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TUTUR29
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4,5
Publiée le 15 octobre 2024
Je pense n’avoir jamais vu un film aussi horrible. En temps normal, je suis partisan d’une liberté totale d’expression des artistes : j’aime qu’il questionne notre morale tente de nous choquer. Mais ici, on atteint des limites à se demander si Gaspard Noé est sein d’esprit à vouloir réaliser un tel film… la telle brutalité qu’on voit est juste insoutenable, le fait d’en faire un récit anti chronologique rend la chose encore pire car plutôt que de partir d’une situation d’amour qui va vers la haine / vengeance, ici on part d’un début complètement bouillonnant et anxieux, qui nous plonge dans un suspens et une violence insoutenable, et on découvre petit à petit que la situation part d’un couple tout mignon tout heureux, ce qui rend la suite des événements encore plus horrible… Irréversible aurait sûrement bien fonctionné en étant chronologique aussi mais avec son montage à l’envers, ça plonge tout le film dans une haine et un dégoût viscéral qui ne seront que amplifié par la beauté des premières scènes, où on se dit « quel gâchis d’en être arrivé là ».Et surtout, le montage a l’envers nous fait savoir dès le début qu’il n’y a aucun espoir, ce qui renforce le côté anxiogène et dépressif. Bref, si on considère qu’un film est fait pour vous faire ressentir des émotions, ce sera bien le cas avec Irréversible qui ne peut pas vous laisser de marbre tellement il est horrible. Sans parler de la mise en scène impressionnante, qui n’est qu’un clou de plus sur ce cercueil déjà bien triste.
Je viens de voir Irréversible. Ce film est à classer dans le répertoire des chef-d’œuvres. Parce que le propos est tellement réaliste, le style insoutenable, la vie et l’espoir d’une humanité saine en filigrane... La scène du tunnel est choquante mais nécessaire. Pour dénoncer il faut des images.
Gaspar Noé est quelqu'un qui tente des choses, il faut lui accorder ça, mais ses expérimentations ne m'ont pas convaincu dans "Irréversible". Les mouvements de caméra annoncent ce qu'il fera dans "Enter the void" où ça fonctionne très bien (et où c'est cohérent avec ce que ça raconte), ici ça donne juste le mal de mer sur la première moitié épileptique du film. Autre particularité, il reprend l'idée du montage inversé comme fait dans le génial "Memento" de Nolan, sauf qu'ici ça n'apporte strictement rien, ça inverse juste les impressions avec les temps forts au début et les événements ordinaires à la fin, pas certain que ce soit une bonne idée en terme de narration. Le film est aussi clairement coupé en deux parties très différentes, la première est très discutable tant sur le fond que sur la forme, et la deuxième qui montre un couple 'ordinaire' quelques heures avant que leurs vies ne basculent, pas bien passionnante. Et au milieu il y a cette 'fameuse' scène qui montre en plan fixe pendant de longues minutes un viol horrible. Il n'y a pas de quoi tomber dans les pommes en voyant "Irréversible" même si toute la première partie n'inspire que le dégoût par ce qu'elle montre et par le mouvement perpétuel et incohérent de la caméra, je m'attendais à bien plus marquant que ça vu la réputation du film. Donc "Irréversible" est pour moi un exercice de style globalement loupé dont les faiblesses sont tout juste compensées par l'audace de Noé et par l'investissement de ses acteurs.
À entendre et à voir, dans les productions hollywoodiennes, d'horribles crimes servir de prétexte à des enquêtes héroïques, on euphémise la sauvagerie humaine. Noé déroge aux règles temporelles, à travers un montage antéchronologique. Si le procédé pose d'abord question, il apparaît comme un moyen de montrer que, même en inversant l'ordre des événements et en finissant sur une fin édénique, ce qui s'est passé – ou ce qui se passera – ne s'effacera jamais. D'où l'idée que "le temps détruit tout".
Mais alors qu'en est-il de l'indicible violence qui nous est exposée ? On pourrait croire à un exercice de style de Noé, une façon de repousser les limites de la censure. La vérité, c'est que cette brutalité, d'apparence provocatrice, sert deux desseins.
En premier lieu, d'appuyer l'animalité de l'espèce humaine. Ici, le viol n'est pas une ligne dans un journal.spoiler: Il se concrétise – pour le meilleur de l'hyperréalisme, mais pour le pire de notre empathie – en un plan-séquence où la caméra subjectivise le personnage d'Alex. Le tunnel assourdit les cris, les murs rouges angoissent, le criminel porte en lui une monstruosité. Comme pour la victime, le viol nous semble interminable .
Plus malsain encore : spoiler: c'est par un concours de circonstances qu'Alex se retrouve dans le tunnel à ce moment précis. Elle part précipitamment de la soirée, à cause du comportement de Marcus, refuse d'être accompagnée, puis suit un conseil de prudence qu'on lui donne. Ironie du sort cruelle. Idem pour la silhouette humaine qu'on entraperçoit un instant, trop terrifiée à l'idée qu'il lui arrive quelque chose pour porter assistance ou demander de l'aide .
