bien, c'est ça qui est très intelligent voire même brillant.
le film commence direct par une chose que je n'attendais pas non plus, le personnage de Philippe Nahon dans "Seul contre tous" discutant avec un je sais pas quoi, ami ou j'en sais rien, un dialogue mi-philosophique mi-taré suivi d'une scène dans la boite "le rectum", une boite d'homo pour être poli où va suivre un gros moment de violence, du cassage de bras, du coup d’extincteur et j'en passe, le coup de l'extincteur est foutrement jouissif en passant, (non je ne suis toujours pas taré !

Pour commencer, j'ai connu en tombant par hasard un jour sur internet ce film, via la scène la plus connue du film, la scène du viol, et depuis j'ai voulu absolument voir ce truc, non je ne suis pas un taré ne partez pas, c'est juste que le casting et l'histoire m'intriguer, et puis après avoir vu il y'a quelques temps "Seul contre tous", le premier film de Gaspar Noé, un premier film que j'ai trouvé bon et original, je me suis enfin décidé à mater ce fameux "Irréversible", son deuxième et quel film bordel, je m'attendais pas du tout à prendre cette... faut bien le dire... petite claque.

IЯЯƎVƎЯSIBLƎ
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 24 mai 2014
Dur, violant, dérangeant. Oui. Mais extrêmement puissant et une mise en scène sublime. La violence n'est jamais gratuite et Noé a un vrai message a faire passer.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 2 mai 2014
La majorité des gens qui détestent ce film le détestent pour de très mauvaise raison. Soit ils ne supportent pas la violence, donc ils punissent l'oeuvre en elle même ce qui est absurde. Soit ils croient que c'est une provocation. Les autres y ont vu l'OFNI hallucinant et poétique qu'il est réellement. Parfait
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 10 janvier 2015
Alors là ça risque d'être long, c'est un des plus mauvais films que j'ai jamais vu, tout simplement. Les mauvais points sont tellement nombreux que je ne sais pas par où commencer :

-L'histoire : Le grand principe de ce film, c'est la narration à l'envers. On commence donc là où l'histoire se termine, et on remonte petit à petit le cours des événements. Sur le papier, ça a l'air sympa, et dans les faits, eh bien c'est effectivement une manière originale de raconter une histoire, donc rien à dire de ce côté là. Je serais juste curieux de voir de meilleurs films tenter le coup.

- Le trio principal : Vincent Cassel ; Monica Bellucci (les deux formant le couple) ; et Albert Dupontel. Ces trois grands noms, qui pour moi furent une des raisons de regarder le film, n'arrivent pas à le sauver du naufrage. Leur jeu est bon, mais les personnages de Cassel et Dupontel sont pénibles, ça en devient affolant.

Dupontel en premier : spoiler: Le meilleur ami et ex de Bellucci, passant un quart d'heure à poser des questions au couple sur leur vie sexuelle, et si il n'y avait pas un problème entre lui et Monica à ce niveau-là quand ils étaient ensemble, et plein de trucs comme ça. Ce n'est pas que ce comportement est surréaliste, au contraire même, mais on ne fait pas une scène de 15 minutes, en plan fixe, dans le métro, en parlant que de ça, quand on dit vouloir faire du cinéma.


Et on touche ici à un des principaux problèmes : La longueur des scènes. Il ne s'agit que de plans séquences, qui bougent ou non, et qui s'éternisent encore et encore, augmentant le malaise provoqué. On assiste à une soirée arrosée se terminant mal, et toutes les étapes pénibles de ce genre de soirées sont fièrement montrées, comme un docu-fiction sans aucune inspiration.

La deuxième scène du film consiste à ce que Vincent Cassel, suivi par Dupontel, spoiler: cherchent l'homme qui a violé sa copine
dans une boîte de nuit gay et SM nommée "Le Rectum". C'est mal éclairé, ça dure là aussi 15 bonnes minutes (je ne vérifie pas la longueur exacte, je fais une estimation, et je suis gentil, je pourrais ne plus compter en minutes mais en journées), et on entend Cassel répéter 100 fois la même question à toutes les personnes qu'il croise, avec Dupontel qui l'implore de se calmer. De la grande écriture, même si elle reflète un réalisme certain (en tout cas, j'imagine sans trop de problème ce genre de scènes en vrai vu le contexte).

