Apparemment, Noé aime la provocation, mais la provocation ne l’aime pas beaucoup. Sans ce montage à l’envers qui fait penser à un long flash back, c’est du foutage de gueule, point à la ligne. Un flash back sans thème ou idée pour le tenir debout, mais on va dire que c’est un détail, ce n’est pas le pire, le pire est à venir. Le pire c’est de baser le film sur deux scènes CHOC, qui se limitent à de la provoc pour impressionner les bourgeois. Sauf que c’est deux scènes, il n’y en a pas une pour relever l’autre. La scène du meurtre est ridicule, ultra violente mais surfaite, exagérée dans sa durée, qui fait qu’on y croit pas du tout, et qu’on voit le trucage. Honnêtement, j’ai faillit rires ur la fin. La scène du viol, elle, je n’y ait crût qu’à moitié, Monica Belluci n’étant pas une vraie actrice de composition. La force de cette scène vient elle aussi de sa longueur, elle aussi est interminable, limite ennuyeuse. Avec des relents nauséabonds de lutte de classe qui n’a rien à faire là, genre le voyou qui se venge sur une bourgeoise qui ne lui a rien fait. Maladroit et cache misère. Comme je disais, pas d’histoire, rien à dire, donc on fait dans la provoc. Et puis le plus beau. Cette nana qui sort avec son mec, et son ex, pour parler de sexe et chiffons !!? C’est ridicule encore une fois, et surtout pas du tout crédible, avec des dialogues mal improvisés, (si ça a été écrit, il devrait changer de dialoguiste parce que c’est franchement nul). Et mal joué, comme dans l’urgence, en une seule mauvaise prise. Réversible, je dirais, moi. A refaire, avec du sérieux.