En second lieu, Noé dépeint les conséquences désastreuses qu'engendre la haine vengeresse.spoiler: Imbibé d'alcool et de drogue, Marcus entre dans une rage folle en découvrant le visage tuméfié d'Alex. La nuit, la colère et les produits ingérés font ressortir sa bestialité. Sa traque du Ténia l'amène à s'engouffrer dans une boîte de nuit sado-masochiste .
Noé verse dans une réalisation volontairement tumultueuse. Les lumières rouges clignotent, l'ambiance sonore s'intensifie, la caméra gigote sans arrêt. Jusqu'au point d'orgue de l'affaire, comble de l'immoralité et de l'inefficacité de la vengeance : spoiler: Marcus, à deux doigts de mettre la main sur le Ténia, se trompe d'individu, et perd l'ascendant dans la bagarre. Sur le point de vivre un moment analogue à celui d'Alex, il est sauvé, in extremis, par son ami, Pierre, qui perd aussi la raison, lui qui exhortait Marcus au calme.
Le Ténia s'en sort, la justice personnelle n'aura mené qu'à la mort d'un autre homme et à un bras cassé. On comprend qu'Alex attendait un enfant. Et très sûrement que, si cela n'avait pas été elle ce soir-là, c'est la travestie qui aurait connu le même sort…
Je l'avais vu il y a longtemps. Je viens de le revoir et je peux dire que ce film même s'il est choquant c'est un chef-d'œuvre. Gaspar Noé a le don de faire des bons films comme Climax que j'ai beaucoup aimé. Nous sommes dans le réaliste comparé à des films comme "immaculée" que je viens aussi de voir.
Irréversible est Inregardable pendant les vingt premières minutes pour cause de caméra qui nous propose de faire des loopings dans le noir avec des personnages en pleins actes homosexuels de temps en temps, s'en suit une caméra qui essaie de contenir son hyperactivité puis qui nous offre enfin un plan fixe pour une scène encore plus inregardable. Une des scènes les plus atroces du cinéma français, le viol d'une femme en plein Paris. C'est horrible, c'est affreux. La seconde partie est une vaste blague avec un semblant de relation de couple, un homme friendzoné, des discussions d'adolescents. La beauté se trouve seulement grâce à Monica Bellucci qui est belle habillée ou nue. A part ça, violence gratuite, sadisme, alcool, drogue, le tout sans scénario. Film qui montre l'horreur, qui convainc que le viol est mal. Était ce nécessaire ?
Comment peut on prendre le moindre plaisir en regardant un film si violent et si vulgaire... Difficile de s'étonner des dérives de notre société quand on voit ce genre de film. Au delà de ça, des scènes inversées, des mouvements de prises et de caméras perpétuels, qui ne donnent qu'une envie, c'est de gerber (pardonnez-moi l'expression...). Bref, je ne retiens rien de bien de ce film !!!
Quel est l'intérêt de regarder ce film ? Quel est l'intérêt d'avoir fait ce film, à part, d'attirer de pervers voyeurs ? Comment Monica BELLUCCI a pu accepter de tenir un tel rôle ? Immonde, ignoble, j'ai du mal à trouver les mots.
"Irréversible" est un film qui ne laisse personne indifférent. Dès les premières minutes, on est plongé dans un tourbillon de violence et de chaos, porté par une maîtrise de l'image tout simplement somptueuse. Gaspar Noé nous offre un scénario à la fois captivant et déstabilisant, où le temps se déroule à l'envers, ajoutant une profondeur unique à l'histoire.
Ce que j'ai trouvé particulièrement fascinant, c'est la manière dont Noé utilise la caméra pour exprimer les émotions des personnages. Chaque plan semble minutieusement pensé pour créer une immersion totale. On ressent l'angoisse, la douleur, la rage, comme si on y était.
Cependant, je dois mettre en garde les spectateurs : "Irréversible" est un film extrêmement choquant. Certaines scènes sont d'une violence inouïe et peuvent profondément perturber. C'est un film qui ne fait aucune concession, et qui demande une certaine préparation mentale.
Sur un autre point, j'ai été un peu déçu par la longueur du film. Alors que certains pourraient trouver sa durée suffisante, j'en aurais volontiers demandé plus. Peut-être est-ce la marque des grandes œuvres : elles nous laissent toujours sur notre faim, désireux de prolonger l'expérience.
En somme, "Irréversible" est un film à voir pour son audace, sa réalisation impeccable, et la force de son propos. Mais il faut s'y préparer : ce n'est pas un film que l'on regarde à la légère.