Parlons maintenant de la caméra. Voici ce que j'appelle de la mise en scène vomitive, ou pouvant provoquer des maux de tête : ça flotte, ça va dans tous les sens, c'est encore moins bien filmé qu'un found footage, et ça ne montre rien d'intéressant, pas un seul beau plan. La caméra tourne et suit les déambulations des personnages au cours de scènes interminables, sans même essayer de faire en sorte que ça ressemble à quelque chose.

Encore une fois, je comprends le concept, il s'agit de nous placer en spectateur de tous les événements comme si ce que montrait la caméra était notre regard. On assiste donc à la "mythique" scène du viol, que l'on suit, impuissant, sans pouvoir arrêter les choses, et la vague de violence que cet acte provoque. Mais quand on veut faire un truc comme ça, on s'arrange pour qu'il n'y ait aucune scène intimiste dans laquelle notre présence n'a aucune raison d'être. spoiler: Dans cette démarche, comment est-ce qu'on peut se retrouver dans l'appartement de Cassel et Belucci qui viennent de faire l'amour ? Cette scène n'a aucun sens dans ce récit. Même l'enchaînement est un peu foireux, on assisterait au viol sans bouger et on resterait vers Cassel après, pour le suivre dans son désir de vengeance, je ne vois pas la logique.


Et si jamais je me trompe, et que le principe n'est pas de nous mettre en spectateur, mais juste de donner une sensation de malaise, alors ça devait forcément être aussi mal filmé et écrit à part pour le plaisir de choquer gratuitement afin de recevoir la délectable étiquette de "cinéma subversif" ? Comparons avec Mysterious Skin, voilà un film traitant d'un sujet délicat de façon plutôt crue, mais bien écrit et filmé avec talent.

Quand on m'a parlé d' "Irréversible" la première fois, j'étais plus jeune, et on a préféré ne pas me prêter le DVD parce que je risquais d'être choqué. Alors effectivement, j'ai été choqué par la mise en scène, la débilité du déroulement de cette histoire, et son parti pris de choquer pour choquer avec du voyeurisme, juste parce que ce réalisateur n'a pas été fichu d'avoir une seule idée potable en dehors de la narration et du choix des acteurs (et encore, je ne sais pas si il est responsable du casting).

Les dialogues sonnent peut-être vrais, mais sont tellement poussés à l'extrême qu'on a juste envie de claquer les personnages (Allez savoir, peut-être que le réalisateur ne les aimait pas et donc n'a pas voulu apporter de soin à leur élaboration et à leur texte). On les entend insister, répéter les même questions, geindre, et avoir tous les comportements du quotidien qu'on peut détester ( spoiler: le mec trop fêtard qui fait n'importe quoi, l'ex qui veut tout savoir de la vie sexuelle de celle dont il est toujours manifestement amoureux
). C'est une espèce de torture-porn mal filmé, qui n'a aucune morale, et dont le soi-disant choc est au final complètement désamorcé par la pauvreté de sa mise en scène. Un échec complet que je déconseillerais aux gens, non pas parce que c'est un film violent, mais surtout parce que c'est un mauvais film.
Félix F

302 abonnés 2 425 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 avril 2014
Moralement violent et psychologiquement troublant, ce film n'est pas à mettre entre toute les mains. Le principe est original, commencer par la fin et finir par le début. Certaine scène sont si réaliste que le film en devient totalement réel et même si c'est dur, c'est d'une tellement bonne interprétation que l'on ne peut pas y rester de marbre. Pour ma part j'ai adoré.
Roub E.

