Le film n'est pas vraiment captivant puisque l’enquête et l'intrique n'est pas très efficace. Malgré tout l'approche familial qui est moins courante dans ce registre est intéressante, avec le formatage des enfants et les deux facettes d'un gentil père de famille à l'idéologie xénophobe extrémiste. De plus Tom Beranger est vraiment bon dans son rôle.
Les intentions étaient louables et Debra Winger est impeccable mais Costa-Gavras orchestre son récit avec la subtilité d'un pachyderme, la mise en scène étant de plus atrocement terne.
Pas le meilleure Costa-Gavras vu pour l'instant, mais un film correcte, qui nous plonge dans la haine raciale d'un groupe d’extrémistes.. Le film manque de rythme et on accroche pas aux personnages, c'est dommage car le sujet est plutôt bien traité.
Un film moyen, presqu' un téléfilm qui passe inaperçu malgré l'importance du sujet. Le tout est relativement bien joué mais on n'est jamais emporté et le ton monocorde freine encore un intérêt déjà limité dû au fait qu'on ait du mal à y croire. Aucun ressenti durant les longues deux heures, je m'attendais à mieux de la part de Costa-Gavras.
Notre réalisateur franco-grec préféré nous livre un énième film politique, très conventionnel dans son déroulement, moins dans le thème choisi. Rien de passionnant mais rien de soporifique non plus. Rien à dire sur le contenu, Costa-Gavras montre très bien que le mal revêt souvent le masque de la candeur. La montée en puissance de la tension n'est pas formidable, vous pourrez passer 2h sans grand moment de stress. J'ai peu aimé les personnages du film, ce qui peut expliquer ma froideur. Pour moi l'héroïne est une Marie-couche-toi-là névrosée, le mec un beauf macho ridicule avec son look de cowboy, la petite fille une cruche de première.
Un polar undercover engagé autour du racisme mais au scénario bcp trop démonstratif et peu crédible qui nous immerge au cœur des milices suprémacistes aux US. 2,25
Voila un film très agréable à suivre devant lequel on ne s'ennuie pas une seconde. Ça commence tranquillement et on se demande où le réalisateur veut en venir, puis arrive la partie de chasse, et le film bascule dans tout autre chose. Plaisant, on regrettera quand même un léger manque de finesse.
Loin d'être le meilleur film de Costa-Gavras que j'ai pu voir jusqu'à aujourd'hui notamment à cause d'une mise en scène un peu trop démonstrative et un propos qui manque parfois de nuances mais un ensemble absolument terrifiant pour son propos profond et particulièrement d'actualité. Un synopsis qui fait beaucoup au film culte de Jonathan Demme "Le silence des agneaux" pour son personnage central, une jeune et inexpérimentée agente du FBI qui se retrouve bousculé dans ses choix face à un criminel retors, ici un militant d'extrême-droite brillamment joué par Tom Berenger au milieu d'un casting de qualité. Une peinture forte des milices nationalistes suprémacistes mais une écriture qui présente parfois quelques faiblesses ou quelques ficelles un peu grossières. Un bon film qui laisse interrogateur à défaut d'être une véritable claque émotionnelle.
Un film mal exploité qui, à l’exception d’une scène choc, ne fait que survoler son sujet. Plus enclin habituellement à frapper fort, cette maladresse n’encombre pas nécessairement à Costa-Gavras mais essentiellement au scénario de Joe Eszterhas. C’est regrettable d’autant plus que Debra Winger et Tom Berenger sont bons.
Encore un nouveau bon film de Costas Gavras . Juste avant Music Box voici la vision d une certaine amérique du réalisateur. Glaçant à la manière d un thriller et à la fois limite documentaire ce film qui fait froid dans le dos est une réussite.
Si l'on a connu Costa-Gavras plus inspiré, Betrayed reste une honnête policier doté d'une conscience politique mais également humaniste. Berenger et Winger valent mieux que ce qu'ils sont devenus c'est à dire des acteurs de téléfilms. Et si le film s'attaque au milice d'extrême droite, il ne sombre pas dans la caricature mais propose des personnages humains bien éloigné de la diabolisation en depit de leurs monstruosités intérieur.
Film classique de la propagande juive hollywoodienne. Les blancs sont méchants, les noirs gentils, et les juifs d'innocentes victimes. Ce film est clairement un film raciste. Amusant de constater que Costa Gravas voudrait faire passer l'idée que le Système politique et financier est aux mains des blancs, et pire qu'il est infiltré en grande partie par les "nazis". Inversion accusatoire, un classique qui veut que l'on attribue aux autres ces propres tares ou méfaits (les prêtres sont des pédos, les chrétiens des arriérés etc..). Risible mais pas innocent. Sinon sur la forme, réalisation très moyenne, un film qui a mal vieilli.
Alors que le thriller manque parfois de nerfs, en raison d’une réalisation fade et de failles dans le scénario, les relations entre les personnages fonctionnent très bien, grâce à une peinture honnête de ces suprémacistes, agressifs, racistes, criminels, mais capables de sentiments et soucieux de l’avenir de leur famille (dont l’éducation effroyable semble la norme à ces enfants dont on détruit aisément tout sens moral). En outre, le dégoût, la culpabilité, la honte se mêlent avec justesse chez l’héroïne dont la lucidité nimbe de cynisme désabusé cette traque où la haine aveugle se transmet de génération en génération et où les petites victoires peuvent tourner en défaite durable… Bancal.