Que dire ! J'ai vu irréversible en 2002 je suis restée marquée et traumatisée jusqu'a présent Le film est tellement réaliste qu'il est insoutenable. 5/5
Qu'on juge le film de Gaspard Noé bon ou mauvais, "Irréversible" interpelle forcément, moins sur le contenu d'ailleurs que sur la forme. Le temps d'une soirée qui s'annonçait ordinaire pour la couple que forment Vincent Cassel et Monica Bellucci, Noé raconte un viol, la traque du violeur et son châtiment. Avec un souci de réalisme qui conduisent à deux scènesspoiler: d'une épouvantable violence (précisément celle du viol et celle de la vengeance), Noé met en scène "à l'envers" ou " à reculons" son histoire, débutant par le massacre du présumé coupable et terminant par ce qui aurait pu être, dans un récit classique, le prologue anodin du drame. Je ne suis pas sûr que cette façon de procéder soit la plus convaincante sur un plan dramatique car, passé les évènements brutaux du drame, la relation amoureuse, pour finir, entre Marcus et Alex n'apparait plus qu'anecdotique. Néanmoins, la mise en scène nous implique complètement dans les scènes les plus dures et les plus sordidesspoiler: (tel que dans cette boîte immonde d'homos sado-maso).
La caméra tournoie, tourbillonne autour des personnages et, d'autant plus que l'atmosphère est tendue, fangeuse, accentue le sentiment de malaise et de violence, de nervosité.spoiler: La scène du viol, tournée en un plan fixe, n'est pas tant insupportable par les images ou par sa longueur que par la détresse de la victime face à son agresseur. On y verra, à travers l'une et l'autre, une expression de la misère humaine.
Quel enseignement tiré de ce drame isolé, où l'on verra que le plus pacifique des deux "justiciers" (Dupontel, aux côtés d'un Cassel tout en excitation et haine) peut tomber dans la violence extrême? Noé conclut que le temps est destructeur, que la légitime défense, peut-être, est un droit de l'homme. Certes, mais le film relève de l'exercice de style très technique et très abject...plus que de la philosophie.
"Irréversible", le drame psychologique français de 2002 dirigé par Gaspar Noé, est une œuvre qui dérange autant qu'elle fascine, plongeant le spectateur dans une expérience cinématographique inoubliable. Avec Monica Bellucci, Vincent Cassel et Albert Dupontel en têtes d'affiche, le film se distingue par sa structure narrative antéchronologique audacieuse, débutant par la fin tragique pour remonter le fil des événements, donnant ainsi à chaque scène une charge émotionnelle amplifiée par le contexte que l'on découvre progressivement.
La technique de mise en scène de Noé, caractérisée par des plans-séquences longs et maîtrisés, enveloppe le spectateur dans une immersion totale, où chaque détail semble avoir sa place dans ce puzzle complexe. La photographie, œuvre de Benoît Debie et Noé lui-même, est à la fois crue et poétiquement violente, reflétant parfaitement le chaos émotionnel et physique au cœur du film.
La bande sonore, signée Thomas Bangalter, un des membres de Daft Punk, apporte une dimension supplémentaire à cette expérience sensorielle, oscillant entre une intensité oppressante et des moments d'une tranquillité trompeuse, soulignant ainsi le contraste saisissant entre la brutalité des actes et les moments de calme avant la tempête.
"Irréversible" est un film qui ne laisse pas indifférent, confrontant le spectateur à des scènes d'une violence et d'une intensité rares, notamment à travers la représentation explicite d'un viol et d'un meurtre. Ces scènes, d'une crudité sans concession, soulèvent des questions éthiques et morales inévitables sur la représentation de la violence au cinéma et son impact sur le public.
Malgré ses qualités indéniables en termes de réalisation et de performances, "Irréversible" souffre par moments d'un certain manque de subtilité dans son approche des thèmes abordés. Le film, dans sa quête de réalisme brut, peut parfois sembler s'appesantir sur sa propre audace visuelle et narrative, frôlant l'excès. Cette approche frontale, bien qu'efficace pour marquer les esprits, peut parfois éclipser les nuances psychologiques et émotionnelles des personnages, les réduisant à de simples vecteurs d'une démonstration de style.
En somme, "Irréversible" est une œuvre qui oscille entre le génie cinématographique et une certaine forme de provocation. La maîtrise technique de Noé, alliée à des performances d'une intensité rare, fait de ce film une expérience mémorable, bien que par moments écrasante. L'utilisation audacieuse de la structure antéchronologique et des longs plans-séquences confère au film une originalité indéniable, mais le choix de privilégier l'impact visuel et sensoriel sur l'exploration plus approfondie des dynamiques interpersonnelles et des subtilités du scénario peut laisser le spectateur à la recherche d'une connexion émotionnelle plus nuancée. Dans cet équilibre précaire entre la forme et le fond, "Irréversible" réussit à marquer de son empreinte le paysage cinématographique, tout en laissant planer un sentiment d'inachevé, comme si son potentiel narratif et émotionnel n'avait pas été totalement exploité.