1 307 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 avril 2014
Irréversible est un film dense et complexe. Il essaie de dénoncer la vengeance aveugle, de montrer l infime frontière et le basculement rapide qu il peut y avoir entre le bien et le mal. Ainsi le personnage de Pierre qui commet un meurtre terrible dans l ouverture du film a passé son temps à convaincre Marcus de ne pas venger Alex qui a été sauvagement violée. La scène du viol parlons en, oui elle est extrêmement choquante car l acte en lui même est choquant, rarement d ailleurs le viol a été montré de manière aussi crue dans tout ce qu il a d abject et c est vrai que perturbé par ce que je voyais j ai du me dire à un moment "ce n est qu un film". Après avoir enduré tout cela la fin du film redonne espoir, sauf que c est un faux espoir car chaque personnage est déjà perdu. La seul chose que je reprocherais au film ce sont quelques scènes de dialogues ratées comme celle du métro trop longue à mon goût. Irréversible est un film dérangeant parce que radicale il entraînera donc chez son spectateur des réactions équivalentes.
Biloba63
Biloba63

68 abonnés 847 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 mars 2014
Avant de se lancer dans le visionnage de ce film et pour être sûr de l'apprécier, il faut vraiment savoir qu'il est réservé à un public des plus averti, qui est psychologiquement prêt à supporter des scènes troublantes de par leur réalisme et leur extrême dureté.
Je m'estime moi même pas facilement impressionnable en terme de cinéma, et pourtant "Irréversible" m'a pris au trippes. C'est dur, c'est froid, c'est glaucque, c'est violent et malsain à vous en foutre la gerbe. Mais c'est un travail de dingue. Gaspard Noé a pris le parti de montrer à son spectateur une violence inouie et un viol d'un réalisme total. Loin des films traditionnels, ou la violence nous dévoile qu'un aperçu de ce qu'elle peut être. Loin des films traditionnels qui nous présente une victime traumatisée d'un viol dont nous ne verrons rien hormis une détresse physique et psychologique. Gaspard Noé, lui, a voulu montrer la face cachée, l'horreur du truc, sans pudeur ni retenue. Pour mettre une claque dans la gueule du spectateur. Mais plus qu'une claque, c'est un uppercut qui vous met K.O debout (enfin bien allongé dans le canapé). C'est bête à dire, mais ce film m'a vraiment fait prendre conscience de toute l'horreur de cet acte abjecte, qu'on ne peut finalement imaginé sans l'avoir vécu. Et là, le spectateur vit réellement la chose, avec cette scène insoutenable qui semble interminable.
Le film est d'ailleurs filmé à rebours, ce qui lui donne une certaine amplitude, puisqu'il nous dévoile donc au fur et à mesure les évènements du drame. Pour aller finalement vers une fin éprise de douceur et d'amour, où se dévoilent les différents sentiments, et permettent de comprendre à la fois les agissements de Marcus, mais aussi de Pierre, personnage au centre de la violence qui semblait pourtant plus raisonné que son ami.
Les jeux de couleurs et images sexuelles agressives de la boite gay renforce dès le début du film l'atmosphère malsaine et affirme la couleur. Tout comme cette caméra qui nous propose quelque chose de déroutant, qui donne mal à la tête. Pénible certes, mais qui se pose comme un prémice de ce qui nous attends.
Ce cinéma est d'une dureté jamais vue pour ma part sur le plan psychologique et humain, mais c'est un cinéma qui ose et qui nous retranscrit sans chichis une terrible réalité. Chapeau Monsieur Noé.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 22 août 2014
Le scénario manque cruellement de consistance.Mais le jeu des acteurs est impressionnant de réalisme... Et la terrible scène de viol me laisse un avis partagé. D'un côté un concentré pareil de violence est dur à regarder et j'aurais aimé que le réalisateur nous épargne plus rien qu'en réduisant la longueur de la scène, qui m'a semblée interminable. D'un autre, cela nous sort de la banalisation du viol qui intervient dans tous les films et séries au point que l'horreur de ce crime semble amoindrie. Gaspar Noé nous rappelle ici ce qu'est réellement le viol, de la manière la plus crue et la plus violente permise par un film.
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